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Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia]

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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 2:26

    Les aurores boréales s’effacent lentement pour laisser place à la véritable nuit sombre et obscure. Je les regarde disparaître tout en souriant, pensant beaucoup plus au fait que voler a été pour la première fois agréable. Pensant au fait que j’avais moi-même volé et que j’avais véritablement aimé ça. Lina m’aura au moins fait découvert que je ne suis pas si nulle que ça en vol quand je me détends et que je reste calme aux commandes. Ca ne sera pas sûr que j’y parvienne sans sa présence mais au moins j’avais la preuve que je pouvais piloter, sans forcément devenir jamais la plus grande pilote au moins j’en étais capable. Evidemment le vol avait été simple, ni tirs, ni poursuivants, ni obstacles, pas à très grande vitesse mais c’était un début. Des débuts modestes viennent la grandeur, j’aurais pu en faire ma devise quand j’y réfléchis bien. Mon père considérait que j’étais toujours une incapable, que je devais toujours m’entrainer pour devenir la meilleure, des débuts modestes, pour ensuite parvenir à le rendre fier de moi, la grandeur. Mais je ne voyais pas ça comme ça, je ne me donnais pas plus de crédits que mon père m’en donnait. Je savais ce que je valais et souvent devant ses sbires je restais fière et dressée comme un roc mais devant lui j’étais la plus fragile des poupées alors même que j’aurais sans problème pu le battre et le tuer. Il avait cette influence incroyable sur moi, c’était son super-pouvoir si l’on peut dire, il avait le don de me contrôler et me faire faire toujours tout ce qu’il veut, sans avoir recours à un collier d’esclave ou quoi que ce soit du genre. Oui c’est son pouvoir sur moi, mais aujourd’hui en cet instant, son pouvoir est mis à rude épreuve par la jeune femme. Elle me prouve que je sais y faire seule, sans qu’on me rabaisse, que je parviens à m’en sortir comme une grande. Je n’accepte pas de voir ça, mais ce qui est certains c’est que j’y suis arrivée ! Sans lui pour me dire que j’étais incapable de le faire afin de me motiver. Elle m’avait montrée une autre voie d’apprentissage, une voie où on encourage plutôt que de motiver en traitant de nulle. Ca faisait du bien et ça faisait plaisir, mais il était plus que temps de rentrer, la nuit était déjà noire et malgré l’éclairage du vaisseau, je savais que Lina allait devoir voler en se fiant uniquement aux instruments. Mieux valait donc rentrer car la voie ne serait pas aussi rapide qu’à l’aller, bien que c’était elle qui volait, sans doute pouvait-elle piloter aussi vite de nuit que moi de jour, mais c’était son métier non de piloter ?

    Le retour est finalement plus rapide que je ne l’avais pensée et elle aborde un atterrissage tout en douceur et en souplesse, sans être brusque, elle sait que je ne suis pas attachée et je dois bien dire que j’apprécie énormément la douceur dont elle fait preuve à mon égard. C’est comme si elle voulait me protéger d’un moindre mal ou de m’inquiéter et pourtant je ne me crispe à aucun moment, je suis parfaitement en confiance avec Lina aux commandes. Elle me prouve que j’ai raison, l’atterrissage est tellement doux qu’il me faut la voir couper tous les systèmes pour réaliser que nous avons effectivement déjà touché le sol. Ca change du droïde qui profite pleinement de la capacité des amortisseurs du vaisseau pour le poser dans une certaine brusquerie. Bientôt le vaisseau n’est plus éclairé que par les petites lumières qui s’éteindront une fois que nous sortirions de ce dernier. Un peu de la lumière des néons du hangar filtre par la verrière. J’écoute ce que me dit Lina en souriant :


    - Oui ça m’a vraiment plu, tu es vraiment une pilote douée. Je pense qu’un bon somme me fera du bien aussi mais je crois aussi qu’on fera un crochet par les cuisines pour voir s’il n’y a pas un fruit qui attend d’être mangé.

    Elle se lève, se tournant vers moi, ses mains se posent sur mon bassin et je la regarde au fond des yeux de mon regard de jade. Elle est troublante et étrange, tellement gentille alors qu’elle est mon esclave. Un sourire et je m’arrache à ses mains avec douceur pour me diriger vers la sortie du vaisseau. A peine dehors une voix que je ne connais que trop brise le silence :

    - Ah Orélia ! On se demandait où tu étais allée avec le vaisseau ! Et voilà donc ton esclave ? Aussi charmante qu’on me l’avait décrite. Je pense qu’elle passera la nuit avec moi.
    - Mon père t’apprécie peut-être mais ce n’est pas mon cas. Touche-là et je te mets au régime soupe et compote pour les trois prochains moins.


    Je n’ai jamais pu le supporter, un arriviste de première, un opportuniste qui sait se faire mousser dans le parfait timing et qui a gagné ainsi le respect de mon père. Il approche de Lina et sans se soucier de mes mots vient peloter ses fesses. Ma réaction est immédiate, mon bâton à la main, prenant sa grande taille, je lui assène un violent coup droit dans la mâchoire, le bâton s’arrêtant dans son élan juste contre la joue de Lina. Je suis plus assurée qu’en pilotage, quand à lui se tord de douleur par terre, la mâchoire en sang et sûrement une ou deux dents cassés :

    - Viens, laissons cet abruti méditer sa connerie.

    Reprenant ma marche, je passe rapidement par les cuisines pour récupérer une petite corbeille de fruits avant de remonter dans la chambre suivie de Lina. Porte verrouillée, je pose la corbeille sur la petite table et prend un fruit au hasard croquant dedans :

    - Désolée pour lui, c’est un idiot qui se croit tout permis et qui croit que tout lui est dû. Si tu veux un fruit n’hésite pas à en prendre un.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 3:31

Nous irons donc nous reposer, après être passées prendre un petit quelque chose à manger, et je remarque qu'effectivement, j'ai faim, n'ayant rien avalé depuis le déjeuner militaire réglementaire. Mon déjeuner... J'ai l'impression que cela fait une éternité que j'ai quitté la Base et tous ceux que je connais. Je me demande si ils sont à ma recherche, fouillant les planètes par lesquelles je suis passées, peut-être arriveront-ils ici dans quelques temps, qui sait ? Ou alors pensent-ils que j'ai déserté, auquel cas je peux dire adieu à mes renforts déjà improbables.

Nous sortons donc du cargo, mais Orélia est immédiatement interpelée par un homme qui me rappelle brutalement mon statut d'esclave. Heureusement, Orélia prend ma défense en interdisant à l'autre de me toucher, ce qu'il vient pourtant faire. La rage pulsant dans mes veines, je sens tout mon corps se raidir tandis que mon poing se ferme de lui-même, cependant je n'ai pas le temps de lui porter le coup que je lui destinais qu'elle a déjà dégainé son arme, une sorte de long bâton de combat, celui-ci venant s'écraser avec un bruit mat sur la mâchoire du type, s'arrêtant juste devant ma joue.

Je recommence à respirer en me rendant compte qu'il ne va pas me toucher, et que si j'assure dans un vaisseau, Orélia me bat haut la main dans les combats au sol ! Certes, on m'a appris à me débrouiller, et je sais me battre à mains nues, mais ce que je sais surtout faire, c'est me servir d'une arme, et je me suis spécialisée dans les engagements à longue portée. Alors, ce qu'elle vient de faire, là, avec son bâton, c'est vraiment impressionnant.

L'homme étant par terre, et certainement pour un petit moment vu le sang qui s'écoule de sa bouche et ses gémissements de douleur, je suis Orélia précipitamment, en me retenant de lui mettre un coup par pur revanche personnelle. En effet, ce que j'ai oublié, c'est que ici je n'ai pas le droit de me défendre comme je l'aurais fait à la Base : si elle n'était pas venue à mon secours, j'aurais eu de gros ennuis pour l'avoir directement frappé.

Cette impuissance de maîtriser mon propre destin m'affecte énormément, je n'aime pas devoir compter sur quelqu'un d'autre pour assurer ma sécurité quand je suis physiquement capable de le faire. Certes, je peux compter sur Orélia, mais qu'adviendra-t-il le jour où elle ne sera pas là pour empêcher des types comme lui de me faire du mal ?

Je suis donc avec une pointe d'appréhension ma Maîtresse jusqu'aux cuisines puis jusqu'à sa chambre, et j'arrête de me retourner qu'une fois les portes verrouillées. Prenant un fruit suite à son autorisation, je croque et savoure le parfum et les saveurs de l'aliment se répandre dans ma bouche avant de répondre.


- Ne t'en fais pas, je connais ce genre d'hommes. Ils sont malheureusement partout, et je regrette de ne pas pouvoir me défendre toute seule. Tu ne risques pas d'avoir des ennuis pour l'avoir frappé ainsi ? je lui demande, sincèrement inquiète.


De toutes façons, j'ai la désagréable impression que si cette affaire vient à prendre davantage d'ampleur, c'est moi, et non elle, qui risque d'en pâtir le plus. Si j'avais réussi à oublier mon statut durant le vol, tout ce qui vient de m'arriver me frappe au creux de la poitrine, et je m'assois sur le fauteuil pour respirer profondément.

Il ne faut pas que je montre à quel point ma situation d'esclave me consume peu à peu. Maintenant que cet imbécile m'a remis à ma place, c'est comme si le collier irradiait de malfaisance autour de mon cou, m'empêchant de respirer correctement, et me rendant faible, terriblement faible et impuissante face à ce qui m'entoure.

Je constate que ma main tremble un peu lorsqu'elle apporte le reste du fruit à ma bouche, mais j'ai la gorge amère, et je ne sens plus la saveur de ce que je mange. Combiné à la fatigue, la peine qu'on m'inflige me donne l'impression que tout est devenu noir, et que jamais je ne réussirais à me sortir de cette condition, sinon par la mort.

Je me promets intérieurement que je réussirais à m'enfuir, et ce avant la fin du mois, là où j'aurais vraiment perdu tout espoir que mes amis de la République viennent me chercher. Qu'importe ce qui se passera entre temps, si je ne suis pas libre d'ici-là, je me donnerais la mort. Cette pensée me fait frissonner, parce que ce matin encore non seulement je n'aurais jamais imaginé en arriver là, mais surtout je me disais que ma vie était belle en dépit du sergent qui nous gueulait dessus, et que j'espérais qu'elle durerait longtemps.

Pathétique retournement de situation, et des pensées radicalement opposées. Chose curieuse, mais que je pense compréhensible dans mon cas. Je souris néanmoins faiblement à Orélia, heureusement que je suis tombée sur elle, sinon, je serais sûrement morte depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 4:04

    J’imagine assez aisément qu’une bonne nuit de sommeil lui fera du bien. Après ce qui était arrivé dans sa vie, ça allait lui faire beaucoup de bien de se détendre un peu dans un lit. Elle avait quand même vécu une drôle de journée cette Twi’Lek. Elle l’avait commencée pilote de la République et elle la terminait écrasée sur une planète, esclave et pilote pour la fille d’un chef de gang. Lina avait donc vécu une sacré journée chargée en émotions, sans doute qu’une nuit lui permettrait d’y voir plus clair demain matin. J’espère au moins que cette phase de vol lui aura permis de passer un moment un tant soit peu agréable en ma compagnie. En dépits de mon statut de Maîtresse, je ne veux ni en abuser, ni en profiter, ce n’est pas mon caractère, je suis plutôt une gentille en réalité. J’ai simplement le défaut de toujours vouloir plaire à mon père et comme ses activités ne sont pas roses, c’est mon propre comportement qui change et évolue, les choses sont ainsi faites. En d’autres circonstances peut-être que je serai devenue une Jedi, peut-être que j’aurais rencontré Lina dans d’autres circonstances, en un autre endroit, elle n’aurait jamais été mon esclave, elle n’aurait jamais eu à subir la tenue qu’elle porte ni la vie qu’elle va devoir mener un temps. Je ne compte pas la garder comme mon esclave mais je ne peux pas simplement la laisser partir, il allait me falloir quelque chose, une idée de génie pour pouvoir la libérer. J’allais y cogiter, je trouverai et elle retrouverait sa liberté, j’en fais le serment.

    En attendant, je me découvrais un rôle que j’allais devoir jouer pour elle, celui de protectrice. Je n’y avais pas pensé jusqu’à maintenant amis elle était esclave, n’importe qui pourrait donc la toucher et profiter d’elle. Non j’allais arranger ça avec mon père, elle sera mon esclave exclusive et quiconque la touchera hors mon autorisation trouvera pour châtiment la mort. Evidemment je ne pourrai rien faire si c’est mon père qui touche Lina mais c’était peu probable, plutôt très fermé d’esprit, il avait des tendances racistes, notamment envers les espèces « inférieurs » dont les Twi’Lek faisaient parti puisque considéré comme une espèce vouée à l’esclavage. C’est sans doute aussi pour ça que nous sommes accueillies à la sortie du vaisseau par un sombre crétin qui aurait déjà viré ses fesses d’ici si ça ne tenait qu’à moi. Hélas mon père lui trouvait une quelconque utilité autre que d’avoir une grande gueule et savoir tirer la couverture à lui. Et là, il vient jouer l’arriviste décidé à profiter de Lina, je vois l’esclave prête à frapper mais ça n’arrangerait pas plus mes affaires que les siennes et puis j’avais prévenu ce sombre idiot de ce qui arriverait. Mon bâton se déplie pour venir le frapper en pleine mâchoire. Comme je lui avais promis, un régime de trois mois au rythme soupe et compote. Malheureusement avec la médecine arkanienne, il retrouverait bien trop vite la parole, c’était presque désolant de constater cela. Enfin au moins il foutait la paix à Lina, elle était sauve et tranquille et nous allions regagner mes appartements où nous serions tranquilles pour le reste de la soirée. Un crochet par la cuisine pour récupérer quelques fruits, ce qui constitue souvent mon repas du soir, c’est léger et toujours bon alors c’est parfait. Dans la chambre je m’excuse au près de Lina, pas vraiment le comporte d’une Maîtresse mais c’était mon comportement à moi. Son inquiétude me fait sourire :


    - Tu sais, je suis la fille du chef, je risque pas grand chose pour avoir cassé la mâchoire a une grande gueule. Mon père le menace souvent de le faire taire comme ça mais il n’a jamais osé de peur qu’il parte, alors j’imagine que quelque part je lui ai rendu service.

    Souriant à Lina je me lève pour prendre la direction de la salle de bains avant de constater que je n’avais pas vraiment d’endroit pour faire dormir la Twi’Lek. Bah j’allais demander un matelas et des couvertures, elle serait à l’aise. Pas question de la faire dormir à même le sol comme un animal. Je ne suis pas de ceux qui confondent les gens avec des animaux :

    - Je vais prendre une douche, fais comme chez toi en attendant.

    Je prends une douche rapide, froide comme d’habitude et comme d’habitude je n’ai que la serviette enroulée autour de mon corps quand je quitte la salle de bains. J’adresse un sourire à Lina avançant vers mon lit, un grand lit qui accueille aisément trois personnes. Finalement peut-être que je n’ai besoin de ne rien demander à bien y réfléchir. Enlevant la serviette, je la pose sur le bureau où il m’arrive parfois d’écrire ou de lire. Je suis de dos par rapport à Lina et me glisse ainsi entre les draps tout en la regardant :

    - J’imagine que tu n’as pas intention de dormir à même le sol, alors je t’invite à me rejoindre. Il y a largement assez de place pour nous deux dans ce lit.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 5:03

Je souris à la réponse d'Orélia, au moins ça me permet de me changer les idées. C'est vrai, j'avais presque oublié son "immunité diplomatique", vu qu'elle est la fille du chef. Heureusement pour elle, et pour moi. J'espère juste que son père n'aura pas envie de la punir pour une raison quelconque et qu'on profite de sa disgrâce aux yeux du chef pour venir me chercher... Enfin, vaut mieux pas y penser.

Contentons nous de ce qu'on a, et attendons de voir ce que nous réserve demain. Je la regarde s'enfermer dans la salle de bain pour y prendre une douche, et je me lève pour marcher un peu en long et en large pour m'étirer les jambes. J'évite de réfléchir, parce que je sens que je vais me prendre la tête à le faire, et qu'à force de trop penser à ce qui m'arrive, je vais finir par déprimer, et je déteste quand je déprime.

Je m'étire donc en attendant qu'Orélia me dise où dormir, j'espère qu'il n'y a pas de quartier où sont logés tous les esclaves, auquel cas je serais extrêmement vulnérable, et j'appréhende déjà qu'elle me demande de dormir par terre, vu que c'est la seule place disponible. Je fais craquer en m'étirant plusieurs articulations, ce qui m'arrache une grimace. Enfin, au moins ça m'évitera nombre de courbatures et des douleurs demain matin.

Surtout que depuis que l'adrénaline est retombée, je peux ressentir toute la fatigue s'abattre sur moi comme une chape de plomb, on ne dirait pas comme ça, mais j'ai eu une grosse journée. Mine de rien, qui peut prétendre être d'attaque après un exercice, un crash, un coup de poing, et un autre en vol ? En tout cas, pas moi.

Orélia ressort de la salle de bain en serviette, et je l’accueille avec un sourire. Elle est vraiment belle, et ses cheveux mouillés n'encadrent que plus parfaitement son bon visage. Si la situation était différente, j'aurais fait autre chose qu'un sourire, mais finalement, c'est bien le contexte qui prime. Mieux vaut éviter que je ne m'attache trop à elle, je n'en aurais que plus de mal à la quitter.

Je la suis du regard en attendant qu'elle m'indique où je pourrais me reposer, au mieux je pourrais peut-être dormir sur un des fauteuils, j'ai connu pire et ce sera toujours mieux qu'à même le sol... Je suis un peu nerveuse, je n'ai pas envie qu'elle me prouve que j'ai tort sur son compte en me demandant de dormir par terre, comme une véritable esclave, mais Orélia me propose de la rejoindre, et là aussi, si la situation était différente... Foutu contexte.

Je reste donc un instant surprise devant sa proposition, et très reconnaissante, je pense que ça peut se lire sur mon visage, et j'accepte donc en souriant. Je me déshabille aussi, parce que dormir dans les habits qu'on sera forcée de remettre le lendemain n'est pas agréable, et je me glisse sous les draps avec bonheur.

Je n'avais donc pas eu tort, notre relation est bien plus que celle d'une maîtresse et son esclave, mais en même temps bien loin de ce qui aurait pu se produire... Si je l'avais rencontré ailleurs, nulle doute que j'aurais essayé de la séduire, vu comme elle est belle et gentille dans le fond.

Donc, tant que je serais esclave ou qu'elle ne montrera pas autant d'intérêt que moi je lui porte, mieux vaut en rester là. Une fois confortablement installée dans le lit donc, je lui souhaite une bonne nuit et cherche le sommeil, qui ne vient pas.

Je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qui s'est passé aujourd'hui, ma chute, puis le tournant qu'à pris ma vie. Et j'ai beau repassé le film de mon crash, je ne vois même pas un endroit où je pourrais me dire "Si j'avais fait ça, je n'en serais pas là". Je ne peux même pas me dire que j'aurais pu y échapper. Le vaisseau était défectueux, et je n'aurais rien pu y changer. Le seul instant où les choses auraient pu être différentes, c'est quand j'ai réussi à ne pas mourir en relevant le cap.

Chose bizarre cependant, je rejette immédiatement l'idée que je puisse être morte maintenant que d'être ici, en dépit de tout. Parce qu'en dépit de tout, j'ai encore l'espoir de me libérer. Un espoir fou, vain peut-être, mais j'espère quand même. Calmée par la respiration tranquille d'Orélia, j'essaie de nouveau de trouver le sommeil. La nuit promet d'être longue si je n'y parviens pas.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 5:38

    Cette journée n’avait pas vraiment épargné celle qui désormais se savait être mon esclave. Elle n’avait pas eu de chance dans cetet journée, à bien y penser on fait difficilement journée plus difficile et compliquée que celle qu’elle avait vécu. Je me sentais mal pour elle qu’elle ait connu une telle journée. Pris séparément tout ce qui lui était arrivé n’était pas si dramatique que ça. Un crash, ça arrive. Se retrouver prisonnière d’un gang qui veut votre tête, ça arrive aussi. Devenir esclave est surement le pire, mais c’est un risque quand on tombe au milieu d’un gang qui n’aime que peu les espèces autres que les humanoïdes et qui en prime fricote avec l’Empire et sa façon de fonctionner en se basant sur des esclaves. Le tout mis bout à bout cependant est plutôt mortel, se crasher sur une planète à l’endroit où un gang vient vous chercher, trembler pour votre vie et finir esclave, oui tout ça mis bout à bout ça fait vraiment beaucoup. C’était étonnant qu’elle ne se soit pas effondrée de sommeil pendant le vol à dire vrai. Après il ne fallait pas oublier qu’elle était une soldat et que les instructeurs n’étaient pas toujours ce qu’il y avait de plus doux, ils étaient demandeurs physiquement, ils éprouvaient durement les recrues et nul doute que Lina avait déjà été mise à rude épreuve par des enseignants. En tous les cas, elle tenait plutôt bien le coup si on considérait la situation. J’espérais que mon attitude l’aidait à ne pas trop souffrir de sa nouvelle condition, je ne voulais pas lui dire que ça ne durerait pas car je n’avais aucune idée du temps qu’il me faudra pour voir la possibilité de la libérer. J’attendrai le bon moment pour le lui dire, pile avant de la laisser partir. En attendant mieux valait qu’elle pense que sa situation n’évoluerait pas, ça lui rendrait les choses beaucoup plus faciles. Elle n’attendrait pas le jour de sa libération comme une date fatidique et d’ensuite devoir lui dire que finalement je ne pourrai tenir ma parole. Etrangement la décevoir me faisait plutôt peur, ça m’inquiétait réellement, j’espérais vraiment pouvoir lui venir en aide plus que je ne l’avais déjà fais. Et je ne m’expliquais toujours pas ce comportement.

    Dans la chambre, sachant Lina a l’abri de quiconque sauf si mon père faisait irruption, je prends une bonne douche bien froide pour tâcher de remetrte un peu mes idées en place. Ca n’est pas un franc succès je ne vais pas mentir. Ca aurait pu beaucoup mieux marcher enfin au moins je savais désormais où allait dormir mon esclave. Ce mot est vraiment étrange quand je dis qu’elle est mienne, je m’y fais mal, moi qui n’avait jamais voulu des esclaves que mon père essayait de me refourguer pour que je ressemble un peu plus à une personne de l’Empire ou à une Sith. En tous les cas, je sors de la douche en serviette, prenant la direction du lit et avec autant de pudeur qu’elle en avait eu devant moi, je retire la serviette pour me glisser dans les draps et l’inviter à faire de même. Elle semble surprise de ma demande, mais je crois finalement qu’elle ne préférait pas dormir au sol puisqu’elle s’exécute docilement. Elle retire toutefois ses vêtements, c’est vrai que ça n’est pas agréable de dormir dans les vêtements qu’on portera le lendemain. Et bien que la tenue ne cachait que peu de son corps, je ne peux m’empêcher de me dire combien belle elle est. Une poitrine somptueuse, des formes vraiment magnifiques, je comprends pourquoi beaucoup fantasment sur les Twi’Leks, ils sont vraiment magnifiques. En tous les cas, Lina l’est et je suppose que son entrainement militaire n’est pas étranger à cela.

    Une fois Lina dans les draps, je lui souhaite bonne nuit comme elle l’avait fait pour moi. Allongée sur le dos, les yeux rivés vers le plafond, je les clos et calme ma respiration pour calmer mon corps et m’endormir. Le sommeil peine quelque peu à venir mais sans plus. Je me sentais fatiguée avant mais curieusement c’est moins le cas. Je sens que Lina ne dort pas, sans doute beaucoup trop occupée à penser à sa journée, à ce qui lui était arrivé et ce que serait désormais sa vie. Je repense à cette journée et dans le noir de la chambre depuis que j’avais éteins la lumière après qu’elle m’ait rejoint, ma main glisse doucement sur l’oreiller jusqu’à trouver sa joue. Un geste plein de tendresse et de douceur, une douce caresse qui remonte doucement vers sa lekku. Dans une caresse pleine de tendresse et de douceur, je me rapproche de la pilote, mon corps venant se poser contre le sien, nos peau nus se touchant. Un peu hasardeusement dans le noir, je cherche timidement ses lèvres sur lesquelles je dépose un furtif baiser. Nous n’arrivons de toute façon pas à dormir parce que nos pensées nous préoccupent, autant chasser loin ces pensées qui nous tourmentent en faisant quelque chose d’agréable non ? Et puis une petite partie de moi, joueuse et curieuse, avait véritablement envie de savoir à quel point ça pouvait être sensible à de la sensualité, une lekku !
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 23 Mai - 4:06

Orélia s'endormit rapidement dans mes bras après un petit baiser sur ma joue, et je la serre doucement, contemplant son corps et caressant délicatement ses cheveux, attendant qu'elle soit endormie pour songer à dormir moi aussi. Ce n'était pas le fait que je ne sois pas fatiguée, bien au contraire après nos jeux, mais j'aimais la regarder dormir, c'était une vision... apaisante.

Au bout d'un moment, je sentis mes yeux se fermer d'eux-même, et je reposais ma tête sur l'oreiller, couvrant bien le corps d'Orélia avec le drap, et m'endormis en la serrant contre moi, étrangement euphorique à l'idée d'être si près d'elle. Le sommeil m'emporte, et mes rêves commencent...


Le manche ne répond plus à aucune de mes sollicitations, et je me sens tomber. Je n'en ai plus pour très longtemps, je le sais, mais je continue à espérer le débloquer, et m'en tirer vivante. Je n'ai plus que ça en tête, vivre, vivre à tout prix, je ne veux pas mourir, pas comme ça... Mais le manche ne se débloque pas, et mon vaisseau s'écrase sur la planète.

Mais je ne suis pas morte. Mon corps brisé repose sur le sol, je ne peux plus bouger mais je peux toujours voir et entendre ce qu'il se passe autour de moi, il y a des ombres qui dansent en me regardant, je crois que je suis morte sans vouloir l'accepter. Puis une femme aux longs cheveux noirs me touche le front, et



je me réveille, émergeant du rêve comme un plongeur sort de plusieurs minutes d'apnée. J'ai l'impression qu'il ne s'est à peine déroulé que quelques secondes depuis que j'ai fermé les yeux, mais je sais que c'est le matin. Orélia est toujours dans mes bras et je souris en la voyant. Une vision charmante de bon matin, c'est certain !

J'ai mal partout en revanche. Même si la bosse sous mon oeil s'est résorbée complètement, ou presque, il doit à peine m'en rester guère davantage qu'une trace, mais surtout j'ai des courbatures un peu partout sur le corps. Courbatures qui me viennent autant de mon crash que des... activités pratiquées cette nuit. M'étirant vigoureusement, je viens déposer un petit baiser sur la joue d'Orélia en prenant garde de ne pas la réveiller.

Tirant la couverture sur elle, je sors du lit et fais quelques assouplissements autant pour dissiper les derniers relents du sommeil que pour essayer de chasser au mieux la douleur dans mes muscles. Ça fait mal, mais au moins c'est efficace. D'ailleurs, c'est bien la première fois que j'ai des courbatures absolument partout, enfin, en même temps, c'est la première fois que j'expérimente un crash...

Je pense à mes camarades cadets, qui à cette heure matinale doivent être en train de courir sous une pluie artificielle, à moins qu'ils ne soient obligés de faire le parcours d'obstacles, histoire de se réveiller. Je me demande si ils pensent à moi, si ils se demandent ce que je suis devenue, ou si au contraire ils ont préféré se dire que c'était toujours une concurrente de moins.

J'aurais bien aimé faire mon footing, j'aime courir et je suis assez contente de mon endurance, mais ce n'est pas comme si je ne pouvais pas m'en passer quelques jours, loin de là ! C'est juste un petit plus qui donne l'impression qu'on a fait quelque chose de sa matinée et qui fait du bien à l'organisme.

Une fois mes étirements faits, je m'habille et j'attends tranquillement qu'Orélia se réveille en m'installant dans un fauteuil, une jambe repliée contre ma poitrine, mes Lekkus venant naturellement se poser sur mes épaules. Fermant les yeux, j'apprécie la douce chaleur qui règne dans la pièce en inspirant profondément pour me dégager les poumons et me permettre de chasser les idées de ma tête. Ça fait du bien de ne penser à rien... Pas penser à ce qui s'est passé, ce qui se passe, ou ce qui va se passer.

Juste apprécier le fait d'être en vie, et d'être heureuse.

Moi, ça me va.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 23 Mai - 6:33

    Après nos activités si épuisantes, c'était bien là le but puisqu'en premier lieu nous y étions venues faute de trouver le sommeil, je me sentais complètement épuisée. La journée avait été indéniablement bien plus lourde en émotion pour la Twi'Lek dans les bras de laquelle je venais me blottir mais j'étais complètement vidée et exténuée, comme toujours j'allais m'endormir très rapidement et je le savais. Ce n'était pas faute d'avoir envie de rester éveillée, de la regarder dans son sommeil mais j'en étais incapable car mes yeux, ces sales traitres, ne voulaient rien savoir de mon idée de rester ouverts et ils se fermaient malgré moi. Alors je savoure la chaleur de son corps contre le mien, je ferme les yeux et je respire son odeur pour mieux m'endormir à un rythme affolant. Il faut dire qu'en temps normal déjà je m'endors très vite alors épuisée comme je l'ai été par cet ultime traitement que m'a fais vivre Lina, je m'endormais d'autant plus vite. Et bien sûr mes pensées revenaient à cette journée un peu beaucoup étrange que j'avais débuté en sauvant la vie d'une Twi'Lek, pilote de la République, qui ce soir s'endormait en se sachant être mon esclave. Un destin sans doute moins funeste que la mort mais je pouvais le sentir dans chaque parcelle de son être quand je la côtoyais, elle était tout sauf esclave, elle ne le resterait pas, elle n'arriverait pas à vivre ainsi plus de quelques semaines. Elle respirait la liberté, l'énergie, ce n'était pas sa nature, toute Twi'Lek qu'elle était cela ne faisait pas d'elle une esclave née et ça se sentait dans son attitude, dans sa façon d'être et d'agir au quotidien, il aurait fallu être mort pour ne pas s'en rendre compte. Je me devais de trouver un moyen de la libérer et je crois que le plus tôt serait le mieux car je ne pouvais nier que je savais pertinemment que je finirai par m'attacher à elle et que plus le temps passerait plus cela deviendrait difficile de la voir partir. Je ne crois pas que je finirai un jour par aimer la voir avec ce collier autour du cou mais je crois que si ça la retenait près de moi et avec moi alors je pourrai finir par le voir comme la bonne solution.

    J'ai toujours eu le sommeil facile mais aussi extrêmement léger, c'est peut-être un réflexe pour rester en vie ou un truc Jedi involontaire, en tous les cas, je me réveille au milieu de la nuit alors que silencieusement un messager de mon père venait me réveiller. Lui indiquant de tenir le silence, j'attrape une robe de chambre et le suis à l'extérieur de la chambre où nous pouvons discuter sans troubler le sommeil, sans doute réparateur, de la Twi'Lek. Me donnant un holo-message de mon père, je le congédie et en profite pour lire le message, il est parti pour une planète éloignée et un échange de marchandises, il compte sur moi pendant ce temps pour aller récupérer la cargaison de substances médicales vendues à un laboratoire clandestin de drogues et autres stupéfiants sur Coruscant. Ca nous ferait une première mission en duo, à la Twi'Lek et moi, et en admettant qu'elle soit un succès, je parviendrai sans aucun doute à convaincre mon père qu'elle compte rester bien obéissante même sans un collier pour la rappeler à l'ordre. Il serait alors d'une facilité infantile de la libérer en mimant une fuite, je me prendrai une sacrée rouste mais au moins elle serait libre. Je pense qu'elle préfèrera amplement retrouver sa liberté et savoir que mon père m'en fait payer le prix que de rester esclave et savoir que je vais parfaitement bien. Et puis que me ferait mon père de toute façon ? Les coups de fouet neuronique ? Avec l'habitude ça fait de moins en moins mal. Le bâton électrique ? Il a toujours pris un plaisir pervers à en jouer mais là aussi ce n'est plus aussi douloureux que ça l'était au début. La main ? Non il a juré de ne jamais levé sa main sur moi et il s'exécute au mot, toujours avec des objets, jamais à mains nues. Quoi qu'il en soit, je connaissais donc désormais notre mission et quelques recherches s'imposaient sans doute. Je n'avais pas effectué la livraison il y a assez longtemps pour avoir oublié de quoi il retournait mais Coruscant était un endroit que je n'aimais pas beaucoup, trop d'immeubles, trop de béton, même Arkania et ses déserts glacés me semblait plus accueillante. Je descends donc dans la bibliothèque de mon père, seul endroit où il n'a jamais mis les pieds mais pourtant aux données incroyablement nombreuses et complètes. Il me faut moins d'une heure pour savoir précisément comment tout se déroulerait, j'en souris et retourne me coucher, constatant avec le sourire aux lèvres que Lina dort toujours et qu'elle est vraiment somptueuse. Retrouvant ses bras dans lesquels elle m'invite inconsciemment pour mieux me serrer, je m'endors en quelques secondes pour une fin de nuit pleine de rêves érotiques, souvenir d'une soirée très agitée et excitante. Le réveil est d'ailleurs très facile, aidé par le soleil qui vient réchauffer mon visage. Premier réflexe, un bras qui cherche Lina, je grogne doucement en constatant que le lit est vide mais souris quand je la vois en face de moi, assise dans le fauteuil :


    - Belle vision pour se réveiller.

    Je m'étire dans le lit avant de me lever pour aller m'habiller, dévoilant au passage ... rien du tout qu'elle n'ait déjà vu. Je passe rapidement ma tenue habituelle couleur Jade puis par dessus un pantalon et un débardeur. Donnant des sandales à Lina :

    - Il faut qu'on parte de suite. Direction Coruscant, une affaire urgente à régler. Tu te sens d'attaque pour piloter ? On fera petit déjeuner à bord du vaisseau.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 23 Mai - 8:16

Regardant Orélia, je ne peux m'empêcher de trouver que le soleil a une façon vraiment perverse de jouer de ses rayons sur son corps endormi. Je souris en la voyant tâtonner du bras pour me chercher, puis d'autant plus lorsqu'elle me trouve des yeux.


- C'est réciproque ma belle.


Je reste assise pour la contempler s'habiller, mes yeux se baladant sur son corps parfait, puis chausse les sandales qu'elle me tends avec un regard perplexe. Où allons-nous pour que des souliers soient nécessaires ? Lorsqu'elle m'annonce notre destination, mon cœur rate un battement.

Coruscant. La Base. La Maison...

Tâchant d'avaler ma salive et de reprendre un visage neutre, je hoche la tête quand elle me demande si je suis d'attaque pour piloter. Il me faut un instant encore pour assimiler ses paroles, et me rendre compte qu'à part hocher la tête, je n'ai rien dit.


- Heu, bien sûr ! Sans problème...


Nous nous rendons donc dans le hangar, et je me sens fébrile comme si ma libération n'était plus qu'une question de minutes. Cependant, je tente de me calmer en respirant profondément, car, tant que j'aurais ce collier autour du cou, je ne pourrais jamais être libre.

Avant d'entrer dans le cargo, je prends une grande bouffée d'air en expirant calmement, et je réussis à me convaincre en me répétant "Pas aujourd'hui" que je ne prendrais pas la fuite dès notre arrivée au spatioport. D'ailleurs, ce plan (qui n'en est pas vraiment un) me semble tellement irréalisable maintenant que je peux penser clairement que je réussis même à me dire que s'enfuir aujourd'hui serait une mauvaise chose.

La première phase d'excitation passée et enterrée donc, je m'installe au siège de pilotage, respirant avec délectation l'odeur du cuir, et allume un à un les systèmes. Prenant Orélia par la main, je nous fait décoller en douceur, pas une hésitation ni un à-coup à cause de ma précédente agitation à l'idée d'aller sur Coruscant.

Une fois stabilisé dans l'espace, j'entre les coordonnées, les plus simples possibles : [0-0-0]

Voilà où est Coruscant : au centre de l'Univers, capitale anonyme de la République, où se côtoient des milliards d'individus de toutes races et de toutes classes sociales. Étrange planète-cité, cœur économique et commercial, planète-usine, plaque tournante de la contrebande, et endroit où se trouve ma maison...

Notre vaisseau s'engouffre bientôt dans un tunnel hyperspatial, direction Coruscant !

Passant en pilote automatique, je me retourne vers Orélia en lui souriant :


- Nous devrions arriver d'ici peu, une trentaine de minutes je dirais. Où devrais-je nous poser ? Et que sommes nous censées y faire ? Je doute que tu veules juste admirer le paysage, c'est très moche, dis-je en riant.


Si je me suis rangée à l'idée que je ne m'enfuirais pas, je sais cependant que rentrer au bercail pour en repartir sera un véritable calvaire. Et puis, je ne sais pas si je puisse me considérer chanceuse si jamais je croise une connaissance... Je ne sais pas ce qu'ils en penseraient, voire même si ils me reconnaîtrait, peut-être donner l'alerte, mais dans tous les cas, cela risque de créer une situation plutôt dérangeante.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 23 Mai - 9:27

    Tâtonnant hasardeusement à côté de moi, je m’attends à toucher Lina. Mais non, je ne la trouve pas, elle n’est plus dans le lit. Voilà bien un truc que je déteste, moi qui ait toujours eu le sommeil léger, je n’ai jamais supporté quand une amante parvient à s’arracher au confort des couvertures sans que je ne le remarque. Cela dit, j’ai quelques heures de sommeil en moins que la Twi’Lek, du moins j’espère qu’elle n’est pas réveillée depuis deux ou trois heures. Quoi qu’il en soit, je commence par m’étirer à m’en faire craquer quelques articulations et je me lève sans essayer de retenir la couverture pour jouer la prude ou la pudique. Après cette nuit je crois bien qu’il n’y a plus aucune notion de pudeur à avoir l’une envers l’autre. Enfin bref, je m’approche de la commode pour m’habiller en conséquence de ce que nous allions faire aujourd’hui. Je passe ma tenue habituelle, la tenue qui fait de moi « Jade » l’exécutrice froide et sans pitié, une part de ma personne que Lina n’a encore jamais rencontrée. Enfin depuis hier qu’avait-elle vu de moi ? Ma part soumise à mon père et son autorité, ma part qui n’est pas assez mauvaise pour simplement la tuer sur un mensonge, la part qui l’a faite esclave, celle qui a peur dans un vaisseau et enfin celle qui ne dit pas non à une belle Twi’Lek qui s’offre à elle. Je dois dire que jusque là j’étais plutôt à mon avantage ! En tous les cas, je devine toute sa surprise quand je parle de Coruscant. Un monde sous l’égide de la République, mais un monde qui connait un marché noir dans lequel mon père fourre son nez et qui aujourd’hui avait besoin d’un rappel à l’ordre. Enfin pour un trafiquant qui pensait pouvoir s’en sortir sans payer.

    Toutefois Lina semble quelque peu confuse, pas besoin de ruse Jedi pour le savoir, il suffit de la voir hocher la tête avec un air tellement absent qu’un instant je me sens vraiment seule dans mes appartements. Elle semble revenir à la réalité le temps de me répondre d’une réponse pour le moins timorée. Je n’essaye pas d’en savoir plus, sans doute serait-ce une mauvaise idée, je ne pouvais que dire que je craignais ce qu’elle aurait eu à me dire. Et finalement nous prenons la direction du hangar où elle ne tarde pas à se mettre aux commandes du vaisseau moi sur le siège juste à côté, la regardant faire. Je peux sentir sa nervosité, elle ne semble plus vraiment la même depuis que j’ai dis que nous allions au centre de l’univers, littéralement parlant. Pourtant sitôt aux commandes elle semble d’un calme absolu, c’est étrange le pouvoir que piloter a sur elle, elle semble absolument tout oublier quand elle se retrouve aux commandes d’un vaisseau, de la même façon que j’oublie tout lorsque je me retrouve dans un combat ou que l’adrénaline lance mon coeur à plein régime le temps d’une aventure dangereusement mortelle. Son décollage est tout en douceur, elle a vraiment beaucoup de talent pour cela, il ne fait aucun doute qu’elle est une grande pilote, elle agit naturellement comme si tout cela n’était pour elle que de respirer et nous voilà finalement dans l’espace où elle entre les coordonnées pour le pilotez automatique. Bientôt nous voilà dans un tunnel hyperespace et bien sûr Lina s’inquiète de savoir ce que nous allons faire sur Coruscant. Un petit signe de tête alors que nous prenons la direction de cette petite salle où se trouve de la nature et de quoi cuisiner tant bien que mal. Ayant eu la présence d’esprit d’allumer la cafetière en montant à bord, je nous sers deux cafés tout en disposant sur la table pains, fruits, confitures et autres réjouissances :


    - Mon père a fait une affaire avec un laboratoire de drogue, mais le petit malin avec qui il était en affaire à juger qu’il n’était pas nécessaire de payer les substances médicales. Je dois aller lui faire peur, histoire de le motiver à payer. Pour l’atterrissage, il y a une petite piste d’atterrissage dans les bas quartiers. Tu resteras à bord du vaisseau prête à partir. La dernière fois que je suis venue sur cette planète je suis repartie sous des tirs de blaster d’un gang local. J’avais eu le mauvais choix de boire un verre dans une cantina et de casser le nez au zabrak qui est venu poser une main sur mes cuisses. Malheureusement c’était le chef d’un gang. Donc reste attentive et prête à partir.

    Je lui souris et profite d’un bon petit déjeuner alors que déjà le vaisseau ralenti pour nous mettre en vue de Coruscant. Donnant un bloc de données à Lina :

    - La localisation du lieu où on atterrit. T’inquiètes pas pour moi quand je serai descendue, c’est l’affaire de dix minutes et on s’en va, c’est promis.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 23 Mai - 11:06

Nous nous rendons dans la cuisine réaménagée exprès pour prendre un café et divers autres aliments pour nous donner suffisamment d'énergie pour affronter cette journée qui s'annonce compliquée pour le moins. Apparemment, Orélia est chargée de rappeler le bon souvenir de son père au dealer local, et ça risque fort de tourner au vinaigre. Enfin, moi, je n'aurais pas à m'en faire puisque je resterais dans le vaisseau.

Ce point d'ailleurs me préoccupe. Si je reste effectivement seule à bord en l'attendant, je pourrais tout aussi bien filer en douce, et me faire enlever cet infâme collier à la base ! Même si Orélia déclenchait le mécanisme, je ne pourrais pas revenir et je m'ecraserais certainement puisque je ne pourrais plus piloter... Mais le ferait-elle seulement ? Et puis, ces télécommandes devaient avoir une portée limitée non ?

En me posant ces questions, je mangeais sobrement du pain en accompagnement du café, régime militaire oblige, je n'étais plus habituée à un petit déjeuner digne de ce nom. Et puis, j'avais l'esprit occupé à mouliner, tout en restant parfaitement attentive à ce me disait Orélia. Après tout, la fonction principale de mes Lekkus étaient bien d'être des auxiliaires de mon cerveau, ce qui m'autorisait par conséquent une certaine liberté de penser à plusieurs choses en même temps.

Le vaisseau baissa cependant rapidement de régime, preuve que nous étions proche de notre destination. Elle me confia un datapad avec les coordonnés où je devrais nous poser, et j'acquiesçais en les consultant. Je connaissais mal le quartier, mais je saurais m'y retrouver, aucun doute là-dessus! Je repris place dans le siège de pilotage, et enclenchais moi-même notre sortie d'hyperespace.

Comme toujours, le trafic pour entrer sur la planète était plus que dense, et aujourd'hui pire qu'un autre jour. Nous en aurions pour des heures d'attentes, surtout depuis que les contrôles s'étaient accrus. J'aurais pu utiliser mes codes d'accès prioritaires, mais cela nous aurais grillées en un rien de temps, et la chasse n'aurait pas tardé à décoller pour venir voir pourquoi une pilote disparue tentait d'entrer dans la capitale. En un sens, je voulais être secourue, mais pas en laissant Orélia se faire emprisonner. Ça, il en était hors de question.

Heureusement pour nous, je connaissais un petit truc pour rentrer plus vite sur Coruscant, et je me tournais vers Orélia pour lui dire de s'accrocher quelque peu, lui demandant également de me faire confiance. Le tout agrémenté d'un sourire et d'une tendre caresse sur la joue. J'enclanchais l'hyperespace, en trajectoire fixe, droit sur la planète, et, lorsque le vaisseau fut entré dans le tunnel, je comptais jusqu'à trois.

À trois, je stoppais tout et nous réapparurent pile dans l'atmosphère de Coruscant, aussitôt poursuivie par des drones de sécurité. Mais ces engins étaient fiables lorsqu'il s'agissait de vaisseaux, pas de tas de ferraille s'écrasant sur la planète n'est-ce pas? Et c'est ce que nous étions, les moteurs coupés, tombants sur la ville. Tout ce que feraient les drones seraient d'alerter les pompiers et les ambulances. Qui arriveraient vite mais ne trouveraient rien.

Je réactivais les moteurs lorsque nous fumes suffisamment proches d'une file de vaisseaux, et me fondis dans la masse du trafic de la planète-capitale. Je souris en m'excusant si elle avait eu quelques sueurs froides, avec raison après tout : mal maîtrisé, ce coup nous menait droit à la mort. Je n'osais lui dire que c'était d'ailleurs la première fois que je l'utilisais....

Quittant la route aérienne de Coruscant, je nous dirigeais vers l'endroit prévu et nous posait tout en douceur sur la plate-forme qu'elle m'avait indiqué. Je mis tous les systèmes en veille pour être prête à repartir et me levais quand elle s'appretait à partir pour venir quémander un baiser sur ses douces lèvres.


- Pour te porter chance, dis-je en lui caressant les cheveux. Sois prudente, s'il te plaît


J'ouvris d'un bouton la passerelle et la laissait aller accomplir sa mission. Refermant la trappe derrière elle pour être sûre que personne d'autre ne viendrait profiter d'un vaisseau ouvert, je me rassis en croisant les bras.

Il était si facile désormais de partir ! Les moteurs ronronnaient, Orélia était partie, me laissant véritablement seule dans le vaisseau, et il n'y avait personne aux alentours ! Il y avait même des vaisseaux officiels qui tournaient non loin, je pouvais les avertir en un rien de temps, filer et recouvrir ma liberté ! Le sang battait à ma tempe tandis que j'hesitais sur ce que je devais faire.

Partir, c'était aussi condamner Orélia. Pouvais-je vraiment l'abandonner ici ? Après tout, elle avait fait de moi une esclave ! Je pouvais tout aussi bien l'abandonner, par pure vengeance mesquine, et m'en sortir. Mais pourrais-je me regarder dans une glace après cela ? Je ne savais pas ce que je ressentais exactement par rapport à la belle jeune femme, mais une chose était certaine : elle n'était pas comme une banale conquête.

Partir ou rester ? LA grande question n'est-ce pas ?


*Quoi que tu fasses, décide toi vite !*


Effectivement, le temps passait et il fallait que je saches quoi faire, et que je le décide seule. Si jamais Orélia revenait avant que je réussisse à prendre une décision, je me sentirais forcément frustrée, quoi que j'aurais pu choisir.

Respirant profondément, les images de cette nuit me revinrent en tête, et mon cœur se serra.

Non. Je l'attendrais, cette fois, et toutes les autres fois où elle aurait besoin de moi. Elle comptait sur moi, elle me faisait confiance, au point de me laisser seule dans le vaisseau, et j'eus soudain honte d'avoir songé à m'enfuir en la laissant en plan.

Me calant confortablement dans le siège en cuir, je me passais la nuque en surveillant du coin de l'oeil la caméra qui me permettrait de savoir quand Orélia reviendrait. Je ne pouvais pas la laisser tomber et je ne la laisserait pas tomber. Pas cette fois, et pas une autre.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 23 Mai - 18:37

    Coruscant. La ville capitale de la République, le centre de la galaxie, apparemment un endroit où tout devrait toujours aller pour le mieux sans aucun soucis. Mais c’était loin d’être le cas. Le marché noir existait, des gens pauvres qui ne pouvaient vivre dans les tours et qui survivaient comme elles pouvaient. C’était un milieu propice à la contrebande et au marché noir, au développement de laboratoires clandestins et la prolifération de dealers de drogues en tout genre. Il y avait donc pas mal d’argent à faire pour une personne ayant des substances médicales à vendre à ces laboratoires et ces revendeurs. Mon père l’avait compris et travaillait avec quelques laboratoires de la planète. Pourtant il arrivait parfois qu’un d’eux décide de ne pas payer, c’était un choix malheureux, un choix qui me forçait à intervenir. Aujourd’hui serait un coup de semonce, une menace et une sommation de payer, en souhaitant bien entendu que le mauvais payeur décide de mettre la main aux crédits sans quoi je reviendrai et là je ne serai certainement plus dans une mission pour faire peur mais bien pour faire mal. Ce n’étaient pas mes missions préférées mais parfois il faut que quelqu’un se salisse les mains et fasse peur aux mauvais payeurs aussi pour que les autres comprennent qu’on ne peut pas venir jouer ce genre de jeux avec mon père. Et comme j’étais son exécutrice, c’était à moi qu’il incombait de réaliser ses missions. Ca me permettait notamment de voyager dans la galaxie et de découvrir parfois des endroits surprenants, aujourd’hui ne serait pas le cas, les bas quartiers de Coruscant ne sont pas reluisants, ce sont des lieux mal famés à la faune particulièrement douteuse, des gangs se partagent les rues tout en se tirant dessus à coup de blaster pour un rond point ou une intersection, pour une ruelle lugubre ou une impasse sombre. En tous les cas, c’était notre destination et Lina se prêtait apparemment au jeu de bon coeur sans broncher. Elle pilotait le vaisseau et nous amenait à bon port, nous étions d’ailleurs déjà en vu de la planète qui, comme à son habitude, comptait un nombre incalculable de vaisseaux en approche et déjà pris dans des files d’attentes interminables. Mieux valait prendre son mal en patience.

    Cependant il apparaît que « patience » ne fasse pas véritablement parti du vocabulaire à la Twi’Lek qui se lance dans une manoeuvre pour laquelle j’aurais sans doute démonter un droïde de pilotage pièce par pièce avant de les revendre au ferrailleur du coin. Visiblement Lina semblait avoir une passion douteuse pour les chutes libres, et on s’étonne qu’elle se soit écrasée sur Arkania ? Elle ré-active les moteurs et nous voilà déjà dans l’atmosphère de la planète, décidément elle était vraiment une pilote talentueuse, l’avoir à mes côtés serait un plus pour mes missions mais combien de temps s’exécuterait-elle avec autant de bonne volonté ? Combien de temps avant qu’elle ne veuille trop fortement retrouver sa liberté et que les choses déraillent ? Ca se compte peut-être en années ou en mois, en semaines mais beaucoup plus vraisemblablement en jours. Elle n’a pas le caractère d’une esclave, elle ne le resterait pas, elle finira par vouloir sa liberté, elle la cherchera et s’attirera peut-être des ennuis, m’attirera sans doute des ennuis. Quoi qu’il en soit, elle nous pose sur la piste d’atterrissage, hors de questions de rester trop longtemps ici, les présences étaient bien trop douteuses, de toute façon j’allais faire ce que j’avais à faire et ça s’arrêterait là. Enlevant mon débardeur et mon pantalon pour n’arborer que ma « tenue de travail », je n’oublie pas de mettre mon bâton à la ceinture, un baiser de Lina qui me surprend quelque peu et je mets mon masque sur ma bouche et mon nez avant de quitter le vaisseau et de constater que Lina n’en profite pas pour s’enfuir dans la seconde. Bizarrement je n’arrive pas à imaginer qu’à mon retour je puisse trouver l’endroit désert, quelque chose me pousse à croire qu’elle sera encore là quand je reviendrai.

    La mission n’est pas compliquée, le trafiquant n’est pas particulièrement discret, j’avais livré les substances à son laboratoire qui n’avait pas changé de localisation. J’entre comme si j’étais chez moi et vais directement le voir lui, frayant un chemin en mettant KO les quatre gardes du corps qui tentent de m’arrêter. Il n’en faut pas plus pour que le message soit lancé mais juste histoire d’être bien sûre et certaine qu’il soit correctement enregistré j’offre une frayeur supplémentaire au trafiquant. Il promet qu’il va payer et me verse déjà même un acompte du dixième de la solde, une preuve de bonne volonté que j’apprécie grandement et pour laquelle je le remercie avant de repartir pour rejoindre le cargo coréllien qui m’attend bien sagement. A la façon dont la porte s’ouvre je devine que Lina est encore là et j’en souris. J’entre dans le vaisseau qui décolle immédiatement après que l’entrée ait été refermée et je rejoins Lina :


    - Tu vois ? Pas de quoi s’inquiéter ! Est-ce que tu peux nous poser là s’il te plait.

    Lui indiquant d’autres coordonnées sur un datapad, je la regarde s’exécuter. Cette fois le quartier est bien mieux famé, pas de trafiquant, pas de gang, un quartier ayant déjà un certain niveau de vie. Alors que Lina vient d’atterrir et de couper les systèmes du vaisseau, je me penche à son oreille :

    - J’espère que tu me pardonneras.

    Un baiser sur sa joue au moment où j’enfonce une aiguille dans son cou, injectant tout le contenu de la seringue. Avant que je n’ai finis d’injecter le produit, elle est déjà profondément endormie. Je remets pantalon et débardeur pour être un rien plus présentable que dans ma tenue de Jade et je prends la Twi’Lek dans les bras, l’emmenant avec moi, empruntant un taxi pour arriver devant ce qui était le centre de formation où elle apprenait à piloter. L’homme à l’accueil semble visiblement la reconnaître et me demande ce qui lui est arrivé :

    - Je l’ai vu s’écraser sur Arkania mais le temps de lui porter secours un gang local l’avait faite esclave. Je l’ai achetée pour pouvoir la ramener ici, malheureusement je connais pas le code pour le collier qu’elle porte mais j’imagine que vous avez les moyens de lui retirer non ?
    - Oui bien sûr.
    - Prenez soin d’elle, son crash l’a un peu blessé, j’ai soigné ce que j’ai pu mais elle devrait voir un médecin. Enfin vous connaissez surement la marche à suivre mieux que moi.


    Je souris et lui laisse le corps profondément endormi de la Twi’Lek dans les bras pour pouvoir repartir :

    - Dois-je lui laisser un message ?
    - Dites-lui simplement que Orélia lui souhaite bonne chance.


    Il hoche la tête et se dirige vers l’infirmerie des lieux tandis que je retourne à mon vaisseau. J’avais déjà mon histoire pour mon père, elle a été tuée par mes soins en me trahissant, il adorerait cela et n’en demanderait pas plus. Quand à moi … j’avais le coeur pincé à l’idée de l’avoir ramenée, de savoir que sans doute nous ne nous reverrions jamais. Mais c’était la bonne chose à faire, c’était juste et mieux. Mais douloureux et désagréable. Je ne l’oublierai pas. Ni cette nuit unique qu’elle m’a fait vivre, ni ce que je ressentais en sa présence. C’était mieux de la laisser maintenant, avant que je me sois trop attachée.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Jeu 24 Mai - 5:30

Apercevant Orélia à l'entrée, je fait descendre la passerelle afin qu'elle puisse remonter à bord, la refermant immédiatement et allumant les moteurs pour un décollage rapide, sans cependant donner toute sa capacité aux moteurs, je ne veux pas la déséquilibrer non plus. Mais vu ce qu'elle m'a dit sur ses précédentes expériences sur Coruscant, je m'attends presque à ce que les types déboulent fusils-blasters au poing !

Mais non. Tout se déroule normalement, comme si elle était simplement allée faire des courses. Et puis apparemment sa mission est une réussite, et j'en suis contente pour elle. M'exécutant docilement quand aux nouvelles coordonnées qu'elle m'indique, je m'interroge silencieusement sur cet arrêt imprévu, peut-être doit-elle rencontrer un nouveau dealer ?

Non, j'en doute. Vu le quartier où on débouche, ça me semble plutôt être un endroit calme et sans problème, peut-être doit-elle juste récupérer quelque chose... Je ne m'en fais pas trop, après tout, elle devrait me le dire si c'était quelque chose d'important, non ?

Je pose donc le cargo, et coupe les systèmes lentement, après tout, il ne devrait pas être nécessaire de s'envoler en fuyant des malfrats, je peux même apercevoir des forces de sécurité non loin ! Donc, pas de soucis, je coupe tout, et c'est quand j'abaisse la dernière manette qu'Orélia vient à mon oreille m'offrir une excuse et un baiser sur la joue, et, avant que je ne puisse me retourner en souriant pour lui demander ce qui ne va pas, je sens quelque chose s'enfoncer dans mon cou.

Le liquide contenu dans la seringue se répands à une vitesse hallucinante dans mon corps, sans que je ne puisse rien faire, pas même la regarder ou me défendre, et puis c'est le noir complet.


***


Je me réveille dans une chambre aux murs blancs, et je me relève aussitôt en criant le prénom d'Orélia, aussitôt repoussée sans ménagement en position allongée par deux infirmiers en blouse blanche. Mes yeux paniqués regardent la pièce, sans trouver l'ombre de la jeune femme aux longs cheveux noirs, et le doute affreux s'insinue dans mon esprit.


*Que s'est-il passé ? Le vaisseau s'est-il écrasé ? Si Orélia n'est pas à mes côtés, peut-être est-elle... Non, non ! C'est impossible !


Puis tout me revient en mémoire tandis que je continue ma lutte pour me relever. La mission s'était bien passé. Qu'est-ce qui cloche bon sang ? Les nouvelles coordonnées... La seringue ! Orélia m'a drogué ! Mais pourquoi ? Pourquoi me revendrait-elle...

Je porte fébrilement la main à mon cou en sentant... ma peau. Pas de collier.

...

Elle m'a...libéré ?!

Un officier finit par arriver dans la pièce, écartant les infirmiers et me laissant me redresser à moitié. Son demi-sourire m'effraie sur ce qu'il a me dire.


- Bien, cadette Aola'Sinya. Comment vous sentez vous ? C'est normal après le crash sur... Arkania, c'est cela ? Voyant que je hoche la tête, il continue. [color=white]Vous avez eu de la chance que cette Orélia vous rachète aux mains de ces esclavagistes ! Elle vous a ramené ici, plutôt mal en point. Cependant, quelques points restent à éclaircir...[/white]


S'ensuit une série de questions sur les raisons de mon crash, avec des détails, et sur ce qui s'est passé ensuite. Je corrobore avec la version donnée par Orélia, je lui dois bien ça après tout. Lorsqu'il me demande pourquoi j'avais du produit anesthésiant dans le corps, je réponds que c'était pour m'empêcher d'avoir mal.

Mal physiquement comprend l'homme, mais mal psychologiquement surtout. Elle ne m'a pas laissé une chance. J'aurais tant voulu lui dire au revoir, lui dire que je ne l'oublierais pas, mais rien de tout cela. Je n'ai même pas pu articuler un son...

Satisfait, l'officier m'indique que je reprendrais les cours dès le lendemain. Au moment de sortir, il me lance :


- Au fait, cette Orélia vous souhaite bonne chance ! Au revoir, cadette.


Retombant dans le lit, je fixe le plafond avec un regard triste. Demain, ma vie reprendra, et pourtant, je n'arrive pas à en être contente. Si je savais que je finirais par retrouver ma liberté, aucun des scénarios que j'avais prévu pour ce faire n'a été ne serait-ce qu'effleuré ! Il faut dire que dans tous les cas, je lui parlais...

Me retournant d'un côté, je songe qu'il en est peut-être mieux ainsi. Peut-être valait-il mieux pour toutes les deux que nous ne parlions pas. Personnelement, je sais que cela m'aurait fait mal...


~~~Fin du Flash-Back~~~


Posant ma main contre la verrière du vaisseau de combat républicain où est affecté une de mes escadrilles, je repense à toute cette histoire alors que nous traversons le système où se trouve Arkania. Tant de choses ont changé depuis... Et mes épaulettes de Générale ne sont qu'un changement mineur.

Orélia... Je ne t'oublie pas. Je ne sais pas où tu es, ce que tu fais ou deviens, mais je te retrouverais un jour. Ça, j'en fais le serment.

M'éloignant de la vitre, je retourne vers mes pilotes en lançant un :


- Garde-à-vous !
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Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia]

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