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Une conversation banale [Solo]

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Valin Blackbird
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MessageSujet: Une conversation banale [Solo] Mar 15 Mai - 5:20

La porte s'ouvrit dans un glissement métallique, n’émettant qu'un faible bruit occasionné par son mécanisme. Valin scruta soigneusement la pièce avant d'entrer. C'était ses appartements a bord du crépuscule, dans les quartiers des officiers. Il suivait ce petit rituel à chaque fois qu'il entrait, par prudence sans doute excessive, mais son instinct de survie lui intimait que c'était nécessaire. Tout semblait en ordre, aucune trace de passage étranger.
Il s'avança donc, referma la porte dans son dos, et se dirigea vers son bureau pour saisir un verre propre et le placer dans un distributeur d'eau. Il ne buvait rien d'autre que de l'eau pendant le service, et même durant ses maigres pauses. L'alcool, c'était pour les amis et les grandes occasions. Le seul luxe qu'il s'était accordé était un petit jukebox qu'il activa pour se laisser bercer par un opéra récemment composé qu'il connaissait déjà par cœur. Il avala une gorgée et se dirigea vers la petite baie vitrée au travers de laquelle il pouvait contempler quelques étoiles dans le vide galactique. Maintenant qu'il y pensait, n'importe quelle torpille lancée par un vaisseau dissimulée pouvait le désintégrer depuis son sommeil, au vu de son exposition. Et ce n'est pas le maigre volet blindé qui était plutôt là pour le séparer de la lumière naturelle qui le sauverait. Mieux valait simplement ne pas y penser.
Une répétition de trois "bip" sonores se firent entendre. Il porta instinctivement la main à son comlink, comme s'il était appelé par un des sous-officiers mais il savait que ce n'était pas cela. C'était son holocommunicateur, installé au fond de la salle qui requérait sa présence. Il coupa le jukebox et alla s'installer sur la petite chaise devant l'appareil en sifflant la suite de l'opéra. Il accepta l'appel entrant qui ne portait pas d'identification mais une série de chiffre sans signification apparente. Probablement une simple attribution automatique pour le classement et l'historique des appels.


    " Ici l'amiral Valin Blackb-... "


    " Heyyyyyyyy ! Comment ça va mon grand ? "


Cette voix grave et rapeuse qui venait de le couper, il serait capable de la reconnaître même en plein milieu d'une émeute sur un monde du noyau en proie au chaos. C'était celle de Groff, un des plus ancien amis de sa famille, probablement un des plus fidèles aussi. Il le connaissait depuis sa toute jeune enfance. Pour faire rapidement le tour du personnage, il connaissait pas mal de monde dans des milieux trop bas socialement pour que les Blackbird entrent en contact directement avec. En général, c'était lui qu'on contactait pour faire faire la basse besogne ou le ménage en terrain délicat.

    " Groooooog, comment tu t'es débrouillé pour qu'on te laisse me contacter directement ? "


Son interlocuteur laissa échapper un rire gras. Il aimait bien qu'on paraisse impressionné de ses talents. Ce qui était actuellement le cas.

    " J'ai un pote qui s'y connait pas mal en communication et en... "protocoles". On m'a pas laissé te parler sans filer une identification et tout pleins de trucs et de machins que j'aurais sans doute jamais pu avoir. Donc on a sauté quelques étapes, mon pote Rigg et moi.
    On te dérange pas trop j'espère, vous devez avoir pas mal de boulot de ton côté... "


Valin prit quelques secondes pour répondre. Sa présence et son attention constante étaient nécessaire, mais au fond, il n'avait pas grande chose à faire ces derniers temps. Son secteur était plutôt calme et à part chasser quelques pirates, rien de bien excitant.


    " Si tu savais mon gars... Valin adopta le vocabulaire de Grog, en privé, c'était plus simple et ne dérangeait personne. Valin tentait toujours de s'adapter en fonction de ses interlocuteurs pour éviter tout froissement,malentendu ou agacement de ces derniers. Sauf si cela avait d'autres avantages. De la folie. Les trajets hyperespace ne sont pas assez longs pour faire une pause digne de ce nom. "

    " J'pense bien... Dis... Y' parait que t'es censé faire un tour vers la station Revulsion dans quelques semaines... Tu crois que tu pourrais voir un gars nommé Ward ? Valin posa son verre sur la petite table à sa droite en arborant un large sourire. De toutes ses connaissances, Grog était le moins doué pour amener un sujet délicat sur la table. C'est pas un mauvais garçon tu sais, il a juste fourré son nez là où il fallait pas au mauvais moment et un gradé lui est rentré dedans... Depuis, il a un peu du mal à décoller tu vois ? Il a plein de talents cachés ce garçon, si tu pouvais en découvrir un, ça arrangerait pas mal de monde par ici. C'est pas du favoritisme, de la corruption ou je sais quoi hein ? Tu vois ? "


Cette fois-ci, l'amiral ne put s'empêcher de laisser échapper un bref rire avant de rassurer son ami.

    " Ne t'en fais pas, je vais voir ce que je peux faire pour aider ce bonhomme. Et ce n'est rien d'autre qu'un petit coup de main entre amis, on est d'accord. De l'amitié pure et simple. " conclut-il.

    " Voilààà ! Toujours les termes exacts ce bon Valin... Oh et au fait, pendant que j'y pense... Ta carcasse là, j'ai trouvé un autre collectionneur qui peut te la récupérer pour le double de la dernière fois. Une bonne affaire non ? Tu refourgues cette ordure au mec, et il te donne de quoi acheter au moins deux fois le modèle le plus récent... "


Il parlait d'Archonte, sa navette Lambda. Un modèle aujourd'hui de collection qui datait de la fondation de l'Empire galactique. La navette avait bien entendu du subir pas mal de remises à neuf, mais l'âme du vaisseau gardait son caractère ancien qui plaisait à Valin.


    " Non, désolé Grog mais je peux pas faire ça. J'me doute que tu loupes sans doute une petite commission à cause de moi mais j'y tiens à cet engin. Refiles-lui en une autre. "

    " Naaaaan. Il s'y connait le gars. Écoute, je dois te laisser là, merci d'm'avoir écouté Valin, à la prochaine. "

Sans plus de cérémonies, la liaison s'interrompit. Valin dut le vérifier en jetant un œil aux voyants de l'appareil, puisqu'il n'y avait pas eu de lien visuel avec son interlocuteur, probablement du aux quelques "raccourcis" utilisé par le hacker de son ami pour accéder à son holocommunicateur personnel censé être sécurisé. L'amiral se releva, s'étira et finit son verre d'eau qu'il reposa. C'était déjà l'heure de reprendre du service. Il se déplaça face à la baie vitrée pour s'observer de face, examinant son apparence, puis repassa la porte en direction du pont.
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Une conversation banale [Solo] Mar 22 Mai - 7:37

    " Amiral, vaisseau en vue. Il vient de sortir de l'hyperespace et modifie sa trajectoire à notre rencontre. "


Un petit yacht se dirigeait en effet droit vers le Crépuscule. Valin ne put en déterminer le modèle tant il était à la fois endommagé et modifié. Le vaisseau ressemblait à un tas de canons lasers assemblés les uns sur les autres et propulsés par un maigre réacteur. Il se tourna vers l'officier en charge des transmissions.

    " Vérifiez les codes qu'il va vous envoyer. S'ils sont bons, détruisez-le. "


Quelques lignes d'informations s'affichèrent sur l'écran de l'officier, un petit symbole plus gros apparut également sur le côté dans un bip sonore désagréable. Probablement une sorte d'indicateur témoignant d'un problème. L'homme le signala à l'amiral qui lui donna en retour l'ordre de laisser le vaisseau se poser.
Enfin, il fit face au reste de l'équipe de la salle de commandement qui le regardait, ne comprenant pas trop son action, sans oser lui en demander la raison. Il afficha un faible sourire pour tenter de les rassurer.


    " Il s'agit d'un informateur de l'Empire. Il nous renseigne sur les activités des organisations criminelles du secteur. Personne ne doit lui demander qui il est. Aucune question. Il s'entretient avec moi et il repart. Je vais l’accueillir dans le hangar. Faites passer mes ordres. Si une seconde personne sort du vaisseau, sonnez l'alarme et faites feu. Tout est bien compris ?"


Il promena son regard autour de lui et attendit la réponse de ses hommes. Après quoi il traversa la salle en direction du hangar en question en compagnie de sa seconde, Lyn. La capitaine était une belle femme aux cheveux blonds, à la peau mâte et à la voix forte. Elle savait allier charme et autorité, ce qui lui avait particulièrement servi pour asseoir son autorité lors de sa prise de fonction en temps qu'amiral, en dépit de son jeune âge. Elle était loyale, compétente et discrète, se trouvant toujours là où il avait besoin qu'elle soit. Comprendre les choses sans qu'on ait à les lui dire était une qualité qu'il appréciait particulièrement. Donner des ordres à longueur de journée était en effet épuisant, alors lorsqu'il pouvait éviter d'en donner des évidents, il s'en passait volontiers. Ils pénétrèrent dans la salle pratiquement déserte. Un individu sortait d'une petite navette civile et se rapprochait d'eux.

    " Laissez la porte ouverte derrière nous je vous prie. Et soyez prête à dégainer n'importe quand. " Lui conseilla Valin.


L'individu s'approcha en combinaison de pilote jaune, et ne retira pas son casque dont il releva cependant la visière pour dévoiler un second masque respirateur, cachant donc le visage. Il prit le temps de regarder autour de lui en silence, et fit un dernier pas vers l'amiral et la capitaine qui demeurèrent impassibles. Valin devait se douter que des officiers de sécurité devaient avoir les yeux rivés sur les caméras de surveillance. Raison pour laquelle leur visiteur restait parfaitement anonyme. Venait donc le moment de prouver son identité.


    " Vous êtes pile à l'heure. C'est peu courant. " lâcha Valin.


    " C'est suspect d'être à l'heure ? " rétorqua le pilote d'une voix métallique, probablement modifiée.


C'était l'échange convenu. Valin fit signe au pilote de le suivre et le mena dans ses quartiers. La tension était pesante et palpable. Ils continuèrent ainsi à travers les corridors et élévateurs parfaitement entretenus du vaisseau, ne croisant personne sur leur chemin. Une fois arrivés, l'amiral Blackbird donna quelques instructions inaudibles à sa seconde et la porte se referma. Le mystérieux pilote sorti deux comlinks qu'ils posèrent sur le bureau de Valin pendant que celui-ci en attrapa un autre dans un rangement. Valin posa le sien et l'activa. C'était un brouilleur. Si quelqu'un avait installé un appareil de surveillance vidéo et/ou audio, il ne serait plus capable d'envoyer de données. Il se saisit ensuite d'un des deux comlinks du pilote qu'il activa à son tour.

    " Pas de signal " Dit-il. Suite à quoi il retira définitivement son casque et son masque, révélant son visage. C'était un humain à la peau foncée. Sa voix était changée, son modificateur de voix était probablement intégré au masque qu'il venait de retirer. Il parlait maintenant d'une façon beaucoup plus légère, presque apaisante. Il prit place dans le siège de l'amiral et posa ses pieds sur le bureau sans réel souci de la réaction de l'autre.

    " Je ne suis pas porteur de grandes nouvelles. Pas grand chose ne bouge en ce moment. Les factions tentent de trouver des accords en vue de la guerre qui se prépare et chacun vérifie ses arrières. La période est à la prudence, si vous voyez ce que je veux dire. "


Valin fit le tour de la pièce, les mains jointes dans le dos, laissant son regard se poser tour à tour sur les objets de son quotidien pendant que son informateur parlait. Il s’arrête finalement devant ce dernier.

    " Faites vos accords comme vous le voulez, mais débrouillez-vous pour disposer de forces conséquentes lorsque le jour sera venu. Je vous ai fourni suffisamment d'avantages pour qualifier votre part du marché de facile à remplir. Je n'ai pas envie de voir mes efforts réduit à néant parce que vous perdez vos objectifs de vue. "


Le pilote croisa ses jambes et ses bras, adoptant une posture plus défensive, en réaction aux propos de Valin. Son air calme s'effaça pour laisser place à une expression insatisfaite, à la limite du mépris. Il fixait son interlocuteur.

    " Vous devez vous imaginer que c'est simple... mais ce que vous me donnez n'est pas si utile que ça. Des informations que je feins d'obtenir de nulle part pour unifier des personnes rebelles à toute autorité. Je suis pas certain que vous sachiez vraiment comment ça fonctionne là-bas, amiral Blackbird. Y'a pas d'enquête lorsque vous êtes suspecté de fraterniser avec un ennemi. Personne ne pense au long terme, alors votre projet, on est pas beaucoup à y croire vraiment. On est d'ailleurs de plus en plus à penser qu'on aura plus à gagner en balançant vos petites magouilles à vos copains du bureau de surveillance. "


Valin resta de marbre quelques secondes, avant de retrouver un léger sourire. Il est vrai qu'en dépit de ce qu'il était, il ne ferait pas long feu si on savait qu'il donnait des informations concernant les activités impériales du secteur à des groupes pirates. Mais ceci n'arriverait jamais. Il avait prit toutes les dispositions nécessaires à ce sujet et une telle fuite d'information était tout bonnement impossible. Il laissa échapper un petit rire d'amusement à cette hypothèse

    " Trêve de plaisanteries, quand comptez-vous passer à l'action ? " lança Valin, feintant une point d’inquiétude.


Avant que le pirate ne puisse lui répondre, un bip sonore attira l'attention de Valin, qui marcha vers la porte, l'ouvrit et s'engouffra dans le corridor avant de revenir quelques secondes plus tard avec une bouteille et deux verres dans les mains. Il déposa tout cela sur le bureau et commença à les servir pendant la porte se refermait. Valin finit le service et goûta au liquide afin de montrer au pirate qu'il n'avait rien à craindre, non sans lui porter un rapide toast muet avant. Ce dernier l'imita quelques instants après.

    " Une réunion est prévue sur une petite base fixée à l'astéroïde de l'Attente d'ici une cinquantaine d'heures galactiques. Mes hommes et moi, on va en profiter pour évincer un seigneur du crime et soumettre ses lieutenants. Après ce coup là, et au vu de ce que vous nous promettez, plus personne ne devrait avoir l'audace de nous dire non. "

    " Tout ceci est d'une facilité déconcertante... rétorqua Valin, je me demande combien de personnes me croiront lorsque je vais dire que j'ai quasiment éradiqué la pègre organisée d'un secteur entier sans subir la moindre perte sur le plan militaire. Je parie que ceci vous laissera également sans voix. "


Leur marché n'avait pas réellement été conclu en ces termes, et le pirate s'en rendit compte quelques instants avant de tomber raide mort, tué par le poison contenu dans leur boisson. Valin, ayant au préalable ingéré un antidote, finit son verre puis désactiva le brouilleur. Il saisit son comlink et donna ses ordres rapidement.

    " Envoyez un groupe d'intervention dans le hangar et donnez l'ordre à l'équipage du vaisseau pirate de se rendre. Si ils décollent, utilisez les rayons tracteurs pour les immobiliser et abattez-les. S'ils opposent une quelconque résistance, ouvrez le feu. En cas de réédition, promettez leur un bon traitement et une libération sous une cinquantaine d'heures. Je reviens sur le pont, nous avons du travail. Terminé."
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Une conversation banale [Solo] Sam 25 Aoû - 14:12

Journal personnel de l'amiral Blackbird

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Entrée 45

Lyn dit que je fais une dépression. N'importe quoi.
J'ai juste dit qu'on meurt tous un jour et que j'espère ne pas percer le grand mystère de l'après-vie trop tôt à cause de certaines erreur... Ce n'est pas comme si être un haut-gradé militaire en guerre était une situation à l'abri de tout danger. Sans compter cette organisation pirate que j'ai piégé il y a quelques mois. Lyn m'avait suggéré de tous les éliminer, mais elle ne comprend pas que laisser quelques survivants raconter ce qui s 'était passé était bien plus dissuasif, et donc avantageux pour nous, que la destruction en elle-même de la tête de l'organisation. Certes, quelques petits chefs locaux étaient en colère et il y a maintenant cette prime sur ma tête. Je crois pas que quelqu'un aille risquer sa vie avec moi pour une somme si peu conséquente, mais le fait d'avoir sa tête à prix sur le marché noir, c'est quand même une expérience particulière.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que cette guerre unifie tout le monde autour de l'Empereur et que je me trouve peu à peu privé de mes armes sur le plan politique au nom de l'unité impériale autour de Sa-Majesté-je-ne-commande-même-pas-moi-même-mes-hommes-au-combat. Je suppose que l'Empereur tient à sa santé mentale. On a pas tous ce luxe. En parlant de cela, d'ailleurs, j'ai fait venir toute une équipe d'ingénieur et je les ai mit au défi de hacker la sécurité de ce bloc. Cette bande de crétins m'ont tous sorti leurs appareils de cassage de code à la noix. Aucun n'a fonctionné. Aucun de ces petits génies n'a compris que ce n'était pas le code qui comptait mais l'emprunte qui appuyait dessus. Et comme si ça ne suffisait pas, j'utilise une fausse emprunte (qui n'est donc pas la mienne) pour le déverrouiller. Je peux donc écrire tout ce que je désire ici afin de défouler quand donner des coups de vibrolame sur des mannequins ne suffit pas. Et pendant que j'y pense : Caporal-chef Mercer, un jour, je trouverai une bonne raison de vous faire étriper. Et le jeune age de vos supérieurs ne vous causera alors plus aucun souci. Croyez-moi.
Le datapad sur lequel j'avais ma liste de musiques destinée à mes quelques moments de répit est cassé, la connexion à l'holonet civil ne fonctionne pas bien (et je ne peux pas décemment ordonner de faire passer ce problème avant ceux de type militaire) et Lyn guette mes moindres gestes parce qu'elle croit que je fais une dépression. Si ça continue, elle va finir par avoir raison. Je ne serais pas étonné de découvrir une caméra dans mes appartements.

~~~~~~~~~~


La routine...
Les traversées de corridors se ressemblaient toutes. Il y avait le moment où il franchissait la première porte, où les personnes présentes le saluaient. Puis il y avait le "un peu plus loin" où les gens étaient occupés par leurs postes et se retournaient suite à un coup d'épaule de leur camarades pour se retourner et enfin saluer l'amiral de façon précipitée. Puis il y avait le "loin" où les gens ne faisait pas attention et où Blackbird avait parfois l'occasion d'entendre des ragots et des rumeurs que se partageaient des soldats hors de vue à travers les salles annexes, s'imaginant hors d'écoute des supérieurs qui n'avaient pas le temps ou l'envie d'aller les rappeler à l'ordre. Puis il y avait le très loin et les quartiers des officiers supérieurs, où croiser ne serait-ce qu'un fantôme serait surprenant. Et tout au bout, il y avait ses appartements.
Comme dans son éternelle habitude, Valin attendit que la porte se relève complètement pour jeter un regard prudent à l'intérieur. Depuis le premier jour, il se sentait mal à l'aise lorsqu'il avait à franchir cette porte. C'était une sorte de lieu intime qui s'était imposé à lui. Le fait de ne pas vraiment avoir pu le choisir faisait qu'il avait toujours ce sentiment amer lorsqu'il entrait. Par chance, cela se dissipait au bout de quelques instants.


Ses yeux partirent donc du côté ouest de la salle et balayèrent l'espace jusqu'à se poser sur son bureau de travail où, détail étrange, une boite noire semblait l'attendre. Repoussant encore l'instant fatidique de son entrée dans la salle, ses yeux se baissèrent naturellement lorsqu'il se perdait en interrogation, ce qui lui permit d'apercevoir du coin des yeux une petite trainée bleue ciel au sol. En y regardant de plus près, il s'agissait en fait d'un rayon capteur placée au niveau des pieds censé détecter son entrée dans la salle. Il comprit alors que cette boite contenait de quoi le tuer, probablement une bombe, et que ceci était le déclencheur. Le misérable avait piégé ses quartiers...



----------------

L'alarme s'enclencha et tout le monde s'agita en passerelle. En quelques secondes, tout le monde se plaça sur le pied de guerre et le capitaine Faros, l'aide de camp de Valin, interrogea :

    " Qu'est-ce qui se passe ?

    - C'est une explosion madame. Ça vient des appartements de l'amiral. " répondit en criant un technicien au fond de la salle pour se faire entendre malgré le fond sonore.


----------------

Lorsque Valin ouvrit les yeux, c'est le visage impassible de Lyn qu'il vit. Elle était penchée vers lui comme si sa vie dépendait du fait qu'il se réveille. Le temps de retrouver ses marques, il constata qu'il n'y avait qu'elle dans la salle. Il mima quelqu'un qui tente de se relever mais qui n'en a pas la force, se laissant ainsi retomber doucement. Il sembla jeter un œil sur le drap et soupira longuement. En relevant les yeux, il remarqua que Lyn n'avait pas bougé d'un centimètre et était toujours penchée vers lui, le visage grave. Le fait qu'il soit très proche de son aide de camp et conserve une distance conséquente par rapport à ses autres hommes, avait fait naître des rumeurs à leurs propos. Comptait-elle jouer là-dessus pour renforcer la crédibilité de la scène ?


    " Il y a une caméra de surveillance. " Dit-elle, comme pour se justifier.


Il lui fit un signe amical mais discret pour qu'elle s'écarte un peu tout en attrapant le blaster qu'elle remuait sous la couverture contre son bras. Si il voulait une chance de coincer celui qui avait fait ça, il allait falloir être discret et patient. Il échangea quelques banalités stupides avec sa seconde en observant l'infirmerie totalement déserte. Non seulement il n'y avait personne de blessé, mais en plus, il était normal que l'endroit lui soit réservé dans ces circonstances. Le petit personnel s'étant fait bobo au doigt n'aurait qu'à aller directement voir l'infirmier en chef et ils iraient chercher de quoi calmer le malheureux dans la réserve.

Les heures passèrent ainsi pendant qu'il faisait le mort, seul dans une grande salle plongée dans l'obscurité. Ordre avait été donné de limiter au maximum le passage dans les pièces et corridors adjacents afin de ne pas perturber son repos. Le piège était un peu trop évident à son goût. Seule la caméra assurait un semblant de protection et elle n'était même pas dirigée vers la porte d'entrée.
Quand à Valin, il se récitait intérieurement des passage de l'histoire, des opéras connus par cœur, s'imaginait une conversation avec sa famille ou un ami, remuait des doigts de pied aussi vite qu'il le pouvait et tout un tas d'autres artifices pour ne pas s'endormir au moment crucial. Et lorsque ses efforts et ses prières furent finalement entendues, il appuya sur la gâchette de son arme et un tir de laser perfora son drap pour aller se loger jusqu'au torse de son malheureux visiteur. Ceux à qui il avait donné le feu vert pour venir le voir devaient frapper cinq fois contre la porte. Valin s 'était douté que l'agresseur trouverait le moyen d'espionner par l'intermédiaire de la caméra et de la couper lors de sa tentative d'achever l'amiral. Il avait donc misé sur des détails auditifs et non visuels pour discerner les amis de l'ennemi.
Il se remit finalement sur pieds, fit feu une seconde fois et commença à se revêtir.


    " Il a bien marché ton plan, imbécile. " lança-t-il à l'individu à terre.




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