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Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos]

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Lola Aino
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MessageSujet: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Mar 27 Déc - 13:46

    Loin dans la galaxie, volait un vaisseau plutôt petit, dans un obscur coin de la galaxie, un coin assez peu visité il fallait l'avouer. Il s'agissait là d'un vaisseau de taille moyenne, pas vraiment fait pour le combat spatial. Il avait plutôt l'allure d'un vaisseau de luxe fait uniquement pour voyager avec le plus de confort possible et c'était le cas. En effet, la personne possédant cet engin n'était pas vraiment une fan des combats dans l'espace et elle avait préféré acheter un appareil cher mais avec le maximum de confort. A qui d'autre pouvait appartenir ce vaisseau si ce n'est à celui de la non moins célèbre tueuse à gage Lola Aino ? Elle s'était fait construire ce vaisseau, d'une couleur noire brillante, par une de ses connaissances qui lui avait fait sur mesure, répondant à toutes les envies et demandes de la belle. Toutefois, il fallait avouer qu'elle ne l'utilisait que très peu, préférant se déplacer par navette, afin que ses mouvements restent tout à fait discret. Cependant, là ou elle se rendait aujourd'hui, il n'y avait aucunes navettes qui pouvait l'y amener.

    Depuis quelques semaines déjà, la tueuse avait réfléchie durant ses missions et elle s'était rendu compte qu'il lui manquait quelque chose en plus : des gadgets ! Elle s'était donc mise en route dès qu'elle fut un peu libre, ayant moins de boulot, pour aller rendre visite à son fournisseur officiel d'armes en tout genre. Il s'agissait d'une très bonne connaissance de la belle, elles s'étaient rencontrées il y avait déjà quelques années sur Nar Shaddaa. Elles ? Oui, son fournisseur est une fournisseuse, et ce n'était pas n'importe qui ! Elle était aussi recherché que Lola à travers la galaxie ! Tyria Zann, la descendante de ce cher Tyber Zann et par ce lien de sang, elle avait hérité directement de son organisation, le Consortium ! Elle avait hérité là d'une sacré affaire et elle dirigeait le tout d'une main de fer, répandant le chaos à travers la galaxie. Pourquoi croyez vous que ces deux femmes s'entendent à ce point ? Elles se ressemblent en effet sur beaucoup de points. Tyria était donc entre autre, une fabricante d'armes en tout genre et c'est ce qui plaisait le plus à Lola, elle pouvait acheter des armes totalement inédites et non commercialisées, et forcément, beaucoup plus efficace. Ainsi donc, en plus de rendre visite à une veille amie, la tueuse avait l'intention de sortir les crédits républicains pour pouvoir se payer de nouveaux jouets. On peut dire qu'elle avait bien bossé ces derniers temps et elle avait de l'argent en trop ces derniers temps, il fallait qu'elle le dépense ! Voilà la donc la principale raison du voyage entreprit par la belle.

    Une voix masculine et robotique retentit dans le vaisseau.

      « Mademoiselle, nous approchons de la ceinture d'astéroïdes. »


    La jeune femme qui était allongée dans l'ombre, sur un canapé confortable, releva alors la tête et regarda au loin le tableau de bord. Elle finit par se lever et s'approcha des commandes du vaisseau, regardant les nombreux astéroïdes par la grande baie vitrée.

      « Scannes moi tout ça, calcules les trajectoires des astéroïdes et trace un chemin au milieu de ce joyeux bordel en fonction de toutes ses variantes. »

      « Tout de suite. »


    Jarvis, l'IA personnalisé de Lola, était vraiment une perle. En attendant que le vaisseau s'approche du QG du Consortium, le Bountiful, la belle resserra sa haute queue de cheval, ses bottes et réajusta ses armes à sa ceinture. Le vaisseau de la tueuse, après avoir été passé au scanner, se posa dans un hall prévu à cet effet et la porte s'ouvrit, laissant Lola sortir. Elle portait un pantalon noir sur ses bottes hautes, un débardeur et une veste en cuir. Sa ceinture était garnie d'armes en tout genre. Son regard, naturellement froid, se posa sur les hommes qui la regardaient avec méfiance. Certains d'entre eux devaient être nouveaux car la tueuse ne reconnaissait pas leurs visages. Ce fut le cas d'ailleurs d'un garçon, assez jeune, qui pointa son arme vers la belle. Il lui fit signe de se rendre sous le scanner, préférant vérifier que la jeune femme n'était pas une intruse. Il lui fit d'abord poser toutes ses armes sur une table. Ainsi, la belle plaça ses deux blasters DC-18, son fouet laser et son fouet neuronique, ses détonateurs thermiques, sorti des munitions et couteaux de ses bottes et poches, retira quelques billes transparentes contenant des liquides étranges de son décolleté et posa également deux petites barrettes à cheveux, sous les yeux étonnés du jeune garçon.

      « Du calme le bleu, je suis connu de la maison. »

      « Ca vaudrait mieux pour toi ! Si Tyria apprend qu'une inconnue est entré ici,ca va faire mal ! »


    Lola ne put retenir un petit rire et leva les yeux au ciel. Le scanner parcouru tout le corps de la belle, des pieds à la tête. A la fin de cette analyse, une voix robotique s'éleva de l'appareil.

      « Lola Aino, Identité confirmée. »


    Le garçon regarda la jeune femme avec surprise. Il connaissait ce nom cela ne faisait aucun doute vu l'expression présente sur le visage du garçon. La belle lui fit un clin d'oeil et passa de l'autre côté du scanner pour récupérer ses armes.

    Alors qu'elle était en train de ranger toutes ses armes, la tueuse sentit du mouvement. Les hommes présent dans le hall stoppèrent toute activité et tournèrent la tête vers le fond de la salle. Quand la belle se retourna, elle vit Tyria entourée de quelques hommes s'avançant vers elle. La tueuse eut un sourire plutôt amical et regarda le jeune garçon qui commençait à comprendre que Lola était très bien connue par sa chef. Ce fut d'ailleurs elle qui parla la première.

HJ : Désolée pour la longueur, je ne savais pas comment commencer ce rp, et comme je ne connais pas vraiment les lieux, j'ai préféré ne pas trop en faire, j'espère juste que ce que j'ai mis est bon ^^

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Dernière édition par Lola Aino le Sam 24 Mar - 13:39, édité 1 fois
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Mar 27 Déc - 15:32

Ce matin-là, je m’étais levée plus tôt que d’habitude. Pourquoi, en quoi était-ce pertinent? Parce que mon instinct me disait qu’aujourd’hui serait une journée haute en couleur. L’avenir appartenant à ceux qui se levaient tôt, le plus j’aurais fait d progrès dans mes prévisions de la journée, le mieux je serais équipée pour faire face aux surprises quand elles se présenteraient. Qui plus était, être le boss était moins ingrat que l’on pouvait le penser : avec les bons lieutenants et les bons hommes sous vous ordres, vous pouviez faire à peu près n’importe quoi. À peu près devait être clairement pris en compte et pour une excellente raison qui plus était : ceux qui se montraient irréalistes ne vivaient pas bien vieux. Il fallait encore que je règle deux ou trois petits détails concernant le bilan mensuel qui ne tarderait pas à venir. Entre autres choses, il fallait que je vois mes lieutenants pour faire le point.

Vinjera par exemple. À force de se trimballer de cimetières de vaisseaux en cimetières de vaisseaux, de restes de champs de bataille en restes de champs de bataille et de ruines en ruines… Vous finissiez par récupérer de drôles de trucs. Des sabres laser par exemple et parfois de petits artefacts Sith ou Jedi ou de leurs gadgets. Vinjra était en charge de faire le tri dans tout ce foutoir ésotérique, dirons-nous, et selon les derniers rapports, un groupe de mercenaires du Consortium de Zann avait mis la main sur quelque chose de très dangereux… Pour les autres. Une cache d’arme pour être exact, oubliée dans un coin perdu de la galaxie. Parmi les divers trucs récupérés, un GSI-24D disruptor pistol, une arme datant des guerres siths qui avaient durées pendant un millénaire entier. De mon avis personnel, cela ressemblait davantage au repaire d’un individu seul qui avait décidé de s’y cacher mais bon…

Il allait falloir faire du ménage là-dedans et faire un minimum d’enquête. Si vous saviez comment les collecteurs pouvaient payer une fortune pour quelque chose de ce genre. Moi je voulais garder le flingue et vendre le sabre mais à entendre Vinjera, même un Sith aurait trouvé absolument odieux ce que je comptais faire. M’en fous. C’est moi l’boss. Oui, j’allais écouter ses recommandations jusqu’à un certain point… Et cela s’arrêtait là. Il fallait aussi que je vois avec Maestra comment avançaient les travaux pour établir un petit avant-poste sur Myrkr : elle avait détesté son ordre de mission, étant une utilisatrice de la Force mais bon, le bon côté des choses c’était qu’elle en avait profité pour remplacer un de nos Vornskr par une femelle plus agressive et à la génétique plus prometteuse. Maestra était peut-être moins âgée que Vinjera mais au moins elle ne me cassait pas les oreilles avec ces histoires de tradition…

Il fallait que je parle aussi à Spike. Le nombre d’actes de piraterie et de prise d’esclaves avait considérablement augmenté ces derniers temps, à un tel point que je commençais à avoir de la misère à trouver des acheteurs et faire le suivi des gens à rançonner. Certes, c’était en partie ma faute car je lui avais dit que je voulais voir des améliorations dans ce genre de domaine mais une augmentation de rendement de 212% c’était faire plus que du zèle. À ce train-là, il faudrait songer à recruter davantage… Ce qui voulait dire que je devrais parler avec Slayer également. Et parler à Urai. Et… Décidément, il était temps de s’arranger pour que tout ce beau monde soit réveillé aussi et se bouge les fesses : la réunion, finalement, allait s’avérer un peu plus longue que ce que j’avais initialement prévu. Conclusion : trois heures plus tard, malgré l’heure tardive, nous étions attablés en salle de conférence, à discuter du brillant futur du Consortium.

C’était plutôt bien cette fois, nous n’en n’étions qu’à la onzième menace de mort de la part d’un des participants à cette réunion extraordinaire (Urai et Vinjera, Urai et Maestra, Maestra et Vinjera, Vinjera et Spike, Vinjera et Slayer…) quand je fus dérangée par une de mes p’tits gars, ceux affectés à la surveillance de Vergesso et de son champ d’astéroïdes. Ce n’était probablement rien pour m’inquiéter : qui traversait le champ d’astéroïde tombait pile poil au centre de toute la puissance du Consortium… Stations spatiales et flottes incluses. Autant dire que l’intrus qui entrait ici ne repartirait pas vivant. D’un regard blasé, j’allais lui faire savoir qu’il n’avait qu’à faire aborder le vaisseau par notre mercenaire quand il me glissa mot sur des détails spécifiques au vaisseau intrus. Cela changeait tout : c’était le vaisseau d’une bonne amie. Lola Aino venait me rendre visite… Ça c’était une bonne nouvelle. D’un « VOS GUEULES » tonitruant, j’intimai le silence à mes lieutenants (quoi, c’était le Consortium de Zann, pas le sénat galactique, je pouvais donc hausser le ton et user d’un langage plus… Coloré).

Lola, c’était un cas spécial. Une exception dans les divers points de règlement qui régissaient notre organisation. En général, tout ce qui s’appelait chasseur de primes ou hors la loi, je m’arrangeais pour le butter car la compétition, ce n’était jamais une bonne chose. C’était aussi de notoriété publique que j’étais en guerre ouverte avec les Hutts et que je payais rubis sur l’ongle pour m’assurer que le Soleil Noir ne redevienne jamais une puissance majeure ou se reforme et que je n’hésitais pas à tirer à vue sur les chasseurs de primes quand ils jouaient dans mes plates-bandes. Lola? Lola c’était presque une sœur quoi. Elle avait un statut spécial et la chaise d’un sixième lieutenant lui revenait de droit si un jour elle décidait de se joindre à moi. Chose certaine, ce n’était pas notre réunion qui allait m’empêcher d’aller l’accueillir et donc je la reportai à plus tard. Cela calmerait les esprits, dans le même temps.

Prenant une navette qui m’amena de mon QG à l’aire de débarquement principal (planétoïde artificiel, pas couloirs de centre commercial, non mais), j’ai le plaisir de voir un de mes derniers recrutés changer de couleur en se rendant compte de qui il venait d’importuner. En plus de mon petit détachement de sécurité, mes lieutenants m’avaient accompagné et Lola avait droit à un accueil que même l’empereur n’avait jamais reçu de notre part, de la part du Consortium de Zann. Toute sourire, je retins un éclat de rire devant les regards nerveux des mercenaires en faction qui me regardaient moi puis Lola et ainsi de suite car j’avais mis mon masque de « boss en colère parce qu'on importune une personne chère à son cœur » et s’ils avaient pu disparaitre dans le plancher… Ils l’auraient tous fait sans même hésiter. Moi? Je m’avançai vers Lola et la pris dans mes bras, lui offrant une étreinte à broyer un wookie en poudre.


« Lola, ça faisait un bail. T’écris jamais, tu appelles jamais mais tu débarques toujours à l’improviste. Tu changeras jamais! J’suis contente de te voir en tout cas. Faut excuser les p’tits nouveaux, il leur en manque encore un peu pour se considérer comme de vrais membres du Consortium. Je les fais exécuter si tu veux, moi ça m’gênes pas. Ah et au fait, je doute que tu réussisses à battre ça mais… Soixante-trois. Pas mal hein? »

Soixante-trois quoi? Soixante-trois personnes qui avaient eu la mauvaise idée de vouloir butter Lola et qui l’avait fait savoir en la présence d’un membre du Consortium. Il y avait des dispositions spéciales face à cette femme. Elle était comment dire… Sous notre protection. Tout contrat, faveur ou demande impliquant de nuire à Lola se terminait par l’exécution pure et simple de celui qui avait osé proposer la chose. Depuis la dernière fois que nous nous étions rencontrées, j’avais fait butté ou j’avais butté soixante-trois personnes qui lui voulait du tort. L’invitant à me suivre, je l’accompagnai jusqu’à mes lieutenants, de fort bonne humeur, avant de les lui présenter sommairement. De façon générale, nous nous rencontrions en seul à seul alors elle n’avait jamais pu voir la famille au complet… Parfois dysfonctionnelle mais toujours dévouée au Consortium, c’était là l’essentiel de la chose.
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Ven 20 Jan - 11:57

    L'arrivée de Tyria était loin de passer inaperçue. D'une, tous les hommes présents dans la pièce étaient presque au garde-à-vous et de deux, la chef du Consortium était très bien entourée. S'il existait des personnes non invités, qui étaient parvenues à franchir le champ d'astéroïdes, passer inaperçu au contrôles de sécurité et pouvant prétendre à voir la grande chef suprême, sans doute, auraient-elles décidés de fuir en voyant Tyria et ses hommes débarquer dans la pièce.
    La jeune femme était déjà très impressionnante toute seule. Elle avait quelques pièces mécaniques à la place de certaines parties de son corps, ses yeux étaient aussi froid que les plaines de Hoth et son allure masculine et forte imposait le respect. Sa garde était composée d'hommes armés et tous fichés sur les listes de tous les chasseurs de primes de la Galaxie. La belle en reconnu d'ailleurs certains, qu'elle ne connaissait juste de nom. D'autres étaient inconnu pour elle, sans doute parce qu'ils n'avaient pas encore commit des actions très importantes pour être sur les listes noires de la Galaxie.

    Le fait est que l'arrivée de Tyria calma tout le monde et un silence pesant s'installa dans la pièce. Certains hommes paraissaient inquiets devant le regard de leur boss, surtout le petit nouveau qui avait osé pensé que Lola n'était pas la bienvenue. D'autres semblaient de rien comprendre à la situation et ne cessaient de regarder leur boss, puis la tueuse et inversement, comme ces spectateurs assit dans les tribunes, regardant un match sportif. Cette situation amusait beaucoup Lola, il fallait dire qu'elle aimait créer la surprise et pour une fois, c'était très bien réussi, bien que non préparé.
    Arrivé à hauteur de la belle, Tyria eut un large sourire avant d'enlacer chaleureusement son amie. Enfin chaleureusement … C'était plutôt une étreinte musclée et forte et quelqu'un d'un peu frêle, aurait eu les os broyés. Toutefois, Lola n'était pas du genre frêle, bien que son corps donne souvent cette idée et ainsi, elle enlaça également son amie, tout en souriant.

    Tyria prit rapidement la parole, faisant un peu d'humour sur la présence de Lola ici. Il est vrai que la belle n'était pas du genre à écrire des lettres ou passer des coups de fils, mais il fallait la comprendre, elle était tellement occupée qu'elle n'avait pas le temps pour ce genre de choses. La chef du Consortium continua son petit discours en demandant à Lola si elle voulait que les personnes qui lui avaient manqués de respect soit tués, phrase qui fit rire la belle.

      « Voyons Tyria, que serait la vie sans un peu de surprise ? Tu finirais par te lasser de moi si j'étais trop présente dans ta vie j'en suis sure ! » Dit-elle avec un petit rire, amusée. Elle jeta un regard au petit nouveau avant de reprendre. « Si tu le tues maintenant, il n'aura pas le temps d'apprendre à connaître sa big boss et ses alliés privilégiés, ce ne serait pas vraiment productif n'est ce pas ? »


    Elle lui fit un clin d'œil et reposa son regard sur son amie Tyria. Cette dernière reprit la parole en donnant un chiffre : soixante-trois. La belle fut si surprise qu'elle en perdit son sourire et fixa son amie, comme pour l'interroger du regard pour savoir si elle disait la vérité. Ne voyant aucun sourire s'afficher sur son visage, ou n'entendant aucun rire, la tueuse comprit qu'elle disait vrai. Ce chiffre signifiait que soixante-trois personnes qui s'étaient lancés à la poursuite de l'Ange avaient été tués par les membres du Consortium. La raison en étant bien simple. Lola et Tyria avait décidé d'un commun accord de s'aider l'une, l'autre. Tyria éliminait les personnes à la poursuite de la tueuse, et Lola donnait le plus d'informations possible sur les chasseurs de primes ou autre personne chassant les membres du Consortium. Elle la tenait très souvent au courant de l'augmentation de la prime sur sa tête, les infos qui circulaient sur le Consortium et les membres de la Guilde des Chasseurs de Primes ayant acceptés des contrats contre des membres du Consortium. Ceci expliquait donc la nature du lien qui les unissait. C'était une sorte d'alliance stratégique, mais au fond, les deux jeunes femmes s'appréciaient beaucoup l'une et l'autre.

    Elles s'étaient rencontrés un soir dans l'un des bars les plus malfamés de Nar Sha'. Elles se connaissaient toutes les deux par leur notoriété dans ce bas monde et ce n'est donc pas par hasard qu'elles avaient fini par boire un verre ensemble. Lola avait trouvé en Tyria une très bonne vendeuse d'armes qui lui serait utile et la chef du Consortium avait trouvé en la tueuse une parfaite source d'informations sur les chasseurs de primes. Ce qui ne semblait au début qu'un échange de simple procédés s'était au final transformé en une réelle amitié. Les deux jeunes femmes étaient vraiment très proche l'une de l'autre, ayant énormément de points communs dans leur caractère et leur façon d'agir. Lola n'avait pas vraiment de sentiments pour les êtres, toutefois, elle savait que Tyria n'était pas quelqu'un comme les autres pour elle. Une telle amitié et alliance faisait d'ailleurs peur à la plupart des chasseurs de primes et hors la loi de la Galaxie. L'une était la chef d'une organisation hors la loi armée parmi les plus dangereuses et l'autre était la tueuse à gage la plus redoutée de la Galaxie. Un terrible duo qu'elles faisaient là. Mais revenons en à notre rencontre.

    Lola et Tyria ne se rencontraient guère qu'en privés, dans des bars ou d'autres endroits assez discrets. La chef du consortium avait pourtant demandé plus d'une fois à la belle de venir « chez elle » au QG de son organisation et c'est aujourd'hui que la tueuse avait décidé de s'y déplacé. Elle était venu pour voir son amie mais pas que. En effet elle avait des armes à acheter et s'était donc tournée vers sa plus grande recéleuse. Pour l'heure, Tyria l'invita à la suivre et l'amena lui présenter ses hommes. Des noms défilaient, énoncés par la chef, et, dans l'esprit de Lola, ses noms se transformaient en prix, se souvenant de leur prime, par cœur. Certains se vendaient mieux que d'autres, ceci était dû à leur exploits sur le terrain, plus ou moins dévastateurs. La belle saluait les hommes rapidement et sans vraiment de chaleur dans la voix, jusqu'à ce que Tyria lui présente un certain Urai Fen. La tueuse fut surprise d'entendre ce nom. Cela faisait bien des années qu'elle ne l'avait pas entendu et, aux dernières nouvelles, Urai Fen était mort. Il était donc impossible que cet homme eut été le vrai Urai. Lola dévisagea cet homme, de la tête au pied. Il correspondait bien à l'homme qu'elle avait rencontré il y avait des années déjà loin d'ici, toutefois, il y avait un petit quelque chose qui n'était pas identique à cet homme du passé mais la tueuse n'aurait su dire quoi. Ce qui était certain toutefois, c'était que ce type mentait à sa supérieure sur son identité. Pourtant, en regardant Tyria, la belle remarqua le regard fier de la chef à l'égard de cet homme, qu'elle nomma son second et l'homme en qui elle avait le plus confiance. Il faudrait très certainement que les deux jeunes femmes ait une conversation privée à propos de cet homme.

    Après avoir fait le tour de ses hommes, Tyria demanda à son amie la raison de sa venue et cette dernière lui sourit doucement avant de lui répondre.

      « J'aurais besoin de t'acheter quelques uns de tes petits jouets très chère. »


    La belle fit un clin d'oeil à son amie. Elle avait quelques idées sur le type d'armes dont elle avait besoin et elle était persuadée que Tyria serait à même de lui offrir tout ce dont elle rêvait depuis plusieurs semaines déjà.

HJ : Je m'excuse pour ce retard énorme u_u

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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Ven 20 Jan - 16:41

Ah ça, pour faire tourner les affaires, Lola était une vraie championne. Quand même, on n’équipait pas le plus grande chasseresse de primes qui soit avec de la camelote! Il fallait que ce soit créé sur mesure, dans les règles de l’art ou alors provenir des sources les plus fiables qui soient… Autrement dit obtenir ce que le commun des mortels ne pouvait que rêver de posséder. Chance pour Lola : elle ne faisait et ne ferait jamais partie du commun des mortels. Et c’était tant mieux. Pas uniquement pour son compte en banque mais parce que moi, Tyria Zann ne m’associait pas aux gens ordinaires. J’aimais les gens originaux, particuliers, de grand talent. De là à dire que j’enviais qui que ce soit, ce serait mentir mais j’avais grand respect pour un petit nombre de personnes dans la galaxie, excluant ma grande famille dans le Consortium. À personne extraordinaire, fréquentations extraordinaires.

Lubie, manie, caprice? Non. À chacun ses particularités. Le conformisme n’avait jamais été chose faite sur mesure pour moi. C’était d’ailleurs pourquoi ce verre dans un bar était devenu avec le temps une amitié. Lola pratiquait un métier que peu de femmes faisaient et elle excellait là où l’amateur trépasse plus vite qu’un politicien n’empoche un chèque. Ça et le fait que j’adorais les histoires et les récits d’aventure. Je ne m’en lassais tout simplement jamais. Comment le pourrais-je? Il y avait tant à apprendre des autres, tant à découvrir par l’anecdote et les faits divers… Lola était des rares personnes capables de m’impressionner et pour faire cela il en fallait plus qu’un peu. La chose était très certainement réciproque car on pouvait mal imaginer Lola se tenir avec le commun des mortels pour le plaisir de la chose. Ah comme il y avait des jours où j’aurais voulu que Lola fasse partie de mes lieutenants…

Mais bon, la situation actuelle faisait que chaque visite de Lola était un cadeau des plus bienvenus, une occasion de célébrer le retour d’une amie, d’un être cher. Bon, il était vrai que j’adorais boire et fumer mais je n’étais pas alcoolique pour autant et je ne cherchais pas constamment des prétextes pour déboucher une bonne bouteille. J’étais quand même plus que le criminel de base et très certainement plus… Sophistiqué, en un sens. Non, je ne parlais pas de vivre dans le luxe mais disons que je tenais à mon hygiène et à ma forme physique. Le jour où je commencerais à me comporter comme un Hutt, je me jurai de changer de métier. Non, je n’avais pas peur de me salir mais je ne cherchais pas non plus à me rouler dans la fange, quand même! C’était un peu moins crédible de faire des affaires couverte de saleté. En fait, c’était tout sauf crédible et c’était bien connu : les apparences, bien souvent, sont un piège utile.

Lola par contre ne se laisserait jamais abuser par de tels subterfuges. L’ange de la mort était d’une rare beauté et c’était davantage elle qui avait les apparences trompeuses, de la créature de rêve certes mais une créature de rêve capable de vous égorger, vous éventrer, vous éviscérer, vous… Enfin bon, je n’allais pas faire une liste des mille et quelques plus façons de tuer quelqu’un! S’il y avait bien une personne dans la galaxie capable de tuer n’importe qui, et j’insiste sur le n’importe qui, c’était bien Lola. Comme il n’y avait qu’une seule personne dans la galaxie pour cracher au visage de la mort et s’en sortir indemne (à quelques morceaux près par moments) : moi. À chacun son truc, son petit talent caché. Oui, décidément j’adorais cette femme, c’était pour cela qu’elle avait de juteuses réductions sur mes prix réguliers. Quoi? Oui j’aimais Lola mais je n’allais pas lui donner tout mon arsenal quand même!

Je l’invitai à prendre ensuite place dans la navette qui nous avait conduits jusqu’ici. Quand votre quartier général est un planétoïde artificiel, vous avez besoin de ce genre de moyen de transport car autrement, je peux vous garantir que vous mettrez des jours du point d’atterrissage à mon bureau. Quoi, on a tous le droit à sa vie privée non? Donc je faisais mes affaires loin du bruit et de l’agitation. Oh bien sûr, en chemin, grande gueule comme je suis, je ne pus m’empêcher de raconter à Lola quelques anecdotes sur les soixante-trois personnes que j’avais butté ou fait butter pour la garder en vie. Lola le savait : j’adorais raconter des histoires. Toutes véridiques dans les moindres détails car je détestais le mensonge avec une passion presque équivalente à mon mépris pour l’amateurisme. J’aurais fait une excellente sénatrice car je n’avais pas ma langue dans ma poche. Quoi que… À toujours dire ce que je pense… Peu importe.

Dans les récits, il y avait des trucs sérieux (comme par exemple quand Slayer avait pulvérisé une flotte pirate pour s’assurer qu’aucun membre de ce groupe ne fasse de tort à mon alliée) ou des trucs loufoques (comme le caleçon explosif qu’avait utilisé Spike pour se débarrasser d’un type) ou encore carrément incroyable (c’est fou ce qu’un petit morceau de tissu, une maitresse vornskr et son compagnon à quatre pattes peuvent faire). Ah certes, les récits impliquant Vinjera étaient toujours comment dire… Très sombres mais venant d’une sœur noire, pouvait-il en être autrement? Ah et bien sûr, je n’oubliais pas les récits de notre guerrier le plus noble, Urai Fen. Lui qui avait toujours refusé de se battre autrement qu’au corps à corps. Moi, personnellement, je préférais les armes à distance. Plus efficace, plus impressionnantes et elles permettaient d’éliminer l’ennemi AVANT qu’il ne vous torde le cou.

Oui parce que dans mon métier, vous ne saviez jamais quand quelqu’un allait tenter de vous butter et si les wookies ont l’air de gros ours en peluche, quand il essaie de vous étrangler de ses sales pattes, vous changez bien vite d’idée. Ou encore les gamoréens : qui aurait pu croire que ces créatures porcines maniaient si bien la hache? Avec tant de force en plus? Ils étaient manifestement moins cons et lourdauds que ce que leur apparence laissait présager en tout cas. Enfin bon, de récit en récit, d’anecdotes en anecdotes nous finîmes par arriver à destination et mes lieutenants se séparèrent, retournant vaquer à leurs occupations respectives. Moi et Lola prîmes la direction de mon bureau et si les lieux n’avaient pas l’opulence ou le luxe dégoulinant de bien des chefs criminels, le côté utilitaire, stylisé et fonctionnelle en bouchait un coin quand même. Oui cela manquait de décoration mais c’était joli sur un mur, un permis de port d’arme…

Je détestais tout ce qui était fioriture. La preuve étant, si on cherchait dans mes affaires, on trouvait des armes, de l’équipement, vingt fois la même tenue, des crédits, des documents papiers tous reliés au travail, des livres sur la criminalité, le commerce et l’économie… Mais pas un film, jeu vidéo, petit bibelot inutile, maquillage ou autre. Déprimant pour certains peut-être mais j’étais pragmatique moi. Je ne possédais que ce dont j’avais besoin. Ce que je volais, pillais, prenait par la force, je le revendasi ou je le mettais dans un coffre-fort en attendant la vente aux enchères. Ou cela allait dans ma collection. Des trophées tout aussi fonctionnels. Un blaster ici, un sabre laser là, un plastron d’armure… Invitant Lola à s’asseoir, je versai deux verres d’un alcool fort avant de trinquer à l’amitié (jamais aux bonnes affaires en présence d’une amie) avant de caler mon verre d’un trait et d’attaquer la conversation.


« Alors, qu’est-ce que je peux faire pour toi? De quoi as-tu besoin cette fois? On va voir si j’ai deviné juste… J’espère que tu as de bonnes histoires pour moi : il m’arrive de temps en temps de rire encore une fois de cette excellente anecdote de la dernière fois avec le Hutt et le four à… Oh mais je parle, je parle, faut que tu me la fasses fermer Lola, tu placeras jamais un mot sinon, tu le sais! Moi et ma grande gueule… »
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Dim 22 Jan - 8:00

    Si Lola se tournait vers Tyria pour acheter ses armes, ce n'était pas sans raison. En effet, la belle avait pu constater plus d'une fois l'efficacité de ses armes, créée sur mesure. Quand Lola avait une idée précise de ce qu'elle voulait, elle en donnait toutes les informations à son amie hors la loi qui s'occupait alors de sa création, ajoutant ou modifiant des choses pour rendre l'arme la plus parfaite possible. Il fallait dire que la tueuse n'aimait pas avoir les mêmes armes que tout le monde et, en demandant des armes sur mesure, elle était certaine d'avoir des jouets originaux et surprenants. Se trimballer à travers la Galaxie avec les armes que Monsieur et Madame Tout-le-monde n'était pas du genre de la belle. Au contraire, plus elle avait des armes uniques, plus elle se sentait puissante. Depuis quelques temps déjà, elle avait l'idée, mais pas vraiment précise, d'un style d'armes, conçu exclusivement contre un type précis d'adversaire. Trouvant un peu de temps à elle, l'Ange avait donc profité de cette occasion pour aller discuter de son prototype à son amie. Pourquoi être venu dans le QG du Consortium plutôt que d'avoir juste donné rendez-vous à Tyria dans un bars comme d'habitude ? On ne sait pas vraiment. Toujours est-il qu'elle se retrouva là, au milieu de ses hommes armés jusqu'aux dents, face à une chef hors la loi des plus redoutée.

    Après avoir rencontré les différents lieutenants de son amie, Lola suivit Tyria et monta à bord d'une navette qui devait les amener dans d'autres quartiers du QG, et plus précisément au bureau de la boss. Durant le trajet, Tyria discuta de la manière dont les soixante-trois personnes avaient malencontreusement trouvés la mort. La jeune femme racontait ses anecdotes avec passion, faisant littéralement vivre l'histoire. Elle raconta comment Slayer, l'un de ses lieutenants, avait bombardé une flotte de pirates, ou encore comment Spike s'était débarrassé d'un homme avec un caleçon explosif. Tyria vivait tellement les histoires et savait si parfaitement les raconter que c'était un délice à entendre, surtout les histoires les plus loufoques. Lola laissa échapper quelques petits rires sincères (ce qui, il faut le dire, était extrêmement rare). Enfin, elle raconta des histoires ou Urai Fen s'était encore illustré, notamment grâce à ses combats au corps à corps. Reparler de cet homme laissa la belle pensive. Normalement, Tyria devait faire confiance à tous ces hommes, et surtout à Urai, qu'elle considérait comme un bras droit d'exception et sans nulle doute le plus fort de ses lieutenants. Toutefois, cet homme mentait sur son identité et Lola devrait le dire à son ami. Si il s'avérait que cet homme était une taupe pour on ne sait quel groupe en voulant au Consortium, alors Tyria était vraiment mal barré et Lola aussi par la même occasion. Elle avait donc tout intérêt à parler de cette affaire avec son amie. Pour l'instant, comme elles n'étaient pas seules dans la navette, Lola garda le silence, se faisant discrète sur ses soupçons, évitant de porter trop de regards sur Urai, afin qu'il ne se doute de rien. Dans les jeux de mensonges et duperies, la tueuse excellait et cet usurpateur ne pourrait pas cacher bien longtemps la vérité sur son identité.

    Une fois arrivé à destination, après de longues discussions et anecdotes plus savoureuses les unes que les autres, tout le monde prit des directions différentes. Les lieutenants de Tyria partirent de leurs côtés et Lola et son amie se dirigèrent vers son bureau. Passant dans de nombreux couloirs, la belle observait le tout dans les moindres détails. Ce n'était pas qu'elle fut suspicieuse mais disons que l'observation était naturel chez elle, comme la respiration. Elle ne faisait pas vraiment attention à ce trait de caractère mais il était présent en elle, comme pour s'assurer une certaine sécurité, observant tout afin d'être prête à faire face à toutes éventuelles surprises. Ce trait de caractère était une sorte de réflexe de survie naturel. Ainsi, la belle avait développé une mémoire eidétique, se rappelant de presque tout ce qu'elle voit ou lit. Ceci était plus qu'efficace quand on est tueur à gage. Ainsi, sans vraiment le vouloir, Lola était en train de mémoriser tous ces lieux et garder le tout dans un coin de sa tête.

    En entrant dans la pièce, la belle eut le même réflexe. La pièce était de taille moyenne ni trop grande, ni trop petite. Il n'y avait rien de décoratif dans la pièce qui sur le fond, restait très sobre. On pouvait remarquer un manque total de luxe et une volonté de garder une pièce plus utilitaire que belle. Toutefois, la pièce était assez moderne et il y avait un côté très pratique, avec quelques gadgets utiles et nécessaires à une chef d'organisation criminelle. Aucune photo ou images de personnes chères aux yeux de Tyria. Les murs étaient sobres et quelques armes étaient parfois posées sur des étagères prévues à cet effet. Sur l'un des murs la seule décoration était un permis de port d'armes, ce qui amusa la belle. Tyria avait-elle vraiment besoin d'une autorisation pour avoir des armes en sa possession ?
    Vers le fond de la salle il y avait un bureau, assez large mais lui aussi très sobre. Depuis était posé une tonne de papiers administratifs, des plans d'armes, des chiffres, des dossiers de membres du Consortium. Non loin de ses papiers, Lola remarqua une bouteille d'alcool et deux verres. A l'aspect de la couleur du liquide et connaissant les goûts de la hors la loi, la tueuse n'eut aucun doutes sur l'alcool présent dans cette bouteille : du Lum. C'était une boisson puissante, populaire dans l'espace Corellien, fréquemment utilisée dans les compétitions de boissons appelées LumGuzzling. Tyria aimait cet alcool et il était plutôt fort et bon. Lola buvait en général des boissons hors de prix mais le Lum était un des alcool qu'elle aimait beaucoup parmi les boissons populaire.

    Tyria prit les deux verres et versa généreusement le Lum. Toutes deux trinquèrent à l'amitié en levant leurs verres et, d'un même geste, vidèrent d'un trait leur verre. Les deux jeunes femmes étaient très friandes d'alcool et il n'était pas étonnant de les voir dans un bar miteux, buvant et fumant sans modération. Après avoir bu, la hors la loi prit la parole. Comme à son habitude, elle se remit à parler de tout et rien mais s'arrêta bien vite en prétendant qu'elle parlait trop et que Lola devait lui dire de la fermer plus souvent pour pouvoir en placer une. Toutefois, les deux femmes se complétaient bien. En effet, Tyria était du genre à parler beaucoup et aimait ça, alors que Lola était assez froide et n'ouvrait la bouche que lorsqu'elle avait un truc vraiment important à dire. Alors, entre la chef hors la loi et la tueuse, c'était plutôt une complémentarité et ceci amusait souvent la belle. C'est ainsi avec un sourire qu'elle répondit.

      « Si je te demandais de la fermer plus souvent, nos discussion ne seraient pas très nourrit tu le sais bien. »


    La belle faisait référence à son caractère assez froid et le peu de conversation qu'elle avait. Puis elle devint plus sérieuse avant de reprendre la parole.

      « Disons que j'aurais besoin de toi pour me fournir de nouvelles armes assez spéciales. Mais, je vais profiter que nous sommes seules pour te parler d'autres choses d'abord. »


    Ayant observé la pièce et connaissant son amie, Lola savait qu'il n'y avait pas de micro ou autres appareils pouvant enregistrer la conversation dans la pièce. Ainsi, la belle pouvait parler librement et cette conversation ne sortirait pas de la pièce si Tyria en décidait ainsi. Ce fut donc avec aplomb que la tueuse posa une question à son amie.

      « Dis moi Tyria, fais-tu vraiment confiance à tous tes hommes ? Je parle plus précisément de celui qui se fait appeler Urai Fen et qui est ton bras droit. »


    Du tac au tac, Tyria devrait normalement répondre que oui. Toutefois, si Lola posait cette question et étant aussi sérieuse, la hors la loi devrait avoir quelques doutes. Elle savait très bien que la tueuse ne faisait jamais d'allusion aussi explicite si ses doutes n'étaient pas fondés. Ainsi, elle devrait commencer à se poser des questions et répondrait sincèrement à son ami si jamais elle avait le moindre soupçons sur Urai Fen.

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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Dim 22 Jan - 11:09

Bon, le bureau était un peu bordélique mais j’avais une excellente raison : un chef qui ne passe pas derrière ses p’tits gars pour s’assurer que le travail est bien fait risque d’avoir de vilaines surprises. Et j’insiste là-dessus parce que merde, si vous saviez le nombre de feignasses qui essaient au moins une fois de tourner les coins ronds… Sauf que ceux-là, je leur mettais quelques baffes pour les ramener à l’ordre et si le message ne passait pas… Je me montrais encore PLUS convaincante. Croyez-moi : vous ne voulez pas que je me montre plus convaincante. Surtout pas quand il s’agissait de comptabilité. Les petits malins qui transgressaient mes règles se faisaient souvent passer à tabac par le reste de mes hommes qui comme moi avaient une tolérance zéro pour ceux qui ne respectaient pas notre grande famille… Les règles n’étaient pas faites pour être prises à la légère merde!

Il fallait toutefois savoir que c’était un fouillis bien ordonné. En fait ce n’était pas un fouillis. Je pouvais sans mal et de mémoire réciter le sujet de chaque dossier de chaque pile. De toute façon, lors de la prochaine réunion du conseil d’administration du Consortium… Toute cette pile disparaitrait quand tous mes lieutenants se mettraient à en éplucher les divers documents. Je ne me serais jamais entourée de gens en qui je n’avais pas confiance. Qui plus était, si c’était Vinjera qui découvrait une erreur, le fautif était mieux d’avoir une bonne raison : un coup de fouet laser vous discipline même le plus récalcitrant des types. Même moi j’y aurais pensé deux fois avant de me frotter à de telles mesures punitives. Bon, je ne ressentais physiquement plus rien, à peu de choses près… Mais c’était le principe. Disons que cela devait faire beaucoup plus que pincer un peu après le premier coup. En fait, c’était une certitude.

J’avais, avant d’aller récupérer Lola, eut la présence d’esprit de préparer les verres. Une rencontre avec Lola ne se faisait pas sans alcool et je ne serais pas celle qui irait à l’encontre de nos petites traditions. Ah ça jamais! Il y avait des choses qu’il fallait garder tel quel, quitte à mettre ça sous le compte de la routine, routine qui d’ailleurs était un terme poli pour « ennui du quotidien ». Il y avait des routines plus intéressantes que d’autres en tout cas. Mon verre calé, j’écoutai avec attention ce que Lola avait à dire. Il y avait de quoi froncer les sourcils : ce n’était pas ce que l’on pourrait appeler une conversation… Anodine? Ce n’était pas exactement comme si elle prenait des nouvelles d’une connaissance commune, pour tracer un parallèle… À question franche réponse franche. De toute façon, mentir à une amie n’était pas dans mes principes. La réponse, pourtant, était évidente. Est-ce que je faisais confiance à mes p’tits gars…


« Quoi, t’es sérieuse? Évidemment que t’es sérieuse… Bah si je lui fais confiance. Je mettrais ma vie entre ses mains. Il sert le Consortium depuis sa formation il y a plus de cent vingt ans! De la race des Talortai, ils vivent vachement longtemps. Il a sauvé mon illustre ancêtre à plus de reprises ainsi que plusieurs Zann entre temps. Il m’a sauvé la vie au moins deux fois… Donc oui, je lui fais totalement confiance. »

La question de la tueuse était plutôt surprenante car il était de notoriété publique qu’Urai Fen était le second et le garde du corps de la redoutable chef criminelle que j’étais. En fait, c’était de notoriété publique qu’Urai Fen avait été le garde du corps de tous les chefs du Consortium de Zann, du premier jusqu’à moi. La question faisait donc plus ou moins de sens pour moi et qui me demandais où Lola voulait en venir. Ce n’était pas une farce, manifestement donc quel était l’objectif de la question? Est-ce qu’il y avait un contrat sur la taille d’Urai? Très possiblement, en fait, considérant son importance stratégique. Si c’était le cas, où était le problème? Urai était capable de se défendre tout seul, comme un grand. En fait, c’était davantage à l’assassin d’avoir peur que l’inverse. Quand Urai Fen vous mettait un coup de lames... Vos chances de survie passaient du « très mince » à « improbable ».

Quoi que… Est-ce que Lola avait reçu un contrat pour tuer Urai? En théorie notre petite entente nous concernait elle et moi… Techniquement, le reste du Consortium était exclu. Était-ce une façon détournée de me dire de me chercher un nouveau garde du corps? Non, Lola ne faisait pas dans le cryptique et dans l’énigmatique. Elle était plutôt dans le direct et le tac au tac. Ce n’était donc probablement pas elle qui avait le contrat mais encore là, si c’était entre les mains d’un autre chasseur de primes, elle le lui aurait également dit. Donc que voulait-elle insinuer par son commentaire? D’accord, il y avait la distincte possibilité que ce soit une question comme une autre, posée par curiosité, mais j’avais mes doutes. C’était trop direct, il manquait un accent de curiosité à sa question pour que je pense pour cette théorie. Ce n’était pas une mauvaise déduction mais mon petit doigt me disait que c’était beaucoup plus personnel…

C’était plus qu’une question posée parce que l’envie lui avait pris. Je commençais à bien la connaitre, Lola… Elle savait quelque chose que j’ignorais et cherchait sans doute à l’amener de façon calme et posée. Logique, jouer les alarmistes était une stratégie stupide de toute façon. Ceci étant dit… Que savait-elle sur Urai que j’ignorais, cela aurait dû être le contraire. Qu’est-ce que je connaissais sur mon plus fidèle lieutenant qu’elle ignorerait… Peut-être que c’était un malentendu. Une rumeur, un doute, quelque chose que mon amie voulait confirmer pour s’assurer de ne pas faire fausse route. La désinformation était une tactique fort utile dans nos métiers respectifs et avoir les bonnes informations pour s’en prémunir était capital. C’était pour cette raison que j’essayais d’avoir des yeux et des oreilles partout dans la galaxie. On ne pouvait pas tout savoir… Mais on pouvait en savoir énormément par contre.

J’eu le réflexe tout naturel de me resservir un verre, pensive comme je l’étais. Ça et m’allumer un cigare parce que franchement, je n’arrivais pas à suivre Lola. Ce n’était pas son genre de poser des questions sur mon entourage. Sur des types un peu partout dans la galaxie, sur des organisations, sur des choses techniques ou très spécifiques, ça oui, sur le Consortium, jamais. Et c’était normal en un sens : je n’allais pas non plus commencer à lui livrer les secrets de mon organisation. J’avais pleine confiance en Lola mais quand même, il y avait des choses qui étaient « personnes concernées uniquement ». Lola n’était pas une de mes lieutenants et donc il y avait des informations que l’amitié ne me forçait pas à divulguer. Bon d’accord, ce n’était pas de l’amitié au sens le plus strict du terme… Mais nous savions quand même de quoi il retournait entre nous. Il y avait les affaires oui et beaucoup de respect.


« Quoi il y a un problème avec Urai? Je le fais venir si tu veux. S’il a fait une connerie, je veux le savoir et je veux qu’il s’explique pour ses actes. Il t’a volé un contrat en buttant un type sous mes ordres? Ce ne serait pas impossible remarque… Mais chose certaine, ta question m’intrigue. Allez quoi, craches le morceau : qu’est-ce que tu sais et que j’ignore? C’est pas bien de me faire des coups pareils, tu sais que je suis curieuse de nature! »
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Mer 25 Jan - 7:53

    Le visage de Tyria, pourtant assez souriant depuis l'arrivé de Lola, avait brusquement changé. La belle savait que la question qu'elle venait de poser était loin de faire sourire son amie. Toutefois, Tyria ne pu trouver la moindre trace d'une blague dans la question, vu le ton et le regard de son amie tueuse. Cette question était donc des plus sérieuses, ce qui fit froncer les sourcils de la hors la loi. C'était un peu normal après tout puisque Lola venait de foutre en l'air toute raison de penser qu'Urai Fen était un homme de confiance. La réponse de la chef du Consortium fut dans un premier temps très sincère. Elle vantait une fois de plus les mérites d'Urai, rappelant qu'il avait sauvé de nombreux Zann et elle même plus d'une fois. Elle jura même être capable de mettre sa vie entre ses mains, ce qu'elle avait fait à de nombreuses reprises. Toutefois, comme Lola ne répondait pas, Tyria se mit à réfléchir plus profondément. Dans sa réflexion la hors la loi se servit un nouveau verre d'alcool et prit un cigare qu'elle alluma. Elle fini par perdre patience et demanda plus d'explications à la belle. Lola se servit un nouveau verre qu'elle vida d'un trait et reposa sur le bureau. C'est alors qu'elle plongea son regard émeraude et intense sur Tyria et ouvrit la bouche pour reprendre la parole. Elle savait que ce qu'elle était sur le point de raconter n'allait pas faire forcément plaisir à son amie mais, elle était en quelques sortes obligés de lui dire.

      « Puisque tu es très friande des histoires Tyria, je vais t'en raconter une … »


    ***** Flashback *****

    Cette histoire remonte à quelques années déjà. Lola n'était alors âgé que de 17 ans. Elle vivait sur Nar Shaddaa avec son mentor et maitre d'armes, Van Wolfin. Il l'avait recueillit depuis ses 15 ans et lui apprit toutes les ficelles du métier de tueur à gages. Ensemble, ils faisaient un duo plus qu'efficace.
    Un jour, juste après un entrainement prometteur, Van avait annoncé une nouvelle mission à sa protégée. Jack était un homme d'une quarantaine d'années, les cheveux légèrement grisonnants mais le corps bien musclé. Il avait un caractère qui différenciait beaucoup de celui de Lola puisqu'il était assez enjoué, aimait faire des blagues et ne pas tout prendre au sérieux. Toutefois, quand il parlait de contrats, il était toujours très sérieux.

      « J'ai reçu un nouveau contrat Lola. Mais je crois que je vais devoir décliner. »


    Il tourna la tête vers une jeune fille, armée. Elle était de taille moyenne et mince. Ses cheveux longs et lisses étaient attachés par une haute queue de cheval et elle était habillé de vêtements courts, utile pour les entrainements. Son regard émeraude était extrêmement froid pour une fille de son âge et les sourire se faisaient très rare sur son visage. A peine âgée de 17 ans, Lola était déjà une très belle jeune fille et elle avait un avenir prometteur dans le métier de tueur à gages. Elle avait abandonné ses pouvoirs obscurs depuis plusieurs années mais on parvenait encore à sentir en elle toute la noirceur de son âme. Elle n'était pas du genre à mâcher ses mots, d'où sa réponse directe.

      « Pourquoi ? Ce n'est pas assez payé ? »

      « Non ce n'est pas ça. Disons plutôt que j'ai peur qu'on ne soit pas à la hauteur cette fois. »

      « Tu pensais également qu'on était pas prêt à se faire Targa le Hutt, pourtant on est encore là. Certes on avait pas prévu de se retrouver face à un rancor mais bon, mon idée de lui faire bouffer deux détonateurs thermiques s'est avéré payante ! »

      « Sauf que cette fois, le contrat concerne un des dirigeants du Soleil Noir ... »


    Un silence s'installa alors entre les deux. Lola connaissait la raison qui poussait Van à refuser le contrat. Il est vrai que tuer un dirigeant du Soleil Noir pouvait s'avérer extrêmement difficile et dangereux. Toutefois, la belle était déjà de nature téméraire.

      « Il n'y a pas une solution ? »

      « Si, j'en ai peut être une. On va devoir faire équipe avec les meilleurs. »


    ---

    Quelques jours plus tard, Lola fut présenté à deux hommes qu'elle connaissait par leur réputation.

      « Lola, je te présente Shaden Zann, actuel chef du Consortium de Zann. Shade, je te présente mon élève, Lola Aino. »


    L'homme s'avança vers la jeune fille et la dévisagea de la tête au pieds. Il eut un sourire légèrement amusé et s'adressa à elle avec une étrange gentillesse.

      « J'ai beaucoup entendu parlé de toi p'tit ange. Tu es soit disant une élève exceptionnelle. »

      « Si je puis me permettre, je ne suis pas un ange, et il n'y a pas de soit disant qui tienne, JE suis la meilleure élève que Van n'ai jamais connu. »


    L'homme se mit alors à rire, visiblement amusé par la jeune fille qui soutenait son regard devant lui. Il se pencha alors vers elle et posa son regard dans ses yeux émeraude.

      « Tu me rappelle beaucoup quelqu'un. Peut être la rencontrera-tu un jour. En attendant, je te présente mon garde du corps ... Urai Fen ! »


    A ce moment là, Lola ignorait qu'en effet, elle rencontrerait cette personne qu'elle connaitra plus tard sous le nom de Tyria Zann, nouvelle chef du Consortium. Shade était le meilleur ami de Van et, en tant que chef du Consortium, il vouait une haine sans pareille aux membres du Soleil Noir, il n'avait donc pas hésité à sauter sur l'occasion d'en tuer quelques uns de plus. Urai Fen était tout naturellement venu pour protéger son patron, comme il l'avait fait avec tous les autres chef de la longue ligné des Zann. Tout deux étaient donc des alliés parfaits pour cette mission.
    S'ensuit un long briefing ou chacun se vit attribuer son rôle. La cible se trouverait dans un bâtiment sous haute surveillance et il faudrait donc l'attaquer sur plusieurs fronts pour être efficace …

    ---

    Lola avait reçu pour mission d'entrer la première dans le bâtiment par les conduits d'aérations, trop étroits pour les hommes, se glisser à l'intérieur de la salle de sécurité et de contrôle, neutraliser les deux hommes s'y trouvant, faire sauter le générateur et ainsi priver tout le bâtiment de son alimentation, plongeant le tout dans le noir pour quelques minutes, le temps que les hommes entrent, et privant par la même occasion toutes les communications possible entre les hommes de la cible. La seconde partie de sa mission était d'aller placer des détonateurs à retardement pour faire sauter le bâtiment une fois la mission terminée, afin de ne laisser aucunes traces du passage de l'équipe ici. Van devait attirer l'attention sur lui afin que Shade et Urai puissent s'occuper de la cible, entourée alors de moins de soldats. Le plan était parfait sur le papier.

    Lola n'eut aucun mal à se déplacer dans les conduits d'aérations. Grâce à un petit appareil, généreusement fourni par Shade, la jeune fille pouvait se déplacer en toute liberté puisque sa signature thermique était caché. Arrivé juste au dessus de la salle de sécurité, Lola ouvrit le conduit et lança deux détonateurs flash. Profitant de la surprise et de cécité temporaire des deux hommes, la jeune fille sauta dans la pièce et brisa le cou des deux hommes. Elle se plaça rapidement aux commandes de sécurité du bâtiment et tapa des codes sur le clavier tactile. Ceci eut pour effet de plonger le tout dans le noir pour deux minutes.

      « Vous avez le feu vert. »


    Prononça t'elle dans son oreillette, afin d'avertir les hommes que l'attaque pouvait commencer. Munie de ses blasters et ses détonateurs, la jeune fille sortit de la pièce et commença à se déplacer dans les couloirs, tuer certains hommes sur son passage, afin de se rendre aux endroits stratégiques pour placer les charges. Elle fut surprise en entendant la voix faible de Van.

      « Hé merde, ils sont trop nombreux. Je suis touché ! »

      « Tiens bon Van, j'arrive ! »


    Lola fronça les sourcils et n'hésita pas à traduire ses pensées à ses coéquipiers.

      « Shade, si vous y allez, vous allez perdre de nombreuses minutes et la cible pourra s'enfuir. La mission est prioritaire ! Je vais retrouver Van et … »

      « Négatif ! On abandonne jamais personne derrière nous ! Urai va s'occuper de la cible le temps que j'aide Van à se mettre à l'abris, toi tu t'occupes de ta mission et tu discutes pas ! »


    Lola était loin d'être d'accord avec cette idée mais elle se résigna en fronçant les sourcils. C'était une mauvaise idée et elle le savait. Toutefois, elle se rendit dans l'avant dernière salle et plaça la charge. La dernière pièce qu'elle devait faire exploser était non loin de la salle ou se trouvait la cible. Arrivé dans le couloir stratégique, Lola entendit des tirs à répétitions et reconnu le bruit de l'arme d'Urai. Il était dans la pièce et devait déjà se battre avec la cible. En s'approchant, la jeune fille vit que la porte était entre-ouverte et entra brusquement, tuant plusieurs hommes dans la surprise. Elle n'allait certainement pas laisser Urai se battre seul, il n'avait aucunes chances, de plus, si elle plaçait une charge ici, elle était sure que ça pourrait faire de meilleurs dégâts. Toutefois, l'homme qu'ils avaient pour cible fut plus rapide et lui tira dans le bras. Urai, qui était à terre, blessé, se releva alors rapidement et se plaça devant la jeune fille.

      « Sors d'ici Lola et dis à Shaden Zann que j'ai accomplit ma mission ! »


    A peine avait-il dit ses mots qu'il releva la cape qu'il avait pour laisser voir à sa ceinture des détonateurs thermiques réglés pour exploser dans cinq secondes. Urai avait donc préparé son coup, sachant qu'il n'aurait aucunes chances de survivre face au dirigeant du Soleil Noir et tous ses hommes, il avait décidé de jouer les kamikazes afin d'accomplir sa mission coute que coute et également sauver son boss et ses alliés. Lola resta surprise devant une telle situation mais son cerveau agit rapidement et, même si elle aurait voulu dire à Urai à quel point il était stupide mais courageux, elle fit demi tour et partit en courant. Elle était à peine au milieu du couloir quand l'explosion la projeta plus loin.

      « Urai Fen est tombé. Je répète, on a un homme au tapis ! Il a cependant réussi à tuer la cible ! On doit dégager d'ici, mes charges exploseront dans trois minutes ! Bougez vous !! »


    Van et Shade étaient déjà dehors quand Lola sortit tout juste du bâtiment avant qu'il n'explose. Elle croisa le regard de Shade et baissa les yeux. Plus tard il lui expliqua qu'elle n'avait pas à s'en vouloir et que ce n'était pas elle qui était responsable de la mort d'Urai mais qu'il l'avait décidé bien avant son arrivé. Urai Fen était tombé mais son acte resterait gravé dans les mémoires et surtout dans celle de Lola qui le considéra alors avec un immense respect.
    Ce ne fut que quelques mois plus tard que Lola quitta Van, suite à la visite de Karel Kuran. C'est également après cette mission que la jeune fille devint beaucoup plus solitaire, décidant de travailler seule, évitant ainsi que ce genre d'incidents ne se répètent encore.

    ***** Fin du Flashback *****

    A la fin de son récit, Lola posa son regard sur son amie. Jamais encore elle ne lui avait avoué qu'elle avait rencontré son père par le passé. Toutefois, elle se devait de lui raconter qu'elle avait vu de ses propres yeux la mort du grand Urai Fen. La question restait maintenant de savoir pourquoi le père de Tyria avait décidé de couvrir cette histoire. Ne sachant pas vraiment quoi dire au vu de la tête déconfite de son amie, la belle eut juste quelques mots, prononcés dans un murmure.

      « Je suis désolée. »



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Dernière édition par Lola Aino le Lun 19 Mar - 10:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Mer 25 Jan - 15:01

« Urai Fen, tu as cinq minutes pour venir dans mon bureau ou je te jure que je te mets l’intégralité du Consortium au cul pour te ramener de force si nécessaire. On a à se parler toi et moi et tu cas me donner toutes les réponses que je vais te demander ou je te jure que je vais te faire connaitre l’enfer sur terre avec tout le sadisme et la cruauté que je peux conjurer. Il te reste quatre minutes trente maintenant. Et le chrono tourne! »

J’avais écouté le récit de Lola sans dire un mot, ce qui était un très, très, très, très mauvais signe. Si je restais parfaitement silencieuse, c’était parce que mon esprit était en train de concocter quelque chose de vraiment méchant. Le ton avait été arctique, mon visage était un masque de fureur et quelqu’un de moins solide que Lola aurait fui par la première ouverture venue. Ah et je ne m’étais pas faite subtile et Urai Fen se demanderait bien ce qui me prenait tout d’un coup. Mais ça, je m’en foutais carrément. Ce… Cet… Imposteur… Avait osé se payer ma tête et après des années à avoir placé ma confiance en lui, je me rendais compte que tout cela n’avait été qu’une vulgaire mascarade. Urai Fen était mort, du temps de mon père… Mon père qui ne m’en avait jamais glissé mot d’ailleurs. Oh oui, une part de moi voulait croire qu’il y avait une raison logique… Mais devant la trahison, la béance de la blessure était de taille.

Comment et lui et mon père avait-ils pu me faire une chose pareille? Depuis quand il fallait se méfier de sa propre famille? Jamais un Zann, pas un Zann de Tyber Zann en tout cas, n’aurait osé commettre une telle infamie! Comment pouvait-on trainer de pareille façon le nom de mon illustre ancêtre dans la boue? Mon propre père! Mon géniteur! Un menteur, un traitre, à sa famille, à son sang, au Consortium! C’était absolument inconcevable. C’était impossible, c’était un cauchemar dont il fallait impérativement que je me réveille! J’étais furieuse, dans une colère noire qui vous consumait de l’intérieur comme aucune flamme mortelle ne le pouvait. À qui la faute? Lola. Lola qui avait brisé le lien de confiance que je pensais indestructible entre moi et un être qui m’avait pratiquement élevé… La douleur était suffocante, dévorante… Insoutenable. Nul besoin d’avoir la Force pour capter la rage meurtrière qui m’habitait…

Je dardai sur elle un regard autant sinon plus meurtrier que pouvait l’être la chasseresse de primes dans son métier de tous les jours. La pointant d’un doigt accusateur qui aurait tout aussi bien pu être une arme, la colère déformait mes traits et aucun mot ne voulait sortir de ma gorge, le tout se bousculant sous la violence de mes émotions. Je voulais lui arracher la tête, la faire souffrir atrocement mais en même temps la remercier pour la mise en garde. J’aurais voulu en même temps l’étrangler, regarder la vie quitter son corps et la serrer contre moi, avec l’espoir peut-être vain que elle n’était pas comme Urai, qu’elle était vraiment Lola et que ma confiance était bien placée en elle… C’était bien trop de chose en trop peu de temps. J’étais peut-être imperméable à la douleur physique… Mais pas à ça. Rien ne pouvait vous préparer à ça… Aucun entrainement, aucune forme de méditation, aucune… Aucune…


« T… T… TOI! Tu as tout détruit! TOUT TU M’ENTENDS! La confiance, la base du Consortium, le ciment qui tient toute l’organisation en semble… Tu viens de tuer le Consortium, son âme, à toi toute seule avec tes… Tes… Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu veuilles me faire souffrir autant? Hein? Réponds moi, dis le moi! Qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter un tel supplice? Hein? QU’EST-CE QUE JE T’AI FAIS?! RÉPONDS! »

Quand la merde décide de vous tomber dessus, c’est qu’elle vous tombe dessus d’un seul coup. Urai Fen entra sur ses entrefaites et entendant mes vociférations, dégaina immédiatement ses lames. Le regard assassin que je lui lançai le laissa perplexe et il devait bien se demander ce qui se passait ici. Moi… J’étais une boule de rage sur le point d’exploser et Urai Fen, qui me connaissait encore mieux que Lola, savait très bien que dans un tel état, je pourrais les tuer tous les deux sans même hésiter ou me poser de question. Le tout était encore de désamorcer la bombe avant qu’elle n’explose… Et Lola ne savait pas comment accomplir pareil acte. Imposteur ou non, Urai lui savait quoi faire. Il fallait braver la tempête, se rendre à son centre et… Et il me prit dans ses bras, comme il l’avait toujours fait pour me calmer, me réconforter. Traitre ou non, il y avait des réflexes qui ne se perdaient jamais.

Cela me calma, évidemment, et pendant un moment tout avait l’air d’être revenu à la normale. Enfin presque. Urai Fen était toujours suspecté de trahison et donc le doute et des relents de colère refirent leur apparition. Je me séparai donc promptement de lui et histoire de me redonner les forces nécessaires pour continuer, je ne me resservis pas à boire, non. Je repassai derrière mon bureau, posant les mains à plat dessus. Avec l’insigne du Consortium gravé sur le devant, je semblais tirer ma force de ce symbole en cette heure de crise, littéralement, pour le Consortium. D’un regard blessé, je fixais Urai, dans l’attente d’une réponse qui faute d’une question ne pourrait pas venir. Prenant une grande respiration, je décidai de me lancer. Il le fallait. Que cette sombre affaire en finisse au plus vite. Me connaissant, je ne serais pas capable de garder éternellement ce faciès professionnel, à défaut d’être calme, dans un moment pareil.


« Pourquoi avoir mentit Urai? Si c’est bien ton nom. Tu es mort sous les yeux de Lola et je ne remettrais jamais sa parole en doute. Comme je n’aurais jamais remis la tienne en doute. Pourquoi ce mensonge Urai? Pourquoi ces manigances entre toi et mon père? Dis-moi la vérité, pas ce que je veux entendre. Si Urai Fen est mort au service de mon père qui es-tu? Qu’es-tu? Un clone? Une doublure? J’ai besoin de savoir, Urai… »

« Tyria… Tyr… C’était pour la survie du Consortium. Tyber Zann est le plus grand symbole du Consortium et Urai Fen son bras protecteur, celui qui a servis à ses côtés, celui qui a toujours été là pour le Consortium. Mais tu as raison. Tu as le droit de savoir. Urai Fen, ce n’est pas un nom. C’est un titre. Il se passe de père en fils depuis des générations. En tout et pour tout, il y a eu quatre Urai Fen au service du Consortium depuis sa formation. »

Tu parles d’une révélation! Je le regardais, la bouche grande ouverte, incapable d’articuler le moindre mot, complètement… Sidérée par cette révélation. Une LIGNÉE de Urai Fen!? Mais ils étaient tous pareil! J’en savais quelque chose quand même, j’avais vu les holo projections quand même. Et qui plus était, le quatrième?! C’était… C’était… Wow. Juste wow. Cela défiait tout ce que j’aurais pu imaginer. Bredouillant des mots incompréhensibles, je regardais alternativement Lola, espérant une explication, un argument rationnel, un commentaire logique, quelque chose et je le regardais lui parce que je savais que ce n’était pas un mensonge. Urai était incapable de me mentir. Ça je le savais d’instinct. Un verre. Il ne fallait un verre. Et un cigare. Et mille ans de calme parce que là… C’était bien trop de révélations en trop peu de temps. Et ce n’était ni un rêve ni une hallucination. Une lignée de protecteurs?!
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Jeu 26 Jan - 6:47

    A la fin de son récit, Lola savait que la réaction de Tyria allait être assez brutale vu le choc d'une telle révélation. Toutefois, elle ne s'attendait pas à une si violente réaction. A peine Lola avait-elle terminé sa phrase que Tyria avait déjà prit un micro et appela Urai. Le ton de sa voix et les menaces de la boss durent faire frémir plus d'un homme. Par contre, si Urai était un traite, il aurait vite comprit qu'il s'était repéré et il tenterait peut être de s'enfuir. Peut être Tyria aurait-elle pu être beaucoup plus implicite afin de ne pas éveiller les soupçons, maintenant son état commençait à ne plus être vraiment contrôlable et elle n'avait pas hésité à laisser toute sa colère l'emporter. D'ailleurs, plus les secondes défilaient, plus Lola voyait la colère prendre le dessus. Les traits du visage de Tyria étaient déformés par la rage et une fureur sans pareille bouillonnait au fond d'elle. Dans sa rage, elle s'était levée et la belle vit à son regard que tout son récit traversé son esprit à ce moment, cherchant une faille, une explication logique, un argument ou alors la vérité. A ce moment précis, la chef du Consortium était des plus démunies. Le choc d'une telle révélation venait de briser toute raison en elle et sans doute aurait-elle été capable de tout faire face à Urai. Comptait-elle le tuer ?

    C'est alors que, aussi étonnant que cela puisse paraître, elle pointa un doigt accusateur sur Lola et tenta de formuler quelques mots. Elle se reprit une seconde fois et cette fois, ce fut la bonne. Elle déversa sur la belle toute sa haine et sa colère. Tyria accusait Lola d'avoir tout détruit et d'avoir tuer le Consortium à elle seule. Elle demanda même à la tueuse pourquoi l'avait-elle fait autant souffrir et cherchait à trouver des raisons à cette souffrance. Voilà donc la réponse d'une amie à qui on venait de révéler un secret certes lourd mais plus qu'important et vital. Il fallait dire qu'à ce moment précis, Lola fut très déçue. Elle planta son regard froid dans le regard meurtrier de Tyria sans dire mots, toutefois, son regard en disait long sur ses pensées. Accuser Lola était une bien belle sottise, maintenant, à y réfléchir un peu plus, on pouvait comprendre, et la tueuse comprit. Dans un moment aussi difficile, Tyria se retrouvait complètement démunie. L'Ange venait de balancer en l'air toutes les convictions de la hors la loi et toute la confiance qu'elle avait pu avoir en Urai. A ce moment précis, c'était presque toute la vie de Tyria qui était remise en question. La seule chose possible à ce moment là était de chercher un fautif. Il y avait certes Urai, mais la principale fautive aux yeux de Tyria était sa propre amie qui n'avait pas hésité à lui révéler tout ceci, sachant parfaitement qu'elle la ferait souffrir. Tout à coup, Lola se vu dans la même situation que Tyria, bien des années plus tôt quand elle avait apprit la vérité sur sa mère. Ainsi, la belle comprenait mieux que personne l'état dans lequel se trouvait Tyria. Doucement, la jeune femme ouvrit la bouche pour prononcer quelques mots, toutefois, elle n'en eu pas le temps.

    A ce moment précis, Urai fit son apparition dans le bureau et sortit ses lames. D'un bond et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Lola lui faisait face, blaster pointés vers lui, le regard glacial. Toutefois, le Talortai croisa le regard de sa protégée et baissa ses armes avant de s'avancer vers elle. Doucement, la belle baissa ses armes, sans pour autant les ranger et observa la scène. Arrivé à sa hauteur, Urai finit par prendre Tyria dans ses bras, sous les yeux stupéfaits de Lola. Aussitôt, la chef se calma, ce qui surprit d'autant plus la tueuse. Un câlin ? Si Tyria avait toujours montré un côté bien plus humain que Lola, elle venait de le lui prouver une fois de plus ! Si cela avait été la tueuse dans cet état, croyez-moi qu'un câlin aurait la dernière chose qu'aurait fait Urai Fen ! Toutefois, la belle ne dit mots. Tyria finit par quitter l'étreinte d'Urai et repassa derrière son bureau, posant ses mains à plat. C'est alors qu'elle fixa son second avec un regard que Lola ne lui connaissait pas. C'était un regard profondément blessé, reflétant les sentiments les plus profonds de son coeur à ce moment là. Encore une fois, Tyria se montrait bien plus humaine que Lola dans un moment pareil. Elle finit par prendre une inspiration et interrogea Urai. La tueuse tourna la tête vers lui afin d'entendre sa réponse et s'assurer par les traits de son visage et son attitude, qu'il ne mentait pas. Oui, Lola était une experte dans le mensonge et elle pouvait ainsi savoir par les gestes, l'attitude, le regard et bien d'autres repères si quelqu'un mentait ou non. C'est donc avec détachement qu'Urai répondit aux accusations. Il apprit donc aux deux jeunes femmes qu'Urai Fen n'était pas un nom mais un titre, passé de père en fils et qui servaient toujours le Consortium et son chef. Le Talortai qui se trouvait sous leurs yeux était ainsi le quatrième protecteur du Consortium.

    En voilà une nouvelle ! Il ne mentait pas, ça c'était sur. Maintenant, ces révélations soulevaient plus de questions qu'autre chose. Pourquoi donc le père de Tyria ne l'avait jamais informé d'un tel secret ? Qu'elle en avait été l'intérêt ? Pourquoi les registres ne faisaient pas mention de la mort des autres Urai ? Certes, ce secret aurait pu être gardé pour toute la Galaxie, pourquoi pas, mais pourquoi Tyria, une Zann au sang pur et digne héritière du Consortium n'en avait pas été informée ? Toutefois, Lola ne put se poser plus de questions. Elle vit le regard insistant d'Urai et tourna la tête vers son amie. Cette dernière était complètement déboussolée et cherchait Lola du regard, comme pour avoir un appuie ou un commentaire.

      « Au moins, ce n'est pas un traite. »


    Quoi ?! On a jamais dit que Lola était bonne pour remonter le moral. Elle vit cependant le regard d'Urai qui lui disait clairement « T'as pas mieux ? ». La belle ferma les yeux quelques secondes et rangea ses blasters. Elle se tourna alors vers Tyria et plongea son regard sur elle. Doucement, elle reprit la parole, d'un ton dur et ferme, mais ses mots étaient sincères et cherchaient à faire comprendre certaines choses à Tyria.

      « La vérité n'est pas souvent bonne à entendre Tyria, je le sais mieux que quiconque, crois moi. Mais tu aurais voulu que je fasse quoi ? Que je te laisse dans le mensonge et l'illusion ? Ne me répond pas oui, je ne te croirais pas. Et si ça avait vraiment été un traite, t'imagines ? Tu aurais eu les autorités au cul et tu te serais faites arrêté avant même d'avoir comprit quoi que ce soit et cet imposteur t'aurais regardé te faire menottés, un sourire aux lèvres et une liasse de crédits à la main en récompense de ta capture. Et j'aurais du dire quoi à ce moment là ? « Oups, j'aurais du lui dire mais j'avais peur de la blesser » ? Tu as apprit la vérité aujourd'hui Tyria et tu va devoir faire avec. Si ton père ne t'as rien dit, c'est qu'il devait avoir une bonne raison, que tu ne connaitra peut être jamais. Mais est-ce une raison de tout foutre en l'air et de lui en vouloir ? Pour l'avoir un peu connu, je peux te dire que jamais il n'aurait fait quelque chose qui aurait pu te faire du mal. Il t'admirait et il était fier de toi, c'est tout ce que tu as à retenir. Il t'a caché ce secret certes, mais crois moi, il y a des vérités bien plus dures à entendre … Maintenant, je crois que je vais vous laisser cinq minutes afin que vous puissiez vous expliquer tous les deux. »


    Jamais Ô grand jamais Lola n'avait été aussi sincère dans ses paroles. Elle comprenait la réaction de Tyria, mais maintenant, il allait falloir qu'elle s'y fasse. Cette situation rappela de très mauvais souvenirs à la belle et, en parlant de Shade, elle avait fait un rapprochement avec Karel. Shade avait certes caché ce secret sur les Urai à sa fille, mais il n'y avait pas morts d'hommes pour autant car l'Urai qu'elle avait connu était tout de même l'homme en qui elle avait réellement confiance. Karel lui avait fait bien pire, comme être capable de diriger la vie d'une jeune femme et de sa fille comme de vulgaire pantins. Lola avait réellement un géniteur malsain, pas Tyria. Ce parallèle s'était fait automatique dans l'esprit de la belle et ceci l'avait perturbée. Elle sentit la colère monter en elle au moment même ou elle pensait à Karel et tous ses mensonges. Elle voulait être seule et prétexta de laisser Tyria et Urai seuls, pour quitter la pièce, sans même se retourner. Une fois sortit, elle poussa un long soupir et son regard perdu sa froideur. Elle avança dans le couloir et, d'un excès de violence, elle frappa un mur avec son poing. Comme elle aurait aimé que ce fut la tête de Karel ! Tyria savait très peu de choses sur le passé de son amie, toutefois, elle la connaissait assez bien pour savoir que le sujet sur son géniteur était un sujet vraiment sensible. Lola s'était reçu toute la colère de son amie en pleine face, elle avait même était accusé de vouloir volontairement faire du mal à Tyria. C'était comme si Lola était devenu Karel et cette pensée fit jaillir en elle une profonde colère, faisait ainsi ressentir toute la noirceur de son âme via la Force. Baissa la main, la belle serra ses poings très forts au creux de sa paume. Elle ferma les yeux quelques instants et tout redevint calme, dans son esprit et au plus profond d'elle. Toute présence de la Force avait disparue. La tueuse se remit en marche, arrivant sur un long couloir avec de grandes baies vitrées. Elle plongea son regard, redevenu habituellement froid dans l'immensité de la Galaxie, tenta de garder sa paix intérieure. Toutefois, elle pensa alors à Liam. Dès l'instant ou elle quitterait le QG du Consortium, elle irait sur Kuat et demanderait immédiatement à l'Empereur un entrainement. Elle était prête et il était temps qu'elle puisse enfin faire ressurgir toute sa colère, la plus profonde et la plus puissante. Elle avait d'accélérer les choses avec les Kuran. Elle aurait voulu finir ce sale boulot très tôt et enfin pouvoir connaître une réelle paix intérieure, quitte à s'en donner la Mort si c'était pour être vraiment sereine.

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Jeu 26 Jan - 12:41

« Je m’excuse Lola. Du fond du cœur. J’ai été une idiote. Merde que j’ai été idiote. Une gourde naïve et sentimentale alors que j’aurais dû regarder les choses avec aplomb et logique. Rien, rien tu m’entends, ne peut justifier les propos que j’ai tenu à ton encontre. RIEN. Ce sont des choses qui ne se disent pas à des amis et ni la colère ni la peine ne peuvent en être l’excuse, la raison, le motif. Ce serait trop facile. »

Il s’était à peine écoulé quelques minutes mais j’étais déjà redevenue moi-même. À la bonne heure bien qu’un peu trop tard, paradoxalement. Le mal avait été fait et j’avais blessé mon amie. Je m’en voulais énormément pour ça d’ailleurs. J’aurais dû la remercier, pas l’attaquer de la sorte. On ne changeait pas le passé cependant alors ce serait à moi de me rendre digne de l’amitié de Lola à nouveau. Et je comptais le faire. Oh par l’espace que je comptais le faire. Et si pour réparer les torts que j’avais causé, mon trépas était nécessaire, c’était un sacrifice auquel je consentais un million de fois! Plus même! On ne traitait pas ses amis de la sorte. C’était un crime d’honneur dont je m’étais rendue coupable. Je ne pouvais qu’espérer non, implorer le pardon de Lola. Les amis, c’étaient la famille que l’on choisissait. Et la famille, c’était sacré. C’était un point d’honneur auquel tous les Zann s’efforçaient d’adhérer.

Évidemment, Urai et moi, nous avions parlé. De lui, principalement et de la raison pour laquelle Shaden Zann, mon père, ne m’avait rien révélé à son sujet. La raison était étonnamment simple et même si le stratagème me sembla fort astucieux, savoir aurait été quand même apprécié. Les ennemis du Consortium ne pouvait savoir que le Urai Fen qu’ils voyaient à mes côtés n’était pas le Urai Fen qui avait servi sous Tyber Zann. Tout ce qu’ils voyaient, c’était un talortai, le même tarlotai en apparence qui était absolument imperméable au passage du temps, toujours là pour défendre le Consortium de Zann, un monument à lui tout seul et une force à laquelle il ne fallait pas se frotter. Urai Fen était devenu une légende et de savoir que la légende était vincible, que c’était une succession d’individus aurait pu encourager certains de nos ennemis à tenter quelque chose de plus téméraire contre nous. Je pouvais au moins en nommer douze.

Encore une fois, mon père avait eu en tête cette grande famille qu’était notre organisation, prenant le risque de me mentir pour protéger le plus grand nombre. En tant que chef du Consortium, je ne pouvais désapprouver sa décision. Il n’y avait pas de « je » dans une équipe. Il y avait des grades dans le Consortium par nécessité seulement, pas par volonté narcissique de ses dirigeants. En tant que sa fille par contre, je pouvais lui en vouloir pour cette cachoterie. Ce n’était pas exactement un mensonge. Je ne me souvenais pas, plus jeune, de lui avoir demandé si c’était « le vrai de vrai Urai Fen ». C’était certes un secret qui avait entrainé une révélation excessivement douloureuse… Mais j’avais, et je m’en rendais bien compte, bien trop réagit. Quand il s’agissait de protéger les miens, quand cela concernait les miens, j’étais considérablement plus prompt à montrer les crocs. C’était ironique quand même.

Je pouvais tuer à tour de bras et réduire des milliers de personnes en esclavage sans broncher mais je devenais étrangement sensible quand mes amis et ma famille étaient concernés… Je devais faire amende honorable. M’approchant de Lola, je me plantai devant elle et posai ma main sur son épaule avant de plonger mon regard dans le sien. Lola savait que je n’étais pas fan de contacts physiques, enfin, pas en général. Certaines situations s’y prêtaient mais le plus souvent possible, j’évitais. Pour que j’initie un contact physique, il fallait toute une raison et pas juste un « parce que ». Je voulais qu’elle sache ô combien c’était sérieux et la valeur que je mettais dans mes paroles. On ne pourrait pas faire survivre un doute après un coup pareil. Que l’on aille dire que j’étais sentimentale ou quoi que ce soit, je m’en foutais. Éperdument qui plus était. J’avais merdé, à moins d’en assumer les conséquences. Point à la ligne.


« Par tradition familiale, tu as droit d’exiger ce que tu veux pour le tort que je t’ai causé. Et crois-moi Lola Aino que je préfère encore faire l’amour à un Hutt que me soustraire aux traditions de ma famille. Je t’ai blessé, je le sais. Et je ne suis pas aveugle au point de ne pas me rendre compte que tu n’as pas quitté cette pièce pour que j’ai un tête à tête avec Urai. Et ne viens pas me dire le contraire, je ne te croirai pas. »

Ah non quand même, je n’allais pas me faire mentir en plein visage par mon amie quand même. Pas après ce qui venait de se passer où justement, une histoire de vérité cachée et de non-dit avait foutu la merde dans les fondations de mes certitudes. Bon d’accord, les fissures avaient été colmatées (pas le plus solidement du monde mais suffisamment pour me permettre de tenir debout) mais je n’allais pas recommencer de sitôt à remettre en question tout ce que je considérais comme certitude quand même. Il y avait des limites à ce que je pouvais faire. J’étais solide, oui, capable de m’adapter très rapidement, oui, de surmonter mes blessures (mentales) mais je restais un être humain de chair et de sang, pas un droïde ou une machine sans âme. Encore que Slayer, des fois… Il y avait de quoi se poser des questions. De sérieuses questions. Mais ce n’était pas le point. Même pas proche de l’être en plus.

J’invitai Lola à me suivre et nous repassâmes dans mon bureau avant d’emprunter un turbo élévateur qui nous amena dans ce que je considérais comme mon petit sanctuaire. Une vue imprenable sur l’espace et une vue toute aussi spectaculaire sur les étendues paradisiaques qui constituaient mon planétoïde artificiel. Le nombre de personnes à avoir mis les pieds ici se comptait sur les doigts des deux mains. Dans une pièce, au fond, tous mes trésors étaient entreposés. Des cadeaux et des artefacts venant de ma famille ou de mes amis. Amis ayant toujours un sens particulier avec cela. Il y en avait pour cent vingt ans et quelques de symboles d’amitié, de camaraderie et de respect mutuel. Oui, nous avions toute une histoire, pour une famille de criminels. Je voulais que Lola puisse partager ce que j’avais de plus cher, qu’elle voit la valeur qu’elle avait à mes yeux. Je repris la parole en soupirant.


« Tu n’aurais pas dû avoir à faire les frais de ma faiblesse. J’ai connu des coups durs, j’ai perdu bien des morceaux de corps mais en définitive, je n’ai jamais vécu de douleur comparable à la tienne. Cette force que tu possèdes et qui me fait défaut est bien enviable car à ma place, toi tu n’aurais pas réagi comme ça. Tu gagnes à être connue Lola parce que tu es quelqu’un de bien. Les mots seuls ne peuvent exprimer ma honte fa ce à ce que je t’ai fait.

Sauras-tu me pardonner? Voudra-tu me pardonner plutôt? Est-ce que les choses seront comme avant? Nous avons toutes les deux une conception particulière de l’amitié et je me rends bien compte que ce que j’ai fait est inexcusable. Eh ben, regarde-moi. Encore en train de parler, de parler, de parler… Mais ce que je te dis, je le pense. Du fond du cœur. Je suis en partie machine mais c’est l’humaine qui parle, pas l’électronique et la mécanique… »
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Dim 29 Jan - 7:21

    Le calme était revenu chez la tueuse. Elle avait eut quelques minutes seule pour retrouver cet état d'esprit. Lola avait la fâcheuse tendance à littéralement péter un plomb dès qu'on parlait de son géniteur ou que quelque chose y faisait référence. Seulement, il fallait qu'elle fasse attention car la colère la rapprochait beaucoup trop du côté obscur et au fond, la belle avait toujours peur d'y succomber un jour ou l'autre et d'être à la merci des Kuran, fiers de leur création. Toutefois, pour l'instant, la tueuse parvenait à calmer ses émotions dès qu'elle en éprouvait le besoin. IL suffisait presque d'un soupir, une sorte de re concentration et une petite méditation pour que la Force se dissipe et que Lola puisse à nouveau réfléchir par elle même. Elle n'aimait pas s'abandonner totalement à sa colère, bien que celle ci la rende plus forte et plus impressionnante. Elle préférait resté maitre de ses mouvements et ses agissements, plutôt que d'être seulement guidé par la Force, comme la plupart des Sith et autres utilisateurs de la Force.

    Alors qu'elle était perdu dans ses pensées les plus profondes, contemplant l'immensité de l'univers, la belle entendit la porte du bureau de Tyria s'ouvrir, ainsi que des bruits de pas dans le couloir. Sans tourner la tête, la jeune femme savait qu'il s'agissait des pas de son amie. Cette dernière se plaça tout près de Lola et prit rapidement la parole. La belle l'écouta avec attention, regardant toujours l'espace. Visiblement Tyria venait de se rendre compte de son erreur mais, il faudrait qu'elle sache que Lola n'était pas du genre à lui en vouloir, tout simplement parce qu'elle ne le pouvait pas. Tout en l'écoutant, elle se mit à réfléchir. Devait-elle tout lui dire sur elle ? Son histoire et la raison pour laquelle le sujet avec son géniteur était dur à aborder ? Devait-elle lui faire comprendre qu'elle ne pouvait ressentir aucuns sentiments mis à part la colère ? Cependant, Tyria reprit la parole. Cette fois elle expliquait à son amie qu'elle avait comprit qu'elle l'avait blessé et que par obligation, elle se devait d'appliquer les règles de la tradition familiale. Un petit sourire amusé apparu aux coins des lèvres de la belle. Doucement, elle tourna la tête vers Tyria et lui adressa la parole, sans vraiment répondre à ses interrogations.

      « Au moins le problème entre Urai et toi est réglé. »


    Elle avait toujours ce petit sourire, toutefois, on ne pouvait pas vraiment savoir pourquoi elle souriait ainsi. Tyria invita alors Lola à la suivre et elles repassèrent dans le bureau. Sauf que cette fois elles se dirigèrent vers le fond de la pièce et prirent un turbo élévateur. Ce dernier les mena dans une pièce diront nous, secrète. La pièce était entourée de baies vitrées immenses, donnant un vue imprenable sur l'espace le plus profond mais aussi sur la planète artificielle du Consortium. Partout dans la pièce il y avait des objets entreposés. Certains pouvaient paraître importants, comme des armes ou des artefacts. Cependant, d'autres n'avaient pas vraiment d'utilités, on aurait cru des fantaisies, des bibelots sans réelle importance. Lola ne comprenait pas vraiment ce que représentaient ses objets, cependant, Tyria reprit la parole. La belle fronça les sourcils, comme pour comprendre les paroles de la chef hors la loi. Lola était une personne bien ? Pardon ? C'était bien la première fois de sa vie que quelqu'un lui disait cela. La jeune femme était l'une des tueuse à gages les plus redoutés de la Galaxie, elle était connu pour n'avoir aucune pitié et tuait sans se préocuper de quoi que ce soit. Hommes mariés, père de famille, maman débordée, protecteur des plus faibles, si leur noms étaient transmit à la belle, il n'y avait rien d'autre qui comptait que leur mort, peu importe ce qu'ils avaient fait ou qui ils étaient. Dire que Lola était une personne bien était donc une chose des plus surprenantes. La belle s'avança vers une des baies vitrées et plongea à nouveau son regard dans le vide. Elle eut un léger soupir. Elle était décidée. Tyria lui avait trop de fois montré son attachement, Lola se sentait comme obligée de lui dire la vérité. Ainsi, peut être comprendrait-elle mieux son amie tueuse. Doucement, la jeune femme prit la parole, avec un ton détaché, comme indifférent.

      « Tu as consentit à me révéler tes secrets les plus profonds. A présent, c'est à mon tour. Tu vas enfin en apprendre plus sur moi et peut être même comprendra tu ce que tu appelle ma force. Je suis la fille d'un seigneur Sith provenant d'une famille ancienne et puissante, les Kuran, ainsi que d'une chasseuse de primes plutôt moyenne. Cette famille de Sith avait pour but de créer le plus puissant des êtres habité par le côté obscur. Ils ont alors élaborés un plan. Karel Kuran à séduit une femme et lui a fait un enfant. Cet enfant avait les caractéristiques de son géniteur, à savoir une puissante empreinte dans la Force du côté obscur, et ceux de sa mère, qui lui procuraient une assez bonne force physique. Pour que le plan marche au mieux, cet enfant devait connaître la souffrance alors on l'a laissé éprouver tout l'amour possible pour sa mère puis on la lui retira. Le kidnapping avait complètement choquée l'enfant, si bien qu'il se laissa complètement faire et suivit un entrainement Sith durant près de 7 ans. Puis, un jour, la vérité lui éclata à la gueule, comme une bombe : sa mère avait été tué par les Kuran. Alors qu'ils pensaient que cette terrible colère amènera plus vite l'enfant à travers la puissance du côté obscur, ce fut tout le contraire. La création se retourna contre ses créateurs et maintenant, elle avance en faisant tomber tous les Kuran sur son passage, telle une maladie incurable et qu'on ne peut stopper. »


    La belle marqua une pause puis se retourna vers Tyria, un léger sourire sur les lèvres.

      « Je suis né pour être une machine à tuer Tyria. Tout ce que j'ai traversé à fini de m'achever. Mes peines et mes souffrances se sont tuent, mon coeur est devenu dur et froid comme la pierre et aujourd'hui, il ne me sert plus qu'à respirer. Je ne ressent plus rien depuis trop d'années déjà. Le seul sentiment qu'il me reste c'est la colère. Je ne peux rien ressentir d'autre. En d'autres termes, je n'ai pas été blessé par tes paroles car je ne connais plus la peine. J'ai juste été en colère contre toi car c'est la seule chose que je peux encore ressentir. Tu n'as donc pas besoin de t'excuser ou de vouloir mourir pour avoir mon pardon car en quelques sortes, tu ne m'as même pas blessé, je n'ai rien ressentit alors tu n'as pas à te faire pardonner de quoi que ce soit, t'en fais pas pour ça. Je suis loin d'être une personne bien Tyria et ce que tu penses être une force chez moi c'est juste une absence totale de sentiments. Je ne suis plus humaine, je n'en ai que l'apparence, au fond, je ne suis qu'une machine à tuer, rien de plus. Mais crois moi, tu n'as pas envier cette force Tyria car le prix à payé est bien trop lourd à porter. Gardes tes sentiments Tyria, ils te rendent humaine au delà de tous tes membres mécaniques. C'est ça ta force, tes sentiments ! »


    Lola n'avait jamais été aussi sincère dans ses paroles qu'à cet instant présent. Elle était consciente de la nature de son être et elle voulait que Tyria en soit consciente également. Elle voulait montrer que n'avoir aucuns sentiments pouvaient s'avérer une force pour la hors la loi, mais pour être comme cela, il fallait avoir souffert toute sa vie et ce n'était vraiment pas enviable pour quiconque.
    La belle perdit doucement son sourire et retrouva son expression de tous les jours : la froideur. Ele ne pouvait luter contre l'essence même de son être qui la poussait à agir ainsi. On ne pouvait luter contre cela, Lola le savait mieux que personne. La vie avait voulu qu'elle souffre ainsi, tel était son destin, elle avait finit par s'y habituer.

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Lun 30 Jan - 11:27

Lola l’ignorait peut-être mais parmi tous les trésors de la famille Zann se trouvait un objet portant le nom d’orbe des révélations. C’était une boule probablement en verre ou quelque chose du genre, ressemblant à s’y méprendre à une boule de cristal. Mon illustre ancêtre, Tyber Zann, était un jour revenu d’une petite virée sur une station spatiale pirate avec la chose et selon les récits de famille, de grandes révélations, d’importants secrets et d’incroyables vérités avaient été révélées en sa présence. Vrai ou non, je ne pouvais le dire avec certitude mais disons que ce que Lola venait de dire renforçait l’idée que cet artefact de famille pouvait très bien avoir ce pouvoir. Et quelle révélation, mesdames et messieurs. Ceci dit, de toutes les réactions possibles, j’eu probablement celle que l’on attendait le moins : un grand éclat de rire. Pourquoi? Oh pour tellement de raison. Rien de méchant, rassurez-vous.

Pour commencer, Lola parlait à une criminelle endurcie. J’avais fait sa part d’atrocités moi aussi et ce que Lola avait fait, à peu de choses près, j’avais fait pareil. Raids pirates, esclavagisme, extorsion, assassinat… Nommez toutes les abominations et activités auxquelles pouvaient se livrer des criminels et à quelques détails près, j’y avais pris part ou l’avait ordonné. Alors oui, pour moi, Lola était quelqu’un de bien car malgré tous ses défauts, elle restait capable d’admettre qu’elle les avait, elle savait faire montre d’un minimum d’honneur et elle savait reconnaitre ses faiblesses et les dire sans se justifier. Pour moi, c’était considérablement mieux que tous ces pseudo justiciers de la galaxie qui prétendaient faire ce qu’ils faisaient au nom du bien, de la Force, de la République, de l’Empire ou je ne savais trop quoi encore. Moi, je le faisais bien souvent pour l’argent mais surtout, surtout… Par plaisir. Où était le plaisir à dedans? Simple…

Prenez un exemple bien simple. Un impérial qui toute sa vie durant a contribué à divers massacres et persécutions, justifiant ses actes en se cachant derrière l’Empire, clamant haut et fort son importance et le fait que ses maitres vont remuer ciel et terre pour le récupérer. Il se sent intouchable, invincible, dans sa tour d’ivoire (un star destroyer classique) et vit sa vie en parfait insouciant. Laissez-moi vous dire qu’une fois sa tour d’ivoire abordée et lui en chaine, son petit univers se transforme et il n’est de joie plus grisante que de sadiquement briser l’esprit d’un tel type. Bien souvent, la torture physique s’avère inutile : tout ce qu’il vous faut, c’est briser son esprit. C’est en brisant l’esprit qu’on brise des vies et j’étais rendue championne dans le domaine. Ce que Lola semblait négliger, c’est que derrière une attitude amicale vis-à-vis de mes amis se cachait un monstre aussi froid et inhumain que les pièces artificielles la composant.

Je pouvais comprendre partiellement son attitude et son point de vue mais mettez cela sur le compte d’une obscure naïveté mais je ne croyais pas qu’elle ne pourrait jamais éprouver autre chose que de la colère. Elle était encore jeune et à moins de faire une grossière erreur, les utilisateurs de la Force vivaient plus longtemps que la moyenne donc… Elle aurait le temps de changer et je ne connaissais pas la taille de la famille Kuram mais je savais une chose par contre : les familles de Siths et de Jedis étaient loin d’être nombreuses. En termes de représentants cela s’entend. Pour autant que je sache, une habileté ou une maitrise de la Force n’était pas héréditaire donc… Je ne me posais pas la question, remarquez. J’avais pour politique de tirer d’abord et de questionner ensuite si ces individus faisaient partie de mes adversaires. Il était de notoriété publique que je les avais en horreur, à quelques rares exceptions près.

Ah Lola… Ce qu’il lui manquait c’était une grande famille, comme le Consortium. La solitude ne faisait que vous aliéner davantage et c’était plus qu’une simple théorie de psychologie à la mode. Et si… Et si je lui exposais mon projet? Mon idée, pour être plus exacte. En théorie, ce qui faisait qu’il y avait une distance entre nous, c’était nos affiliations respectives mais si… Non, c’était trop beau pour être vrai et la réaction de la belle risquait de ne pas me plaire. Mais attendez une minute… J’étais Tyria Zann, quand même! Et on pourrait me faire porter une robe le jour où mon courage ferait défaut! À la simple pensée de mettre un pareil truc, c’était tout juste si je n’en avais pas des petits boutons alors… Peu importait ce que Lola aurait à en dire. J’avais une idée, j’avais besoin d’un avis et par tout ce qui est Zann dans cette galaxie, j’allais obtenir une réponse, point à la ligne. Ah, ça c’était plus moi…


« Lola, tu peux dire ce que tu veux, faire et commettre les pires atrocités mais à mes yeux de criminelle, de tueuse et de monstre pour bien des gens, tu es quelqu’un de bien. Avec un minimum d’honneur et de loyauté et avec quelque chose que trop peu de personnes ont : de l’humilité. Et crois-moi Lola, si le Consortium n’est pas la plus dysfonctionnelle des familles, c’est bien parce que, justement, la matriarche s’arrange pour que les petits soient bien élevés.

Mais bon, quoi que je dise ou face, je ne te changerai pas, n’est-ce pas? Même si je te voulais tout le bien du monde, le premier pas commence par soi. Ceci dit, cela ne veut pas dire que je ne suis pas tentée de te voir plus souvent et essayer de compenser pour… Vingt-quatre ans de souffrance. Tu mérites mieux que la colère comme seule compagne. Pour ce faire, en fait, pour plus qu’une raison… J’ai eu une idée. Chaque fois que je dis ça, Spike ricane…

Enfin bref. Prochainement, je vais organiser une grande conférence avec les principaux groupes criminels et tenter de créer une sorte de comité central, comme la guilde des chasseurs de primes. Après quoi… J’aimerais entreprendre des négociations en vue d’un cessez le feu avec justement, la guilde des chasseurs de primes ainsi que les principaux chasseurs de primes indépendants. Je me demandais si tu trouvais l’idée intéressante, avant de rédiger quoi que ce soit. »


Lola le savait… Je pouvais manquer cruellement de manières. Étant plus du genre instinctive, j’étais du genre à défoncer la porte plutôt que me donner la peine de tourner la poignée et rédiger une invitation officielle sans que cela ressemble à une déclaration de guerre… Cela demanderait beaucoup de discipline intellectuelle. Dans mon métier, la négociation se faisait souvent par l’intimidation. Ça ou par la violence. Et par l’espace, je pouvais être un monument de brutalité à moi toute seule. Dans l’instant, par contre, ce n’était pas de ce genre de réflexions dont j’avais besoin ou dont Lola avait besoin. Après une double révélation de la sorte, émotionnellement… C’était quelque chose quand même. Je restais humaine malgré tout et devant la détresse d’une amie je me demandais quoi dire ou faire. Je… Je…

Ah et puis merde à la fin! J’enlaçai Lola dans le câlin du siècle. Oui, deux femmes qui se font des câlins et le premier qui ouvre sa gueule de macho pour ajouter « et se rouler des pelles », je le désintègre! Moi, j’étais quelqu’un de physique. Les gestes parlaient pour moi. Un regard, une moue, un faciès… Une tape sur l’épaule, une claque derrière la tête, vous voyez le genre. Je n’étais pas nécessairement douée avec les mots bien que je travaillais fort là-dessus. Tyber Zann, mon illustre ancêtre, avait été un maitre des mots. Il avait toute une langue d’argent, capable d’influencer même les plus obtus. C’était un trait dont je n’avais hélas pas hérité, au grand dam de ma mère. Mon père lui était bien content que j’ai hérité du côté combattant de mon ancêtre par contre. Enfin bref, résumé de situation : j’étais en train de aire un énorme câlin à Lola et je n’avais aucune idée du comment elle réagirait. Au pire, elle me…. Flinguait?
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Dim 19 Fév - 11:18

    La réaction de Tyria fut très étonnante, elle se mit à rire. Lola pencha légèrement la tête sur le côté comme pour interroger son amie sur la nature de ce rire. Etait-elle en train de se moquer d'elle et de toute son histoire ? De sa vie, la belle ne se souvenait pas de s'être montré aussi fragile et sincère qu'au moment ou elle racontait son histoire. Son passé faisait parti de ses faiblesses et elle avait enlevé la coquille vide qui la protégeait pour s'ouvrir à son amie. Voilà comment elle lui rendait cet honneur ? En riant ? Toutefois, Tyria croisa le regard de son amie et Lola comprit que ce rire n'était pas du tout moqueur. Après quelques minutes passés dans le silence, la hors la loi prit la parole. De nouveau elle offrait des compliments sincère à son amie, approuvant son humilité et répétant qu'elle était une fille bien. Toutefois, elle fut convaincu que jamais elle ne pourra changer la tueuse, ce qui arracha un léger rire à l'intéressée. Il était trop tard pour changer maintenant. Lola avait commit bien trop d'atrocités et d'actions irréversibles pour être capable de changer. Plus elle tuait et plus elle se rapprochait du monstre, de la machine. Son humanité se perdait au fur et à mesure qu'elle prenait des vies. C'était sans doute le prix à payer pour une telle vie.

    Tyria eut alors une phrase qui surpris la belle : elle pensait qu'elle méritait mieux que la colère comme compagne. Cette idée n'était pas stupide en effet. Au fond d'elle, Lola avait souvent imaginé une vie tout autre, sans toute cette colère, cette haine, ce désir de mort et de sang. Mais ceci n'était plus qu'une utopie et il fallait en prendre conscience. Toutefois, le fait que la hors la loi s'en préoccupe toucha quelques peu la belle. Dans sa vie elle avait toujours rencontré des gens qui étaient satisfait de sa colère et de son métier. Ces gens là ne lui demandaient rien d'autres que de tuer. Tyria elle, lui demandait d'être simplement humaine avant tout. C'était une chose à laquelle Lola n'avait vraiment pas l'habitude, c'était surtout cela qui la déstabilisait face à son amie. Toutefois, la tueuse n'était pas au bout de ses surprises.

    En effet, Tyria vint exposer une idée qu'elle avait eu. Elle voulait s'unir avec les chasseurs de primes qu'ils soient de la Guilde ou indépendants. Lola ne put retenir une expression faciale légèrement surprise. Etait-elle en train de délirer ? Pensait-elle vraiment une telle alliance était possible ? Les hors la loi et les chasseurs de primes réunis et amis ? Certes, sur certains points ils étaient vraisemblablement similaire, toutefois, de part leurs métiers, ils étaient loin d'être proche. Lola avait du mal à imaginer une telle alliance et elle comptait en tenir informer son amie. Une telle idée serait loin d'être acceptée pour tous et il fallait qu'elle le sache. Seulement, au moment ou Lola allait répondre, lorsqu'elle ouvrit la bouche pour parler, il se passa quelque chose que la belle n'aurait jamais pu imaginer.

    Tyria prit Lola dans ses bras pour l'enlacer. A ce moment précis, ce fut comme si tout s'était arrêté autour de la tueuse. Le temps, son souffle, ses pensées, ses actions, il n'y avait plus rien. Toutefois, au fond d'elle, une chose persistait : une réflexion. La tueuse était en train d'analyser la situation tout en restant paralyser par cette dernière. Depuis combien de temps quelqu'un ne l'avait pas prise dans ses bras pour lui offrir un câlin sincère et plein de bonnes intentions ? A bien y réfléchir jamais. Ou alors Lola n'en avait même plus le souvenir. Que faire dans une telle situation ? La tueuse était complètement perdue. Soit elle tuait son amie, soit elle se laissait faire, tentant de comprendre sa motivation. Et aussi étonnant que cela fut, la belle finit par placer ses bras autour de Tyria et l'enlaça à son tour. Le geste de son amie avait fait bouger quelque chose au fond de Lola, comme un tout petit rouage bloqué qui s'était mit en route, juste pour quelques secondes. La belle ferma les yeux et eu un léger sourire. Tout doucement elle murmura un seul et unique mot à l'oreille de son amie. Un tout petit mot, un tout petit « merci » tout de même assez sincère pour être prit au sérieux.

    Elles finirent par se séparer et un petit silence gêné s'installa. Toutefois, Lola plongea son intense regard dans celui de Tyria et prit la parole, brisant ainsi le silence.

      « Hum … Écoutes, pour ton idée d'unir hors la loi et chasseurs de primes je trouve que c'est assez … osé. Je veux dire par là, hors la loi et chasseurs de primes sont aussi liés que le voleur et le policier. Les hors la loi sont les ennemis et les premières cibles des chasseurs de primes. Ils sont mutuellement et naturellement ennemis, c'est une sorte d'équilibre. Bouleverser cet équilibre ce serait de la folie. Si bien sur tu y arrives. Certains chasseurs de primes seront peut être près à l'accepter mais certainement pas la Guilde. Ils ont un marché complètement ouvert sur toutes les cibles ennemis de l'Empire et de la République, ils ne vont pas gâcher cette chance pour s'allier avec les hors la loi et ainsi perdre toute crédibilité face à leurs employeurs. Et puis, des gens comme moi n'ont aucun intérêt à s'allier avec des hors la loi, mise à part le fait qu'ils se fermeraient une part importante de leur marché. Peut être pourriez vous former entre hors la loi une grande alliance, avec des intérêts pour tous les groupes, mais je ne suis pas sure que ça fonctionne. Je ne veux en rien briser tes rêves Tyria, j'essaie juste d'être réaliste tu sais. Et puis, toi, tu accepterais de t'allier avec tes pires ennemis les Hutt ? »


    Lola connaissait l'aversion de Tyria pour les Hutt et sans doute venait-elle te toucher un point sensible. Toutefois, il fallait qu'elle fasse prendre conscience de cela à son amie, elle lui devait bien ça. L'idée était peut être intéressante mais ce n'était qu'une utopie et il était vraiment impossible de bouleverser un équilibre aussi vieux que la naissance de la galaxie.

HJ : Je suis vraiment désolée de la qualité plus que moyenne de ce post mais je suis encore malade et ça n'aide pas à la rédaction d'un rp u.u ! Toutefois je t'ai promis de poster ce week end car j'avais beaucoup de retard et je m'en excuse !

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Mer 22 Fév - 13:57

« Comment dire… C’est déjà en cours Lola. Je ne peux pas te dire où et quand mais j’ai convoqué les grands criminels de la galaxie justement pour leur proposer cette alliance. Il y a un truc que vous semblez oublier tous : l’Empire et la République sont des serpents qui se dévorent la queue d’une part et ils sont éphémères d’autre part. Je te le garantis : tant qu’il y aura un être vivant ou pensant, il y aura des hors la loi.

Les chasseurs de primes, en passant, sont aussi des hors la loi et c’est hypocrite de dire que nous sommes les voleurs et vous les policiers. Je peux te donner une liste deux fois grande comme l’équateur de mon Worldcraft de gens travaillant pour une faction ou une autre qui ont été assassinées, enlevées, mutilées et j’en passe par des chasseurs de primes. Vous êtes de la même graine que nous. Des criminels, des monstres inhumains, des machines à tuer…

La liste de qualificatifs est longue, très longue et ce n’est pas ma terminologie. Juste ce que le commun des mortels pense. T’as pas idée comme cette galaxie de merde se complait dans son hypocrisie crasse, son principe de stigmatisation, de profilage et… Et… RHAAAA! Mais bon, je vais changer de sujet, je risquerais de devenir agressive… Et je n’ai pas envie de passer ma frustration sur toi, non merci. Ce serait vraiment con quand même. Parlons de… »


Je me figeai, toute couleur désertant instantanément mon visage au teint déjà blafard. Ce que j’entendais et que personne d’autre ne pouvait entendre venait d’un satellite d’observation, l’un des nombreux déployés par un de mes prédécesseurs à la tête du Consortium près d’un siècle plus tôt. Un effort défensif pour nous préserver (les Zann d’abord et par extension du Consortium) d’une menace défiant bien des choses vues par passé… Une menace créée de la main de l’homme et améliorée par la machine. S’il y avait bien un secret, un seul, que je n’avais jamais révélé à personne, pas même à Urai, c’était celui-là… Et le spectre au-dessus de la tête de tous les Zann était en train de revenir au bercail. C’était une mauvaise, très mauvaise nouvelle. En fait, il n’y avait pas de mots pour décrire l’ampleur de cette catastrophe… Et en un siècle à quelques années près, aucun Zann n’avait trouvé de solution au problème.

De quel danger est-ce que je voulais bien parler? Oh de trois fois rien en fait, juste du projet le plus ambitieux jamais tenté par le Consortium. Tenté par un Zann et pas n’importe lequel : par Tyber Zann en personne! Le plus célèbre de tous les Zann, le seul, l’unique. Tout était partit d’un calcul simple qui avait trop vite dégénéré en une équation complexe. Tout commence avec l’Empire, tout du moins ce qu’il en restait, en 10 ABY. À cette époque, les impériaux avaient commencé à utiliser de plus en plus ouvertement un nouveau jouet : le World Devastator. En gros? Une espèce de fournaise géante capable de transformer Naboo en une boule de roche et de produire virtuellement n’importe quoi, d’un simple droïde à un vaisseau de taille moyenne. Vaisseau. Pas chasseur. Vaisseau. C’était bien pire que l’étoile de la mort car au lieu de pulvériser les ressources avec la planète, vous vous en serviez pour exterminer vos ennemis.

Vous devinez un peu la suite : Tyber Zann parvint à voler un World Devastator en opération dans un coin perdu de la galaxie et fit passer la chose pour un incident, de quoi faire en sorte que les impériaux ne se posent pas trop de question et bien sûr, il fit usage de ses corrupteurs pour récupérer les plans, une copie en fait, du dit World Devastator. Comment? Impossible de voler un truc pareil? La Nouvelle République en a piqué une FLOTTE. Alors un exemplaire? Et puis-je vous rappeler que le Consortium de Zann a déjà volé l’Éclipse, alors qu’il était en construction, avant de l’abandonner? Mais je m’égare, je m’égare. Le point est que nous avions entre nos mains (Tyber, en fait) la machine et son manuel d’instruction. De quoi améliorer ce que les impériaux avait commencé si vous préférez. Une bonne partie des ressources du Consortium fut détournée et son personnel relocalisé ou transféré…

Pour un ambitieux projet visant à donner au Consortium non seulement une base mobile… Mais ayant la faculté de produire où et quand il le voulait toutes les flottes et armées qu’il pouvait désirer. Vous vous demandez pourquoi le Consortium a perdu en taille, en unités et en technologie? À bien des égards, ce projet en est la cause. Enfin bref, le Consortium a fait des modifications importantes sur son World Devastator, faisant passer de cerveau droïde le processeur central de la pareil à Intelligence Artificielle Évolutive (encore une raison qui explique pourquoi nous n’avons jamais retenté l’expérience)… Et nous nous sommes rendus compte trop tard que nous avions ouvert une boite de Pandore. La machine s’est retournée contre nous. Enfin… Pas retournée. A décidé de prendre des initiatives pour préserver le Consortium, qui impliquait de tous nous transformer en machines. Non, je ne plaisante pas.

Nous avions donc en face de nous une arme de destruction massive impossible à stopper malgré tout notre bon vouloir, impossible à pirater et capable de créer toujours plus de force pour mener son projet à bout. Évidemment, comme tout projet, nous avions un plan B : un dispositif permettant de prendre le contrôle de certaines composantes du vaisseau. Tyber Zann dû alors sacrifier une partie du Consortium pour tenter l’impossible : déjouer la machine, vider ses banques de navigation sur compte à rebours et expédier cette monstruosité aux confins de l’univers. Pas de la galaxie. Au-delà de la zone inexplorée. Résultat : le World Devastator fut expédié vers l’infini et plus loin encore, sans aucune donnée de navigation pour revenir. On créa un réseau de satellites espions au cas où le monstre reviendrait vers ses créateurs pour finir le travail… Et pendant près d’un siècle, aucun satellite ne rapporta quoi que ce soit.

Jusqu’à aujourd’hui. Je ne savais pas comment s’était possible mais notre plus grande erreur était en train de revenir au bercail, dévorant des planètes entières (au sens figuré) et s’approchant inexorablement de la seule personne digne de son attention, l’objectif ultime de son projet : le descendant ou plutôt la descendante de son « créateur » : moi. Le dispositif pour stopper l’Apocalypse? Il était désormais dans ma tête. Eh oui. Le bidule électronique me protégeant des intrusions mentales. Pire encore : dans ses objectifs sous-jacents, il fallait d’abord débarrasser le Consortium de ses ennemis ou de ce qui pourrait lui nuire… Donc ce truc allait déclencher des assauts sur tout ce qu’il capterait n’ayant pas un IFF du Consortium. Qui plus était, je n’étais pas stupide. Je savais que l’alerte de proximité de ce satellite ô combien lointain était plus qu’une mise en garde. Le bébé avait grandi… Et fondé une famille.


« Non… Ce n’est pas vrai… C’est impossible… Tout, tout, absolument TOUT mais pas ça… Lola, écoutes moi avec attention. Ce que je vais te dire n’est pas une farce et tu es la seule non Consortium à qui je fasse confiance pour faire le travail. Jure-moi que tu vas le faire, quelle que soit la nature de ce dernier. Je sais que tu feras le nécessaire. Avant toute chose, il faut que je te raconte un truc. Un truc que je n’ai jamais dit à personne. Tout commence il y a près d’un siècle… »
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Ven 9 Mar - 6:00

    Lola savait pertinemment que ce qu'elle avait dit allait conduire à un débat mouvementé entre les deux jeunes femmes mais la belle n'irait pas très loin. En effet, elle connaissait les idées et valeurs de son amie et les contre-dire se servait strictement à rien. On ne peut assurément pas forcer quelqu'un à croire en d'autres théories, surtout quelqu'un comme Tyria. Aussi, la tueuse regarda la hors la loi défendre haut et fort son idée, tout en souriant. Elle n'avait pas vraiment tord sur certains aspects. Toutefois, la tueuse savait qu'elle ne pourrait jamais s'allier à qui que ce soit dans cette Galaxie. Elle était libre de travailler pour tout le monde, sans exceptions. Si, il y en avait bien un d'exception, c'était Tyria et le Consortium. Ce cas à part restera à jamais le seul et l'unique dans toute la carrière de la belle. Ainsi, son amie mis en avant quelques théories, comme le fait que les deux plus grands ennemis demeuraient l'Empire et la République. Mais, ceci faisait bien les beaux jours de Lola. Tant qu'ils se tiraient dans les pieds, ils faisaient appel à des gens comme elle pour faire certaines missions. Si la Galaxie n'était qu'un havre de paix, Lola serait au chômage technique et cette idée était fort loin de lui plaire.

    Tyria souleva le fait que les chasseurs de primes étaient des hors la loi. Il était vrai que la limite entre les deux était très fine et beaucoup de personnes avaient franchi cette limite sans vraiment s'en rendre compte. Lola elle même pouvait être considérée comme une hors la loi, vu qu'elle tuait vraiment n'importe qui, n'importe quand. Maintenant, la plupart du temps, les chasseurs de primes étaient la pour tuer ou capturer des hors la loi. En effet, bien des gens à travers la Galaxie s'étaient rendu compte que les chasseurs de primes faisaient un meilleur boulot que les agents de sécurité. Pourquoi alors s'en priver ?

    Tyria en vint même à expliquer à son amie à quel point elle voyait la galaxie corrompu, se plaisant dans son atmosphère chaotique et hypocrite. Mais après tout, c'est dont adorait Lola. Si cette Galaxie n'était pas aussi bordélique, chaotique, infernale et corrompu, jamais elle ne pourrait avoir la vie qu'elle mène aujourd'hui. L'Ange avait besoin de ce chaos permanent, de cette Galaxie plongée dans la peur de mourir à chaque instant, de ces gens déloyals, d'autres corrompus, des jaloux, des nerveux, des puissants, des tueurs, des voleurs, des politiques … Il y avait tellement de monde dans cet univers, tellement de gens capable de demander les services d'une tueuse à gages pour si peu de raison. Il y avait tellement de monde dans cet univers, qu'il fallait bien en tuer de temps en temps, au moins pour éviter une surpopulation. Lola était d'ailleurs considérée, par certains, comme une sorte de remède contre le problème de la surpopulation dans la galaxie, les malthusiens en auraient été fiers. Mais la question n'était pas la.

    La hors la loi finit par feindre de s'énerver et expliqua qu'elle ne voulait pas passer ses nerfs sur son amie. Lola eut un petit rire amusée puis ferma les yeux quelques secondes en souriant. Elle les rouvrit et posa son regard sur Tyria avant d'entrouvrir la bouche pour prendre la parole.

      « Tu sais bien que je ne … »


    Mais à ce moment là, quelque chose changea brusquement. Le visage de Tyria se figea dans une expression que la belle ne lui connaissait pas. Elle avait un teint blafard, des traits sérieux et crispés. Elle semblait complètement déconnecté de la réalité, comme si elle n'était mentalement plus présente dans la pièce, en face de Lola. A quoi pouvait-elle penser si fort ? En l'observant de plus prêt, la tueuse vit que les pupilles de son amie était plutôt dilatée, que sa respiration était plus rapide et que ses mains étaient légèrement moites. Tyria était extrêmement nerveuse à cet instant précis, son expression faciale comme tout le reste de son corps en étaient témoins.

    Lola ne savait absolument pas comment réagir. Elle finit par plonger son regard dans celui de son amie et posa une main sur son épaule. D'un air tout à fait sérieux elle lui adressa la parole.

      « Tyria … Est ce que tu vas bien … ? »


    Comme si ces quelques paroles avaient réveillés la hors la loi, cette dernière se ranima et son esprit revint dans son corps en quelque sorte. Elle semblait à ce moment là, totalement paniquée et balbutia quelques paroles. Elle semblait de plus en plus inquiète et Lola fronça les sourcils quand elle dit qu'elle aurait tout préféré sauf ça. Mais enfin, de quoi parlait-elle ?

    Lola n'en eu pas la réponse toute de suite, toutefois, Tyria plongea son regard dans ses yeux émeraudes et lui parla de la manière la plus sérieuse et la plus effrayé qui soit. Jamais, vraiment jamais l'Ange l'avait vu dans un tel état de stress et d'angoisse. Tyria était en général enjouée, joyeuse ou bien colérique, mais jamais aussi effrayé. Ainsi, c'était forcément quelque chose de terrible qui l'inquiétait et Lola en avait conscience avant même que son amie ne lui adresse la parole.

    Tyria commença à dire à Lola que ce qu'elle allait lui annoncer n'était pas une farce et qu'elle faisait assez confiance à son amie pour lui révéler. Tout de suite après, elle lui demande de jurer de faire quelque chose, cependant, Lola ignorait totalement la nature de cette mission. D'après Tyria, la tueuse ferait ce qu'il serait nécessaire. Maintenant, c'était vraiment à ne plus rien y comprendre. La chef du Consortium avait complètement craqué, elle avait était comme absente, mentalement parlant, puis elle fut prise de panique et maintenant, elle demandait à Lola de lui jurer de faire une mission sans même lui dire de quoi il retournait. La belle pencha la tête sur le côté et fronça les sourcils.

      « Je ne peux rien te jurer mais je tenterais de faire mon possible mais … Tyria, de quoi tu me parles là ? Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi était-tu si soudainement aussi affolée ? »


    Lola interrogea son amie du regard et Tyria lui avoua qu'elle allait lui révéler un secret qu'elle n'avait jamais dit à personne avant. Ce devait être terriblement important alors … Pire que tout ce que pouvait imaginer Lola. L'heure était visiblement extrêmement grave …

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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Ven 9 Mar - 8:28

« Ce que je vais te raconter est le secret le mieux gardé de toute l’histoire du Consortium… Et pour une excellente raison. Vois-tu, il y a près d’un siècle de cela, en 10 ABY, le Consortium de Zann s’est retrouvé confronté face à un Empire qui voulait purger toutes les nuisances s’opposant à lui avant de reprendre son combat contre la République. La République a voulu faire de même pour pouvoir se concentrer exclusivement sur l’Empire.

Loin d’être stupide, mon ancêtre, Tyber Zann, savait qu’il fallait que nous trouvions un moyen d’augmenter nos forces. Le Consortium était en repli général, évacuant de nombreuses planètes et rassemblant ses forces pour éviter l’extermination pleine et entière. Nous n’avions ni les hommes ni les installations pour faire compétition avec la production industrielle des deux grandes puissances. Et puis l’Empire inventa la solution pour nous. »


Envoyant via mon implant une série de commandes codées à l’équipement électronique de la pièce, je fis apparaitre les schémas techniques du World Devastator ainsi que des fichiers d’archives montrant sa redoutable efficacité. C’était une arme comme l’Empire n’en faisait plus. On pouvait bien détester l’Empire, il fallait au moins reconnaitre son génie pour les projets d’envergure et les armes de destruction massive. Après avoir envoyé une nouvelle série de mots de passe, Lola put voir comment le Consortium avait réussi à s’emparer d’une de ces monstruosités pour sa cause. Une opération qui bien que coûteuse aurait pu signifier une transformation radicale des pouvoirs en place. Évidemment, comme le dit engin ne se trouvait pas dans notre arsenal… Cela laissait à penser qu’il s’était passé quelque chose. Autrement, le Consortium serait la troisième puissance galactique officielle…

Je lui fis ensuite passer un vidéo montrant une rencontre entre Tyber Zann et ses lieutenants (et Urai Fen était bien présent, l’original cette fois) qui s’exprimait sur la nécessité de donner un cerveau plus performant que le standard impérial à l’arme que nous venions de capturer, expliquant en détail la nécessité d’y mettre en lieu et place une intelligence artificielle évolutive pour contrer les problèmes rencontrés par le modèle original, ce qui souleva une tôlée de protestation : aucun projet de cette envergure n’avait jamais été tenté et pour cause. Perdez le contrôle d’une telle IA et vous allez vous retrouver avec une catastrophe d’ampleur galactique sur les bras. C’est à ce moment-là que Tyber Zann prononça les seules paroles qui viendraient le hanter pour le reste de ses jours : à situation extraordinaires, mesures extraordinaires. On pouvait anticiper la suite rien qu’à me regarder le visage. C’était à ce point parlant.


« Les spécialistes du Consortium ont réussi. Ils ont créé une IA évolutive, un prodige de génie et de technologie. Une fois installée, nos rêves les plus fous se réalisèrent. Nous avions une arme de destruction massive encore plus performante que le modèle d’origine, capable de créer des flottes entières complètement automatisées, ainsi que des droides de combat pour remplacer mercenaires et grenadiers. Tout ça en une vulgaire poignée d’heures.

Il y a eu une grosse merde par contre. L’IA a commencé à penser à un moyen de rendre le Consortium immortel. Sa solution? Transformer en machine tous et chacun d’entre nous pour ne plus être esclaves de la chair. Je te passe les vidéos de surveillance mais disons que tous les ingénieurs à bord ont été transformés en cyborg et que le processus de base a dû être tout sauf aussi raffiné qu’il a dû le devenir par la suite. Vraiment pas sympathique. »


Je lui présentai ensuite plusieurs rapports de divers officiers du Consortium, aux prises avec les flottes contrôlées par l’IA, des officiers qui avaient donné leur vie pour empêcher un mal de se répandre. Cela avait été horriblement coûteux pour nous et finalement, l’impensable c’était produit. Jugeant qu’avoir infligé des pertes au Consortium avait été une grave faute nécessitant rétribution, l’IA avait décidé de tourner son attention vers la République et l’Empire : devant l’affaiblissement et/ou l’extermination d’une grande menace, les membres du Consortium seraient par conséquent plus réceptifs à son cadeau. Il avait donc fallut que le Consortium se lance à la poursuite de sa création avant que cette dernière ne fasse de la prochaine planète sur laquelle elle tomberait un monde exclusivement peuplé de machines. Une tâche horriblement compliquée car l’IA ne comptait pas nous laisser interférer avec son projet.

La solution, finalement, s’était présentée sous la forme d’une idée désespérée, conjurée par mon ancêtre. Je lui montrai comment Tyber s’était joué de la machine, comment nous l’avions expédié par-delà tout ce que nous connaissions… Dans l’espoir de ne plus jamais revoir ce fléau. Des dispositions avaient été prises. De ce projet, plus personne ne parla jamais, spectre immortel faisant planer une aura de terreur sur le Consortium. Notre monstre reviendrait-il un jour au bercail? Je présentai ensuite à Lola les rapports qui m’avaient plongé dans un tel état. Notre création était de retour… Et avec une série d’ordres prioritaires. Exterminer la menace impériale. Exterminer la menace républicaine. Sécuriser le futur du Consortium. Finaliser la dernière mise à jour commencée avant l’anomalie. C’était ce dernier ordre tout particulier qui était en train de me faire paniquer et pas qu’un peu. C’était de moi dont il s’agissait dans cette histoire.


« Pour tromper la machine, Tyber Zann lui a fait croire qu’il acceptait de fusionner avec cette dernière. Quand elle a abaissé sa garde, il a pu l’expédier aux confins de l’univers. Comme Tyber est mort… C’est moi, le composant final pour cette ultime mise à jour. Moi et l’implant que j’ai dans la tête. Je ne sais pas dans quel ordre les primes directives de ce monstre vont se mettre en service mais je sais une chose avec certitude.

Ce n’est PAS le World Devastator que nous avons expédié à l’autre bout du monde. Regarde les numéros de série. Ils ne concordent pas. Cela veut dire que l’unité centrale a fait des copies d’elles même pour pouvoir accomplir plus efficacement son travail. Ça veut dire que même si on détruit cette saloperie, il en reste peut-être dix, quinze, vingt, trente unités… C’est ce qui fait tout sauf me rassurer. Quand on sait de quoi cette IA est capable… »


Je fis un zoom sur une section du World Devastator qui avait été détecté par le satellite espion. Effectivement, les numéros ne concordaient pas, ce qui soutenait ma théorie. Par contre, quelque chose concordait : les codes d’accès utilisés par ce dernier pour communiquer avec le Consortium. C’était une vraie catastrophe : il n’y avait pas assez de vaisseaux, de chasseurs ou de soldats sous les ordres du Consortium pour repousser une telle menace. Même l’Empire en aurait pour son argent si jamais l’IA rassemblait toutes ses forces, c’était évident! En fait, même si l’Empire et la République faisaient front commun, je me demandais combien de vaisseau l'IA avait pu construire en un peu moins d’un siècle. À raison d’un vaisseau à l’heure, sur une semaine puis sur un mois et un an… Multiplié par un nombre supposé d’unités additionnelles… Ça en faisait des vaisseaux à affronter. Quel cauchemar…

« Tout cela pour dire, Lola, si jamais nous ne parvenons pas à stopper cette menace, je compte sur toi pour me tuer. Si je ne suis plus de ce monde, la lignée des Zann s’éteint et j’empêche du même coup cette monstruosité d’atteindre un objectif d’indépendance totale… Et ça ce serait une catastrophe à l’échelle galactique. On ne peut pas, on ne doit pas laisser une telle chose arriver. Dis-moi que tu le feras Lola. Au nom de l’amitié. »
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Ven 16 Mar - 6:09

    Quelques secondes de silences s'étaient écoulées depuis que Lola avait posé cette terrible question à Tyria. Cette dernière commença alors à lui raconter une histoire des plus étrange. Il y a de nombreuses années, à l'époque de Tyber Zann, le Consortium s'était retrouvé en passe de se faire exterminer soit par la République, soit par l'Empire. Ils leur fallait agir rapidement et ils avaient ainsi pris d'assaut un vaisseau de l'Empire qu'ils avaient tentés d'améliorer au mieux. Tyber Zann avait ordonné la création d'une IA évolutive qui pourrait gommer tous les défauts de l'ancienne version. Malheureusement, qui dit IA super développé, évolutive et à la disposition d'une arme extrêmement puissante, dit problèmes … Comme il fallait s'en douter, l'IA avait décidé de faire des siennes et elle s'était mise à transformer en cyborg la totalité des hommes à bord. Elle avait des objectifs clairs et voulait à tout prix les mettre en place. Tyber Zann avait fini par régler le problème en expédiant aux confins de la galaxie le vaisseau. Mais la petite IA avait continué à faire des siennes loin des regards, créant une multitude de vaisseaux. Maintenant, elle était revenu et c'était en partie pour Tyria.

    Toutes les données avaient été montrés à Lola, dossiers, rapports, vidéo, caractéristiques techniques, tout. Tyria avait décidé de tout montrer à la tueuse afin que cette dernière soit au courant de l'affaire dans les moindres détails. C'était chose faite. Elle comprenait un peu mieux l'inquiétude qui avait gagné son amie. Lola se mit alors à réfléchir rapidement. Avec l'apparition d'autant de vaisseaux de ce genre à travers la galaxie, ceci n'avait pas du passer inaperçu. Ainsi, en plus de Tyria, rapidement, l'Empire et la République seraient au courant de l'affaire et enverraient des troupes. Leur but serait très certainement pour la République de détruire le vaisseau, mes les Impériaux … Connaissant Liam, l'Ange savait qu'il essaierait de s'approprier le vaisseau, ou tout du moins le plus d'informations possible pour parvenir à recréer un vaisseau aussi puissant. Dans tous les cas, il fallait agir vite et détruire ce vaisseau. Lola avait beau travailler pour l'Empire, elle ne pouvait pas laisser un tel engin entre leurs mains, ils s'en serviraient pour détruire la galaxie toute entière et la belle n'aurait plus alors aucuns clients, plus aucuns contrats. N'allez pas penser qu'elle voulait sauver la galaxie, c'était plutôt pour son propre petit monde qu'elle voulait agir.

    Lola regarda alors attentivement les numéros de séries et en conclu que l'hypothèse et l'inquiétude de Tyria étaient fondés. Elle se tourna vers son amie pour lui proposer ses idées.

      « Je pense qu'il faudrait surtout retrouver le vrai vaisseau, c'est l'essentiel car c'est lui qui doit contrôler tous les autres. Il faudrait trouver un moyen de rentrer à bord et de saboter le vaisseau de l'intérieur pour le faire exploser ou un truc du genre. Tu penses que de cette manière, les autres vaisseaux pourront s'auto-détruire ? Il faudrait peut être donner un faux ordre de la « mère » pour qu'ils agissent de la sorte. J'imagine qu'ils sont tous contrôlés par le vrai vaisseau … Il faudrait réfléchir à une solution de ce style … »


    Tyria se tourna alors vers Lola, la mine grave et lui adressa quelques paroles tout aussi grave. Elle était consciente que l'IA ne la lâcherait pas et qu'il n'y avait qu'un moyen pour l'empêcher d'arriver à ses fins, la mort. Elle demandait à Lola de la tuer si elle devait en arriver la. La belle plongea son regard dans celui de Tyria et prononça ses paroles, lourdes de sens.

      « Je le ferais … »


    Ces paroles étaient d'autant plus effrayantes quelles étaient prononcés avec sérieux et toute personne connaissant Lola pouvait se douter qu'elle n'aurait pas peur et pourrait tuer son amie, la raison était tout à fait justifiée.

HJ : Désolée pour cette panne d'inspi u.u

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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Mar 20 Mar - 14:08

Retrouver le vaisseau mère? C’était aussi inspirant que devoir choisir entre s’ouvrir les veines ou se pendre. Je n’étais pas idiote. Je savais qu’entre un « rejeton » et la mère, ce serait un monde. L’IA était là quelque part dehors. Elle savait que je savais qu’elle était revenue. Elle savait que je savais ce qu’elle avait dans ses circuits. Gagner contre la machine était considérablement plus compliqué qu’on ne pouvait le penser. En près d’un siècle, elle avait dû apprendre énormément. Moi… Je ne pouvais qu’imaginer ce que ce vieil ennemi du Consortium pouvait mettre sur la table, en matière de plans. J’appréhendais déjà le moment où il faudrait poser le pied sur ce damné vaisseau. Ce serait une épreuve éprouvante à tellement de nouveau. Un Zann ne reculait devant rien… Mais laissez-moi vous dire que la pensée me traversa quand même fugacement l’esprit. Très fugacement mais bon.

Lola et moi contre le monde. Enfin, le petit monde d’une IA évolutive complètement tarée. Le petit monde bourré de piège d’une entité artificielle qui avait dû plier à sa guise pas mal de règles en fait. Et d’ailleurs à bien y penser, ce serait sympa de se trimballer en scaphandre dans cette monstruosité : visant toujours à l’efficacité, cette saloperie ne devait pas avoir besoin de maintenir une atmosphère respirable à bord… Cette chose était une des rares occurrences qui me faisait avoir une dent contre mon illustre ancêtre. Super héritage, ô puissant Tyber Zann… Là-dessus, on ne pouvait pas me demander d’être à 100% derrière lui. Pas avec ce que cela impliquait pour moi. Est-ce que je me sentais victime ou martyr dans cette affaire? Pas du tout. Et je butte le premier qui dit le contraire. Je ne suis pas d’humeur pour le moment. C’était carrément de partir à l’abattoir qu’il s’agissait, dans au moins la moitié des scénarios alors…

Est-ce qu’impliquer Lola était une bonne idée? J’avais une confiance aveugle en elle alors je vois difficilement pourquoi ce ne serait PAS une bonne idée… Il faudrait bien quelqu’un pour appuyer sur la détente si j’en étais incapable! Pas incapable par manque de courage. Incapable dans le genre cette saloperie m’a arraché un bras… Quoi, si vous pensez que depuis qu’on m’a posé mon bras mécanique, il est toujours resté intact… S’il fallait que je compte le nombre de fois où je me suis cassé la gueule de façon monumentale… En faisant quelque chose de prodigieusement dangereux… Car oui mon tempérament légendaire viendrait probablement prendre le pas sur ma raison et me pousserait à… Comment dire… Des actions un brin irréfléchies qui me causeraient divers sévices physiques. Enfin bon, demander à Lola de prendre part à l’aventure me semblait tout sauf une mauvaise idée. En plus…

Lola savait se battre et elle devait bien avoir un ou deux trucs dans sa poche côté Force. Jusqu’à preuve du contraire, les machines ne peuvent l’utiliser alors je ne vois pas comment ce pourrait être un désavantage! Lola serait également inconnue de ce rejeton maléfique fait de métal et d’électronique et elle n’utilisait pas les tactiques du Consortium, ce qui nous donnerait un léger avantage, tout du moins dans l’affrontement initial. Qu’il s’en prenne plein la gueule pendant qu’on le pulvérisait, le salaud! Ce n’était pas moi qui éprouverais de la pitié pour cette engeance au penchant pour la destruction bien trop prononcé à mon goût. Si cette saleté avait causé des pertes du côté des impériaux ou des républicains, j’allais en entendre parler pour les dix prochaines années. Pour le moment, comme il était aux limites de l’espace sauvage, il y avait peu de chances mais dans quelques jours voire semaines… Non. Mieux valait ne pas y penser.

Lentement mais sûrement, nous courions à une catastrophe à l’échelle galactique… Sans pouvoir y faire grand-chose, pour le moment en tout cas. Même si je l’avais voulu, je n’aurais pas stopper cette chose par le puissance de mes flottes. Même si la menace se présentant n’était qu’un des rejetons du vaisseau mère, c’était encore un vaisseau capable de transformer en matière exploitable le plus gros de mes croiseurs. Un World Devastator vous bouffait un bâtiment de la taille d’un Mon Calamari en quelques minutes à peine alors… Il fallait y aller plus stratégique. Avec un peu de chance, cette saleté allait se frotter aux impériaux et aux républicains, ce qui diminuerait les forces de son escorte et quand nous débarquerions, ce serait plus facile de s’y poser ou de s’y infiltrer. Encore que s’infiltrer serait sans doute une belle illusion : à quoi bon se leurrer, la machine nous attendait. Ce serait de choisir l’option qui nous convenait le plus.

Combien d’autres rejetons maléfiques nous attendaient encore? Rien que d’y penser, j’en avais des frissons d’horreur. En tuer un pour en affronter dix autres, plus tard, ce n’était pas bien réjouissant. De savoir que la destruction de l’un instruirait les autres était… Dérangeant. Il faudrait trouver un moyen de couper le lien entre la mère et le rejeton et pour se faire il faudrait pouvoir étudier le dit rejeton… Et j’avais l’impression que c’était plus facile à dire qu’à faire. Lola aurait son rôle à jouer dans cette histoire et je savais que cette confession allait me rapporter gros. Chose certaine, si je survivais, ce serait une histoire épique à raconter autour d’un verre. Si je survivais, bien entendu. Si Lola survivait, elle devrait finir le travail commencé, éradiquer la menace. En tout cas, chose certaine, je ne tenais pas à me tourner vers qui que ce soit pour de l’aide : le Consortium réglait ses problèmes seuls. Comme un grand.

Mais bon, se faire un sang d’encre n’allait pas arranger les choses et il faudrait planifier nos petites affaires. J’invitai Lola à me suivre et à m’accompagner dans ce que j’appelais le centre névralgique. Vous avez déjà vu une fourmilière? Imaginez alors une pièce remplie d’écrans sur atmosphère si agressante, par les flashs de couleur, le son des différents appareils électroniques et le reste que vous avez l’impression que vous ne resterez pas sain d’esprit longtemps. Moi j’y étais habitué, à force de commander des opérations à partir de là mais pour Lola, ce serait particulièrement agressant. Néanmoins, c’était un mal nécessaire à se donner si nous voulions planifier notre stratégie contre cette mauvaise surprise. Nous avions encore plusieurs jours avant que ce truc atteigne une position du Consortium, plus encore s’il faisait un arrêt en terrain républicain ou impérial. Cela n’empêchait pas la nécessité d’une bonne préparation.

Plusieurs membres du Consortium semblaient en train de travailler sur les données transmises par le satellite et mon arrivée sembla en soulager plus d’un. Travailler sur un problème dont une bonne partie des données étaient « classifié accès restreint » réduisait considérablement votre efficacité. Offrant une place près de l’écran tactique à Lola, j’écoutai les nombreux rapports de mes hommes, mon cerveau tournant à toute vitesse pour essayer une solution efficace. La présence de Lola n’en dérangea pas un : la plupart même la saluèrent poliment avant de recommencer à se hâter dans tous les sens. Il y avait pas mal de travail à faire et cela différait de l’ordinaire : ce n’était pas un groupe criminel rebelle mais la prochaine menace galactique après les vongs. Sympathique comme truc non? Mais bon, rien n’était impossible pour le Consortium de Zann. Nous avions survécu à tout ce que la galaxie nous avait balancé à la figure.


« Bon, bienvenue au cœur de toutes les opérations du Consortium. Le cœur si tu veux. Alors comme tu peux le voir, nous avons planifié plusieurs trajectoires de saut pour ce rejeton maléfique… Mais comme tu peux le voir, cela laisse énormément de possibilités. Que va attaquer cette ordure en premier? Nous? Les impériaux? Les républicains? Une faction mineure? J’aimerais vraiment avoir la faculté de divination par moments… »
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Quand la Mort et le Diable se donnent rendez vous ... [PV Tyria] [Sujet Clos] Sam 24 Mar - 13:37

    Tyria semblait réfléchir à l'idée de Lola. Elle paraissait complètement perdu, à tel point que son regard devenait fuyant. La tueuse ne l'avait jamais vu aussi embarrassé par une telle situation. Bon c'est vrai que ça se comprenait facilement. Une menace énorme et qui avait pour unique but de réduire la galaxie au néant venait de refaire son apparition. En héritant du Consortium, Tyria avait également hérité de tous les problèmes liés avec l'organisation. Mais, ce problème la était sans doute le plus gros qu'elle devait rencontrer à ce jour. On ne pouvait cependant pas la blâmer car dans l'histoire, ce n'était vraiment pas sa faute. Cependant, l'Empire et la République risquaient de la prendre pour fautive d'une telle catastrophe. D'ailleurs, personne ne savait comment allaient réagir les deux factions. Se lanceraient-ils seuls à la chasse au vaisseau ou alors une autre tactique serait-elle adopté ? Ils feraient peut être mieux de trouver plus d'informations en se rapprochant de Tyria mais qui sait comment ils allaient réagir. Mais au fond, ce n'était pas le problème de Lola et elle s'en foutait royalement.

    Par la suite, Tyria invita à son amie à la suivre. Elles parcoururent quelques couloirs avant d'arriver dans une nouvelle salle. La chef du Consortium appelait cette salle de centre névralgique et on comprenait rapidement d'où venait ce nom. La pièce ne possédait aucune fenêtre e et les murs étaient couverts d'écrans de différentes tailles. La pièce était éclairée seulement grâce aux différents écrans, ce qui en faisait un mélange de couleur agressant. Pour l'ouïe aussi c'était odieux, il y avait des sons électronique différents toutes les deux secondes. Et le pire dans tout ça était le nombre de personnage travaillant dans cette même pièce. Il y avait tellement de personnes que ça en devenait oppressant. Tous étaient en train de travailler sur les écrans à leurs dispositions, tapant avec rapidité sur les différents claviers. A son arrivée dans la pièce, Lola fut agressé par tous ces bruits, ces lumières, ces personnes. Elle qui avait tant l'habitude de travailler dans le calme et seule, voilà qui lui faisait un choc. En règle générale, la tueuse ne supportait pas d'être entourée d'autant de monde, si elle était une solitaire c'était bien pour une raison, la belle n'aimait pas vraiment la foule. Ainsi, la tueuse arborait un regard froid et se sentait oppressée dans ce lieu, toutefois, elle ne dit rien et laissa Tyria observer les différents écrans. Plusieurs officiers vinrent lui faire différents rapports et pendant ce temps, la belle ne dit rien. Elle parla ensuite à Lola et lui expliqua que plusieurs trajectoires avaient déjà étaient effectués, cependant, rien ne précisait plus les choses.

    A ce moment là, la belle reçu alors une communication de la part de Jarvis, l'IA personnelle de Lola. La jeune femme se leva et regarda Tyria, lui faisant comprendre qu'elle devait sortir, du regard. Elle passa la porte et pris une oreillette. Elle l'activa après l'avoir placé à son oreille.

      « Jarvis je t'écoute, qu'est ce qu'il y a ? »

      « Mademoiselle Lola, vous avez reçu un contrat, c'est de la part de l'Empereur Liam. Dois-je vous communiquer toutes les informations liés aux termes du contrat maintenant ? »

      « Non laisses, je passe à la boutique souvenirs et j'arrive. On partira directement sur la planète en question, je m'occuperais du plan pendant le voyage. »

      « Bien, je prévois la destination. »


    C'est alors que Tyria sortit de la pièce. Lola lui expliqua rapidement qu'elle avait un imprévu et qu'elle devait partir. Elle prit tout de même le temps d'acheter quelques nouvelles grenades à son amie et cette dernière l'accompagna à son vaisseau. Les deux jeunes femmes s'enlacèrent et Lola plongea son regard dans celui de Tyria.

      « Dès que tu as du nouveau et que tu passes à l'attaque, préviens moi, je répondrais présente. »


    La chef du Consortium acquiesça et lui sourit. Lola monta alors à bord de son vaisseau qui décolla rapidement et quitta le QG. La belle savait que des heures sombres allaient arriver et que le début des emmerdes commençait à peine. Tyria était plongé au coeur d'une histoire sans pareille et elle s'était, sans le vouloir, causé de graves problèmes. Qu'elle est impliqué Lola dans tout ça ne dérangeait pas la tueuse, qui voyait dans cette mission, une façon de plus d'affronter l'inconnu et de progresser, risquant sa vie. Après tout, Lola ne se sentait vraiment vivante que lorsqu'elle était en danger alors cette mission serait presque l'idéal. La belle avait des tendances aux suicides assez violente mais elle arrivait toujours à se sortir des pires situations, pourquoi pas celle la … ?

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