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Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia]

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MessageSujet: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 9 Mai - 9:12

~~~Flash Back~~~


- Garde-à-vous !


Une cinquantaine de paires de bottes claquèrent en même temps que les miennes. Tous des recrues aspirants à devenir des officiers de la République, au sein de ses redoutables escadrons de la Chasse. Après une année d'entraînement intensif au sol, nous volions enfin sur de vrais engins, et la sensation de s'envoler était quelque chose d'incomparable. Les modèles que nous utilisions étaient vieux et démodés pour la plupart, voire franchement obsolètes, mais nous volions, et on se fichait bien du reste.

Le Commandant nous passa en revue, pendant que nous fixions le mur d'en face avec extrême intérêt. Si notre supérieur trouvait quoi que ce soit à reprocher à notre salut, notre uniforme, ou quoi que ce soit d'autres, nous étions bons pour êtres privés de sortie spatiale aujourd'hui. Et pour des amoureux de l'Espace comme nous l'étions, rater une sortie équivalait à la pire punition que nous pouvions recevoir.

Cette fois, personne ne fut retenu, et le Commandant eut son petit soupir satisfait, celui qui annonçait qu'on s'en était sorti. Relâchant imperceptiblement nos muscles, nous prîmes la position de repos, en attendant le briefing.


- Recrues, voilà votre exercice du jour : vous allez prendre un chasseur et me faire un magnifique jeu de piste dans cette foutue Galaxie. C'est très simple, plusieurs balises à proximité des planètes concernées enregistreront votre passage, jusqu'à ce que vous les ayez toutes trouvées, et soyez rentrés à la Base.

Chaque vaisseau comporte un premier message décrivant une planète sur laquelle se trouve la balise, qui vous transmettra un second message, etc. Ceci ayant pour but de tester votre connaissance des cailloux qui nous entourent.

Pour éviter tout favoritisme ou tentative de triche, les vaisseaux seront remis au hasard. Il s'agit d'A-Wing qui datent un peu, donc si votre moteur vous lâchent, appelez les vrais pilotes, recrues !



Il partit sur un grand rire en s'éloignant. Quand à nous, un capitaine à l'air passablement ennuyé vint nos chercher, nous appela dans le désordre en nous assignant à un chasseur. En voyant le mien, je pensais qu'effectivement, ce ne serait pas une surprise si le moteur lâchait. Le moteur, ou le vaisseau en entier ! Décrépi, passablement amoché par des tirs de laser, le cockpit était sale et le cuir du siège passablement usé.

J'avais déjà piloté de vieux vaisseaux, mais jamais à ce point ! Je dus redémarrer deux fois le système pour obtenir un contact, et le cockpit ne se ferma qu'à ma troisième tentative. Le temps que je décolle, et je remarquais être l'avant-dernière à sortir du hangar, le dernier chasseur n'ayant apparemment toujours pas réussi à démarrer.


*Comme quoi j'ai pas eu le pire...* songeais-je pour me réconforter.


C'était une idée saugrenue du Commandement, de nous faire piloter des appareils obsolètes, afin, qu'ayant connus le pire, nous soyons préparé au mieux. Une idée certes intéressante, mais qui risquais aussi de nous exploser à la tête... D'autant plus que nous étions la première génération à tester ce système, sans garantie du résultat.

Je commençais donc ma chasse, les premières planètes étant faciles à trouver, jusqu'à ce que la balise ne m'affiche que le mot "Diamant". Pensant que ma radio n'avait pas tout reçu, je donnais un coup dessus, sans plus de résultat. Je réfléchis donc à toute allure, il ne fallait pas que je prenne de retard. Je ne connaissais pas de planètes en diamant à proximité, cela signifiait donc probablement que la planète en question en exportait ou en importait beaucoup. Tout cela me fit immédiatement penser à une seule d'entre elles : Arkania.

Le sourire aux lèvres, je passais en hyperespace, et arrivais près du monde en question. Ma radio bipa quelques instants, avant de passer au vert. J'avais réussi ! Et le mot suivant me fit chaud au cœur : Maison. J'avais gagné, il ne me restait plus qu'à rentrer. Je programmais les coordonnées de la base, et passa en hyperespace.

Les étoiles disparurent, puis revinrent. La brusque décélération me fit partir en avant, m'écrasant la lèvre contre le cockpit. La bouche en sang, je pianotais sur les commandes pour voir ce qui faisait défaut, puis une alarme collision retentit. Regardant aux alentours, je ne vis personne. L'alarme missile sonna également, puis une autre, puis encore une autre. La console finit par lâcher en un grésillement, et les moteurs repartirent, sans que je ne puisse les contrôler. Le manche à balais ne bougeait pas d'un pouce, j'avais beau tirer de toutes mes forces, rien ne se passait.

Saisissant ma radio, bien que je ne sache pas si elle fonctionnait encore ou non, j'ouvris le canal prioritaire à la Base, en voyant à travers la vitre la surface de la planète se rapprocher dangereusement.


- Mayday, mayday, Charlie Bêta Six, j'ai perdu le contrôle, défaillance technique majeure, je vais m'écraser, planète Arkania, coordonnées inconnues, demande assistance immédiate, je répète...


Je pouvais désormais voir les terres en dessous de moi, tombant comme une pierre, le feu en plus derrière moi, perdant des bouts de vaisseaux par intermittence. Je savais que j'avais peu de chance de m'en tirer, mais je continuais de forcer sur le manche pour redresser, sans quoi j'étais perdue.


- Mayday, mayday, Charlie Bêta Six, je vais m'écraser, demande secours !


A la dernière minute, je débloquais enfin le manche, et réussit à redresser le nez de mon appareil, avant que le choc lourd et brutal de l'atterrissage forcé, faisant exploser la vitre et provoquant une grosse explosion dans la planète gelée. Heureusement, le climat froid de celle-ci dû éteindre les flammes avant qu'elle ne me tue, puisque j'étais toujours vivante.

Dans un moment de lucidité, je me rendis compte que j'étais coincée dans mon harnais, qui avait tellement brûlé qu'il collait à ma peau, j'allais avoir une vilaine bosse sur la joue, et les coupures dues aux éclats de verres couvraient à peu près tout mon corps. Bizarrement, les paroles de mon sergent instructeur lors de mes classes me revinrent aussi distinctement que si il était à côté en train de me les gueuler dans les oreilles :


- Et si tu t'écrases recrue, tu comptes faire quoi avec un chasseur Hors Service ?!

- Je... je ne sais pas sergent, je répondis en marmonnant à moitié.


Puis je perdis conscience, et ce fut le noir.


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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 9 Mai - 9:51

    ~~~Flash Back~~~

    C’était une journée qui démarrait pour ainsi dire le plus normalement du monde. Dehors il faisait un froid polaire, j’étais levée bien avant le soleil comme à mon habitude et j’étais d’ores et déjà en train de m’entrainer. Etre la meilleure, encore et toujours, ne jamais me croire la meilleure pour toujours continuer à aspirer à l’être, ne pas croire que je suis la plus capable pour continuer de m’entrainer à le devenir. C’était le grand apprentissage de mon père, plus je doutais de moi et plus je lui étais pratique, plus je doutais de moi et plus je prouvais de la motivation a être forte et capable. Ca allait bien entendu avec des avantages et parfois des cadeaux, mais aujourd’hui c’était extraordinaire, aujourd’hui c’était mon anniversaire et comme chaque jour pour mon anniversaire, mon père m’offrirait un cadeau … si il pensait. Mais je crois bien qu’après trois années d’oublis à se le rappeler seulement plus tard, il allait bien finir par y penser non ? Mais que voudrais-je de toute façon ? J’avais un vaisseau, un petit certes, je n’avais le droit de l’utiliser que pour me rendre à ses missions mais malgré cela, c’était mon vaisseau à moi. J’avais mes armes, j’avais ma tenue, j’avais finalement tout ce qui me fallait et tout ce que j’aimais. Non il me manquait quelque chose de peut-être plus important encore, l’amour de mon père. Cet amour que je quêtais désespérément en voulant le rendre fier de moi, cet amour que jamais il ne daignait me donner, cette fierté toujours si éphémère que je devais continuer encore et toujours de la chercher mission après mission. Si tout allait aussi bien ces derniers temps entre lui et moi, c’est que je daignais réussir mes missions, le satisfaire pleinement, mais autrement, il m’en voudrait énormément, il ne serait pas fier et moi … je ferai tout pour obtenir cela de lui.

    - Orélia, ton père te demande.

    Je bondis sur mes pieds, c’est mon anniversaire et mon père me demande, comment pourrai-je réagir autrement ? De toute façon, je me mets toujours en quatre pour lui, que ça soit mon anniversaire ou pas, que je sache que je vais prendre un savon ou avoir un câlin, je me lève donc d’un bon pour aller le rejoindre. Patience n’est pas un maître mot de son caractère, moins encore depuis ces dernières années où ils flirtent énormément avec l’Empire et les Sith, ce ne sont pas des commanditaires patients, il n’est pas patient donc, ça coulait de source par simple logique. Je me dépêche donc de rejoindre cette salle où il a pour habitude de tenir ses meetings et autres réunions pour le gang. C’est ici que je reçois mes missions, ce n’était pas là que j’espérais le voir car je savais pertinemment que ça voulait dire qu’il allait me confier une mission et non pas me souhaiter mon anniversaire. Cette année il osait oublier ! Mais je le pardonnais à peine m’étais-je énervée intérieurement, et sagement, j’attendais qu’il me montre un signe d’intérêt. Dix minutes passent alors que je suis debout devant la porte, il claque des doigts et je m’approche, m’inclinant très respectueusement pour l’écouter me parler :

    - Un bon travail que celui que tu as fais hier. Tu m’as épatée, mais hélas je n’ai même pas le temps de te féliciter que je dois déjà te demander de repartir. Un vaisseau ne va pas tarder à s’écraser, j’aimerai que tu ailles l’accueillir, tu connais la procédure n’est-ce pas ? Empire ou Sith ce sont des rois, aucune couleur apparente je jugerai et si c’est République … il n’y a pas eu de survivant. Est-ce que je suis bien clair ?
    - Oui père. Je me mets en route de suite.


    Je marche vers la sortie de la salle, triste et déçue de ne même pas l’avoir entendu parler de mon anniversaire, pas une mention, pas un mot, je me fichais d’un cadeau, mais qu’il s’en souvienne au moins ! Seulement ce n’était pas le cas, il ne réalisait même pas que c’était aujourd’hui. Mais au moins j’avais cette mission pour lui prouver qu’il pouvait être fière de moi. J’arrivais à la porte quand il se racla la gorge, signe généralement de s’arrêter et je me fige dans l’instant :

    - Quand tu reviendras, tu me diras ce que tu veux. Je crois me souvenir que c’est ton anniversaire aujourd’hui.

    Je hoche la tête, le visage fendu d’un sourire jusque derrière les oreilles comme si il venait me promettre un parfait et magnifique cadeau. Mais il s’était souvenu, c’était le principal. La réalité était que sans son conseiller il ne s’en serait pas souvenu, mais ça je ne pouvais pas le voir car je ne voulais pas le voir. Alors j’y crois et c’est le sourire au lèvre que je vais partir pour ma mission.

    Je troque ma tenue habituelle, bien peu adaptée aux températures de la planète contre un pantalon, un haut, un bon pull et un manteau. Je rejoins le hangar où un véhicule m’attend déjà pour m’emmener sur le lieu du crash avec deux autres hommes de main à mon père. Ils étaient plus là pour me conduire qu’autre chose, mais ne savait-on jamais qu’ils puissent être utiles. Le trajet n’est pas si long, une chance il fait un froid glacial sur cette planète, même dans le véhicule il est difficile de se réchauffer. Nous nous retrouvons donc rapidement aux pieds d’une petit montagne de glace, le genre stupide, comme une île qui a poussé et le vaisseau qui joue à « tombera ? Tombera pas ? » au bord de cette chute. Apparemment pas de signe d’un occupant, ni fumée, ni balise, aucun mouvement. J’attrape deux piolets et me lance à l’ascension, courageusement abandonnée seule dans cette entreprise par les deux gros bras. Je suis finalement très rapidement en haut où je peux découvrir que le vaisseau avait commencé à brulé, brulant ses armoiries en grande partie mais pourtant restant reconnaissable. Prenant mon couteau, je connais la consigne, il n’y a aucun survivant.

    Ouvrant tant bien que mal le cockpit, je tombe nez à nez avec une Twi’Lek visiblement en mauvais état. Il faut dire qu’après un crash, je ne m’attendais pas à la voir en train de danser et de bondir dans tous les sens. C’était déjà un petit miracle qu’elle ait survécu dans ce vieux vaisseau, le truc devait déjà tomber en ruine avant même qu’elle le démarre, pas étonnant qu’elle ait faillis se tuer ! D’ailleurs ça aurait sans doute été plus facile, si elle était morte, ça m’aurait évitée d’avoir à la tuer. C’était pour rendre mon père fier, juste un petit coup de couteau et tout serait réglé, mais pourtant … Pourquoi je n’y parviens pas ? Je n’ai jamais vraiment apprécié que mon père fricote avec l’Empire et les Sith, mais cette femme ou plutôt sa mort, c’est ma chance de rendre mon père fier. Il n’a pas besoin de savoir la vérité cela dit. Une très mauvaise idée me vient, tâchant de sortir la pilote de son vaisseau, je prends soin d’arracher les écussons qu’elle porte et de les jeter dans le vaisseau que j’aide à tomber en contre-bas. Il tombe droit dans une crevasse pour finir dans des flammes splendides que le froid étouffe presque aussi rapidement qu’elles sont apparues. Menottant la captive inconsciente, un jeu de corde avec les gros durs qui m’accompagnent et nous voilà bientôt de retour dans cette grande demeure. C’est toujours inconsciente qu’on traine la Twi’Lek jusque dans la salle de réunion devant mon père :


    - C’est quoi ça ?
    - La survivante du crash, elle vole sans couleur alors je l’ai ramenée comme vous l’avez demandée.
    - Mouais … qu’on la réveille !


    La confiant un instant aux gros durs je cherche un bon gros verre d’eau que je lui envoie à la figure pour la réveiller. Pas sûre qu’elle soit déjà sortis totalement des vapes quand déjà mon père, dans toute sa douceur lui demande :

    - Tu es qui ? Tu viens d’où ? Et plus important encore, donne-moi une bonne raison pour que je ne te tue pas sur le champ ? Fais bien attention à ce que tu vas répondre si tu tiens à tes lekku et surtout si tu tiens à la vie !
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Mer 9 Mai - 10:49

Je vole, sans vaisseau, dans l'espace. Il fait froid, et j'ai mal. Je regarde où je suis pour me réveiller, mais je ne trouve aucun repère. Rien qui puisse m'indiquer ce que je fais là, pourquoi, ou ce que je suis censée faire. Je sens quelques contacts contre ma peau qui m'électrise, sans que je n'aperçoive qui que ce soit. Que se passe-t-il ? Je suis morte ? Et puis à mesure que je dérive, un trou noir apparaît devant moi, et j'ai beau nager dans l'autre sens, il se rapproche inexorablement...

... Et disparaît dans une gerbe d'eau. J'ouvre péniblement un oeil, l'autre étant trop gonflé pour que j'y parvienne, et je n'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche pour respirer que me voilà assaillie de questions par un type que je ne connais pas, dans un lieu que je ne connais pas, entourée de gens que je ne connais pas, menottée, et blessée.

En bref, ma situation n'est pas la meilleure qui soit. J'observe d'un coup d'oeil rapide ce qui m'entoure. Une grande salle de réunion apparemment. Je suis tenue par deux hommes dont je n'arrive pas à voir les visages, et j'ai les poignets attachés. Devant moi, un autre homme, et c'est lui qui m'a posé les questions, il faut croire. Ah, et aussi, une jeune femme assez mignonne aux long cheveux noirs qui tient un verre d'eau vide dans la main.

Ça commence à prendre forme. Je me rappelle maintenant qu'est-ce que je fais là, enfin, comment j'y suis arrivée plutôt. Le vaisseau, la course, le dysfonctionnement de l'hyperpropulseur, la chute, et le trou noir. J'imagine que j'ai du être amenée ici, et la fille m'a balancé de l'eau dessus pour me réveiller. Jusqu'ici, c'est logique. Ce qui l'est moins, c'est pourquoi je suis menottée, et pourquoi les insignes portant mon nom, mon unité et le flambeau de la République ont été arrachés à la main.

Parce que la moitié des questions du type auraient pu être résolues si je les avais toujours, je suppose donc que la personne qui a fait ça avait prévu le coup. Quand à savoir quel coup, je n'en ai aucune idée. Peut-être qu'il n'aime pas les insignes, après tout, c'est une planète neutre, je suis censée y être accueillie indifféremment, non ?

Enfin, bien sûr, je me doute que c'est plus compliqué que ça. Donc, réfléchissons deux minutes...


*Heu, pourquoi il me regarde comme ça ?* je pense en le voyant sur le point d'exploser.


J'ai l'impression qu'il n'aime pas qu'on le fasse attendre, alors je feins un gémissement de douleur pour me donner une contenance, en préparant le plus gros mensonge de ma vie. Quand on sait pas ce qui se passe, mieux vaut attendre de savoir. Et quand on peut pas attendre, on improvise.


- Je.. qui êtes-vous ? Qui suis-je ? Je.. je ne me rappelle de rien...


Mon cœur commence à battre fort à mes tempes, au fil de mes paroles, je sens que ce gros mensonge va avoir du mal à passer cru, alors il faut que j'ajoute un truc, et vite. Je jette un regard qui serait affolé si je ne me contrôlais pas à la fille, qui à l'air d'être d'ailleurs la fille de l'homme qui me questionne, vu comment elle le regarde avec respect.


*Qui m'a arraché mes écussons ?*


Cette question m'obsède, parce que je ne sais pas y répondre. Au fond, je m'aperçois qu'elle n'a pas grande importance, la vraie question est pourquoi ? Je revois mes cours sur Arkania, tous les articles de presse pouvant la concerner, tout ce que j'ai pu voir sur l'holonet, bref, n'importe quel indice pouvant m'aider.

Plusieurs factions... Personnel médical... Extractions minières... Chute du cours du diamant... Gangs pro-Impérialo-Sith...

Le seule chose résultant de ce brainstorming durant lequel j'ai balbutié en quelques mots un voyage fictif en vaisseau en attendant d'avoir autre chose à dire, c'est que les Républicains ne sont pas bien accueillis ici. Que ce soit parce qu'on a préféré une autre planète minière à la leur, ou parce que des factions fricotent avec les Sith, la personne qui m'a arraché mes insignes savait ce qu'elle faisait : si je suis reconnue en tant que Républicaine, je peux dire adieu à mes Lekkus, comme l'a si gentiment souligné le pacha.

Une chose bien avec ces dernières, c'est qu'on peut faire plusieurs choses à la fois. Comme un disque dur externe : pendant qu'il blablate, je peux réfléchir posément, et j'en ai sacrément besoin. Enfin, comme l'heure de sortir la deuxième sauce est arrivée, je reprends le contrôle de ma bouche qui abordait la destruction de mon vaisseau pour lancer :


- Je me souviens avoir été poursuivie par deux chasseurs ! Ils étaient... Républicains si je me souviens de ce qu'ils ont dit correctement... Oui, je crois bien que c'est ça, quoi que la République puisse être. C'est eux qui m'ont abattus...


Peux mieux faire, mais j'aimerais vous y voir. En tout cas, ça me laisse le temps de réfléchir de nouveau. Au moins le temps de voir si ça a marché ou pas du tout. Après tout, je vois très bien la scène où l'homme qui a l'air d'être le patron se lève et dise à ses hommes :"Bon, on s'est bien marré à entendre ses conneries, tuez la dans un coin discret".

Regardant alternativement sans bouger le visage le père et sa fille, je me demande lequel des deux est celui qui m'a aidé. Les deux colosses sont exclus, et je ne vois personne d'autre susceptible de l'avoir fait. Leurs raisons respectives peuvent être multiples : le père, pour avoir un contact dans la République, mais pour ne pas le dire officiellement à ses hommes, la fille, pour braver l'autorité ou que sais-je.

En même temps, je vois mal le chef être allée me chercher sans que ses hommes ne l'aient accompagné. Alors, il ne reste qu'un choix. Tournant doucement la tête pour faire semblant de tousser un peu, je la regarde dans les yeux (d'un seul oeil, hélas pour le second), et hoche imperceptiblement la tête en signe de remerciement. Je ne sais pas comment va réagir le père, mais avec de la chance je pourrais m'en tirer seule à partir de maintenant. Si c'est la fille qui m'a aidé, elle risque de gros ennuis, et je ne voudrais pas qu'elle en ait davantage à cause de moi.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Jeu 10 Mai - 0:15

    Finalement cette journée n’était pas si terrible que ce que j’avais pu imaginer ! Mon père s’était souvenu de mon anniversaire et j’avais une mission à accomplir pour le rendre fier, tout était au mieux, j’avais de quoi passer une excellente journée et j’allais le faire ! Je dois bien avouer que le trajet jusqu’au vaisseau se fait en réfléchissant très sérieusement à ce que j’allais demander comme cadeau, je manquais d’idées pourtant, mais je ne doutais pas que je finirai par en trouver une à un moment donné. En attendant le moment où je devrai dire à mon père ce que je veux, j’aurais sans doute le temps de trouver quelque chose qui me plaira, mais bon mieux valait me concentrer sur ma mission car escalader un mur de glace, même avec de l’habitude, ça n’a rien d’évident et ça reste tout particulièrement dangereux. D’autant que je suis trop habillée à mon goût, ma tenue jugée souvent « vulgaire » je l’ai toujours affectionnée pour le mystère qui l’entourait, mais aussi et surtout parce qu’elle ne me gênait dans strictement aucun mouvement alors que le pantalon que je porte ne semble pas toujours trop coopératif pour me laisser escalader le mur de glace.

    Arrivée en haut, je me retrouve devant un vaisseau de la République et la pilote qui avait apparemment un peu sur-estimé les capacités de cet engin. Elle aurait pu s’écraser à cent kilomètres de là, quelqu’un d’autre l’aurait sûrement trouvée et laissée partir, mais moi j’avais mes ordres, ceux de mon père, si c’était une personne de la République, il n’y avait pas de survivant. Alors qu’est-ce qui me prend de ne pas vouloir la tuer ? J’ai tué de sang froid beaucoup de personnes, ça ne m’a jamais gêné, ça avait toujours été les ordres de mon père alors je les exécutais. Oui mais là, la situation était différente, elle ne représentait pas vraiment une menace, je doutais qu’elle soit venue essayer de nous envahir tout seul ou lutter contre les gangs en se fracassant sur la planète. Et puis je devais choisir de la tuer ou non et je ne savais pas choisir. Mon père avait toujours tout décidé pour moi, là je devais choisir entre la tuer et non, je préfèrerai de loin que ça soit mon père qui choisisse de quoi il retourne. Alors je décide d’enlever les écussons de la Twi’Lek pour lui laisser une petite chance de survie selon le jugement que rendra mon père une fois qu’il l’aura vue et sans doute questionnée.

    Je la ramène donc, elle n’est pas franchement dans un état très glorieux, lèvres en sang, visage écorché, bras en sang, oeil au beurre noir, ça va lui être un drôle de réveil. Enfin j’imagine que c’est déjà un drôle de réveil quand ça commence directement avec un verre d’eau dans la figure, mais vu son état je préférais ça à la gifler, ça semblait plus décent et moral un peu d’eau. Elle semble d’ailleurs avoir un peu de mal à sortir du cirage mais bon, elle a survécu à un crash et j’avais eu toutes les peines du monde à la tirer de son harnais, j’imagine qu’elle doit souffrir plutôt pas mal dans son état actuel, bah la médecine arkanienne aura tôt fait de la retaper, ou même moi. A vivre des missions dangereuses, on apprend à se soigner en improvisant comme on peut et de façon aussi efficace que possible. Bref, nous verrions bien, de toute façon, il restait toujours la possibilité que mon père m’ordonne de la tuer, auquel cas il aura même été idiot que je la ramène parce que finalement elle n’aura que souffert de ses blessures encore avant de mourir. Quoi qu’il en soit, elle semblait doucement revenir à ses pensées.

    Elle commence à parler finalement, se risquant à dire qu’elle ne se rappelle plus de rien ce qui visiblement n’est pas pour plaire à mon père. Je dois dire que ce n’est pas franchement convainquant, c’est vraiment énorme et très honnêtement je lis dans le regard de mon père de l’exaspération. Peut-être est-elle simplement encore sous le choc finalement, ça lui reviendra sans doute dans quelques instants non ? Je me souvenais d’une mission où j’avais réalisé une sublime chute avec un atterrissage très dur, j’avais été dans le coltard un bon moment avant de réussir à véritablement joindre les deux bouts dans ma petite tête. Aussi je reste impassible à côté de la Twi’Lek en attendant la suite car il est évident qu’elle allait devoir donné une suite à ce qui ressemblait vraiment trop à un mensonge pour que quelqu’un y croit.

    Elle repend soudainement en parlant d’avoir été poursuivie par des chasseurs républicains, voilà qui va plutôt être pour séduire les oreilles de mon père. Si la République lui en veut, c’est qu’elle est du « bon côté » pour ses affaires ou au moins qu’elle n’est pas un « témoin gênant » même si, soyons honnête, elle n’a sans doute aucune conscience des fricotages de mon père avec l’Empire. Et leurs puissants alliés. J’attends donc la suite et un ordre de mon père mais il reste plutôt impassible, murmurant quelques mots à son bras droit qui s’empresse de disparaître :


    - Nous allons vérifier cela avec les relevés d’occupations de l’espace aérien. J’espère pour vous que vous dites vrai, s’il s’agit d’un mensonge, vous le paierez.

    J’attends patiemment la suite, voyant le bras droit revenir une petite dizaine de minutes plus tard alors que mon père maugrée d’impatience et sur le côté anormal du temps qu’il lui a fallu. Nouveaux murmures, bon sang je suis là moi, j’aimerai savoir de quoi il retourne exactement ! Mais bon, en brave petite fille, je me tais et j’attends de savoir ce que mon père va en dire. Il se lève et approche de la Twi’Lek lui assénant un coup de poing magistral en pleine figure. Au moins il a cogné du côté où son oeil ne s’ouvrait déjà pas, ça lui éviterait de perdre la vue, même si j’imagine que ça devait être bien peu à côté de ce que mon père dit alors :

    - Orélia, tue-moi cette sale menteuse.
    - Oui père.


    Attrapant le bras de la Twi’Lek pour la tirer avec moi vers un endroit où il sera aisé de laver son sang, mon père m’arrête :

    - Non, je veux la voir mourir. Je ne supporte pas la vision de ceux qui mentent, la vision de sa mort sera donc agréable.
    - Comme vous voulez.


    Un coup derrière les genoux de la Twi’Lek pour l’agenouiller, tirant sans douceur un lekku pour lui faire lever la tête et dégager sa gorge, j’approche le couteau contre sa peau. C’est un ordre de mon père, je dois le faire … Oui mais la République … J’ai toujours cru en ce mot même sans rien en connaître :

    - Père … Je me demandais si elle ne pouvait pas être mon cadeau ? Elle est Twi’Lek, une race d’esclave depuis longtemps, peut-être pourrait-elle être la mienne ?
    - Ton esclave ? Et bien, moi qui croyait que tu n’en voulais pas. Soit, qu’on amène un collier d’esclavage pour cette Twi’Lek !


    Rangeant mon couteau, je me retiens de soupirer, ce n’était pas rêvé mais c’était mieux que rien en attendant que je trouve comment la « libérer ». Pourquoi j’agissais ainsi était un vrai casse-tête pour moi. Le petite bruit du verrouillage du collier autour du cou de la Twi’Lek me ramène au moment présent alors qu’on me donne la commande du collier. Je connais ces colliers, la décharge est extrêmement douloureuse mais même si on décidait de garder le bouton enfoncé, il faudrait plus d’une journée pour que la victime meurt.

    - Merci père, c’est un cadeau magnifique.
    - C’est normal ma fille, maintenant disparais, j’ai à faire !


    Je quitte la salle, prenant le bras de la Twi’Lek pour la faire venir avec moi jusqu’à ma chambre que je verrouille derrière moi. Libérant les mains de la républicaine, je la pousse sur un fauteuil je m’installe face à elle en la regardant dans les yeux :

    - T’as mal choisis ta planète pour t’écraser. Les républicains sont tués sans sommation habituellement, considère-toi comme chanceuse. Alors c’est quoi ton histoire. La vraie je veux dire. Celle qui t’as menée sur ce caillou. Et fais pas la maline, je suis gentille mais j’ai mes limites.

    Je remue la commande du collier devant ses yeux, enfin son oeil valide, pour bien lui faire comprendre que l’électrocuter ne m’inquiète pas plus que ça ne me dérangerait.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Jeu 10 Mai - 7:38

Quelques secondes passent, durant lesquelles je croiserais les doigts si les deux brutes derrière moi ne seraient pas susceptibles de le rapporter au patriarche qui semble donner quelques instructions à un autre homme. Quand il m'informe de ce qu'il a l'intention de faire, mon sang se glace. J'avoue ne pas avoir prévu qu'ils puissent accéder au contrôle spatial... Et il ne fait donc plus aucun doute que je vais le payer, comme il l'affirme. La seule chose qui me retient de dire la vérité, c'est le petit espoir que je puisse être passée inaperçue pour le contrôle.

Le type revient, et chuchote quelque chose, à n'en pas douter les résultats de sa petite enquête, en somme, je vais savoir dans quelques instants si je vais vivre ou mourir. Vu son visage comme il se rapproche, je commence à comprendre que ce ne sont pas des bonnes nouvelles. Je n'ai même pas le temps de déglutir que je me reçois un formidable coup en pleine joue, la douleur explosant dans cette partie déjà tuméfiée de mon visage, mais je reste debout.

Comme je m'en doutais, je vais devoir mourir pour mon mensonge. Je regrette de n'avoir vécu qu'une demi-vie, et de ne pas avoir pu finir mes classes pour piloter un chasseur digne de ce nom. Et on dirait que je me suis trompée sur le compte de la fille, vu qu'elle semble bien déterminé à exécuter les ordres de son père, et, par conséquent, avoir ma peau. Et puis si jamais elle était vraiment avec moi et qu'elle voulait me libérer une fois au-dehors, c'est contrecarré par la volonté de son paternel de me voir mourir. Là, feinter devient rigoureusement impossible.

Je vais donc mourir.

Son coup derrière les genoux me fait tomber, et ces derniers heurtent le sol avec un bruit mat. Me tirant par une Lekku pour me faire relever la gorge, je me retiens de crier de douleur, bien que le simple contact avec cette extension de mon cerveau est une chose qui me rend habituellement folle. Au moins je resterais digne dans ma mort. Le couteau se rapproche inexorablement, touchant bientôt ma peau. Je crispe les dents, et tout mon corps se raidit dans l'attente de la morsure fatale... qui ne vient pas.

Esclave. Ce mot m'agite les entrailles comme aucun autre. Si je dois vivre, je ne serais pas une esclave ! Entre vivre en tant que telle, ou mourir ici et maintenant, le choix est vite vu. Je décide donc de trouver un moyen d'en finir avant que le collier fatidique ne se verrouille sur mon cou, peut-être que tenter de prendre la fuite inciterait les gardes à me tirer dessus...

Après tout, je n'étais qu'un "cadeau", et il pouvait désormais m'arriver tout et n'importe quoi que je n'aurais plus mon mot à dire... J'étais d'ailleurs quasi-certaine que mon message de détresse n'avait pas été reçu, et que j'allais passer le restant de mes jours ici si je ne faisais rien. J'étais prête à me lever, peut-être même à frapper la fille pour que les hommes n'hésitent pas.

Cependant, un doute me retient. Après tout, si c'est bien la fille qui m'a déjà aidé, peut-être souhaite-t-elle le faire une nouvelle fois, et il n'y a effectivement guère d'options qui s'offrent à elle pour ce faire. Au pire, si j'ai encore tort, je trouverais un moyen de mourir. Tout plutôt qu'une vie d'esclavage. J'attends donc, patiemment, le regard éteint.

Le claquement du collier qui scelle ma nouvelle position me voit grimacer, mais cela doit passer inaperçu vu que mon visage blessé doit être assez indéchiffrable. On confie à ma sauveuse -ou ma future tortionnaire, je ne sais pas encore- la fameuse télécommande qui décide des décharges à m'infliger en punition. Je l'ai souvent vu à l’œuvre, et je ne dois qu'à un gros effort de volonté de ne pas vomir de me voir la cible directe de ce jouet meurtrier.

Il ne s'agit même pas de la carotte et du bâton, puisque cela n'est destiné qu'à faire du mal, prouvant si il en était besoin que les esclavagistes sont des êtres immoraux et dénués de toute pitié. Rien ne peut de bon ne peut en sortir, puisque seul le mal est prévu par ces objets.

Enfin, je me laisse conduire dans ce qui semble être la chambre de la jeune femme, qui me retire mes menottes. Je n'ai même pas le temps de frotter mes poignets dont la chair est à nue que je me retrouve dans ce fauteuil, avec elle en face de moi, qui me demande ce que je fais vraiment là, tout en me faisant clairement comprendre qu'être toujours en vie ne signifie pas forcément que je suis sortie d'affaire.

Vu que ma situation pourrait difficilement empirer, je décide de lui dire l'exacte vérité, après tout, elle m'a sauvé, deux fois, et je ne vois pas en quoi lui mentir pourrait m'aider dans ma situation.


- Il s'agissait d'un simple exercice... Je suis cadet pour devenir officier de la Chasse Républicaine, et nous devions faire un jeu de piste à travers différentes planètes. Je suis arrivée ici dans le cadre de l'exercice, et j'allais repartir quand mon hyperpropulseur a déconné, et m'a fait perdre les contrôles. Et je me suis crashée ici. Pas grand-chose à dire de plus, si ce n'est... merci.


Je ne savais pas vraiment quoi dire de plus, sauf si elle voulait que je lui raconte ma vie en entier, auquel cas je pouvais espérer m'enfuir quand elle se serait endormie d'ennui, et vu que je n'étais pas vraiment en position de force, la seule chose que je pouvais faire était attendre, attendre qu'elle relance.

La situation ne me plaisait guère, c'était certain, et même si je n'étais plus menottée, la situation était la même que lorsque je m'étais réveillée, voire pire : j'étais soumise à des gens que je connaissais pas, sur une planète inconnue à part lors de mes études de topographies (autrement dit, totalement inconnue). Mais qu'y pouvais-je ? En attendant, j'étais bel et bien dans les mains de cette femme.

Je détaillais donc rapidement ma sauveuse, qui avait une carrure impressionnante, qui en aurait fait rougir de jalousie certains des pilotes de mon escadron. De toutes évidence, elle prenait soin d'elle et faisait régulièrement de l'entraînement sportif. Et avec ça, jolie. Bon, d'accord, ce n'était ni vraiment le lieu ni le moment de penser à des choses comme cela, mais bon, c'était un simple fait. Évidemment, je ne me faisais pas trop d'idées non plus, faut pas croire, j'en oublie pas dans quelle situation je suis, mais bon, ça aurait été moins plaisant face à un homme obèse, méchant et con comme un balais.

Ne souhaitant pas laisser un silence s'installer, je repris juste pour indiquer mon nom à mon interlocutrice. Après tout, cela détendrait peut-être les relations et c'est toujours apprécié que de mettre un nom sur le visage de quelqu'un.


- Au fait... Je m'appelle Lina.


Je ne demandais pas son nom en retour, déjà parce que je n'étais pas vraiment en position de le faire, mais aussi parce qu'il fallait lui laisser décider par elle-même si elle le souhaitait, ou non. Cette fois, je n'avais vraiment plus rien à dire, et j'attendis donc en touchant d'une main ma Lekku meurtrie pour calmer la douleur, m'essuyant après le sang qui perlait à la commissure de mes lèvres, du fait du coup porté par son père.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Jeu 10 Mai - 8:43

    Je n’avais jamais été une sale gosse, au contraire j’avais toujours énormément respecté mon père, j’avais toujours obéis à chacun de ses ordres, c’était ma nature quelque part, l’obéissance à cet homme qui dirigeait ma vie. Je ne faisais que quêter de la fierté au près de lui, il ne montrait jamais de signe d’amour, alors je cherchais à susciter chez lui ce que je pouvais lui faire susciter de plus fort, de la fierté. Et voir cet éclat dans ses yeux était de loin le plus cadeau de tous, c’était sa façon de m’aimer, à travers cette fierté qu’il me montrait quand j’accomplissais une mission, c’était là qu’il m’aimait. Et ça me suffisait parce que je n’avais jamais rien connu d’autre et que de toute façon je n’ai rien d’autre à chercher ou espérer. Je n’ai pas grandis dans ce qu’on appellerait un monde d’amour, j’ai grandis avec un père qui me voulait voir devenir la meilleure et c’était pour ça que je m’entrainais. Evidemment les produits des arkaniens aidaient à développer ma musculature et mes attributs physiques mais les heures d’entrainement, je me les coltinais seule comme une grande et finalement c’était ma vie. Je m’entrainais quand je n’étais pas en mission, jusqu’à ce que mes muscles me brulent, jusqu’à ce que je ne tienne plus debout ou que je ne parvienne plus à tenir une arme. C’était ma vie à moi, une vie à obéir à un homme, à mon père, je n’étais pas son esclave pour autant, j’étais plutôt son toutou fidèle. J’obéissais au doigt et à l’oeil, parfois agissant même avant qu’il ne me dise ou ne me demande le faire. La liberté était quelque chose que je ne connaissais pas vraiment, je ne décidais jamais vraiment quoi faire de mes journées sinon pour décider quels exercices j’allais pratiquer aujourd’hui, ou comme j’allais accomplir la mission que mon père m’avait confiée. Jamais pourtant, je n’avais pris une telle liberté que celle de venir en aide à cette Twi’Lek en lui laissant une petite chance de rester en vie si mon père en jugeait ainsi.

    Hélas mentir n’était pas malin, c’était stupide, surtout devant mon père et rapidement la sentence tomba sur la pauvre femme. Elle allait mourir. Je pensais, comme toujours, l’emmener à l’écart dans une salle plus tranquille ou son sang pourrait tâcher le sol sans que ça ne soit trop gênant mais mon père me demande la tuer ici. Alors je m’exécute, je l’agenouille devant moi, je la fais tendre sa gorge en lui faisant pencher la tête en arrière par le biais d’une lekku. J’avais vu plusieurs Twi’leks déjà, mais jamais je ne m’étais demandée si ça leurs faisait mal quand on leurs tirait une lekku. J’avais désormais ma réponse à voir la façon dont elle s’est crispée. J’approche le métal de sa gorge, je suis plutôt estomaquée par son courage, elle ne proteste pas, elle ne tente pas de monnayer sa vie comme tant le font. Et alors que je devrai simplement faire glisser cette lame si parfaitement tranchante sous sa gorge, je veux pourtant encore lui venir en aide. J’ignore pourquoi, j’ai simplement un mauvais pressentiment qui me tenaille les entrailles ces derniers temps, comme si quelque chose de mauvais allait arriver des aventures de mon père avec l’Empire et les Sith. Quoi qu’il en soit, j’aimerai une idée pour lui venir en aide, quelque chose, n’importe quoi et je décide de « sacrifier » mon cadeau d’anniversaire. C’est évidemment une surprise pour mon père, plusieurs fois il m’avait proposée des esclaves de diverses espèces de la galaxie d’ailleurs mais toujours j’avais refusé disant ne pas avoir l’envie de m’encombrer avec, mais en réalité n’ayant aucune envie de jouer les Maîtresses. Pourtant j’allais bien devoir puisque mon père accédait à ma demande de façon favorable, voilà donc que la Twi’Lek serait mon esclave. Au moins elle aurait un talent, elle savait piloter … enfin on ferait des essais d’abord parce qu’elle s’est écrasée pour le seul vol que je lui connaisse, mais avoir une pilote pourrait toujours m’être utile pour mes missions. Les droïdes c’est sympa mais parfois un peu trop … droïde.

    J’attends que mon père me congédie, ce qui ne tarde pas après que mon esclave, puisque c’était désormais ce qu’elle était, ne se soit vue mettre un collier autour du cou. C’était le signe de son esclavage, et cette petite télécommande qu’on me donnait était le symbole de ma domination. C’était bizarre de se dire qu’un si petit objet donnait le droit de disposer entièrement de la volonté et la vie d’une personne, j’espérais déjà qu’elle ne me donne pas trop l’obligation de l’utiliser parce que très honnêtement, l’électrocuter ne me tentait pas, d’autant que dans son état ça ne serait certainement pas malin. Cela dit vu son état justement, elle ne risquait pas de venir jouer les super-rebelles résistantes. En tous les cas, ça doit lui faire un sacré choc, mais peut-être valait-il mieux être en vie et asservie que morte … Non c’est bon, je retire ce que je viens dire, c’est débile, personne ne veut vivre pour être l’esclave d’un autre. Moi-même je préfèrerai mourir que de finir esclave même si en un sens je l’étais déjà. Quoi qu’il en soit, j’emmenais la Twi’Lek vers mes appartements. Autant que nous fassions un peu connaissance et puis ça me laisserait l’opportunité de la soigner un peu, ce qui ne sera pas du luxe parce qu’entre les coupures, les brulures, le coup de mon père et son oeil qui ne s’ouvre pas, il y avait à faire. Et puis le maquillage à la suie, ce n’est pas vraiment esthétique. Cela dit, avant de commencer à m’occuper d’elle, si l’on peut dire, je préfère d’abord en savoir un peu plus sur elle. Savoir comment elle avait finis ici notamment, parce que je me doutais qu’elle n’avait certainement pas choisis toute seule comme une grande de s’écraser, il y a des moyens bien plus aisés de se suicider que de se rater en écrasant un vaisseau sur une planète. Ses explications viennent rapidement, parfaitement rationnelles d’ailleurs, j’acquiesce de la tête tout en l’écoutant. Je hausse les épaules quand elle dit « merci », très sincèrement je ne l’avais pas fais pour l’entendre me dire « merci », je ne sais même pas si j’avais raison, peut-être que j’aurais meilleure compte de la tuer finalement. Mais non, je ne le ferai pas, je ne tuerai pas cette femme qui répond au nom de Lina puisqu’elle se présente ainsi.


    - Orélia mais je suppose que tu peux comprendre à quel nom je répondrai pour toi vu ton nouveau statut.

    M’approchant, j’ausculte rapidement ses diverses blessures avec un peu plus de soin, il n’y a rien de véritablement trop graves, mais le cumul de toutes ces blessures ça faisait quand même beaucoup :

    - Viens avec moi, tu vas te laver et je vais t’arranger un peu.

    Je la guide jusqu’à la pièce au fond de ce petit salon où nous étions. Nous entrons dans une salle de bains d’un confort plutôt très agréable. Faisant couler de l’eau pour un bain je reprends :

    - T’as pas eu de chance. T’aurais pu te crasher n’importe où sur ce caillou glacé, quelqu’un serait venu t’aider et t’aurais gentiment rendu à la République. Mais mon père a ses consignes, si ça s’écrase avec les écussons de la République alors il n’y a pas de survivants.

    Je la regarde un instant avant d’anticiper sur une possible question :

    - Je sais pas pourquoi je t’ai aidée alors demande pas. Allez déshabille-toi, un bon bain va te faire du bien.

    Me tournant vers le fond de la salle de bains, j’approche de l’armoire où se trouve tout ce qu’il faut pour soigner tout genre de blessures. Je rassemble un peu ce qu’il faut avant de me retourner à nouveau vers la Twi’Lek. Je coupe l’eau du bain et dépose une serviette sur la tablette près de la baignoire avant de me diriger vers la porte avec les fournitures médicales :

    - Je vais chercher ce qui manque pour te soigner et je vais voir si je te trouve quelque chose à mettre. Si jamais je ne suis pas de retour, mets-toi à l’aise dans la chambre. Ah et n’essaye pas d’enlever le collier ça serait pas bon pour toi. Cherche pas non plus d’armes, j’ai rien dans mes appartements. Bref j’ai pas envie de jouer à savoir combien ton corps conduit bien l’électricité alors moins tu me feras appuyer sur cette commande mieux je m’en porterai.

    Refermant derrière moi, je verrouille toutefois les appartements en sortant pour aller lui trouver quelques fournitures médicales et une tenue qui laissera penser qu’elle est esclave sans tomber dans l’excès des tenues de certaines esclaves de mon père qui ne portent … bah euh rien.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Jeu 10 Mai - 10:16

Orélia. Que je devrais appeler... "Maîtresse". Pour un temps indéterminé, peut-être toute ma vie pour ce que j'en sais. Enfin, certainement pas. Je veux bien jouer le jeu pendant un moment, mais viendra inévitablement l'instant où je voudrais partir, quitte à ce que ce soit dans un cercueil. Pour avoir tenue tête cent trente-quatre jours à mes parents pour obtenir de partir, je pense qu'on pourrait me qualifier de butée quand cette envie me prend. Il ne s'agit pas de partir juste pour une balade de surface hein, mais bien de rejoindre ce pourquoi je suis faite : devenir pilote de chasse de la République.

J'ai beau y être engueulée, discriminée, y travailler parfois jusqu'à ce que tous mes muscles hurlent grâce au point de ne plus pouvoir bouger le lendemain, en dépit de tout ça, j'adore le métier auquel je me suis destinée. J'arriverais à partir, par un moyen, ou par un autre.

Mais en attendant, là n'est pas la question, je me vois mal essayer de fuir alors que je suis à peine capable de tenir debout. Et vu ma tête, je doute de me faire reconnaître comme Républicaine, on pensera surtout que je suis une esclave échappée, et on me renverra gentiment ici. D'autant plus que je porte le collier.

Orélia s'approche donc de moi, observant mes blessures de près. Je me laisse faire de bonne grâce, regardant fixement le mur en face de moi, comme si j'étais au garde-à-vous. Puis je la suis quand elle me guide vers la salle de bain, afin que je me nettoie un peu, et puisse faire disparaître les blessures que je porte sur à peu près tout mon corps. Les verrière brisées ne pardonnent pas.

Effectivement, je ne m'étais pas trompée en pensant d'abord qu'Arkania était neutre... dommage que je sois tombée dans ce coin c'est vrai, mais après tout, j'ai eu de la chance de tomber sur elle plutôt qu'un autre. Je suis comme ça moi, autant voir les points positifs là où on peut.

Je me déshabille donc, les vêtements que je porte étant de toute façon bons pour la destruction, vu leur déchirures et brûlures multiples. Je ne cherche pas à me cacher, ça en serait ridicule, vu que les tenues d'esclaves que j'ai pu voir en dévoileraient plus que si je portais rien. Et puis, je n'ai pas honte de mon corps, au contraire, je suis plutôt fière qu'il soit bien musclé, un peu comme elle en somme.

J'acquiesce à ses instructions, réprimant une grimace lorsqu'elle parle du collier, mais au moins je suis rassurée sur le fait qu'elle n'a pas forcément l'envie de s'en servir à tout bout de champ. Une fois qu'elle est sortie, je me glisse dans l'eau avec délice, en lâchant involontairement un petit soupir. L'eau est à une température idéale, et mes muscles me signalent leur approbation en me soulageant d'une partie de la douleur.

Me passant les mains sur tous le corps pour y soulager les petites crispations qui subsistent, je plonge entièrement la tête en arrière dans l'eau, laissant vagabonder mes Lekkus, et attendant d'être à cours de souffle pour ressortir la tête. Je me frotte ensuite toutes les parties du corps qui sont sales, notamment le sang et la graisse de moteur, en passant par les marques de brûlures.

Cependant, comme à mon habitude, je n'y reste pas longtemps, mais suffisamment pour enlever toute la crasse et le sang séché. Je me masse les quelques muscles qui me font encore souffrir, puis je sors. M’essuyant vigoureusement, je passe la serviette autour de mon corps en la nouant de façon serrée à ce qu'elle ne tombe pas, et range rapidement la salle de bain.

Non pas que je commence à assimiler mon rôle d'esclave, au contraire il s'agit plus d'une habitude lorsque je ne suis pas chez moi de toujours laisser l'endroit comme je l'ai trouvé. Rien de plus désagréable que de revenir chez soi et de voir que tout est en désordre.

Me contemplant un instant dans la glace, je ne peux que constater que j'ai déjà l'air en meilleure forme que tout à l'heure. A part les quelques coupures et les brûlures que je n'ai pas réussis à enlever, ainsi que bien sûr la bosse sur ma joue, je suis de nouveau moi-même. Je peux même ouvrir difficilement mon oeil gauche, ce qui me fait sourire, parce que ne voir que d'un seul côté n'est pas quelque chose que j’apprécie vraiment.

Puis je retourne dans la chambre, contemplant un instant la disposition des lieux, avant de choisir de me replier sur le fauteuil que j'ai déjà occupé, croisant les jambes et attendant le retour d'Orélia -de ma maîtresse.

Il va être compliqué, cela va sans dire, d'accepter de l'appeler comme ça, mais après tout, techniquement, je ne suis plus qu'une esclave. Je n'ai pas vraiment mon mot à dire. Il va donc falloir que je ravale mon égo et que j'accepte de le faire, sans quoi non seulement je m'expose à des sanctions de sa part, mais cela pourrait paraître également suspect de la part des autres.

Cerner Orélia est un exercice vraiment compliqué. Si au premier abord j'avais pu croire qu'elle m'avait sauvé pour défier son père, ça n'est clairement pas le cas au vu des regards emplis de respects qu'elle lui porte. Et puis, si même elle ne sait pas exactement pourquoi elle l'a fait, je me vois mal trouver une raison pour elle.

Non, décidément, le mieux à faire est d'attendre, attendre pour voir, attendre pour comprendre, et attendre en espérant que ce cauchemar de vie d'esclave se termine.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 0:01

    Si je n'avais jamais véritablement voulu avoir d'esclave, c'est que je savais pertinemment que je ne saurais pas quoi en faire, seulement avec cette Twi'Lek s'était très différent. Elle avait un talent qui m'intéressait, celui d'être une pilote, je préférais la compagnie des êtres organiques à celle des machines, sans vouloir me montrer insultante avec les droïdes pour qui j'ai énormément de respect mais ils manquent parfois un peu d'humanité. Alors puisqu'elle était pilote, elle aurait un talent intéressant, elle m'emmènerait en mission aux quatres coins de la galaxie plutôt qu'un droïde, évidemment pour ça j'aurais aussi très bien pu simplement demander à mon père de l'embaucher à cet effet mais il ne l'aurait pas fait. Il est des choses sur mon père que je sais forcément, étant sa fille, et je sais qu'il considère que seul le sort d'esclave est pire que la mort. Or la Twi'Lek devait mourir, je ne pouvais pas demander donc qu'elle devienne son employée, ce sort serait plus agréable que la mort, donc j'avais dû demander pire, je la demandais donc pour esclave. Vous parlez d'un cadeau d'anniversaire, je ne saurais même pas quoi lui demander ! Même si les Twi'leks étaient réputées pour être des danseuses hors normes, je dois avouer que je me voyais malgré tout plutôt mal lui demander de danser pour moi. Bien que l'idée ne serait pas déplaisante en elle-même, je suis presque sûre que sous ces blessures et cette crasse se trouve une belle femme mais pour l'heure, on ne peut pas vraiment dire que la pilote soit à son avantage. On l'est rarement quand on est agenouillée un couteau sous la gorge après s'être écrasée sur une planète vous me direz !

    Finalement équipée de son collier, ce symbole de son esclavage et aussi de ma domination puisque je n'aurais qu'à appuyer un bouton pour m'assurer de sa "coopération", je l'emmène avec moi dans mes quartiers. Si elle doit être mon esclave, je la veux un minimum présentable, qu'on aille pas imaginer que je m'amuse à lui cogner dessus comme une espèce de folle furieuse ! Et puis suie, sang, huile et odeur de fumées n'ont pas ma préférence pour les personnes que je côtoie, alors définitivement pas pour mon esclave ! C'est marrant mais plus je me répète ce mot et moins je me fais véritablement à l'idée d'avoir soudainement le plein contrôle de la vie de cette femme, c'est presque trop. Pourtant tuer, blesser, effrayer ne m'avaient jamais dérangé, mais avoir un tel contrôle sur la vie d'une personne c'était intéressant. Je n'avais pas d'idées pour l'heure sur comment l'employer, je trouverai sans doute quelque chose et puis j'étais joueuse alors avec un pouvoir pareil sur une personne, j'allais forcément finir par avoir quelques idées pour en abuser ! Quitte a être Maîtresse pour la première fois de ma vie, autant voir ce que ça fait quand on donne un ordre à quelqu'un et qu'il obéit bien docilement ! Oui mais que demander, voilà la grande question, je ne suis pas perverse alors lui demander quelque chose dans ce sens-là serait absurde, je n'ai pas envie de lui faire du mal ni même de l'humilier. En somme je n'avais pas véritablement envie d'être sa Maîtresse sauf pour m'assurer qu'elle reste vivant et c'était chose faite, donc désormais j'allais devoir improviser. Commencer par la remettre en état serait un bon début et histoire d'y voir clair entre la saleté et les plaies, un bon bain ne serait pas volé. D'ailleurs je doute qu'elle m'en veuille de lui laisser se prélasser un peu dans un bain.

    J’abandonne donc Lina dans la salle de bains, non sans avoir pu constater que c’était sans pudeur aucune qu’elle s’était mise à nue alors même que je ne me serai pas offusquée de la voir rester habillée tant que j’étais présente. Elle avait un corps magnifique il faut dire, rien à cacher du tout, légèrement musclée, visiblement sportive, toute en beauté, une charmante poitrine, non vraiment elle n’avait aucune gêne à éprouver quand à son corps. La laissant donc profiter d’un bain, je prends la direction de l’infirmerie pour récupérer ce qui manquait pour pouvoir la soigner. J’avais du matériel dans mes quartiers mais si ça me permettrait de soigner certains maux, je préférais chercher encore quelques médicaments contre la douleur, ça valait mieux je pense. Et puis bien sûr, je me mis en quête d’une tenue pour ma toute nouvelle esclave. Mon père avait pour habitude de les vêtir d’un string et d’un soutien-gorge, tous deux extrêmement sexy et cachant à peine le corps de la porteuse, mais il avait également un amour pour la nudité en ce qui concerne ses esclaves. Sauf que ce n’était pas nécessairement mon objectif, donc j’essayais de trouver quelque chose qui puisse convenir à la situation actuelle. Faire comprendre que Lina était esclave sans pour autant lui infliger la honte d’être trop dénudée. Après quelques investigations, je finis par trouver mon bonheur, c’était loin d’être aussi couvrant que ce que j’espérais, mais j’imaginais qu’entre ça et se promener nue à la vue de tous, elle devait préférer ce que j’allais lui donner. Et puis je suis sa Maîtresse, si ça lui plait pas tant pis pour elle ! Je vais pas non plus me plier en quatre quand bien même je ne veux pas passer pour une sale esclavagiste qui prend son pied parce que c’est sans doute tout sauf ce que je suis vraiment.

    Revenant dans la chambre avec ce qui manquait, je trouve la Twi’Lek assise dans le fauteuil ou je l’avais fais asseoir un peu plus tôt. Déposant sa tenue sur une petite table, je récupère ce que j’avais déjà prévu pour la soigner et je reviens m’asseoir en face d’elle, préparant déjà un coton imbibé de désinfectant. Personne n’aime ça mais c’est une phrase indispensable avant d’appliquer un pansement de soin arkanien. J’ai toujours apprécié ces derniers, sous forme de gel, ils sont appliqués à même la blessure et forme une petite peau comme l’épiderme, le tout en étant transparent et à peine visible, bref en cas de bobo sur une partie voyante comme le visage, c’était magique ! Je mets une crème dans ses mains :


    - Pour ton visage, tu verras il aura déjà désenflé d’ici demain. Je vais commencer par nettoyer tes blessures et brulures et je mettrai un pansement cicatrisant.

    Elle était amochée en pas mal d’endroit et encore, je ne parlais que de ceux je voyais pour le moment. Je commence donc par ces endroits-là, la sentant parfois réagir quand j’appliquais le désinfectant. Coupure après coupure, brulure après brulure, je prends mon temps, appliquée, tout en silence. Les plaies voyantes soignées je lui demande :

    - Enlève la serviette que je regarde si tu as d’autres plaies.

    Par chance elle n’en avait pas énormément, c’étaient surtout les parties exposées de son corps pendant le vol qui avaient subis des blessures. Je soigne donc les dernières blessures avant de lui donner sa tenue :

    - Tu seras la plus habillée des esclaves avec ça.

    La laissant enfiler le vêtement je lui demande :

    - Tu es pilote alors ? Je ne sais pas si tu t’es posée la question de ce que je vais faire de toi, mais j’apprécierai énormément de te voir piloter pour moi. C’est pas franchement mon truc et les droïdes sont de mauvaises discussions pendant les longs voyages. Donc si tu me promets que parfois il t’arrive d’atterrir sans t’écraser, je pense que tu pourrais piloter pour moi. Si bien sûr ça t’intéresse. Je sais que je pourrai te forcer mais ça serait débile parce que rien ne t’empêcherai de nous envoyer au milieu d’un champ d’astéroïdes donc je préfèrerai que tu volontaire au moins un peu. Et puis je ne suis pas comme ça, si tu acceptes de piloter pour moi, ta condition s’améliorera indéniablement, par exemple tu pourras être bien plus vêtue.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 4:51

Orélia ne tarda pas à revenir, déposant ce qui serait ma tenue d'esclave à côté. Le point positif, c'est que ça ne m'expose pas totalement. Après tout, et mon intimité, et ma poitrine seront couverts, ce qui est déjà une bonne chose à noter. Après... C'est une tenue d'esclave, donc forcément prévue pour ne pas mettre à l'aise sa porteuse, surtout si ladite porteuse n'a pas l'habitude de se promener ainsi. Certes, les vêtements décontractés que j'aime habituellement porter n'en dévoilent pas moins, mais ce n'est pas la même chose, ceux-là sont bien plus pratique pour tout types d'activité... Pas ceux-ci.

Ma maîtresse revient donc s'asseoir en face de moi, l'inévitable désinfectant dans les mains. Je me laisse donc soigner, tressaillant parfois lorsque les picotements contre ma peau deviennent trop soutenues, mais ne protestant pas. Je ne suis pas une enfant, et je sais supporter ce qui m'arrive en silence. C'est aussi une question de fierté personnelle, et vu le peu qu'il me reste, je prends bien garde à la sauvegarder.

Ce qui est certain, c'est qu'elle sait ce qu'elle fait. Son travail est précis, rigoureux, et la crème qu'elle me passe sur les blessures ne déborde jamais. Et puis, ses mains sont si douces que je me surprends à rêvasser, songeant à une autre situation, dans un autre lieu, et dans un univers purement hypothétique. Gardant mon sang-froid pour empêcher mes pensées de vagabonder trop loin, je reviens à la réalité quand Orélia me demande d'enlever ma serviette pour qu'elle continue ses soins.

Je n'hésite qu'une fraction de seconde, le curieux parallélisme entre mes pensées et cet ordre en étant la cause. Heureusement, je reprends rapidement le contrôle de moi-même en empêchant mes joues de rosir et je dénoue le nœud de ma serviette sans trembler, exhibant donc le reste de mon corps désormais plus propre que lorsqu'elle avait du le voir dans la salle de bain.

Heureusement pour moi, les blessures sont plus rares sur cette partie de mon corps, et surtout, relativement éloignées des points sensibles de l'anatomie féminine. Un seul est vraiment proche de ma poitrine, et j'appréhende le moment où elle s'en occupera. Ce qui arrive forcément, et où je suis concentrée pour ne pas frissonner trop violemment, mais où un léger soupir m'échappe des lèvres.

Me mordant précipitamment la lèvre, j'affiche un visage neutre aux teintes légèrement plus foncées, mais au moins j'ai résisté. En plus du fait que la situation ne s'y prête pas vraiment, je ne désire pas afficher cette partie de mon caractère, et cela en dépit du fait que certaines parties de mon corps soient extrêmement érogènes, m'empêchant de penser clairement.

Elle me tend donc ma nouvelle tenue, et je la bénis mentalement de me laisser me remettre de mes émotions. Je ne sais pas si elle a pu voir que ses mains délicates m'affectaient beaucoup, et cela ne vaudrait peut-être mieux pas en un sens.

J'enfile donc cette dernière bon gré mal gré, celle-ci couvrant ma poitrine jusqu'à mon bas ventre, pour remonter dans mon dos en un ballet de fils. J'attache les plus difficiles à atteindre grâce à la pointe de mes Lekkus, souhaitant me débrouiller par moi-même. Enfin, même si mes seins ne sont que partiellement cachés, je la crois et la remercie d'un hochement de tête quand elle m'affirme que je serais sûrement la plus habillée des esclaves. Il est vrai que j'ai de la chance, beaucoup se trimballant dans des tenues conçues pour dévoiler, voire pas de tenue du tout.

Une fois le principal mis, je passe aussi à mes poignets les fines bandes, souhaitant avoir le plus de vêtements possibles, au vu de la température ambiante, même si réchauffée par ailleurs, recevant nécessairement le contrecoup de la neige perpétuelle au-dehors. Je me rassieds donc pour écouter Orélia me parler de son désir que je lui serve de pilote personnel.

Un instant surprise par sa proposition, je peux voir également tout les avantages que cela peut comporter. Si effectivement je pourrais la trahir en fonçant directement à la Base Républicaine, il n'est pas dit que je m'en sortirais vivante pour autant. Et puis, j'aurais ce que je veux, c'est-à-dire voler.

Ce n'est certes pas le mieux, mais c'est mieux que rien. En attendant de trouver un moyen de me libérer ou d'être libérée, je peux toujours accepter, cela calmera mes attentes en matière de pilotage et me permettra de réfléchir calmement tout en voyant ma situation s'améliorer, comme elle le souligne. Que des avantages donc, refuser serait donc idiot. Je lui souris donc, mes Lekkus venant se poser sur mes épaules, descendant le long de mon ventre, signe que j'approuvais.


- D'accord. J'accepte d'être ton pilote, et si tu me donnes un vaisseau un poil en meilleur état que celui que j'ai du prendre, tu n'auras jamais à t'inquiéter d'un crash. Je peux te promettre que je n'essaierais pas de te trahir quand nous serons en vol... Je sais que ça ne change pas grand-chose pour toi, puisque tu pourrais me tuer avant que je ne réussisse, mais... je tenais à ce que tu le saches Or... je veux dire, je tenais à ce que vous le sachiez . . . Maîtresse.


J'ai du mal à prononcer les derniers mots et à la vouvoyer, après tout, elle est plus jeune que moi, et je tutoie quasiment tout le monde naturellement, et j'ai du faire un gros effort pour vouvoyer mes supérieurs dans la Chasse. Encore une question d'habitude je suppose.

En tout cas, ma situation présente s'annonce nettement mieux qu'il y a environ une heure je dirais. Je suis certes devenue une esclave, mais si je peux promettre à Orélia que je ne chercherais pas à la doubler tant que je serais aux commandes d'un vaisseau, je me promets également de trouver un moyen de fuir et de me libérer. A tout prix. Si je joue le jeu pour le moment, ça ne durera pas longtemps, je le sais. Et je refuse que je puisse passer plus de quelques mois dans cette condition. Voir même un seul.

Elle aura beau me faire piloter, ou quoi qu'elle veuille, la seule chose qui m’intéressera vraiment sera de retrouver ma liberté, quitte à ce que je meurs libre.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 7:31

    Je suis rapidement de retour vers mon esclave, après tout je n’avais pas forcément prévu de la faire patiente pendant des heures et des heures, ce n’était pas le but. J’avais trouvé absolument tout ce que je trouvais, même une tenue qui ne ferait pas hurler mon père car soyons honnête si j’avais habillé Lina comme je le désirais, autrement dis vraiment habillée, il aurait piqué une crise et ça, je voulais à tout prix l’éviter. Donc elle allait devoir se dépatouiller avec la tenue que j’avais prise et sa pudeur, et puis n’oublions pas qui est l’esclave dans l’histoire donc si quelqu’un aura à faire des compromis et accepter des choses qu’elle ne veut pas ou que moyennement, ça sera elle et pas moi. Bien que peu familière avec la domination et complètement étrangère à l’esclavage, je ne comptais pas me laisser marcher sur les pieds par cette esclave, c’était hors de questions. Je savais pourtant qu’elle était loin d’être une simple esclave, elle était une pilote de la République, précisément de ceux qui se battent contre l’esclavage donc se retrouver dans cette situation ne devait pas lui être évident. Plus encore après ce que j’avais dis et dont je n’étais pas forcément la plus fière, à savoir d’avoir dis que son peuple était un peuple d’esclave. Je n’avais pas mentis bien sûr, tout le monde dans la galaxie savait que si il était un peuple réduit en esclavage c’était bel et bien les Twi’Lek. Pourquoi cette espèce en particulier ? Personnellement je n’en savais rien du tout, mais j’imagine que la beauté de ces êtres n’y est pas pour rien, étrangement j’avais toujours trouvé que c’était une belle espèce pour tous les représentants que j’en avais croisé. Je restais toujours admirative devant les lekku de certains dont les décorations étaient vraiment somptueuses mais je ne m’étais pour autant jamais demander si ça avait une symbolique véritable pour ce peuple. Je ne m’étais jamais demandée si ça leurs faisait mal quand on leurs tirait dessus même si j’avais désormais eu ma réponse après avoir fais subir ce sort à la Twi’Lek et avoir sentis la douleur qui s’était emparée d’elle à ce moment-là.

    D’ailleurs en parlant de douleur, elle affronte courageusement le désinfectant, j’en avais connu des plus épais qu’il fallait anesthésier pour ça, mais j’imagine que la sensibilité à la douleur c’est quelque chose de personnel à chacun. Je m’applique, elle n’est que mon esclave mais l’avoir sauvée pour la voir mourir d’une infection ça serait franchement con non ? Je prends donc le temps de faire ça bien, ce n’est pas comme si elle avait un vaisseau sur le feu pour rejoindre la République donc je pouvais tranquillement prendre mon temps pour correctement m’appliquer sur chacune des plaies qui marquaient son corps. Je commence par les parties visibles puis celles que son corps cachait, elle retire sa serviette apparemment après une petite appréhension mais en définitive s’exécute et je soigne le reste de son corps. Il y a moins de blessures et une seule se trouve très proche de sa poitrine. Je ne suis pas aveugle, j’ai bien remarqué qu’elle apprécie mes soins également pour la douceur de mes mouvements qui les accompagnent. Je ne bronche pas en l’entendant soupirer quand ma main vient si près de son sein, après tout nous sommes entre grandes filles et nous savons toutes deux que je ne fais jamais que la soigner. Si son corps réagit d’une autre façon, elle n’en est pas nécessairement responsable, on ne choisit pas toujours comment notre corps réagit et bien souvent quand il réagit sans qu’on le veuille, on finit par le regretter ensuite. C’est vrai, c’est con un corps, ça réagit toujours un peu n’importe comment, quand on aimerait prouver qu’on apprécie une attention ça ne frissonne pas et ça reste immobile comme impassible, quand on aimerait ne rien montrer, ça ne manque pas de nous trahir pour bien le mettre en évidence comme un écriteau géant avec des néons.

    Je termine finalement les soins et la laisse tranquillement enfilée sa tenue. Elle est mon esclave mais je n’abuse pas de sa nudité, me contentant de ranger le matériel de soin et de jeter le coton qui m’avait servis à appliquer le désinfectant tandis qu’elle s’habille. Respecter sa pudeur, en dépits du fait d’être sa Maîtresse, me semble un minimum même si c’est sans doute le minimum le plus absurde car souvent le principe même de l’esclave est d’en abuser de diverses façons, dont celle dont le corps de la Twi’Lek réagissait à mes mains il y a quelques instants. Etant donnée la douleur que son corps doit lui faire ressentir, elle s’en sort vraiment bien pour mettre sa tenue, je suis derrière elle au moment où ses lekku viennent à la rescousse pour fermer la tenue et je reste admirative de la dextérité dont elles font preuves. Décidément j’en savais vraiment très peu sur les Twi’Lek, il allait être grand temps de me renseigner un peu mieux sur eux. En plus je pourrai lui demander directement à elle mais pour l’heure j’allais avoir une proposition toute autre et certainement qui pourrait même un rien lui plaire, qu’elle devienne ma pilote. Je peux lire sa surprise sur son visage et j’en souris, non que je sois fière de moi mais tout simplement que ça prouvait au moins que j’avais toute son attention. Sa réponse ne tarde pas, je note qu’elle me tutoie tout du long et même si ça ne me dérange pas ici, il vaudrait mieux qu’elle adopte un autre profil « en public » sans quoi je serai contrainte, pour faire bonne figure et éviter de dévoiler ma sympathie pour elle, de cette petite commande qui actionnait son collier. Elle termine toutefois en me vouvoyant et même en m’honorant d’un « Maîtresse » qui semble lui écorcher la bouche comme du verre. Oui j’imagine que ce n’est pas amusant à dire, je n’apprécierai pas forcément de le dire même si une oreille attentive entendrait surement que mes « père » étaient souvent de véritable soumission.


    - Bon dans ce cas pour le prochain vol, on essayera de voir ce que tu vaux avec un vaisseau. Tout ce que je sais pour le moment c’est que tu survies au crash, c’est pas si mal que ça mais j’espère que tu préfèreras m’amener à bon port.

    Humour un peu moqueur mais finalement ce n’est pas moi qui me suis écrasée sur une planète alors j’avais sans doute le droit d’en profiter un peu.

    - Il faut pas que tu te sens obligée de me vouvoyer et de m’appeler Maîtresse à tout bout de champs, fais-le quand d’autres nous voient mais ici entre nous, tu peux parler tranquillement. Je serai sans doute jamais ton amie vu que j’ai fais de toi une esclave mais je n’ai pas un égo qui nécessite d’être flatté par des formules de soumission.

    Je lui adresse un sourire rassurant, je ne plaisante pas, évidemment j’attends qu’elle fasse attention à ce qu’elle dise mais à partir de là, je suis prête à tolérer qu’elle me tutoie quand nous sommes entre nous. Pourtant je me sens étrangement … joueuse et curieuse alors je commence par demander :

    - Je t’ai vu faire avant avec tes lekku c’est carrément impressionnant. Je me suis toujours demandée quelques trucs sur les lekku. Par exemple les décorations que portent certains Twi’Lek, ce sont juste des décorations ou ils ont une vraie signification ? Est-ce que ça fait mal quand on tire dessus ? Je crois avoir deviné que oui avant vu ta réaction.

    Et je rajoute encore :

    - Au fait, tu as peut-être faim ? Ou tu aimerais te reposer un peu ?
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 8:25

Je souris à sa remarque sur mon crash, après tout, il est vrai que comme première et pour le moment unique expérience du pilotage, je dois donner une impression assez négative. Enfin, je sais ce que je vaux, et je sais que je pourrais lui prouver que je suis une bonne pilote. Même sans son diplôme. Mais de toutes façon, elle ne me demande pas de combattre, juste de piloter. Et si je me suis entraînée sur des modules d'entraînements au combat spatial, je n'ai encore jamais eu de situation réelle, alors je préfère ne pas présumer de mes capacités dans ce domaine.

J'acquiesce quand elle m'autorise à être plus intime en privé, et plus formelle en public, ce qui me tire un sourire. Au moins je ne serais pas forcée de l'appeler "Maîtresse" à tout bout de champs, ce qui deviendrait vite quelque chose de terriblement énervant. Je retiens une répartie quand elle dit avoir fait de moi une esclave, parce que mieux vaut éviter qu'elle sache que je n'ai pas l'intention de le rester indéfiniment, et que viendra inévitablement le moment où j'arriverais à saturation de cette situation.

Refoulant donc ces sombres pensées dans un coin de ma tête, parce qu'en même temps, je l'aime bien Orélia, je suis persuadée qu'elle est une bonne fille dans le fond, et elle a agit pour le mieux de nos intérêts communs, ce qui fait que je n'ai pas vraiment envie de lui faire du mal ou de gâcher ses relations avec son père, après tout, si elle veut lui être soumise indéfiniment, c'est son problème, pas le mien, et si je réussis à m'enfuir, cela risquerais de retomber sur elle, et ce serait vraiment le dernier des coups bas à lui faire, mais comment accepter de vivre en esclavage quand on est née libre ? Je suis sure qu'elle-même le comprendrait...

Orélia réussit donc à me changer les idées avec sa curiosité sur les Lekkus des Twi'lek, c'est vrai que ces dernières restent toujours quelque chose qui intriguent, surtout lorsque la personne sait bien s'en servir, comme moi. Si certains de mon peuple ne réussissent pas à les bouger, d'autres parviennent à leur faire tenir des choses, devenant ainsi de redoutables membres, au même titre qu'un bras. Le seul désavantage réside dans le fait qu'une Lekku est fragile, terriblement sensible, et que forcer dessus cause des douleurs atroces.


- Merci, répondis-je en riant doucement. Pour te répondre, la plupart des Twi'lek aujourd'hui portent des décorations pour faire joli, ou pour attiser le désir d'autres individus, ce qui est souvent le cas chez les esclaves.. Mais à l'origine, les symboles sur les Lekkus montraient l'influence, la position sociale des Grands Twi'lek... tradition qui s'est un peu perdue je le crains. Et, oui, effectivement, cela fait mal quand on tire dessus... Ce sont des extensions de nos cerveaux, pas comme si il s'agissait de cheveux. Si tu avais tiré plus fort d'ailleurs, tu aurais pu m’immobiliser totalement, vu que si on tire dessus trop violemment, la douleur est insoutenable pour nous tous. Mais sinon, repris-je, voulant continuer sur une note moins morbide, ce sont des membres très pratiques, si on sait s'en servir, et extrêmement sensibles. Pas qu'à faire mal, si tu vois ce que je veux dire.


Et voilà, dès que je me sentais bien en compagnie de quelqu'un, il fallait que je fasse ma pipelette. C'était assez courant chez moi, si j’appréciais les personnes m'entourant, j'en venais à oublier mes soucis, ou du moins à les mettre de côté, et parlais pour parler, juste comme ça. J'aimais bien parler, je n'étais pas du genre taciturne dans un coin alors que tous mes amis faisaient la fête.

Orélia me proposa ensuite si je voulais manger ou me reposer, mais, étrangement, je n'avais pas faim, et je n'étais pas particulièrement fatiguée. Chose anormale peut-être après un crash, je m'étais toujours dit que si jamais cela arrivait, on devait être dans un état relativement pitoyable nécessitant plusieurs jours de repos complet.

Je savais néanmoins que la fatigue ne tarderait pas, mais pour le moment, les derniers effets de l'adrénaline parcouraient mon corps, me donnant l'impression d'être capable de tout faire sans jamais ressentir la moindre pointe de lassitude.

Contre cela, il n'existait qu'un seul remède : se dépenser jusqu'à ce que le corps se rende compte par lui-même qu'il n'était pas en état d'en faire plus. Hélas, cela risquait d'être assez compliqué dans ma situation présente, aussi me contentais-je de hausser les épaules en faisant virevolter mes Lekkus.


- Je n'ai pas vraiment faim, et je ne suis pas particulièrement fatiguée. Le contrecoup d'avoir eu un couteau sous la gorge j'imagine, dis-je en souriant faiblement. Du coup, je suis prête à te suivre dans n'importe quelle chose que tu voudrais faire... En attendant que je m'écroule de sommeil.


Je finis ma phrase sur un petit rire, indiquant ainsi ma volonté de rester éveillée le plus longtemps possible. C'est vrai, il ne s'agissait pas seulement de fatigue, mais aussi la perspective de dormir dans un lieu inconnu et potentiellement hostile ne m'inspirait guère. Autant rester debout et voir ce qu'il allait se passer, et ce qu'Orélia souhaitait faire.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 8:59

    J’étais vraiment prête à la prendre comme pilote, je suis rarement du genre à proposer ce genre de choses à la légère, je n’avais jamais véritablement eu l’occasion de me créer ma propre équipe. Mon père m’avait collé un droïde entre les pattes et il devait faire l’affaire. Je ne pouvais pas nier le fait qu’il soit un pilote doué, il m’emmenait où je voulais, n’était jamais en retard, sa fiabilité était incroyable et il savait se poser même quand les conditions étaient assez défavorables mais c’était tout ce qu’il savait faire. Il répondait au question en moins d’une phrase, il n’avait aucune discussion, et encore moins d’inquiétude quand il me voyait revenir avec des brulures et des coupures. D’ailleurs je dois dire avoir eu de la chance que mon père se soit installé ici sur Arkania car la médecine y était formidable, si je n’avais aucune cicatrice a faire tourner de l’oeil une âme trop sensible, c’était uniquement grâce à la médecine arkanienne. Pourtant je me souvenais de quelques blessures qui auraient dû rester à jamais marquer dans ma chair, il y avait eu un jour une brulure sur toute ma cuisse, aujourd’hui plus aucun signe de cette brulure. La médecine arkanienne faisait à sa façon des miracles, surtout esthétiques car ils n’avaient pas encore inventé un remède aux blessures mortelles ou aux empoisonnements violents. Mais pour soigner les blessures sans qu’on ne puisse jamais imaginer qu’il y ait eu une blessure, ce sont définitivement les meilleurs. La Twi’Lek le découvrirait demain déjà quand ses plaies auront déjà commencé à se résorber, la bosse sur son visage aura sans doute presque entièrement disparue, quand on y réfléchit bien elle n’avait pas si mal choisis sa planète pour s’écraser, elle avait largement de quoi se remettre sur pieds ici !

    Je me doute qu’elle n’avait pas forcément prévu, au moment où elle lançait son coucou dans l’espace, qu’elle finisse cette journée esclave, je ne pense pas que ça soit un plan de carrière en réalité. En tous les cas, elle aurait pu tomber sur pire Maîtresse je crois, mon père lui-même aurait pu décider qu’elle serait son esclave, auquel cas son sort aurait été bien pire. Je savais comment mon père « dressait » les nouvelles esclaves qu’il sentait susceptible d’être rebelles. Aucun vêtement, chaine au cou comme un animal en laisse, nuit enchainée au pieds du lit, il les rabaissait au rang d’animal pour briser leur volonté et ça marchait presque toujours. Quand ça échouait le sort était la mort, sentence sans appel mais pas sans avoir d’abord fais souffrir l’incongrue qui pensait pouvoir jouer les rebelles. Je n’avais jamais aimé cette façon de faire, d’où sans doute ma façon de me comporter avec Lina. Elle était plus habillée que la majorité des esclaves même si ce n’était pas forcément ce qui se faisait de plus habillée. Comme tous les esclaves ici, elle n’avait rien aux pieds, l’explication était d’une simplicité infantile. Essayez donc d’aller courir sur la glace de cette planète avec rien aux pieds. Et même dans les tenues des esclaves, s’enfuir était impossible, le froid les aurait endormies ou tuées avant le premier kilomètre. A l’intérieur pourtant, le chauffage se faisait par le sol, d’où le fait que j’étais moi-même souvent pieds nus parce que j’adorais ce contact. Et il faisait bon à l’intérieur, du moment que vous évitiez d’ouvrir la fenêtre bien entendue. Alors les chances que Lina s’enfuie sur cette planète était maigres.

    Et attendant, ça me donne l’occasion de discuter avec elle notamment sur un thème qui m’avait toujours intriguée chez les Twi’Lek, d’ailleurs je n’étais sûrement pas la seule, à savoir ses lekkus. Je pose mes questions et j’écoute attentivement la réponse qu’elle m’apporte. Semblant oublier qu’elle était devenue esclave le temps de sa réponse, ça me rassure de voir qu’elle n’est pas complètement abattue puisque sa réponse se veut plutôt longue. Apparemment elle aime bien discuter, ça va me changer. En plus ce qu’elle dit est plutôt intéressant. Comme toujours, je prends bonne note de ce qu’elle me dit, je reste cependant surprise quand elle confesse qu’on peut immobiliser un Twi’Lek en tirant suffisamment fort sur une lekku. Ses faiblesses ce n’est pas habituellement ce qu’on met en avant quand on rencontre quelqu’un que vous devez appeler Maîtresse. Je souris quand elle termine en disant que ce sont des membres sensibles avant de lui demander, joueuse et la regardant au fond des yeux :


    - Oui je crois voir quel genre de sensibilité. Comme ce que tu montrais avant que je te soignais n’est-ce pas ?

    Non ça n’était pas passé totalement inaperçu et je le lui faisais savoir. Mon ton amusé lui faisant sans doute comprendre que je ne me formalisais pas qu’elle apprécie les mains d’une femme sur son corps, c’était plutôt flatteur d’ailleurs. Les seuls fois où je voyais l’intimité d’un lit était en général quand je devais éliminer un personnage avec qui cette méthode pouvait marcher. En tous les cas, je demande à la jeune femme si elle a faim ou si elle se sent fatiguée, petit sourire crispé quand elle me fait comprendre que c’est l’adrénaline qui la tient éveillée. Je peux comprendre ça oui, ça secoue avoir un couteau sous la gorge. Elle se dit prête à me suivre dans n’importe quoi en attendant de s’écrouler de sommeil. Je me lève avec un sourire :

    - Dans ce cas on va aller jeter un oeil sur le vaisseau que tu vas piloter. Suis-moi.

    Je la guide à travers les couloirs, évitant soigneusement l’ascenseur, non que j’aime faire de l’exercice dans les escaliers mais je déteste les ascenseurs pas par claustrophobie mais pour m’être trop souvent retrouvée piégée dans des ascenseurs. Descente jusqu’au hangar où j’entre mon code pour pouvoir entrer. Je l’emmène jusqu’à mon vaisseau, pas forcément ce qu’il y a de plus petit mais une personne suffit à la pilote et il me permet d’assurer certaines transactions à mon père :

    - Je sais, on dirait pas comme ça mais il a été entièrement refait, il est comme neuf. La coque a été changée et renforcée, le moteur entièrement refait et le propulseur hyperespace changé la semaine dernière. C’est un vieux cargo corellien XS. Tu sauras le faire voler tu crois ? Mieux … tu veux essayer ?

    D’un signe de tête je désigne l’entrée qui s’ouvre pour nous accueillir. Proposer à un pilote de piloter, redondant non ?
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 9:34

Cette fois, elle me prend au moment où mes défenses face à ce genre "d'attaque" ne sont pas préparées, et je ne peux donc empêcher mes joues de s'enflammer au moment où elle m'indique que le contact délicieux de ses mains sur mon corps n'est pas passé inaperçu... Détournant le regard brièvement pour prendre mon souffle, je relève finalement les yeux pour les replonger dans les siens, ne répondant pas, mes yeux parlants pour moi.

Si il est certes difficile de lire dans le regard des autres, je crois que le mien est suffisamment explicite : oui, j'ai aimé son contact, et je ne cherche plus à le cacher désormais. Elle a beau m'avoir transformée en esclave, ne l'a pas fait en tant que tel, elle ne l'a pas fait dans le but express de me posséder en tant qu'esclave, mais pour m'aider. Du moins, c'est comme ça que je vois la chose pour le moment.

Alors, je suppose que je peux lui... pardonner, en attendant de voir ce qui se passera plus tard. Peut-être même pourrions nous bien nous entendre, voire même plus. Même dans les pires situations, autant essayer d'en profiter un maximum, sinon, on en retiendra que les pires souvenirs, et on aura perdu notre temps compté dans cet univers. Donc, si on peut joindre un peu d'agréable pour passer le temps, surtout en une si charmante compagnie, moi je ne dis pas non.

Puis, elle me propose d'aller voir son vaisseau, et, son sourire étant contagieux, je la suis docilement en souriant. Je ne suis pas la même en sortant de sa chambre qu'en y entrant! Je suis peut-être toujours une esclave, mais je me tiens droite, et je reste fière. J'ai beau avoir ce foutu collier autour du cou, je suis toujours une pilote de la République, et en tant que telle, je ne peux pas me permettre de me laisser abattre. Dans tous les sens du terme.

Les couloirs sont longs mais je conserve une bonne allure, malgré les quelques coupures que j'ai aux jambes. Au moins la médecine ici fait bien les choses, je commence déjà à en ressentir les effets bénéfiques. Cela me tire toujours un peu, certes, mais le gros de la douleur a disparu.

Le hangar est situé en contrebas, et nous descendons donc plusieurs volées d'escaliers, ce qui me donne une impression bizarre. Ce n'est qu'en arrivant devant la porte que je comprends qu'il me manque les claquement de mes bottes sur le sol, petit détail auquel je suis habituée lorsque j'arpente les couloirs de la Base. J'ai donc un petit instant de nostalgie, en me demandant si je retrouverais un jour ma vie passée.

Instant qui passe bien vite lorsque nous arrivons devant le vaisseau d'Orélia, un cargo corellien XS, en parfait état. Je connais bien ce cargo, j'ai déjà piloté plusieurs de ses cousins, et le XS est un sacré bon modèle. J'aime l'élégance de ce vaisseau, et j'en reste bouche bée un instant.

Lorsque je m'aperçois avoir laissé un silence s'installer, je reprends précipitamment, en adoptant le vouvoiement au cas où nous serions observée par des caméras.


- Oh, heu, certainement Maîtresse. Je pense être tout à fait à même de le piloter, et si vous voulez que je vous montre, je vous prie de bien vouloir monter à bord...


J'en fais peut-être un peu trop, mais je suis toute excitée à l'idée de piloter un tel engin, les vaisseaux étant ma passion la plus profonde, et rien ne me rend plus heureuse que de voler. En ce qui me concerne, je pourrais vivre dans un vaisseau que ça ne me dérangerais pas. C'est à la fois intime et un endroit où on peut bien vivre, rien à voir avec l’exiguïté des chasseurs. Promis, quand je pourrais, je m'offrirais un cargo de ce genre.

Je m'installe donc sur le siège du pilote, appréciant le cuir épousant parfaitement les formes de mon dos, impression d'autant plus renforcée que je suis dos nue, et je respire une dernière fois l'odeur de l'huile de moteur avant d'allumer le système.

Le vaisseau gronde et ronronne, et je ferme les yeux de plaisir en le sentant prendre vie. Rien de comparable. Moment unique. Grandiose. Parfait. Je serais presque tentée de me jeter au cou d'Orélia et de l'embrasser pour la remercier. Mais je me retiens, et me contente de la regarder en souriant intensément.


- Où souhaites-tu aller ? Crois-moi, avec cet engin, je peux t'emmener au bout de l'Univers en moins de deux... Merci encore.


J'ai beau être toujours esclave et être toujours convaincue qu'il faudra que je m'enfuis, en attendant, je n'ai pas envie d'être ailleurs.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 9:55

    J’ai visiblement réussis à toucher la Twi’Lek en parlant de la façon dont j’avais sentis son corps réagir un peu plus tôt. Je dois dire que ça n’avait rien eu de difficile, surtout quand j’avais approché de sa poitrine, je n’avais fais que la soigner mais j’avais pu sentir qu’elle appréciait mon contact. Je savais être douce quand il le fallait, je l’avais été, il n’y avait aucune honte à ce qu’elle avait ressentis, après tout son corps avait réagis d’une façon dont tous les corps auraient réagis en étant touché avec douceur et attention. D’un autre côté, on n’applique pas du désinfectant comme une brute épaisse et pareillement pour la crème cicatrisante que j’avais appliqué. Il fallait prendre le temps, s’appliquer alors forcément le contact était prolongé et il était doux, ça pouvait faire réagir n’importe qui. Après avait-elle apprécié plus que je l’imagine ça je n’en sais rien, en tout cas, je remarque qu’elle n’a pas besoin de mots pour me faire comprendre très précisément ce qui passe par sa tête à cet instant. Je souris d’ailleurs en remarquant cela, c’est plutôt un charmant tableau le rouge aux joues d’une Twi’Lek a la peau bleu, c’est un très joli maquillage :

    - Ne rougis pas comme ça voyons. On ne peut pas toujours contrôler toutes les réactions de son corps même si on voudrait.

    Puis finalement comme elle m’indique n’avoir pas plus faim qu’elle est fatiguée, je décide de l’emmener voir le vaisseau qu’elle pilotera sous ma directive. Je dois avouer que je ne m’y connais que très peu en terme de vaisseaux spatiaux, j’ai quelques bases de pilotage mais ça n’a jamais été véritablement mon fort. D’où ma nécessité d’une personne pour piloter. Je pense que Lina saura sans doute mieux apprécier que moi ce vaisseau dont mon père n’arrêtait pas de me vanter toutes les qualités et la beauté. Pour moi c’était un vaisseau, tant qu’il m’emmenait vivante à bon port je me fichais bien de savoir s’il était vieux et rénové, flambant neuf sorti des chantiers spatiaux ou que sais-je encore. Je savais que c’était un vaisseau fiable, qu’il avait été refait très récemment et que l’entretien régulier lui permettait une bonne longévité. Il n’y avait pas besoin de cinquante personnes pour le faire voler, une seule pouvait très bien le faire sans grands efforts, c’était donc parfait. Sans oublier que la soute, sans être démesurée, proposait largement assez de place pour entreposer des matériaux échangés. Et bien entendu les cachettes secrètes puisqu’il semblait que c’était là un vaisseau particulièrement répandu dans le milieu de la contrebande et que ce dernier avait justement appartenu à un contrebandier auparavant. Mon père avait eu ce vaisseau pour l’avoir échangé au contrebandier en question, pour autant que j’en savais en tout cas mais parfois mieux valait ne pas prendre mon père au mot sur comment il a obtenu certaines choses en sa possession.

    J’ai remarqué pendant notre petite marche qu’en dépits de sa condition d’esclave, Lina reste très fière et droite, il me faudra quand même l’avertir de ne pas avoir l’air de défier les personnes qui résident ici. Certains ont le blaster très sensible et l’égo démesuré, je n’aimerai pas devoir mal dormir pour l’entendre hurler depuis la salle de torture. Ou pire de devoir la torturer moi-même pour lui apprendre les « bonnes manières ». Arrivées au hangar, j’adore regarder l’expression sur le visage de la Twi’Lek, visiblement elle connait déjà l’engin et à voir le regard qu’elle lui porte, elle apprécie véritablement de le voir. Pour quelqu’un qui s’y connait en vaisseau, c’est apparemment une très belle vision que ce vaisseau, pour moi ça restait un vaisseau, peu importe comment je le regardais, je n’arrivais pas plus à trouver ça beau qu’à m’émerveiller devant. En revanche devant une collection d’armes, je pouvais très aisément tombée en extase. Chacun son truc je suppose. Je me laisse surprendre par ce que dit Lina, elle en fait quand même un peu trop là, mais au moins elle a bien compris ce que je lui ai dis plus tôt. C’est bon signe, surtout pour elle et ses lekkus d’ailleurs :


    - Et bien dans ce cas ma chère, allons faire un tour.

    Je peux presque sentir son excitation tant elle résonne dans la Force, c’est rare que je sente ainsi les émotions des gens, il faut apparemment que je me sente bien avec la personne, c’est presque troublant. Je la sens comme une enfant excitée à l’idée d’un jouet. La Force m’échappe encore beaucoup, se déclenchant parfois sans crier gare, ici pour ressentir l’émotion vive de l’esclave devant le vaisseau. Je ne compte pas la priver du plaisir d’un vole et monte donc dans le vaisseau qui se referme derrière nous. Elle prend place dans le siège passager et je m’installe à côté d’elle en copilote ayant pour premier réflexe d’attacher la ceinture qui n’avait jamais tant servis que depuis que je volais à bord de ce vaisseau. Je n’étais pas franchement la plus grande fan des vols dans l’espace mais c’était indispensable pour voyager dans la Galaxie alors avec le temps je m’étais détendue mais je n’aimais toujours pas assez ça pour voler sans être obligée de le faire. Elle démarre le vaisseau en deux temps trois mouvements comme si de rien était et qu’elle avait piloté cet engin toute sa vie avant de me demander où nous allons. J’entre les codes pour ouvrir la porte du hangar tout en haussant les épaules :

    - C’est ton vol d’essai, alors fais-toi plaisir. Juste s’il te plait, essaye de pas t’écraser. Je suis déjà pas la plus grande fan de ces voyages spatiaux alors évites de nous tuer autant que possible.

    Et alors qu’elle entame le décollage, elle peut entendre le crissement du cuir de mon fauteuil sous mes doigts qui serrent nerveusement le fauteuil. Les atterrissages et les décollages, c’est surtout ça que je déteste le plus.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 10:31

Me faire plaisir ? Si elle y tient. J'espère juste qu'elle aura le cœur bien accroché, un vaisseau pareil, j'ai envie de voir ce qu'il a dans le ventre ! Enfin, comme elle m'avoue ne pas vraiment aimer ça, je limiterais les sensations fortes au maximum, mais bon la tentation de faire quelques looping est grande. Le hangar s'ouvre donc devant nous, et je respire profondément pour me calmer. Désormais, plus d'excitation, juste une intense concentration, comme avant chaque vol.

Alors que je saisis les contrôles, je l'entends serrer nerveusement les bras de son fauteuil, son confirmé par un rapide coup d’œil. Cette vision ne me réjouit guère, je n'aime pas sentir les personnes que j’apprécie se sentir mal à l'aise, alors je décide de décoller doucement, tranquillement.

A l'inverse d'un bête droïde, je sais doser mes mouvements, et le vaisseau s'élève tranquillement, lentement, et j'enclenche la première vitesse en prenant bien garde de ne pas aller trop vite dans l'espace étroit qu'est le hangar. Si ça ne tenait qu'à moi, je serais déjà dehors, les moteurs hurlants, mais je veux qu'elle me fasse confiance.

Je présente donc le cargo fasse à la sortie, et là, je suis bien forcée d’accélérer, sinon nous ne parviendrons pas à sortir et finirions écrasées. Et comme elle m'a spécifiquement demandé d'éviter justement ce genre de choses, je n'ai pas le choix. Instinctivement, je tends mon bras pour venir lui prendre sa main, la lui décollant du siège, pour l'étreindre avec force, lui communiquant ma confiance.


- Alema, je murmure en Twi'leki, ce qui pourrait se traduire par le fait que je la protège, et qu'il ne peut rien lui arriver de mal.


Je fais tout cela sans vraiment m'en rendre compte, et je ne sais pas si elle apprécie ce contact, mais moi en tout cas oui. En un certain point, je me sens comme... connectée à elle. Et pas par un simple collier d'esclavage.

J'accélère donc, progressivement, puis nous nous extirpons du hangar et le véritable vol commence. La vitesse est raisonnable, et bientôt nous dépassons les paysages de neige pour les survoler, faisant un grand tour du coin, ma main ne lâchant pas la sienne.

Au bout d'un moment, je tire le manche pour nous faire grimper en une pente raisonnable, et nous nous retrouvons bientôt dans le noir de l'espace. Bien qu'il serait facile de sauter à partir d'ici pour retourner sur Coruscant, je reste fidèle à ma promesse. Et, même plus, je n'ai pas envie de lâcher Orélia maintenant.

Je fais quelques tours, passant avec amertume près de la balise de la République, puis la laissant et décidant de me consacrer pleinement à mon rôle de pilote. Redescendant dans l'orbite de la planète avec douceur, j'avise un passage étroit filant le long de montagnes escarpées et je m'y engage pour montrer un peu ce que je sais faire.

Bientôt donc les parois nous encerclent, et la visibilité est réduite, mais je me fis aux instruments et à mon instinct. J'évite souplement les obstacles, et nous passons toujours loin des parois, il n'y a pas de danger. peut-être qu'elle peut le croire, mais en vérité, elle ne craint absolument rien. Je veille sur elle, et les montagnes n'ont qu'à bien se tenir. Elles n'auront pas nos peaux aujourd'hui.

Puis, je remonte vers les étoiles pour les admirer, ayant passé avec succès ce passage difficile, car, si il est vrai que nous ne craignions rien, cette course nécessite tout de même une concentration totale de la part du pilote. La moindre erreur nous auraient conduites au fond, et j'espère qu'elle n'a pas eu trop peur.

Si j'arrive à la faire se détendre dans ce vaisseau, j'estimerais avoir accompli quelque chose. Je me suis trouvée un nouvel objectif, et pour le moment mes velléités de liberté sont mises entre parenthèses jusqu'à ce que j'y parvienne.

Une fois dans l'espace, je maintiens cap et vitesse pour me retourner vers elle, mes Lekkus dansant joyeusement autour de mon visage.


- Alors, qu'en penses-tu ? Suis-je digne d'être ta pilote ?


Bizarrement, alors même que je suis consciente d'être son esclave, je me rends compte que son avis compte vraiment pour moi, et que j'aimerais vraiment que je réussisse à la faire apprécier ma passion du pilotage.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 11:03

    Qui pouvait vivre pleinement dans cette Galaxie sans expérimenter la joie intense des voyages dans l’espace ? Personne. Les voyages dans l’espace sont un mal nécessaire aujourd’hui car les planètes sont dépendantes les unes des autres, parce que les organismes ne sont pas situés sur les mêmes planètes, parce que la politique regroupe plusieurs planètes parfois distantes. Certaines planètes offrent certaines ressources qu’il faut aller chercher parce qu’elles sont indispensables, parce qu’elles sont convoitées, parce qu’elles sont utiles. C’est tout simplement ainsi que ça fonctionne, les voyages dans l’espace sont un impératif aujourd’hui pour vivre dans cette Galaxie. Ca ne veut pourtant pas dire qu’on est obligé d’aimer ça, certains sont malades une fois dans l’espace où sur un quelconque engin se déplaçant, d’autres ont une peur phobique, moi j’ai tout simplement peur parce que je n’aime pas particulièrement cela. Il faut dire que je n’ai volé qu’avec des droïdes qui avaient toujours tendance à piloter de la façon la « plus juste », autrement dit de faire exactement ce qu’il fallait quand il le fallait de la façon la plus mécaniquement parfaite. Cela équivalait de temps en temps à de violents changements de trajectoires, à des manoeuvres à retourner un estomac vide, quand aux décollages et aux atterrissages, les droïdes paraient à l’essentiel autrement dit décoller et atterrir ? C’étaient donc des décollages sans douceur aucune, des atterrissages à faire trembler tout le vaisseau. Sans doute était-ce bien là la raison pour laquelle je n’appréciais que peu de voler. Je détestais être secouée comme un prunier et surtout je détestais n’avoir absolument aucun contrôle et aucune emprise sur ce qui arrivait. Si je me fais botter les fesses à l’occasion d’un combat c’est ma faute, je peux faire en sorte de changer cela, mais si le droïde qui pilote le vaisseau grille un circuit, ou va nous écraser, je ne peux rien faire contre cela, je n’ai aucun contrôle, aucune chance de sauver la situation. Visiblement la Twi’Lek remarque mon inconfort, sa main prend la mienne et elle la sert doucement. Je serre sa main, un peu plus fort au moment où nous sortons finalement du hangar.

    Elle pilote pourtant tout en douceur, sans violence, augmentant progressivement la vitesse, prenant le temps de décoller et non pas décollant pour aller directement et le plus vite possible à son objectif. Tenant sa main que je sens chaude et douce à mon égard, je la sers un peu plus, c’est un contact agréable et rassurant qui me fait beaucoup de bien. Lentement je me décontracte un peu et elle peut sentir que ma main se fait moins oppressante sur la sienne bien que j’ai toujours veillé à ne pas trop la serrer pour ne pas lui faire mal. Ca serait pas très malin de faire mal à la pilote pendant qu’elle est en train de piloter. D’autant qu’elle fait ça vraiment très bien, c’est beaucoup plus agréable que de voyager avec un droïde, ne serait-ce que pour le contact très rassurant que sa main donne en cet instant. Je me détends sur mon siège et je pourrais peut-être même finir par apprécier de voler avec elle un jour ou l’autre si les vols se répètent en nombre. Comme toujours le décollage ne m’a pas été agréable, je n’aime pas franchement ça quitter le sol mais elle a fait ça vraiment bien, même si j’imagine qu’elle devait avoir envie de pousser beaucoup plus la mécanique qui était « vraiment incroyable » selon les propres mots du mécanicien qui en disait aussi que ce vaisseau est « une vraie petite bombe ». Je me rappelle lui avoir répondu que je serai heureuse aussi longtemps que la vraie petite bombe n’explosait pas en vol et il m’a assuré cela impossible. Ouais c’est ça !

    Comme à mon habitude, une fois en vol, je me détends et je profite du spectacle. Même si je n’aime pas trop ça, je dois avouer que de regarder une planète depuis un vaisseau est toujours un spectacle magnifique et quand nous montons dans l’espace, son océan infini de noir et de points lumineux, je m’émerveille comme chaque fois. C’est un décor que j’ai toujours aimé, qui est magnifique, mais pourtant je préfère quand même garder bien gentiment mes pieds sur le plancher des vaches. Seulement il semblerait que Lina ait un temps soit peu envie de s’amuser, elle redescend vers la planète que je vois s’approcher assez rapidement. Elle nous emmène droit vers les montagnes au milieu desquelles elle se déplace avec une aisance certaine. Je suis étonnée de la voir aussi à son aise sur un vaisseau qu’elle pilote pour la première fois, mais ça prouve qu’elle n’a pas mentis, elle a véritablement un talent indéniable pour piloter. Je ne suis même plus si tendue, je me sens en confiance, sans doute est-ce sa propre confiance qui est contagieuse je ne sais pas, en tout cas j’apprécie vraiment plus sa compagnie à celle d’un droïde aussi doué soit-il en pilotage ! Nous revoilà dans l’espace alors qu’elle se tourne vers moi pour me demander ce que j’en pense et si je suis digne d’être sa pilote. Je lui adresse un sourire :


    - Je suis impressionnée par ton aisance avec un vaisseau sur lequel tu voles pour la première fois. C’est beaucoup plus agréable de voler avec toi qu’avec un droïde. Tu es vraiment une pilote douée, je volerai avec toi avec plaisir.

    Je lui souris, regardant l’espace qui s’étend devant nous à perte de vue :

    - Et si tu me montrais ce que tu sais vraiment faire ? Tu sais de temps en temps on risque de se faire chasser, tirer dessus et autres joyeusetés que j’imagine tu peux imaginer alors je vais être secouée de toute façon. Vas-y. Je te fais confiance.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 11:51

Je souris en remerciement du compliment qu'elle m'adresse, celui-ci m'allant droit au cœur. Je n'ai pas vraiment de mérite concernant la maîtrise de ce vaisseau, puisque les corelliens se ressemblent beaucoup, à bien des égards, et le pilotage de ces derniers, une fois qu'on a "chopé le coup", devient ridiculement accessible et facile. Ils sont justement faits pour les pilotes de tout niveaux : du bleu, au vétéran.

Puis elle veut que je lui montre un peu ce qu'on a dans le ventre, cette bête et moi, alors, je lui adresse un sourire carnassier en lui faisant un clin d’œil.


- D'accord, accroche toi alors... En revanche, je vais devoir récupérer ma main pour être efficace ! j'ajoute en riant.


Je lui lâche donc à regret la main, c'est dommage parce que j’appréciais ce contact et qu'en plus elle avait l'air de se détendre. Ne souhaitant donc pas interrompre totalement ce contact, je tends une Lekku pour venir la lui frotter délicatement, presque timidement sur son épaule.

C'est rare qu'un Twi'lek offre ce genre de contact de son plein gré à une autre personne, surtout une non-Twi'lek, vu que ces appendices sont si sensibles que le moindre faux mouvement de la personne ne connaissant pas la fragilité des Lekkus pourrait tout aussi bien paralyser le Twi'lek, sans même le savoir. Je frissonne donc lorsque mon système nerveux reçoit le flot d'informations transmis par ma Lekkus touchant sa peau, et je respire un bon coup avant de reprendre les contrôles du cargo.

Et là, je file. Débridant la puissance des moteurs, les laissant rugir, nous filons dans l'espace à une vitesse vertigineuse, mais pas toute la puissance dont est capable la bête. Je sens en effet lorsque je fais un virage serré, comme pour échapper à une salve de lasers, une espèce de "blocage" dans les vitesses.

Je comprends le problème lorsque j'entame un looping, posant ma main rapidement sur sa cuisse pour qu'elle ne s'inquiète pas, reprenant ensuite les commandes des deux mains pour casser notre vitesse et repartir dans l'autre sens. Le problème vient des concepteurs, qui ont volontairement diminué la vitesse maximale du vaisseau. Un pilote normal ne sent pas ce genre de choses, mais pour un pilote qui vit avec sa machine, celui-là sent ce genre de détails.

Et je vis avec le cargo. Je pourrais presque ressentir ce que je lui fais faire, mais, ce n'est pas une relation de maître à esclave. Je sais de quoi est capable ma bête, je sais quoi attendre d'elle, et où sont ses limites. Je la fais voler, et en échange elle me répond fidèlement. Je serais presque portée à croire qu'un vaisseau et vivant, et sent les pilotes, et décide ou nous de leur obéir parfaitement.

Profitant d'un moment de calme donc, je trafique les commandes pour libérer toute la puissance des moteurs, et lorsque cela est fait, notre vitesse n'a rien de comparable avec celle d'avant. Nous filons à peine moins vite qu'un chasseur, pourtant plus petits et bien plus maniables. Le cargo répond à la moindre de mes sollicitations, en douceur et souplesse, et rien ne peut nous arrêter.

Je fais encore quelques vrilles, puis, en guise de "grand final", je saigne notre vitesse pour atteindre le point où la vitesse n'est plus suffisante, et nous partons en décrochage, c'est-à-dire que nous chutons, tout bêtement. Cette technique, certes dangereuses et passablement déstabilisante quand on ne s'y attends pas, confère un avantage certain en bataille : non seulement tous les missiles à nos trousses se perdront, mais aussi nous ne serons plus identifiables sur les radars comme une cible, et la vitesse du décrochage permet en général d'éviter les tirs.

Le seul soucis, c'est que je ne contrôle rien, et que la moindre erreur de timing nous tuera à coup sûr. Ah, et aussi, je n'ai jamais testé cette technique sur un cargo, toujours sur un chasseur où il est aisé de reprendre de la vitesse.

Nous tombons donc vers la planète, et je garde mon sang-froid en affichant un masque professionnel en pianotant sur les commandes et en tirant sur le manche. Bientôt, les moteurs crachotent et repartent brusquement, nous faisant nous relever soudainement, et nous arrachant une fois de plus à la gravité.

C'était moins une, et je suis aussi soulagée d'y être arrivée. Relâchant la pression, je stabilise l'altitude au dessus de la prairie enneigée en dessous de nous, et garde le silence en regardant Orélia, attendant qu'elle reprenne ses esprits ou qu'elle me dise quoi faire désormais.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 12:36

    Conclusion de ce premier vol ? Je ne veux plus jamais d’un autre pilote que la Twi’Lek ! Un vol en douceur, très agréable, un décollage sans ressentir le besoin de rejoindre l’espace en battant tous les temps records, oui définitivement, j’adhérais complètement ! En plus son bonheur a piloter lui donnait une assurance incroyable et cette assurance devenait de la confiance, une confiance que je pouvais ressentir. Il n’y avait qu’à la voir pendant qu’elle pilotait pour comprendre que c’était sa vie entière, que si elle était douée à une seule chose à un point où personne ne l’imiterait, c’était bel et bien pour ça. Ca me mettait en confiance, je me détendais et profitais véritablement du vol, elle a le pilotage dans le sang comme j’ai le combat qui coule dans mes veines. Chacune notre spécialité mais au final, ce sont deux arts dans lesquels nous sommes extrêmement douées et sa démonstration n’était pas pour m’en faire démordre. Toutefois, je décide de lui demander plus, de lui demander un vol plus rythmé. Je ne doute pas un instant qu’elle puisse me donner exactement ce que je veux, elle a le talent et le savoir pour un vol tout particulièrement musclé c’est évident, c’était beaucoup plus pour moi que je le demandais. Si nous devions voler ensemble, je voulais savoir à quoi m’attendre, je voulais voir si sa confiance se ressentait aussi dans ce genre de moment et d’une façon plus générale, son enthousiasme était entrainant, j’avais envie qu’elle s’amuse. Aujourd’hui elle s’était écrasée sur une planète, avait survécu à un crash, avait failli mourir, était devenue esclave, se retrouvait dans une tenue très déshabillée, devait m’appeler Maîtresse … oui je crois bien qu’elle avait le droit de s’amuser un peu et de se faire plaisir aux commandes de ce vaisseau, c’était une faible compensation, mais je préférais ça à ce qu’elle ferme les yeux ce soir en ne faisant que ressasser tout le mauvais de cette journée. C’était idiot, j’aurais dû la tuer dès la première seconde, simplement faire chuter son vaisseau en contrebas de la falaise elle serait morte dans l’explosion mais je ne l’avais pas fais. Sous le coeur de glace que tant m’imaginait, j’avais eu besoin de lui venir en aide et je le voulais encore en cet instant. Mais je ne pouvais lui dire d’aller sur une planète républicaine pour la libérer, mon père serait furieux en comprenant ce que j’ai fais. Mais je trouverai. Je cogiterai sérieusement et je trouverai un moyen de lui rendre sa liberté.

    - Oui c’est mieux que tu la récupères.

    Je lui adresse même un sourire pour lui faire comprendre que je suis parfaitement en confiance en cet instant. Alors qu’elle récupère sa main et que je regarde devant tandis qu’elle pianote déjà sur le tableau de commande, je sursaute en sentant un contact sur mon épaule. Je souris en voyant une lekku de la Twi’Lek, je restais quand même incroyablement surprise par ces lekkus, même après ce que Lina m’en avait dit. C’était vraiment incroyable de voir ce qu’elle arrivait à faire avec, et apparemment elle servait aussi à faire savoir ses émotions car la petite danse qu’elles avaient eu une fois dans l’espace semblait témoigner du plaisir qu’elle prenait à piloter. Doucement je pose une main sur sa lekku, sachant désormais combien elles étaient sensibles, je serai particulièrement attentive à ne pas la serrer, la tirer ou quoi que ce soit d’autre qui pourrait lui faire mal. La tétaniser de douleur serait une mauvaise idée, je n’étais pas franchement la plus douée des pilotes, mieux valait que ça soit elle qui tiennent les commandes.

    En tous les cas, elle répond à ma demande sans se faire prier, se lançant immédiatement dans un vol bien plus endiablé ! Moteur plus puissant, accélération plus poussée, pirouettes, elle ne m’épargne absolument rien des grands classiques que m’ont fais vivre les droïdes quand nous étions pourchassés. Pourtant si j’étais habituellement plus raide qu’un stalactite quand un droïde pilotait, j’étais là beaucoup plus détendue. Ma main avait retrouvé l’accoudoir car quelques moments me crispaient mais pourtant j’avais une confiance assez étrange, si on considère que je la connais à peine, envers la Twi’Lek. Et sa lekku sur mon épaule aidait également à me détendre, mais je dois bien dire que je ne m’attendais certainement pas au final qu’allait m’offrir Lina. Ca par contre même les droïdes ne me l’avaient jamais faites, aller jusqu’à ce que les moteurs se coupent d’eux-même et que le vaisseau parte en chute libre, c’était une grande première. Là j’étais crispée dans mon fauteuil à voir la planète glacée se rapprocher de plus en plus. Lina pourtant semblait confiante, pas décontractée autant qu’avant mais confiante. Les moteurs repartent avec un soupir de soulagement de ma part et finalement le vaisseau s’immobilise au dessus du sol. Je tourne la tête vers la Twi’Lek :


    - J’hésite entre complètement folle et carrément géniale.

    Un mélange des deux, mais c’est sûrement ce qu’il faut pour piloter un vaisseau. Je n’ai jamais vu un pilote qui soit totalement parfaitement sain d’esprit, ils ont tous une lueur de folie qui les poussent à faire des conneries. J’allais pourtant faire une demande un rien particulière :

    - Et si tu m’apprenais un peu ? Enfin va falloir y aller doucement parce que je n’y connais pas grand chose.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 20:53

Frissonnant encore rien qu'en repensant au contact de sa main sur mon Lekku, je ris doucement à sa remarque sur mon pilotage. C'est vrai que les pilotes sont habituellement tous un peu dingues, et il le faut bien pour réussir à ne pas penser qu'un vaisseau, c'est un peu cercueil volant dans lequel tu peux trouver la mort très facilement... Et on la croise souvent.

Mais on s'y fait, et on continue de piloter parce que c'est la seule chose qu'on aime vraiment. Le plaisir de se retrouver dans l'espace, de faire hurler les moteurs, le tressaillement au moment du saut hyperspatial, les crachotements des canons, le léger recul au moment de tirer un missile... Y a que ça de vrai.

Orélia me demande ensuite si je pourrais lui apprendre à piloter, et je réfléchis un moment. Après tout, je ne suis encore que pilote apprentie, et enseigner le pilotage est quelque chose de totalement inconnu pour moi, et je ne sais pas si je serais à la hauteur. J'acquiesce néanmoins, parce que je l'aime bien et que j'ai envie qu'elle découvre les bons aspects de ma passion, et puis au fond, tant que je n'ai pas essayé, je ne peux pas dire que je suis une mauvaise professeure !

Je dessangle mon harnais, me levant dans la cabine exiguë pour qu'elle prenne ma place, et l'aide à enlever le sien pour la relever, la saisissant par les hanches et posant mes Lekkus sur ses épaules pour que nous échangions de places. Ayant bloqué les commandes du pilotage pour maintenir cap et vitesse, nous pouvons faire cela en toute tranquillité. Dès qu'elle s'est assise, je l'aide à se sangler, tenant à le faire, et lui montre la bonne position pour s'asseoir confortablement en gardant une position optimale des mains sur le volant et sur les commandes.

Une fois de retour à ma place, je lui explique brièvement les principales commandes à sa disposition : le volant bien sûr, mais aussi les commandes moteur, pour accélérer ou ralentir, les commandes dirigeants les volets de déviation, pour faire tourner le vaisseau un plus proprement qu'en virant d'un coup sec sur le volant. Une fois les bases expliquées, je passe à la pratique :


- La première chose à savoir sur un vaisseau corellien, c'est qu'ils ont été conçus pour s'adapter à tout types de pilotes : les débutants comme les experts. Alors, ne t'en fais pas, ce n'est pas bien compliqué. L'unique difficulté réside dans le fait que ce type de vaisseau est très maniable, et que la moindre pression peut faire dévier radicalement l'appareil. C'est un coup à prendre, une fois que tu auras compris ça, tu auras compris comment fonctionne cette petite bête là.


Je déverrouille les commandes du copilote, juste au cas où, mais les bloque en attendant, n'ayant pas l'intention de les utiliser sauf si Orélia dévie vraiment trop. J'assure comme ça notre sécurité, mais je ne veux pas non plus m'en servir, pour voir ce dont elle est capable. J'avise une falaise devant nous, et la lui montre du doigt.


- On va aller par là, et tu vas nous en faire faire le tour. Vas-y tranquillement, et n'ai pas peur : non seulement tu n'as rien à craindre, mais c'est quand tu as peur que tu feras des erreurs si tu débutes dans le pilotage. Si tu sens que nous perdons de l'altitude, compense en relevant légèrement les commandes, pas trop sinon nous finirons dans l'espace. Essaie de sentir le vaisseau autour de toi, sentir ce qu'il veut et est prêt à faire pour toi. Tu vas peut-être me dire que je suis folle, mais un vaisseau, c'est comme un animal sur lequel tu montes : il s'agit d'une relation où tu lui donnes ce qu'il veut, et où il te le rendras. Ce n'est pas juste un outil ou un serviteur : il ne peut pas tout accomplir, il faut que tu y mettes du tien pour qu'il le fasse. Il faut que tu te sentes... en harmonie avec lui, que tu comprennes qu'il a des attentes en matière de pilotage et qu'il faut que tu sois 100% avec lui, que tu voles et qu'il te pilote, que tu le pilote, et qu'il vole... C'est un peu compliqué à expliquer, mais peut-être que tu le comprendras par toi-même lorsque nous serons parties.

Et une fois que tu seras prête, tu pourras mettre les gaz et prendre un peu de vitesse, ça fait un peu peur la première fois, mais c'est exactement la même chose. Tu es prête ?



Et je désactive le blocage, rendant au vaisseau sa manœuvrabilité, et désormais, Orélia est aux commandes. Ouais, être en symbiose avec son appareil, c'est le truc à comprendre. Une fois qu'on y est parvenue, aucun vaisseau ne peut nous être inconnus, et le pilotage devient une chose merveilleuse. Ça peut prendre dix minutes comme dix ans, mais si on a ça dans le sang, ça va vite. Et si on comprends ce que je viens de raconter, et qu'on est à l'écoute du vaisseau, ça aide à voler.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 22:12

    Ca se sentait qu’elle avait ça dans le sang, il suffisait de regarder son air assuré et le fait qu’elle ne faisait absolument aucun effort pour piloter le vaisseau. Elle se contentait tout simplement de se fier à son instinct, c’est le genre de choses faciles à remarquer. Elle ne semble pas vraiment réfléchir à ce qu’elle fait, elle le fait en sachant parfaitement quel résultat elle obtiendra. Il y a une véritable osmose entre elle et le vaisseau et je dois bien dire que cette assurance qu’elle témoigne est véritablement contagieuse, je ne me suis jamais sentie aussi bien à bord d’un vaisseau. J’ai toute confiance dans la pilote même ne la connaissant que depuis peu de temps, j’ai toute confiance dans ce vaisseau qui a été presque entièrement refait à neuf. Alors le vol se passe bien mieux que les autres, c’est plus agréable qu’avec les droïdes, je ne veux plus jamais voler avec un droïde, ils sont bien trop froids et calculateurs, ils ne prennent en compte aucun facteur humain, c’est épuisant et terrifiant en même temps. Et puis le droïde ne montre aucune expression, impossible de savoir si tout va bien ou si le vaisseau est sur le point d’exploser, impossible de le sentir en confiance ou totalement dépassé par la situation, ça avait quelque chose de mortellement effrayant que ce calme si plat des droïdes. Lina en revanche était très communicative, son sourire, cette lueur brillante dans ses yeux, l’assurance de ses gestes, le plaisir qu’elle prend est évident, il est rassurant. En la regardant piloter je peux dire « Elle sait exactement ce qu’elle fait » alors qu’avec un droïde, il est impossible de savoir s’il a la moindre idée de ce qu’il fait ou non.

    Elle sourit à ma remarque sur mon hésitation entre la qualifier de folle ou de génie, il faut dire qu’elle venait d’allier les deux avec une facilité infantile. Elle avait le génie de savoir exactement ce qu’elle faisait à tout instant, mais pourtant en même temps également d’avoir le talent de mettre son génie du pilotage au service de sa folie. Ca donnait un mélange détonnant et très impressionnant pour ceux qui aiment moins voler qu’elle le fait. Evidemment voler est sa vie, mieux vaut qu’elle ait cela dans le sang, ça se sent qu’elle a ça dans le sang, c’est même l’évidence même quand on voit la facilité avec laquelle elle vole. Moi j’étais une combattante, j’avais le combat dans le sang, c’était un domaine où elle me trouverait sans doute aussi extraordinaire que je la trouvais extraordinaire aux commandes de ce vaisseau. Je dois avouer que ma propre demande me surprend moi-même, je sais voler en gros mais sans plus et je lui demande quelques cours. Je ne sais pas si elle voudra s’improviser professeur mais finalement elle accepte. Nous échangeons nos places et me voilà au poste de pilotage, un lieu assez inhabituel sinon complètement nouveau pour moi, je dois dire être un peu perdue devant ce panneau de commande, mais Lina rendait ça tellement facile en volant que je pourrai sans doute réussir à voler au moins un petit peu sans trop nous écraser. J’écoute ce qu’elle dit en essayant à la fois de comprendre et de retenir mais je dois dire que ça a l’air beaucoup plus facile quand elle le dit que quand je me retrouve à regarder ces commandes en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire. Cela dit, sans essayer, comment saurai-je si je suis capable de piloter ? Et puis il y a tellement de pilotes dans la galaxie que je ne pourrai quand même pas être la dernière des dernières si ?

    Je remarque qu’elle active les commandes du copilote, une idée brillante selon moi, on ne savait jamais ce qui pourrait arriver avec moi aux commandes. J’écoute les consignes qu’elle me donne, mais j’avoue que son truc de comprendre le vaisseau m’est très étranger, je n’ai aucune idée de ce qu’elle me raconte. Cela dit je suis prête à essayer, j’ai bien demandé un cours de pilotage non ? Etant donné que quand il faut y aller, il faut y aller, je prends doucement les commandes en mains comme si j’avais peur de leurs faire mal. La falaise étant légèrement sur la droite, je tourne les commandes un rien brutalement … non beaucoup trop brutalement, le vaisseau réagit tout aussi violemment qu’à ma demande et ce sont nos harnais qui nous maintiennent sur les sièges.


    - Pardon … Je suis désolée. Je vais essayer d’y aller un peu plus en douceur.

    Je crois que le regarde de Lina me dit que ça serait bien une bonne idée en effet. Alors avec plus de douceur je tourne les commandes pour prendre la direction de la falaise. C’est vrai qu’en réalité ce n’est pas difficile, il faut prendre le temps de comprendre comment ça marche. Ne pas essayer de braquer violemment et allez au rythme du vaisseau. Tâchant de faire ce que Lina avait dit, j’essaye de communiquer avec le vaisseau, de le comprendre, mais rien n’y fait, je n’y arrive pas. Mon tour de la falaise est donc un rien saccadé par des mouvements de commande parfois un peu plus brusques que d’autres. Je ne suis pas franchement douée pour faire cela et ça se sent, je suis aussi terriblement raide et très peu décontractée. Elle doit d’ailleurs s’en rendre compte à la façon dont je suis raide sur mon siège et la crispation de mes doigts sur les commandes :

    - Je crois bien que ce n’est pas mon truc le pilotage.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 23:04

Le brusque virage qu'elle nous fait prendre me plaque contre le siège, le harnais s'enfonçant dans ma peau nue, mais heureusement, elle reprends vite le contrôle de l’appareil pour y aller plus doucement. Ses mouvements sont saccadés, et je vois bien qu'elle n'est pas vraiment à l'aise. Vu comme elle est raide, puis ce qu'elle me dit, je me dis que chacun son truc, après tout.

Je décide tout de même de tenter une dernière chose, et puis si ça ne marche pas, et bien tant pis. Avec un peu de chance, ça devrait le faire. Je me détache donc, et me place derrière Orélia en souriant. Je place mes mains sur ses avants-bras, et pose ma tête contre son épaule, mes Lekkus venant la caresser pour qu'elle se détende. Ce contact me procure quand à moi un flux ininterrompu de sensations diverses, et j'ai un peu de mal à me concentrer, mais il le faut.


- Détends-toi... Ferme les yeux, laisse toi guider. Je suis là, et il ne peut rien t'arriver de mal. Le vaisseau n'est pas ton ennemi, au contraire, il ne veut que ton bien. Ferme les yeux et écoute le ronronner dans l'espace. Sens le trembler quand tu touches ses commandes. Il est tout à ta disposition, mais il faut que tu le comprennes, et que ton cœur batte avec lui. Assise ici, au poste de pilotage, tu ne le domines pas : tu es complémentaire de lui. Sans lui, tu n'es rien. Sans toi, il n'est rien. Ensemble, vous êtes tout.


En parlant, je continue à la masser de mes mains et de mes Lekkus, frottant ma peau contre la sienne, tandis que je la caresse délicatement. Il faut qu'elle se détende, qu'elle ne pense à rien d'autre que le vol en cours. Ma bouche se rapproche de son oreille pour lui chuchoter d'une voix chaude :


- Maintenant, lâche tout. Laisse le tomber, laisse toi entraîner, et quand tu l'entendras ou que tu sentiras te répondre parfaitement, redresse le. Pas avant. N'ai pas peur, si jamais tu ne le sens pas, je m'en occuperais pour toi, mais ne redresse pas si tu ne sens pas la connexion se former. Je suis là, et il ne peut rien t'arriver freykaa...


Je suis si concentrée à la faire se détendre que je laisse échapper ce mot dans ma langue natale, qui pourrait se traduire par quelque chose comme "ma chérie". Je ne le fais pas exprès, mais la coalition entre le plaisir de la sentir dans mon bras couplé aux sensations que je ressens du vaisseau commencent à me faire perdre la tête.

J'en oublie même que je suis toujours debout, et que si elle rate son coup, je pourrais tout aussi bien valser dans le vaisseau, la laissant seule aux commandes... mais je n'y pense pas, parce que j'ai confiance, je suis persuadée qu'elle peut y arriver, que ce soit aujourd'hui ou un autre jour, je suis sûre que tout le monde peut sentir cette union entre un pilote et son vaisseau, même le dernier des rampants. La seule chose qui changera sera le temps mis pour ce faire.

Fermant les yeux moi aussi, je ne garde que le contact avec elle, respirant doucement, la laissant permettre au vaisseau de piquer du nez, nous rapprochant du sol, en espérant ne pas avoir à moi-même tirer les commandes pour redresser l’appareil. Je souhaite vraiment qu'elle y arrive, qu'elle puisse sentir ce que je ressens quand je pilote, et faire ainsi de ce vol une expérience inoubliable pour elle.

Mes caresses se font plus douces, je frôle à peine sa peau, il faut que son corps réagisse à la machine et soit concentré sur ce qu'elle peut ressentir, autrement dit ce n'est pas le moment de la déconcentrer !

Le silence étant devenu le maître du vaisseau, je peux entendre le vent souffler et hurler derrière la carlingue à mesure que nous tombons, accompagné par le grondement des réacteurs. Les petits "bips" de l'altimètre m'informent en permanence de notre altitude, me permettant de savoir où nous en sommes sans avoir à ouvrir les yeux, préférant me concentrer sur Orélia, et sur ses sensations.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Ven 11 Mai - 23:42

    Je suis plutôt heureuse que Lina ne se moque pas de moi, parce qu’elle en aurait le droit mais que je dois dire que ça ne m’aiderait clairement pas à prendre confiance en moi pour piloter ce foutu vaisseau. J’étais très raide et cela se sentait dans mes mouvements, je saccadais tous mes gestes parce que je ne trouvais pas la souplesse du vaisseau, j’étais encore pire qu’un droïde, braquant parce qu’il fallait le faire maintenant, cela sans aucune douceur. C’était notamment pour ça que le premier contact fut assez violent et je dois dire que je ne recommencerai pas, le harnais qui se serre ça n’a rien d’agréable et j’imagine que pour la Twi’Lek encore moins. Je n’abdique pas et réalise l’exercice qu’elle m’a demandée de faire, mais mes gestes sont saccadés, dessiner un cercle devrait être simple mais je ne trouve pas l’angle idéal, alors je rattrape en repoussant doucement le virage quand nous approchons trop de la falaise et je resserre dans l’autre sens quand je m’en éloigne trop, cela donne un cercle très saccadé mais par chance pas trop brutal. Ce n’était définitivement pas une réussite et je crois qu’il était grand temps de rendre les commandes à quelqu’un qui savait véritablement voler parce que visiblement c’était tout sauf mon truc de voler. D’ailleurs je pensais qu’à me voir violenter ainsi le pauvre vaisseau, Lina allait protester ou au moins dire quelque chose sur ma façon un peu brutale de me comporter avec lui, mais elle n’en fait rien. Même quand je lui dis qu’il est évident que je suis vraiment nulle pour piloter, elle ne me rabroue pas, elle ne se moque pas, elle ne me rabaisse pas. Je n’ai jamais été du genre à avoir beaucoup de compliments et d’encouragement, la méthode de mon père était de me dire que j’étais empotée et incapable et je me lançais alors totalement dans l’exercice et l’entrainement mais visiblement ce n’était pas l’idée de Lina qui voulait que j’essaye encore.

    - D’accord, je vais essayer.

    Elle passe derrière moi, je trouve ça un peu dangereux pour elle de se détacher de la sorte, mais peut-être le fait-elle pour que je me sente plus responsable et que je sois plus concentrée ? Non visiblement pas car son attitude est pour le moins … surprenante. Elle est passée derrière moi, sa tête sur mon épaule, ses mains sur mes avants-bras et ses lekku commençant doucement à me masser d’une façon extrêmement agréable. Je tâche de me retenir de frissonner à ce contact extrêmement chaleureux et agréable pour écouter ce que me dit à nouveau la Twi’Lek. j’ouvre de grands yeux en l’entendant me parler, me dire que je devais tout lâcher et ne pas redresser avant de sentir véritablement le vaisseau. Elle dit qu’il ne peut rien m’arriver, qu’elle est là et je réplique doucement :

    - C’est de la folie Lina. Les mains sur les commandes je suis incapable de lui faire faire ce que je veux alors de le laisser tomber comme ça, c’est une mauvaise idée.

    Mais la Twi’Lek ne bouge pas, elle reste là contre moi, douce et cherchant à me détendre un maximum. C’est plutôt une réussite et je finis par m’exécuter, lâchant les commandes et laissant le vaisseau tomber en chute libre. Je ferme à demi les yeux, gardant pourtant un petit rien de vue sur l’altimètre dont les chiffres défilent de plus en plus rapidement. Lina est complètement folle à lier, me faire confiance à ce point, c’est vraiment de la folie ! Je n’ai jamais volé autrement que dans l’espace, donc à un endroit où on a le temps de voir les obstacles arriver. Je vois l’altimètre indiquer un chiffre de plus en plus petit et finalement quand je me sens « en confiance », je prends doucement les commandes pour redresser l’appareil avec une souplesse qui me surprend moi-même. Et fait apparaître sur mon visage un sourire de satisfaction d’avoir réussis cela. Un peu comme une enfant émerveillée, j’ai l’impression d’avoir accomplis quelque chose de vraiment merveilleux. Mais je dirige à nouveau le vaisseau vers la falaise d’avant, poussant la vitesse un petit peu, le vaisseau accélère tout en douceur et c’est en souplesse qu’il dessine un cercle autour de la falaise, plus proche qu’avant et sans aucune secousse, un joli cercle. Je jette un regard à l’heure puis sur la boussole, j’oriente le vaisseau vers le sud-est en augmentant encore un petit peu la vitesse. Il n’y a pas beaucoup d’obstacles sur le trajet mais je les évite tout en douceur et bientôt nous arrivons au-dessus un véritable désert de glace où la glace semble avoir formé une couche comme du sable qui réagit sous le vent glacé de cet endroit. Je murmure doucement à Lina :

    - Tu peux nous mettre en vol stationnaire ? J’aimerai que tu vois quelque chose. C’est un endroit où j’aime venir certains soirs depuis que je suis enfant.

    La nuit était en train de tomber, elle tombe très vite sur ce monde glacée, dans quelques instants les derniers rayons du soleil éclaireront la planète de glace et en cet endroit précis, ce moment dessine toujours de magnifiques aurores boréales.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 0:31

Je suis totalement en confiance, je n'ai pas peur. Dans un cas ou dans l'autre, on s'en sortira, mais cela me ferait vraiment plaisir si elle réussissait à prendre confiance dans son vaisseau, et que je ne sois pas obligée de prendre les commandes. Je sais à partir de quel moment il sera trop tard pour redresser, et quand je vois que nous nous en rapprochons de plus en plus, je me prépare à saisir les commandes, mais Orélia me devance et bientôt nous remontons en chandelle, souplement et brillamment.

Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Elle a réussit, et je me sens aussi contente que si c'était moi qui étais à sa place et qui avait accompli une telle prouesse. Je ne dis rien, lui laissant profiter du moment, et admirant son sourire se dessiner sur ses lèvres pour lui déposer un léger baiser dans le cou pour la féliciter. Mes caresses se font plus insistantes, comme si je reprenais vie au long du vol désormais stable et assuré de la jeune femme.

Elle décide même de retenter son cercle autour de la falaise, et elle le réussit avec brio, sans à-coups, et je la serre un peu plus contre moi pour lui communiquer mon admiration devant ce qu'elle vient de réussir. C'est un joli cercle qu'elle vient de réaliser, tout en finesse et en harmonie. Son pilotage est beau, et je l'admire pour ça. Cette façon qu'elle a de contrôler l'appareil est unique, et la voir à l’œuvre pour la première fois est quelque chose d'extraordinaire.

Orélia décide d'orienter le cargo vers un endroit que je connais pas, et je la laisse faire avec plaisir, en lui murmurant un "félicitations" à l'oreille, mordillant légèrement celle-ci au passage. Lorsqu'elle me demande de mettre le vaisseau en vol stationnaire, j'acquiesce et pianote sur les commandes sans quitter ma position pour autant. Je me sens bien là, et je n'ai pas envie de bouger. Un petit piaillement nous informe que le cargo maintient cap et altitude, et je regarde à travers la verrière dans l'attente de ce qu'elle veut me montrer.

Je m'aperçois au passage que la nuit va bientôt tomber, je n'ai pas vu le temps filer, mais pourtant l'évidence est là, et...

...Le spectacle qui s'offrent à nos yeux interrompt mes pensées. C'est comme si des voiles de lumières vertes dansaient dans le ciel, se reflétant à l'infini sur la neige en contrebas, mouvants sans cesse, et apparaissant de nulle part. J'ouvre grand mes yeux, comme si cela allait m'aider à n'en pas perdre une miette, et ma bouche s'entrouvre légèrement sans que j'en ai vraiment conscience. Mes mains arrêtent leur courses et se posent sur les siennes, tandis que mes Lekkus entourent son cou comme une sorte d'écharpe, sans que là encore je n'ai vraiment décidé de le faire.

J'ignore combien de temps je reste admirative ainsi, mais je n'en regrette pas une seconde. La chose est magnifique, magique, et me rappelle les forêts luminescentes de ma planète natale Ryloth, en bien plus beau puisque cette fois ces couleurs si belles se trouvent dans le domaine que je préfère, le ciel, et je voudrais que cet instant ne se finisse pas.

Je finis néanmoins par reprendre mes esprits, et je caresse de nouveau la peau d'Orélia, une larme lourde de reconnaissance, d'admiration et peut-être même un peu d'amour coulant le long de ma joue, et je viens embrasser la sienne, murmurant un "Merci" venant du fond du cœur.

Qui aurait pensé que j'étais si sentimentale devant un simple paysage ? J'ai toujours beaucoup aimé admirer les merveilles de la Nature, et je reste ébahie devant ce qu'elle est capable d'accomplir. A côté de cela, qui sommes nous vraiment ? Nos petites querelles me paraissent si dérisoires que je ne peux m'empêcher de me sentir minuscule.

Serrant fort Orélia dans mes bras dénudés, je lui communique toute ma chaleur et ma joie d'être ici, oubliant qui je suis, oubliant comment s'est déroulée cette journée pour en arriver là. Quoi qu'on fasse maintenant, je ne pourrais jamais oublier cette scène, et elle restera comme un de mes meilleurs souvenirs, un souvenir auquel je pourrais me raccrocher lorsque tout ira mal.

J'ai peu de souvenirs de la sorte, mais ceux que j'ai sont tellement puissants que j'en aurais presque l'impression que des ailes me poussent dans le dos et que rien ne peut m'arrêter.


Dernière édition par Lina Aola'Sinya le Sam 12 Mai - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 0:53

    je suis un peu frustrée de la façon dont j’ai du mal à voler, trop de violence avec les commandes, ça manque de souplesse, je détesterai que mon pilote soit aux commandes et agisse de la sorte. Pourtant je suis peu assurée et extrêmement maladroite dans ma façon de me voler. Mais Lina ne s’en formalise pas, au contraire, elle m’encourage, elle tâche de me donner confiance en moi, de me faire me détendre, de me faire comprendre dans le vaisseau et dans mes capacités à le comprendre. Je la crois complètement folle d’avoir autant confiance qu’en moi, elle me demande de laisser le vaisseau en chute libre, elle n’est pas vraiment pas saine d’esprit, elle a bien vu à quoi ça ressemble quand je suis aux commandes. Mais sa façon de procéder me détend indéniablement et je savoure sa douceur et la chaleur qu’elle me communique. Prenant confiance en grande partie par cette confiance qu’elle me communique, j’attends de sentir le bon moment pour redresser. J’espère ne pas réagir trop tard mais je ne doute pas que la Twi’Lek soit intervenue en cas de besoin. J’attrape les commandes avec douceur et avec fluidité je fais reprendre de l’altitude au vaisseau. C’est un moment particulièrement heureux, la première fois que je peux vraiment dire que je pilote ce vaisseau car avant dans l’espace sans obstacle je m’amusais plus qu’autre chose. Là je pilotais vraiment, en faisant autre chose qu’aller tout droit en évitant les planètes qui étaient à des centaines de kilomètres de l’endroit où le vaisseau se trouvait. Emportée dans l’euphorie de mon succès, je décide de retourner vers la falaise, augmentant au passage très légèrement la vitesse, bien plus à l’aise que je ne l’étais auparavant, je parviens à faire décrire un magnifique cercle au vaisseau. Nous faisons le tour de la falaise, assez proche d’elle sans tomber dans l’excès et je dois dire que je suis particulièrement fière de faire ce que je fais, de réussir de la sorte ce que j’entreprends en cet instant.

    Et puis je décide d’orienter le cargo pour qu’il nous emmène vers un endroit que je veux montrer à Lina. j’entends son murmure et la sens mordiller doucement mon oreille. Décidément Lina se veut de plus en plus surprenante dans son comportement mais je ne m’en formalise pas le moins du monde, au contraire c’est agréable de sentir que quelqu’un vous apprécie autant. Ca ne m’était jamais véritablement arrivé et c’était une sensation extrêmement enivrante. Nous volons sans grand soucis jusqu’au désert de glace, un endroit de désolation où même les arkaniens n’ont pas essayé de s’installer, il n’y a absolument rien sinon une mort glacée qui peut vous attendre. Parfois il est arrivé que ce désert serve à éliminer des gêneurs. Ce n’était pas une mort agréable, le froid de ce désert n’est pas un froid qui vous engourdit les muscles et arrête lentement votre coeur, vous ne vous endormez pas pour mourir. C’est un froid glacé qui s’insinue comme un poison dans votre corps, il gèle partout où il passe dans votre respiration, il rend vos poumons douloureux, atrocement douloureux, puis le coeur quand votre sang commence à se glacer et qu’il vient à la rencontre de l’organe vitale. Vous pouvez sentir le gel s’en emparer et vous tuer très douloureusement. C’est une mort douloureuse et atroce, et pourtant c’est aussi à cette heure précise du jour que s’offre le plus magnifique des spectacles à quiconque connait cet endroit. J’y ai emmenée Lina sans savoir pourquoi, sans doute ma façon à moi de la remercier pour ce qu’elle venait de faire, pour la féliciter de ce qu’elle venait d’accomplir. Non contente de m’avoir réconciliée avec les vols spatiaux, elle avait même réussis à me faire piloter à peu près correctement un vaisseau, c’était un cadeau magnifique. Et puis cet endroit livrait un spectacle si magique qu’on en oubliait aisément tous les soucis et tracas de la journée, elle oublierait qu’elle a écrasé un vaisseau, qu’elle est devenue esclave, du moins je l’espérais. Pendant un temps elle échapperait à la dure réalité que cette journée lui imposait.

    Je la sens très à son aise contre moi, son contact est chaud et délicieux, je le savoure. La façon dont ses mains sont douces et ses lekkus qui viennent s’enrouler doucement autour de mon cou. Je devrai avoir peur sans doute qu’elle ne serre jusqu’à me tuer mais j’ai confiance en elle et dans le pire des cas, j’ai toujours cette commande du collier dans ma poche. Elle n’en fait rien, me serrant simplement contre elle, visiblement heureuse d’être ici. Elle me remercie et je penche doucement la tête pour sentir le contact de sa tête contre la mienne. Doucement le spectacle s’éteint jusqu’à ce que nous soyons dans une nuit noire. Tournant la tête vers elle tout en défaisant le harnais, je lui souris :


    - Et si tu nous ramenais ? J’ai eu mon compte d’adrénaline en plein vol pour la journée.

    Prenant sa main, je la guide jusqu’au fauteuil de pilote et c’est désormais moi qui reste derrière elle, mes mains posées avec douceur sur ses épaules.
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MessageSujet: Re: Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia] Sam 12 Mai - 1:43

Bientôt, la nuit tombe, et on ne distingue plus rien, à peine quelques contours des falaises. J'accepte de bon cœur de reprendre la place du pilotage, le retour promettant d'être un peu plus compliqué que ce que nous venons de vivre, puisque je serais obligée de voyager uniquement aux instruments. Mais j'ai confiance, j'y suis entraînée, et les cargos corelliens sont connus pour la fiabilité de leurs appareils de mesures. Je m’assoie donc dans le fauteuil à sa place, Orélia se plaçant derrière moi, à ma plus grande joie.

Ses douces mains sur mes épaules, je frisonne quelque peu avant de débloquer les commandes. Je prends la route du retour doucement, en calculant en même temps que l'ordinateur les distances des falaises, me fiant aux indications du radar. Ce n'est pas bien compliqué en somme, il faut juste accepter d'être aveugle. C'est vrai qu'on ne distingue pas grand-chose au-dehors, mais je sais que je peux me fier au cargo pour m'avertir d'éventuels dangers.

Pendant le trajet, et comme je pilote lentement, je m'autorise un regard vers elle en lui souriant, prenant sa main gauche dans la mienne, enlaçant ses doigts dans les miens. Mes Lekkus ne sont pas en reste, puisque l'une enlace son poignet tendrement, l'autre se levant pour timidement venir lui caresser la joue. Je ne sais pas exactement ce que je ressens, mais c'est plus fort qu'une banale rencontre, et pas simplement parce que je suis son esclave. D'ailleurs, j'en ai presque oublié ma condition, et seule la fraîcheur du soir me la rappelle au-travers de mon manque de vêtements.

Je nous fais décrire une belle courbe pour rejoindre l'entrée du hangar, bien que je ne la vois pas directement par la verrière du cockpit, mais les instruments sont formels et j'entends plus que je ne vois la porte s'ouvrir pour nous laisser rentrer. Je fais bien attention à ne pas faire de mouvements brusques du vaisseau, n'oubliant pas qu'Orélia n'est pas attachée, et qu'il ne faudrait surtout pas qu'il lui arrive du mal.

Faisant progressivement perdre de la vitesse au cargo, j'entame la procédure d’atterrissage doucement, pour ne pas la faire se crisper, même si je pense que désormais elle est très susceptible d'avoir surmonté sa peur des vols spatiaux et atmosphériques. Je repère d'un coup d’œil notre point de départ, et y dirige calmement le vaisseau, jusqu'à nous y poser en douceur. Pas de soubresauts comme il arrive parfois lors des atterrissages en vitesse, peu maîtrisés ou tout simplement sans le soucis de bien faire les choses, et le moteur s'éteint après un dernier feulement.

Aspirant une grande gorgée d'air, comme après chaque vol, je coupe un à un les systèmes, l'éclairage en dernier, nous plongeant dans le noir à peine éclairées par les néons du hangar. Je me lève en souplesse pour venir observer dans le fond des yeux Orélia, en lui posant mes mains sur le bassin, pour la caresser délicatement.


- Et voilà. J'espère que ça t'as plus autant qu'à moi. Maintenant, je suis un peu fatiguée, et je ne dirais pas non à un peu de repos, sauf si tu avais prévu autre chose...


Ma phrase s'achève en un souffle et sur un petit sourire. Étrangement, je me sens attirée par cette femme qui a faite de moi son esclave, mais ça n'est pas parce que je me suis accoutumée à ma nouvelle condition, bien au contraire.

Et puis, à ma décharge, j'ai moi aussi eu mon quota d'émotions fortes pour la journée, et un peu de détente n'a jamais tué personne, bien au contraire ! Enfin, je ne me formaliserais pas de sa réaction, quelle qu'elle soit, du moment que je pourrais me détendre après être passée par le feu, avoir échappée de justesse à la mort, et une série d'acrobaties spatiales, ça a de quoi vous fatiguer pour quelques temps.

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Atterrissage en catastrophe [PV : Orélia]

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