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titre en cours (Elila-Tanlo)

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MessageSujet: titre en cours (Elila-Tanlo) Mar 3 Juil - 11:06

« Ça fera 200 crédits. »

Le Grand Blanc grimaça derrière son masque. Il paya la somme demandée laissant son compte être débité, avant de se saisir du ballon de couleur rouge. Il partit en remerciant le vendeur, la sensation de s’être fait entuber présente dans son esprit. Se baladant dans les ruelles des sous-sols de Coruscant, il accompagnait chacun de ses pas par le bruit du ballon rebondissant au sol pour rejoindre sa paume, comme un ballon de basket.

Son grand manteau blanc sur les épaules, et coiffé de son chapeau, le hors-la-loi marchait paisiblement, ne prêtant guère attention, en apparence, aux civils et petites frappes qui se trouvaient dans la rue. Il savait où il devait aller et ce qu’il devait y faire. Avant cela, il s’adossa contre un pilier soutenant l’avant toit d’une boutique abandonnée, et après avoir vérifié que personne ne se trouvait là, alluma son holocom. Personne. Il décida de laisser un message, enlevant son masque et son chapeau, dévoilant son vrai visage.

« Salut petit, ça va ? Hum, tu dois peut-être être en train de dormir en ce moment, je ne sais pas quelle heure il est sur ta petite planète… »


Il montra le ballon qu’il avait acheté auparavant
« Et je me suis procuré ce que tu voulais ! On pourra faire quelques parties ensemble, tous les deux ! »

Plusieurs personnes entrèrent dans la ruelle, regardant Tanlo d’un air étrange. Il se remit à fixer l’holocom.

« Je suis occupé, je te laisse bientôt petit. Dors bien. » dit-il dans un sourire un peu triste, avant de couper la communication.

Il laissa tomber la balle, qu’il bloqua avec son pied, et ré-enfila son chapeau. Il sortit de la ruelle, relevant les regards de défi de la bande de jeunes humains. Surement quelques dealeurs de bas étage. Il grogna intérieurement. Il n’aimait pas ces types. Consultant sa montre, il se rendit compte que l’heure avait avancée. Il décida de se changer les idées en allant dans une cantina qu’il avait l’habitude de fréquenter, malgré la présence de personnes qu’il n’appréciait guère. Après tout, ils menaient leur vie de leur côté, il menait la sienne.

Et puis, il y avait des danseuses Twi’Lek très sexy là bas. Après réflexion, il se rendit compte qu’il n’avait jamais couché avec une Twi’Lek. Etait-ce comme avec une humaine ? Il se mit à sourire en pensant aux crédits qu’il avait en poche et en estimant à quel prix il pourrait inviter une Twi’Lek…

Ragaillardi par ces quelques pensées agréables, il franchit la distance le séparant de la cantina du Hutt huilé, saluant d'un signe de tête le videur (qui lui arrivait au menton), son ballon sous le bras. La cantina était très vaste, plus d'une centaine de mètres carrés, avec plusieurs comptoirs, tables, poteaux de danse, et quelques canapés adossés au mur. Une demi-douzaine de droide naviguait de table en table avec quelques boissons, leurs petits bip-bip accompagnant une musique à la mode jouée par plusieurs jukebox. Plusieurs dizaines de personnes se trouvaient dans la grande salle, réparties entre les tables. Des humains, mais aussi des rodiens, miralian, quelques twi'lek non danseurs, un couple de cathars...

Il vit également un jeune miraluka adossé dans un coin de la pièce, qui essayait de se faire discret. Il essayait de se fondre dans le paysage, mais son attitude n'échappa pas à Tanlo. Cet homme surveillait et attendait quelqu'un, et pas un simple ami de boisson. Peut-être un Jedi ? Etait-il venu pour lui, le Grand Blanc ? Après ses nombreux affrontements contre les Jedi, c'était possible.

Il fit rebondir son ballon une ou deux fois, le bruit n'étant guère audible au milieu du léger brouhaha de la cantina. Il sentit et débusqua plusieurs regards glissant sur lui, chose peu étonnante lorsqu'un homme de plus d'un mètre 90 habillé d'un grand manteau blanc débarque avec un ballon. Il s'accouda au comptoir principal, faisant rouler son ballon entre ses mains. Une serveuse légèrement habillée s'approcha de lui, demandant ce qu'il voulait. Il lui répondit en la regardant de manière très claire, ses yeux cachés derrière les rebords de son chapeau.

Il commanda de l'eau, attendant sa boisson.


Dernière édition par Tanlo Jakobi le Dim 8 Juil - 10:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Ven 6 Juil - 11:14

La cantina bruissait d’un morceau classique, qui n’était pas désagréable. La compagnie, pour peu que le casier judiciaire ne soit pas un obstacle, était bonne. Les gars étaient un peu lourds, les gens fins étaient rarement dans les mécaniciens, encore moins dans ceux qui s’occupaient de bandes d’hors-la-loi. Elila était dans ce tas, en mission d’infiltration depuis plusieurs mois, sous le nom de Lumien, mécano de son état. Ses compères de plusieurs mois faisaient la fête. Elle était d’humeur maussade, voir carrément mauvaise. Son pote du moment, un rodian bleuâtre l’attrapa par l’épaule et hurla

« Fait pas la tronche, c’est soirée du boss ce soir. Il est là. Regarde ! »

L’humanoïde montrait un homme imposant à la chevelure blonde, assit calmement presque au milieu de ses hommes. Il était entouré de deux gardes du corps, massifs et puissamment armée. Ce n’était pas nécessaire au Hutt huilé, mais il se promenait toujours avec ses chiens. La mirialan étouffa une grimace en buvant une petite rasade d’alcool.
Les soirées du boss consistaient à rassembler les gens du clan présent sur la planète à ce moment-là pour boire un verre. Enfin, une partie, il ne pouvait pas non plus les voir tous en même temps. C’était le tour des mécanos, techniciens et autres agents qui assuraient l’entretien de tout le merdier que constituait la petite flotte du groupe. Chacune des petites frappes du gang aimait bien ramener son vaisseaux, cela donnait un sacré mélange. Ce n’était pas évident tous les jours t’entretenir un tel parc technologique de véhicule. Le patron prouvait donc sa considération en daignant aussi leur accorder une soirée pour eux. Ils n’avaient par conséquent pas le droit de bouder. Pour rassurer l’homme à écailles elle rajouta.

« Je bois en son honneur. »

Son collègue semblait satisfait de sa réponse et se retourna vers un autre interlocuteur. Son honneur hein… Le gars pour qui elle venait de boire était connu dans le milieu sous le nom Arlthian. Il faisait dans divers trafics : drogues, esclavages et puces de contrôles. Son gang était de taille moyenne, ce qui lui permettait d’organiser des soirées comme celle là
Un gang de taille moyenne n’avait pas lieu d’intéresser la république normalement. Il fallait cependant des exceptions. Trèfle avait infiltré ce groupe pour vérifier et trouver les preuves de l’accointance de ce gang avec un sénateur. Jusque là, il n’y avait pas de souci, ce genre de mission était typiquement dans ses cordes. Elle leur ramena les preuves en peu de temps. Les systèmes de protections informatiques étaient trop faibles, ou seulement dignes d’un clan de moyenne envergure. Ce gang voulait s’agrandir et avait besoin d’argent. Le sénateur voyait une rentrée d’argent sur le moyen terme et une façon de faire pression sur des collègues à court terme. Les deux parties s’étaient bien trouvées.
La suite était plus corsée pour le pirate informatique. Ces chiures de Banthas, qui constituaient le bureau des renseignements, lui avaient demandé de mettre Arlthian à l’ombre. Ils étaient sympas encore, ils ne la forçaient pas à le tuer. Elle devait juste être imaginative pour le mettre hors circuit quelques mois ou elle pouvait être plus radical et le mettre hors circuit définitivement. Elle devait en plus les remercier pour ce pseudo choix génial ? Les fils de Hutt, ils savaient pourtant qu’elle n’était pas bonne pour ce genre de choses !
La demoiselle termina d’une traite son verre. Penser à tout cela la mettait en boule. Ils l’avaient laissé seule sur le coup en plus ! Aucun renfort ne lui serait envoyé. À chaque fois, ils lui faisaient des sales coups et à chaque fois, ce n’était pas négociable. Fichu boulot et hiérarchie de ses fesses ! Deux mandalorien ! Rien que ça ! Ce peureux n’en avait pas recruté un, mais deux ! Ce n’était pas avec ses petits poings et ses compétences en tir qu’elle s’en sortirait.

Son verre atterrit avec un bruit peu discret et ses deux voisins sifflèrent la performance. C’était qu’elle avait une descente rapide et digne de respect celle-là. L’Agent ne se découragea pas et en commanda un second. Un verre, rien que dans la main, c’était bon pour le moral. Les mécanos autour d’elle rigolaient et pas l’ombre d’un sourire ne s’affichait sur son visage. Le rodian finit par revenir à la charge pour lui demander ce qui n’allait pas. Elle le rembarra à coup de problème mensuel typiquement féminin, que tout mâle avait la joie d’ignorer. Il battit vite en retraite.

« Lumiens, Arrête de faire la gueule, tu vas pourrir l’alcool. »

A cette remarque, la Mirialan leva le nez. Elle regarda droit dans les yeux le gars qui venait de lui faire la remarque. Un sourire insolent se traça sur les lèvres de la demoiselle qui leva son verre.


« Avec vous dans le coin patron c’est impossible. »

La remarque fit mouche et Arlthian rigola. Un peu de lèche spontanée, ça faisait toujours plaisir à un mec à la tête d’un clan de ce gabarit. Peut-être une sombre histoire de compensation ? Les autres membres, en bons diplomates rigolèrent également. Le patron se remit et répondit sur le ton de la rigolade.

« Pour l’alcool je peux faire comme ça, mais tu gâches ta beauté avec une tête pareille. Remarque ça aussi je peux l’arranger. »


Il n’avait fait que sous-entendre la chose. Serait-il légèrement plus fins que ses hommes de mains ? Quelques sifflets venaient accueillir la réplique. C’était à présent au tour de Trèfle, qui ne se laissait ni démonter, ni impressionner. Elle était bien trop vieille pour jouer les vierges effarouchées. Un sourire de défi apparu sur le visage de la demoiselle.


« Ça dépend, vous appréciez les femmes qui crient ? »

Cette dernière phrase déclencha une hilarité réelle chez tous ceux qui écoutaient la conversation. La mirialan continuait à brosser un peu le chef dans le sens du poil. Elle disait bien qu’elle allait forcement crier si elle passait à la casserole. N’était-ce pas un beau compliment sur ses performances ? Qu’elle ignorait complètement et dont elle se fichait bien, mais cela, il n’était pas obligé de le savoir.

« J’adore cela pour leur plus grand plaisir. »

Elila ne put s’empêcher de penser que ce gars était un gros vantard. Fier et sûr de lui avec ce sourire d’idiot. Ses gars hochaient la tête pour approuver ou se tapaient dans les mains. Ils semblaient aussi fiers que leur chef. Il n’était pas étonnant que le boss ait autant d’orgueil avec autant de lèche bottes dans le groupe. Lumiens ne rajouta rien, laissant son patron gagner cette petite joute.

Les yeux du boss se détournèrent d’elle, leur discussion à travers la table était terminée. Le regard de la Mirialan s’attarda cependant sur l’homme. Il semblait fixer un autre point de la salle et à la lueur de son regard, l’homme ne devait guère apprécier le spectacle. L’agent tourna la tête pour voir le tableau et tomba sur un type accoudé au bar. Elle ne l’avait pas vu quand ils étaient entrés. Il avait dû arriver durant la conversation.

La mirialan ne l’avait même pas vu rentrer. Il était pourtant du genre remarquable avec sa taille et sa tenue. Grand gabarit, avec un chapeau tout aussi immense et un long manteau, couleur blanc. Couleur peu discrète. L’agent fit travailler un peu sa mémoire. Elle l’avait déjà vu. Ce gars avait un air atypique, il ne pouvait pas être pris pour un autre. Elle reprenait son verre quand elle retrouva son identité. C’était le grand blanc. Un hors-la-loi qui n’avait pas réellement de gang et qui passait pour fiable dans le milieu. Il commençait à se tisser sa réputation et celle-ci était parvenu à ses oreilles. Elila, en bon agent, s’était donc renseignée. Plus elle connaissait de monde, plus elle évitait les mauvaises surprises. D’ailleurs ce monsieur pouvait peut-être utile. Il avait le casier et les muscles pour s’occuper de deux mandaloriens. Il ferait bien cela pour les beaux yeux d’une demoiselle en détresse.

La mirialan reposa son verre et reprit celui de son voisin, qui était vide. Personne n’avait remarqué qu’elle avait interverti. Elle l’avait pris car le verre était vide. La demoiselle se leva et marcha droit vers le bar. Elila se retrouva à côté du grand blanc et demanda au barman de la resservir. Ses yeux se posèrent sur la balle rouge, objet insolite dans les mains d’un homme de cette réputation. Objet inespéré, qui facilitait l’approche.

« Il n’y a pas d’âge pour arrêter de jouer à la balle à ce que je vois. »

Fit-elle remarquer à l’homme avec un sourire amusé et un ton moqueur.

« À moins que ce ne soit pas pour vous et que votre fils en soit l’heureux futur possesseur ? » s’empressa-t-elle d’ajouter.

Elila n’avait vu nulle trace de fils sur les dossiers. Il fallait cependant se méfier des données, tout n’y était pas inscrit. De plus Lumiens n’était pas censé connaitre son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Mar 10 Juil - 12:12

Le Grand Blanc tourna légèrement son visage vers sa nouvelle interlocutrice. Il fit appel alors à la plus redoutable de ses capacités. L'oeil de l'aigle. En un fraction de seconde, bien trop vite pour qu'une simple jeune fille s'en rend compte, ses yeux fixèrent ses habits, ses lèvres, sa poitrine (dont il estima le tour de taille en prenant en compte la présence ou l'absence de sous-vêtements rembourrés) et ce qu'il pouvait voir de sa croupe.

Ce qu'il vit était à ses yeux très satisfaisant. La jeune fille, ou jeune femme, qui devait être sa cadette d'une bonne décennie, était loin de ces beautés artificielle aussi maquillées que des speeder volés et aux vêtements outrageusement sexy. Même vêtue de manière commune, elle attirait le regard. Etant donné qu'ils étaient assis, il ne pouvait pas définir réellement sa taille. Il estima qu'elle lui arrivait au menton, un peu moins peut-être. Il se demanda en clignant des yeux ce qu'une telle cliente foutait dans une cantina pareille. Elle tenait un verre vide à la main, demandant au barman de la servir. Il fit également signe à ce dernier de lui remplir un verre..

" Lait. Merci."

Il sourit derrière son masque à la remarque de la jeune Miralian sur le ballon rouge avec lequel il jouait. Il se tourna sur son tabouret, lui faisant face et faisant voler la balle de main en main sans trop de difficulté. Elle se mit à parler d'un fils, ce qui accentua sa bonne humeur. Il répondit de sa voix grave et profonde, celle d'un homme approchant la quarantaine, mais avec le regard d'un jeune homme. Il embrassa la cantina du regard et laissa échapper un rire suffisamment sonore pour attirer pendant quelques instants l'attention de quelques personnes.

" Si j'avais un fils, je serais en train de lui lire une histoire avant de le coucher, pas en train de traîner dans un endroit pareil. "

Il entendit les raclements et le toussotement du serveur, annonçant que leur commande était arrivée. Il releva le tissu qui masquait ses lèvres, le remontant afin de ne laisser que ses yeux apparents. Même ainsi, deviner le visage de l'humain restait compliqué, d'autant que les bords de son chapeau blanc masquaient parfois ses yeux furtivement. Il regarda la Miralian, ses yeux glacés l'inspectant plusieurs fois. Elle était mignonne et amicale. Belle compagnie.

Seulement, Tanlo avait vécu presque 25 ans dans la pègre, et n'était pas encore vivant grâce à son bagout ou en souriant comme un con. Il était rare qu'une femme vienne ainsi l'aborder. Surtout qu'elle n'était pas seule. Son regard croisa plusieurs fois celui de nombreux hommes, appartenant sans doute au même groupe qu'elle.

Si elle voulait lui parler, ce n'était pas pour la simple raison de faire connaissance. Il y avait plusieurs cas de figure possible. Il retint les plus communs. Une prostitué en service faisant croire qu'elle ne l'est pas afin d'appâter un potentiel client (qui passera à la caisse plus tard). Une agent de sécurité déguisée essayant de compromettre un gros poisson comme lui dans un coup fictif ? Une personne voulant se renseigner sur lui (ne l'avait-elle pas questionnée sur son "fils" ?) pour utiliser ces informations d'une quelconque manière plus tard ? Une tueuse voulant simplement le mettre dans son lit (bien!) pour le tuer après ? (moins bien). Une femme voulant attirer sa sympathie pour l'utiliser après ?

En tout cas, il avait du mal à la voir comme une fille innocente et lui parlant sans arrière pensée. Il bu l'intégralité de son verre en trois colossales gorgées. Sa grande main apparue sur l'épaule de la jeune femme sans qu'elle ne semble avoir franchie la distance qui les séparaient avant, apparaissant d'un coup, le grand homme bougeant avec la discrétion d'un pickpocket. Il plissa ses yeux malicieusement, avant de jeter un coup d’œil furtif et rapide vers les compagnons de la jeune femme. Il avait hésité entre faire l'innocent avec elle ou jouer franc-jeu dès le début, et le vétéran préféra lui laisser encore l'initiative de la suite des événements.

"Pourquoi ne pas continuer cette agréable, et je n'en doute pas, instructive discussion dans un endroit plus... calme, à l'abri des regards indiscrets et jaloux, et des oreilles attentives ? "

Elle avait intérêt à bien choisir sa réponse et ses prochaines actions, sous peine de terminer la semaine dans un hopital. Bien que patient et d'humeur égale, le Grand Blanc détestait qu'on le prenne pour un idiot et qu'on parle à demi-moy. Si cette jeune femme essayait de le manipuler ou de s'en servir comme d'un pion , elle serait sans doute assez intelligente pour tenter une approche plus... claire. Et si elle n'était qu'une âme en peine cherchant un peu de réconfort dans ses bras, alors il serait totalement gagnant et sa phrase passerait pour une simple invitation à aller plus loin.
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Dim 15 Juil - 2:09

L’homme se tourna vers elle, l’espionne était contente d’avoir réussi à capter son attention. Apparemment, il prenait encore du lait en plus de jouer à la balle. Le sourire amusé revint à cette observation. Le hors-la-loi faisait partie des adultes qui assumaient leur côté enfantin. Quand elle entendit sa voix, elle comprit pourquoi l’âge du monsieur était un mystère. C’était une voix grave, mature, qui contrastait complètement avec son attitude ou son regard si jeune. La mirialan était persuadée qu’il jouait avec cette image. Le grand blanc aimait apparemment être le centre de l’attention. Il cabotinait pour attirer le maximum de regard. Elila préférait rester un soupçon plus discrète, son interlocuteur ne lui demandait pas son avis. Heureusement pour la demoiselle, elle ne se laissait pas impressionner par quelques curieux. La jeune femme haussa des épaules en entendant la réponse et ignora les témoins de la scène.

« Vous auriez alors été un meilleur père que bien des mâles présents ici. »

Ses yeux quittèrent l’homme pour montrer toute la troupe de bandits. Certains d’entre eux étaient mariés et pères de famille. D’autres avaient un régime plus aléatoire avec maîtresses multiples et enfants issus du hasard. Ceux-là avaient déjà la chance de savoir qu’ils avaient une descendance.

« Ou alors, vous auriez été le plus naïfs des papas ? »

Rajouta-t-elle avec une moue interrogative. La personne la plus dangereuse pour une famille avec un père dans ce type de milieu, c’était malheureusement l’homme en question. Pour plus de sécurité, il valait mieux la garder secrète, car une famille était toujours un bon moyen de pression. Plus d’un chef de cartel était prêt à l’employer et pas seulement en dernier recours. C’était pareil pour les femmes, il était toutefois encore plus difficile de le cacher. De toute façon, elle n’aurait pas de famille, pas avec sa profession.
Elila éclipsa ses pensées, pour ne se concentrer que sur son interlocuteur. Ce n’était pas le moment de s’égarer. Elle lui fit un sourire de connivence pour montrer qu’elle ne croyait pas en cette dernière option. Le mécano se doutait bien que l’homme n’était pas un naïf. Autrement, il serait sorti les pieds devant depuis longtemps.

L’agent laissa le grand blanc boire dans son coin. Il voulait entretenir le mystère de son personnage. Elle respectait ce choix. Ce bandit lui faisait penser à un personnage de scène. Subitement, elle sentit une main sur son épaule. Le mécano ne sursauta pas, mais ses yeux s’agrandir de surprise. Elila fixa la main l’air étonnée pendant toute la tirade du grand blanc.
La mirialan se retourna enfin vers son interlocuteur. Un air penaud apparut sur ses traits.

« Ce n’est pas l’envie qui m’en manque, mais voyez-vous, je ne suis pas libre de faire ce que je veux. Mon patron se chargerai de me ramener ici par la peau des fesses.»

Chose tout à fait exacte. Arlthian n’était pas un tendre avec ses hommes. Il leur permettait certes quelques répliques, mais attendait d’eux une obéissance totale, voir servile. La demoiselle se retourna et s’adossa au comptoir, elle y posa ses coudes. Elle releva légèrement la tête, pour que son interlocuteur puisse toujours l’entendre. Cela l’empêchait de voir sa cible, mais elle n’en avait pas besoin. Elila savait que son patron était entrain de la fusiller du regard.

« Et puis vous n’aviez qu’à pas autant attirer l’attention. »

Le ton était clairement moqueur. Elle décida de poursuivre sur sa lancé. D’après la dernière réplique, l’homme se doutait qu’elle avait une requête. Il était donc inutile de faire des circonvolutions. La jeune femme ferma les yeux et prit tout de même le temps de réfléchir avant de parler.

« Je m’appelle Lumiens et je suis mécano dans la bande du type qui vous fusille du regard depuis que vous êtes entré dans le bar. »

Un petit rire s’échappa des lèvres d’Elila et ses traits s’illuminèrent.

« Je ne sais d’ailleurs pas ce que vous lui avez fait, mais si l’anecdote est drôle et que vous avez un peu de temps pour me la raconter. Je suis preneuse. »

Elle se retourna pour retrouver une position plus confortable. Son geste lui permit de voir que le rouge commençait à monter au visage du blond. Les traits de la demoiselles s’assombrirent à cette constation.

« Laissez tomber, pas le temps. »

Les gestes de l’agent se firent plus rapides pour prendre le verre, qu’elle n’avait pas encore touché. Elle devait revenir sur la table avant qu’Arlthian n’ouvre la bouche. Elle rajouta précipitamment avant de quitter le comptoir.

« Je me demandais simplement si nous n’avions pas un problème en commun. »

Elle comptait sur l’intelligence de son interlocuteur pour savoir additionner un plus un. Rien n’avais été dit directement, pour ne pas laissez de témoignage trop précis et certain. Tout était pourtant clair. La mirialan lui fit un dernier sourire un peu gêné avant de faire demi tour et de se diriger vers ses collègues.
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Jeu 26 Juil - 13:15

Le Grand Blanc laissa son interlocutrice parler, enregistrant bien ses paroles, afin d'être sûr de ne passer à coté de rien. Elle se disait donc mécano. Et pas indépendante, au contraire, elle appartenait au groupe d'un "vieil ami" du Grand Blanc. Cela faisait bien longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus. Leur première rencontre avait été sur la station spatiale dans laquelle le Grand Blanc avait fait son premier coup d'éclat en profitant d'une bagarre générale entre groupes pour partir avec le butin de plusieurs d'entre eux, tout en en tabassant quelques uns au passage.

Donc cet homme. Arthas. Arthial ? Arthian ? Ou Arlthian ? Ouais, voilà, c'était ca. Arlthian. Un blond presque aussi grand que Tanlo Jakobi, et tout aussi fort. Ils s'était affrontés directement à deux reprises. La première fois, le Grand Blanc lui avait brisé le bras droit et une demi-douzaine de côtés, et la seconde, il lui avait cassé le dos.

De bons affrontements, à l'ancienne, sans armes, ni combinaisons, à la dure quoi. Lui-même avait déja bien morflé, ayant encore une trace d'hématome. Même si Arlthian n'avait jamais été un contrebandier d'une immense envergure, il avait la réputation de toujours se tirer des situations les plus mal tournées.

Et voilà qu'il avait réussi à attirer un si joli lot dans ses filets... son "estime" pour Arlthian remonta d'un cran.

Lorsque la Miralian se leva pour aller rejoindre son patron, il la "propulsa" d'une sorte de claque impudique sur son fessier, ses grands doigts glissant imperceptiblement un minuscule ticket sous sa ceinture, et il profita un peu de son geste de couverture au passage.

Il fit un grand sourire derrière son masque qu'il avait remis, plusieurs personnes le regardant d'un air presque choqué par son acte peu discret. Il croisa le regard d'Arlthian, et il désigna la Miralian avec de gros yeux, avant de lui faire un clin d’œil avant de serrer le poing, le pouce levé, comme pour dire "j'approuve!"

Il regarda également les deux mandaloriens qui devaient être ses gorilles. Il ne connaissait pas ces deux types là, et, de mémoire, ne savait pas que Arlthian avait des liens avec ce genre de personnes. Etait-ce eux, le "problème" de la Miralian ?

Son dernier affrontement avec Arlthian remontait à il y a deux ans, et il n'avait jamais entendu parler de cette petite. Ce devait donc être un membre récent...

Il se retourna face au comptoir, pensif. Un problème commun ? Son seul problème connu avec Arlthian était... Arlthian lui-même. L petite n'aimait pas son patron ? Alors pourquoi le rejoindre ? Et pourquoi faire appel au Grand Blanc pour lui en parler ?

D'ailleurs... comment savait-elle qui était le Grand Blanc et s'il avait eu des problèmes avec Arlthian ? Ce n'était pas comme si c'était une affaire publique et étalée au grand jour ! Comment une mécano saurait cela ? Il arbora un sourire carnassier, jouant avec son ballon.

Mécano hein ? Sûrement plus que cela. Il sortit de la cantina, payant sa boisson avec un merci, et s'engagea dans les ruelles, les mains dans les poches de son manteau, dirigeant le ballon avec quelques coups de pieds mesurés.

Il tira le ticket qu'il avait gardé dans sa poche, ticket permettant d'assister aux premières loges d'un match de hutball, une des finales du championnat de Coruscant. Tanlo appréciait ce sport auquel il avait participé durant deux ans, à Nar Shadaa. Il avait eu l'intention de donner ce ticket à un ami, mais l'occasion avait été trop belle. Rien de mieux qu'une foule compact et bruyante, et surtout, très nombreuse, pour se voir discrètement. Au pire, il y aurait des endroits ou s'isoler.

Sans compter qu'inviter une femme dans un lieu public était typique du Grand Blanc. Rien qu'une chose très commune donc.
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Mer 1 Aoû - 10:56

Au contact de la main, la demoiselle se retourna. La Mirialan jeta son verre et le contenu de celui–ci en direction du grand blanc. L’objet rata l’homme de plusieurs centimètres, il ne reçut donc que quelques gouttes. Le barman quant à lui reçut la majorité du contenu, malgré sa magnifique esquive. Une partie de la pièce explosa de rire, dont Elila. Elle fit un clin d’œil pour s’excuser et repartit sans faire plus attention à l’homme masqué. Ses collègues ne mettaient pas la main sur la demoiselle pour cette raison. Elle avait le réflexe de jeter tout ce qu’elle avait dans les mains sur celui qui lui mettait la main aux fesses. Le mécano ayant souvent des clefs à molettes, des bouts de moteur ou tous autres objets métalliques, ils avaient arrêté le jeu au bout de quelques bleus et contusions. Elila n’était pourtant pas prude, elle posait simplement les limites. Ce n’était pas quand ils voulaient et où ils voulaient, mais quand elle le permettait et le désirait.

Un homme n’avait pourtant pas desserré les dents. C’étaient le plus dangereux puisque c’était Arlthian. Son regard se durcit quand Tanlo approuva la Mirialan d’un geste de la main. Ses poings se crispèrent davantage. Ce commentaire n’avait pas l’air de lui plaire. L’agent arriva rapidement à la table et s’installa. Trèfle piqua une gorgée dans le verre de son voisin. Le rodian reprit vite son verre en lui disant qu’elle avait assez bu pour la soirée.

[color=yellow]« Tu lui as raconté quoi ? »

La voix était sèche et l’homme se redressa de toute sa hauteur. Il était toujours plus impressionnant debout qu’assit. L’agent se tendit, elle n’avait aucune réplique pour retourner la vapeur. Arlthian était brutale en temps normal et depuis quelques temps, il était pire. Il avait voulu monter en puissance et commençait à réussir. Son instinct devait pourtant lui souffler qu’il y avait un hutt sous roche. Les autres mécanos lui avaient confirmé que le chef était devenu plus anxieux et nerveux depuis plusieurs mois. Le blond avait toujours fait planer une certaine discipline à coup de blaster et autres menaces. Ce fait n’était pas vraiment connu, les gars ne se ventant pas. Ces derniers temps, Arlthian poussait le vice de plus en plus loin. L’espionne se demandait si le blond ne commençait pas à paniquer ?
Elila haussa des épaules et bougea les mains avec légèreté. Elle n’avait même pas put viser le grand blanc. Exploit délicat au vu de la taille du bandit. Son patron lui demandait pourtant un compte rendu de leur conversation.

« Des discussions de bar patron. »

Chose totalement vrai, puisqu’ils étaient sur le comptoir. La main aux fesses tendait même vers l’hypothèse de la drague lourde. La réponse ne sembla pas satisfaire son interlocuteur.

« Plus précisément. »

Il était vraiment énervé. Elle n’aurait peut-être pas dû approcher le grand blanc aussi légèrement. Elle ne connaissait pas la nature du désaccord entre les deux individus, mais son patron ne desserrait plus les mâchoires. Elle était entrain d’apprendre que ce type était un sacré rancunier. La Mirialan se rétracta dans son fauteuil pour se faire plus petite. La demoiselle n’était pas rassurée.

« bah le numéro habituel de comptoir, présentation tout ça. Il n’y a que son jouet pour gosses et son verre de lait qui change de la rengaine. »

Les joues semblèrent se relâcher légèrement. Elila semblait avoir donné une bonne réponse. Il se retourna pour s’asseoir et elle ne put s’empêcher de respirer un grand coup.

« Ne parle plus à ce gus. »

Rajouta l’homme en reprenant sa place. Ses yeux parcoururent toute l’assemblée. Cette phrase était valable pour chacun des membre de la bande.

« Bien chef »

Répondit-elle pour clore définitivement l’incident. L’homme avait réagi bien violement. Les yeux de l’espionne glissèrent sur la table, l’alcool n’aidait pas les gens à se calmer. Le patron reprit son verre et les discussions reprirent le long de la table. Elle se pencha vers son voisin pour lui demander en chuchotant le pourquoi de cette réaction. Le rodian lui répondit rapidement que c’était un mauvais souvenir pour le patron. Il refusa cependant d’en dire plus. Il ne voulait pas prendre le risque de se faire griller.
La mirialan se leva et se dirigea vers les toilettes. Ce n’est que là qu’elle sortit le ticket que lui avait mis le grand blanc dans la poche. La finale de Huball. L’idée était bonne. Un sourire se traça sur les lèvres de la demoiselle. Elle avait encore une fois eu de la chance. Elila retourna ensuite parmi ses collègues pour passer une fin de soirée sans autres incidents notables.

Durant les jours suivants, elle vérifia qui allait à cette finale. Ce n’était pas très compliqué à faire, puisque les gars se vantaient d’avoir obtenu une place. Il n’y avait qu’à mémoriser les informations. Elle les félicitait tout en se renseignant sur leur place. Les meilleurs placements dans les gradins étaient un sujet de débat houleux.
Le jour j, elle partit tôt du boulot. Ce détail ne choqua personne, car tout le monde en avait profité pour faire la même chose. Le mécano se plongea sous la douche pour retirer la crasse d’une journée de labeur. Sous l’eau, la Mirialan se demanda depuis combien d’année elle n’avait pas vu un match. Le dernier remontant à l’époque où elle vivait sur Nar Shadaa. Les souvenirs de cette époque la firent exploser de rire. Elila ne fit pas d’effort vestimentaire particulier, au hutball, c’était inutile. Les tenues simples suffisaient amplement.

La seule règle de ce sport n’était pas pour les joueurs, mais pour le public. Elle augmentait d’ailleurs considérablement le temps de file. Les gens du public étaient obligés de confier leurs armes visibles aux gars de l’entrée. C’était une mesure de sécurité pour les Hutts qui organisaient ce genre de tournoi. Dans la tribune d’honneur, ils faisaient des cibles plus faciles qu’à l’ordinaire, même si la mirialan soupçonnait la présence d’un bouclier. Les Hutts n’occupaient pas leur poste en négligeant ce genre de détail. Elle confia donc bien sagement tout son armement. A l’entrée, elle acheta quelques pop-corn et se dirigea vers sa place. Le grand blanc était déjà là. Elle lui tendit le pot en s’installant.

« Servez-vous si vous en avez envie. »

Rajouta-t-elle avec un sourire et sa voix chaleureuse.

« Je ne connais pas l’histoire entre vous, mais ça doit être un minimum sérieux, non ? »

Ne put-elle s’empêcher de demander par pure curiosité. Elle n’avait pas besoin de connaitre les détails, mais son patron lui avait fait un caca nerveux et le grand blanc avait accepté de l’écouter. Pas encore de l’aider, mais ce premier pas devait bien signifier quelques choses. La Mirialan n’avait pas besoin de savoir le pourquoi, sa nature reprenait simplement vite le dessus.
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Ven 3 Aoû - 22:55

Le Grand Blanc se mit à sourire lorsqu'elle arriva à côté de lui, et prit une grosse poignée de popcorn. Etant donné qu'il serait trop facilement repérable avec ses habits normaux, il avait décidé de changer un peu. En lieu et place d'un chapeau, il portait... une chapka, et son grand manteau blanc avait été remplacé par un ensemble survêtement-jogging. Ce n'était guère élégant, et un peu beauf, mais au moins, on ne verrait pas sa présence à une centaine de mètres à la ronde. Par contre, afin qu'elle ne se mette pas à croire qu'un simple spectateur avait pris sa place, il avait gardé son ballon.

Aussi bien par flemme que par confort d'être à visage découvert, il n'avait pas, comme à ses habitudes, changé de visage. Lorsqu'il enlevait son chapeau et son masque et devait se balader à découvert, le Grand Blanc se maquillait et portait des lentilles, pouvant aussi bien ressembler à un noir aux yeux marrons âgé, qu'a un typé asiatique aux yeux verts. On pouvait sans peine coller une dizaine de visages différents sur le Grand Blanc, sans savoir lequel était le vrai. Et si son visage était actuellement le vrai, personne ne s'en était douté jusqu'ici.

Il était content d'etre là. Cette jeune femme apportait de la légèreté et une bonne humeur chaleureuse par sa simple présence. Il se rendit compte que l'atmosphère des hors la loi le pesait de plus en plus.

« Je ne connais pas l’histoire entre vous, mais ça doit être un minimum sérieux, non ? »

Il se mit à rire d'un air mélancolique en dévorant des popcorn comme s'il s'agissait de simples céréales.

" Disons qu'il a été mon premier ennemi, et vous savez, c'est comme un premier amour, on ne l'oublie jamais ! "

Il continua, sans reprendre son sérieux. Ses yeux étaient fascinés par le match qui commencait.

" Je devais être à peine plus âgé que vous; vous avez quel âge d'ailleurs ? Son gang s'est disputé avec un autre sur une station spatiale, et j'ai profité de la confusion pour voler le magot de tout le monde. La seconde fois, nous étions sur Makeb, et je lui ai cassé le dos. Ca n'a pas réchauffé nos relations ! "

Il ria. Le souvenir de ce combat l'amusait beaucoup. Il allait parler quand tout à coup il se leva en hurlant.

" MAIS NON CONNARD, GARDE PAS LA BALLE ESPECE DE... PUTAIN ! "

Il se rassit, énervé, désignant les "joueurs" sur le terrain.

" Ils sont MAUVAIS ! Et ça se dit professionnel ?! "

L'ancien joueur de huttball au fond de lui s'était exprimé. Il croisa ses bras, un peu boudeur, énervé par l'amateurisme, selon lui, des types qui jouaient. Une grande clameur s'éleva, alors qu'un homme sur le terrain était carbonisé. Il resta silencieux pendant une dizaine de minutes, attendant que les autres spectateurs l'oublient. L'action sur le terrain devint frénétique, mais il ne semblait plus y réagir, son regard montrant des signes de réflexion. Il se retourna enfin vers la Miralian.

" Et vous alors ? Qu'est ce qu'un si joli lot fait dans la bande de ce type ? Et la question à deux crédits: qu'est ce que vous me voulez ? "
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Mer 8 Aoû - 8:01

Son interlocuteur était un malin. Elila ne l’aurait jamais reconnu avec son changement de tenu, mais le ballon rouge ne lui avait pas échappé. La tenue du grand blanc était rigolote et ne lui allait vraiment pas. L’homme dégageait une aura qui s’accordait mal au type de vêtement qu’il portait. Le physique aussi, avec sa grande carrure, sa mâchoire carré et ses cheveux blonds légèrement bouclés. La Mirialan se demanda si la couleur des yeux n’avait pas changée par rapport au soir de leur rencontre. Il valait cependant mieux qu’il s’habille comme cela, c’était bien plus discret que sa tenue blanche et son chapeau repérable à des kilomètres. Le mécano remerciait d’ailleurs la présence d’esprit de son interlocuteur. Il savait aussi être discret.

Trèfle posa le pot entre eux deux, pour qu’ils puissent se servir tranquillement pendant le match. C’était cool que les constructeurs de l’arène aient pensé à ajouter des portes pots entre les fauteuils. Ceux-ci manquaient dans la plupart des structures. Remarque, il n’était pas rare qu’une personne du public finisse par jeter ses déchets sur les joueurs dont ils n’étaient pas satisfaits ou pour emmerder le camp adverse.

« Depuis quand la politesse permet de demander l’âge d’une femme »


Répondit l’agent de manière faussement outré et délibérément exagéré. La Mirialan n’avait aucun complexe sur son âge, cette tradition était un jouet supplémentaire. Elila ne jetait que rarement un jeu.

« La puberté et le quart de siècle sont passés, mais pas encore oublié. La réponse vous convient ? »

Ajouta-t-elle avec un petit clin d’œil et un ton malicieux. Le sourire ne quitta pas ses lèvres à la référence sur le premier amour, car celle-ci était plaisante. Elila ne la comprenait pourtant pas. Elle n’était probablement jamais réellement tombée amoureuse. L’espionne n’avait jamais prit le temps de se pencher sur les sentiments qu’elle avait pu éprouver ses partenaires. Un agent n’en avait pas le loisir, ni le temps ou la possibilité. Son travail était de tromper les gens, même ceux qu’elle considérait comme ses amis ou une seconde famille. Comment aurait-elle put tomber amoureuse ?

Il était étonnant de voir la différence de réaction entre les deux protagonistes de l’évènement. Tanlo s’en amusait, Arlthian ruminait encore tout cela. À entendre le grand blanc, l’évènement datait d’un bon bout de temps. Le chef du gang était vraiment un rancunier. Ce détail n’était donc pas à négliger, c’était toujours sympa de savoir que l’on se faisait un ennemi pour la vie.

Les yeux de la demoiselle se dirigèrent vers la fosse. Après tout, ils étaient là certes pour discuter, mais ils pouvaient également profiter du match. Elle se fit moins virulente que Tanlo, mais elle partageait son avis quand le joueur se fit massacrer par trois gars. Ne pas avoir le réflexe de lancer la balle, c’était ne pas tenir à la vie. Il s’en sortie pourtant vivant. Les matchs étaient donc un brin moins violent ici.

« Sur Nar shadda, ils n’auraient même pas le temps de regretter cette prétention. »

La clameur s’éleva quand le type se fit carbonisé, par l’un piège posé sur le terrain. L’agent ajouta en criant.

« T’avais qu’à bouger ton cul plus vite limace de durabéton ! »

Elle reprit une poignée de pop-corns. Comme le reste du public, elle applaudissait, criait parfois des remarques, tapait des pieds. Bref, elle se comportait comme la spectatrice de Huttball qu’elle était.

« Seulement deux crédits, je pensais valoir plus. »

Lança la demoiselle sur le ton de la rigolade. Ses yeux quittèrent un peu la fosse pour se tourner vers le grand blanc. Elle préférait toujours regarder ses interlocuteurs en face.

« Je ne travaille pas vraiment pour lui. Mon véritable employeur c’est Dinas et je suis mécano au Galawy Motors. »

Le grand blanc avait l’air d’avoir une sacrée carrière. Il devait donc connaitre ce garage et son principe de mécano à louer.

« Quand on est loué à un gang, on doit toujours dire que l’on appartient à celui-ci. »

Rajouta-t-elle en explication. Ce détail était moins connu. S’il avait déjà fait partie d’un cartel ayant recours à leur service il devait le savoir, sinon non. Galaxy motors était certes réputé dans le milieu, cela ne voulait pas dire pour autant que tous les cartels de la galaxie les employaient.

« J’ai accepté de bosser avec ce cartel comme avec d’autres. Ce ne sont que des missions de courtes durées…et c’est là que le bas blesse. »

L’agent soupira. Le gang dans lequel elle était actuellement faisait une grosse erreur. Elle allait l’employer contre eux. C’était toujours plus pratique de se servir de faits réels, que de mensonges.

« Je suis censé être un renfort. Si messieurs souhaite s’agrandir, ok. Qu’il veuille me forcer à rester, c’est une autre histoire. Je refuse de rentrer définitivement dans son gang, mais il ne semble pas me demander mon avis. »

C’était un point qui lui confirmait la panique d’Arlthian. Il avait peur de recruter quelqu’un. Les inconnus étaient toujours une source de danger. Elila étai bien placée pour le savoir. Il préférait donc conserver l’équipe qu’il avait sous la main depuis quelques temps, y comprit les gens qui ne faisaient pas vraiment partie du gang.

« J’ai contacté Dinas. Il m’a dit de me débrouiller pour revenir. Une fois au garage, il garantira ma sécurité, mais aussi loin de celui-ci, il ne peut rien faire. »

La Mirialan haussa des épaules. Leur vie de mécano à louer incluait ce genre de risque. Ce n’était pas une chose courante, mais des histoires semblables s’étaient déjà passées dans le garage.

« Je suis mécano, pas une combattante. Dinas m’a pourtant dit une chose, de ne pas seulement partir en catimini. En gros, il me faut aussi me débrouiller pour le punir, histoire que d’autres n’aient pas la même idée. Histoire de faire un exemple pour avoir la paix.»

Elle tourna la tête de droite à gauche un peu dépité. Elle reprit des pop corne sur un ton plus boudeur.

« Et j’avoue que sur ce point je manque de compétences et d’imagination. »
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Mer 15 Aoû - 13:01

Le Grand Blanc resta silencieux tandis que la jeune mécano lui expliquait les raisons qui l'avait poussée à lui parler. Ainsi donc, elle avait été "prêtée" à Arlthian et ce dernier voulait désormais garder son joli lot. Classique et compréhensible, mais pas vraiment en accord avec le code du travail et la galanterie. Il se mit à imaginer comment il s'y prendrait, et analysa sa demande. Bien, elle y allait cash au moins, avec un minimum de pudeur. Pour l'esprit terre à terre de Tanlo, elle ne lui demandait ni plus ni moins que de casser la gueule de tout le monde pour qu'elle puisse rentrer chez elle.

Qui avait dit que le monde et la vie étaient compliqués ?

Il se laissa couler dans son siège un peu trop petit.

" Vous êtes une sacrée coquine derrière votre charmant minois. "

Il reprit la parole.

" On en parlera après. Profitons des dix dernières minutes de ce match d'amateurs. "

Après deux morts, un but, et la mort d'un pot de pop-corn entièrement vidé de sa substance, ils se levèrent, et il l'invita doucement vers la sortie, écartant la plupart des gens sur leur passage. Il lui fit signe de le suivre, et il trouva un endroit relativement isolé, assez près des vestiaires des joueurs, mais loin du public. Il s’adossa au mur.

« Bien. Nous serons mieux ici. Parlons maintenant de votre proposition, car il y en a une. Si j’ai bien suivi, vous me demandez de vous faire évader de la petite troupe d’Arthlian, afin qu’il ne pose pas ses mains velues et sales sur vous, puis, de leur donner une bonne lecon afin que personne n’abuse plus de vos services, c’est cela ? J’ai bon, non ? »

Elle ne le contredit pas. Il lui fit un grand et franc sourire.

« Voyez-vous, j’ai une certaine réputation avec les femmes, entre autre, le fait que j’ai du mal à réfléchir de manière logique en leur présence. Mais tu vois, petite, j’en suis parfaitement conscient. Je sais que les femmes peuvent se révèlera aussi cruelles, violentes, et menteuses que les hommes. Alors ne compte pas sur moi pour affronter des dizaines d’hommes avec peut-être la mort à la clé pour tes petits yeux doux et un merci, ou de pauvres faveurs sexuelles. »

Il lui tendit la moitié de son ticket pour le match, sur lequel étaient écrits une combinaison de numéros, vraisemblablement celle permettant de le joindre par holocom.

« Si tu pensais recruter un type comme moi pour un assassinat de masse juste en clignant de ton regard de biche, tu te trompe petite. A partir de maintenant, je te donne 24 heures pour me donner une récompense qui justifierait que je risque ma vie pour toi. Et ne fait pas ce regard-là, je t’aurais ris au nez si tu avais été moitié moins jolie. Inutile de te dire qu’il faudra plus que 50% de réduction sur l’achat d’un speeder pour me convaincre. »

Il la regarda quelques instants avant de sourire comme un gosse fier de sa blague.

" Allons, tu ne croyais tout de même pas que j'ai vécu aussi longtemps en m'embarquant aveuglément dans es pires ennuis sous prétexte qu'une femme me faisait une proposition ? "
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo) Dim 14 Oct - 11:05

Un rire amusé s’échappa de la gorge de la demoiselle. Une sacrée coquine derrière ce joli minois ? Quelle femme ne l’était pas ? Elle ne fit aucune objection à la proposition du bandit à ses côtés. La mirialan n’était pas particulièrement pressée et le match pouvait gêner les négociations à venir. Personne n’accepterait ce genre de mission de but en blanc et sans contrepartie.

À la fin d’un match peu palpitant, voir un brin décevant, Elila suivit sans le grand blanc sans ajouter un mot. L’espionne le laissa s’adosser contre le mur. La Mirialan s’approcha du mercenaire, bien plus que les convenances ne le permettaient. De loin, ils pouvaient presque apparaître comme un couple. Peu de personne aurait l’idée de déranger un couple à la recherche d’un peu intimité, non? En plus de détourner la plupart des gens cette position avait un autre avantage, celle de leur permettre de parler à voix basses. Les oreilles indiscrètes ne pourraient ainsi pas entendre ce qu’ils avaient à se raconter.

Elila laissa l’homme aller jusqu’au bout de son idée et l’encouragea même à poursuivre. Il suffisait de l’écouter attentivement, sans l’interrompre. Le bandit se trompait un peu, Elila pourrait toujours rectifier une fois qu’il aurait exposé son point de vue et sa demande. Elle n’était pas surprise par les remarques du grand blanc. Cet homme était un professionnel malgré son apparente légèreté. Il faisait ce qu’on lui demandait, quand on avait de quoi payer.

« Si tel était le cas, vous m’auriez même déçu »

Lui avoua-t-elle franchement avec un sourire d’autant plus chaleureux. Cette demande était un gage de fiabilité de la part du mercenaire. Cet homme plaisait de plus en plus à la Mirialan. Elle se mit sur la pointe des pieds pour que sa bouche se rapproche le plus possible de l’oreille du hors la loi. Il était grand le bougre ! C’était le seul moyen pour elle de murmurer, tout en se faisant comprendre.

« Des pauvres faveurs sexuelles…Vous ne savez pas ce que vous ratez. »

La demoiselle reposa les pieds sur le sol en rigolant de sa provocation. Il était fier de ses blagues nulles, elle aussi. Elle ne se glisserait pas dans la couche du grand blanc, elle ne le souhaitait pas. Trèfle reprit plus sérieusement.

« S’il suffisait juste de s’évader, je pourrais le faire seule. Le problème c’est de donner une leçon à Arlthian. Mes petits points de mécano ne suffiront pas…et je ne parle pas de mes techniques de combat aux abonnées absentes. »

La mécano haussa des épaules et fit une petite moue.

« Il faut juste punir le chef, faire mordre la poussière à une dizaine de personnes est inutile. Je les aime bien ses bougres d’ailleurs. La plupart sont sympas et je n’aimerai pas qu’ils s’en prennent plein la tronche par ma faute. Dinas m’a dit de faire comprendre à Arlthian qu’il ne devait pas recommencer. Inutile de s’en prendre à tout le monde. Il suffit juste de s’en prendre à lui. »

La jeune femme baissa la tête et contempla ses pieds. Cette idée lui filait un peu le blues.

« Je trouverai injuste que ses hommes payent pour ses bêtises. »

La Mirialan redressa la tête et planta son regard dans celui de son interlocuteur. Une idée venait de la frapper, un argument supplémentaire pour convaincre l’homme récalcitrant.

« Sans compter que cela réduirait terriblement les risques. Il suffirait de le chopper à un moment où il n’est pas avec son gang. Un soir dans le quartier des putes où il aime avoir la paix. Quelques coups bien placés, la raison du pourquoi il s’en prend autant et il ne resterait qu’à disparaitre avant qu’il appelle les renforts. »

Elle savait également que cette ébauche de plan ne suffirait pas à le convaincre.

« Pour l’argent, le budget que m’accorde le garage est large, très large. Donnez votre prix, ce sera plus simple. À moins que tu préfères être payé autrement ? Le nom de Dinas ne te dis vraiment rien ? De même que Galaxy Motors ? »

La Mirialan ne prenait pas le ticket, pas tout de suite. Elle ne voulait pas quitter son interlocuteur sur un malentendu. La mécano voulait faire comprendre à l’homme avec quel genre de garage il négociait.
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MessageSujet: Re: titre en cours (Elila-Tanlo)

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titre en cours (Elila-Tanlo)

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