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Imprévu [PV] [TERMINE]

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 30 Jan - 15:12

Elle avait apprécié l’initiative, c’était l’essentiel. Au moins là-dessus, pas de questions à se poser. Le sous-entendu aussi, ce qui laissait présager quelques missions de haut vol, c’était plutôt intéressant. En tout cas, chose certaine, ce n’était pas moi qui allais critiquer : on avait toujours besoin de bons pilotes, plus en tout cas que des soldats. L’entrainement pour remplacer le premier était considérablement plus long que pour le second bien qu’ironiquement, en cette ère de haute technologie, la plupart des combats dépendaient encore de l’infanterie plus que des véhicules en tant que tel. L’espace restait toutefois le domaine où à moins d’un abordage, le soldat de base était inutile dans l’espace. Remarquez que je m’étais déjà battue en gravité zéro, hors d’un vaisseau, lors d’une audacieuse tentative d’abordage qui impliquait un instinct suicidaire et beaucoup de volonté. Tenter un abordage « manuel »…

Il n’y avait que moi pour faire ce genre de conneries, c’était clair et net. Remarquez que l’ennemi avait eu la surprise de sa vie quand une écoutille de service situé au niveau de la salle machine avait été ouverte de l’extérieur. Le temps qu’ils réagissent… Mes charges explosives étaient en train de pulvériser leurs réacteurs alors… Mais bon, tout cela pour dire que l’espace appartenait encore aux pilotes, ainsi que le ciel, à deux ou trois exceptions près. Avez-vous déjà combattu avec un jet pack sur le dos? C’est toute une expérience ça aussi et vous devenez littéralement une bombe volante donc visez avec soin si vous tenez à vivre. Surtout si vous tenez à vivre. Mais encore là, ce n’était pas la question. Ni le point. Le point, c’était que Nayeli Hawkins allait faire ses premiers pas dans la criminalité… Et c’était une pente qu’on ne remontait jamais. Si elle acceptait, c’était parce qu’elle en était pleinement consciente.

Il n’y avait pas de place pour les imbéciles dans ce métier de toute façon et Nayeli était brillante. Si elle était prête à faire une grave entorse à ses principes, soit. Ce n’était pas moi qui allait l’en empêcher. Elle était majeure et vaccinée. Qu’elle ne vienne pas pleurer dans mes jupes par contre si jamais elle trouvait cela trop… Dur. L’écarter des missions « dures », où les gentils sourires laissaient place aux criminels endurcis, je voulais bien prendre des mesures en ce sens mais il y aurait des morts, quelle que soit la mission à laquelle elle participerait. À moins d’indications contraire, la consigne, c’était : pas de prisonniers, pas de survivants. Même si des esclaves, ça se vendait bien, je n’allais pas risquer quelques milliers de crédits contre le succès d’une opération. Procéder à l’abordage, pacifier le vaisseau, en prendre contrôle, ramener les prisonniers… C’était plutôt pénible quand on y pensait, plus encore s’il y avait des blessés.

Certains capitaines n’hésitaient pas à sacrifier le navire, en le faisant s’autodétruire par exemple, ce qui demandait aux ingénieurs de saborder le vaisseau. Moi je n’hésitais pas à faire installer une commande automatisée dans mes vaisseaux pour la chose mais bon. Mon pragmatisme n’était pas celui des impériaux et des républicains. Tant pis pour eux. Dans le doute, mieux vaut tirer alors hop, pas de risques inutiles. Et une autre question se posait : si Nayeli nous accompagnait, qu’elle était reconnue ou pire, que nous nous retrouvions à affronter des républicains, que ferait-elle, comment réagirait-elle? Il allait falloir la chouchouter sans la chouchouter, planifier méticuleusement (la routine quoi) pour lui éviter un maximum d’emmerdes. Quand je vous dis que je prends soin de mes p’tits gars… C’est pas des blagues, je le fais vraiment. Nayeli était maintenant une partie de la famille, sans l’être entièrement.

La Consortium, c’était un job à temps plein. Comme l’Empire, comme la République. Nous étions un groupe armé oui, mais considérablement bien organisé et soumit à des règles. Sous mon autorité, on ne verrait pas du grand n’importe quoi. Mais bon, je savais que sur ce point, Nayeli ne me poserait pas de problèmes. Après tout, elle était chef d’escadron : elle connaissait l’importance de garder la tête froide en tout temps. Manquez à vos devoirs et c’est la vie de vos alliés que vous risquez. On peut sacrifier bien des vies mais pas celles de ses amis ou de sa famille. Jamais au grand jamais. Le sacrifice était une initiative personnelle, après tout. C’était une question d’honneur avant toute chose, dans bien des cas. En tout cas, je me demandais comment elle allait réagir quand elle rencontrerait le chef de mes forces armées (c’était moi le patron mais je déléguais, hein!). Un droïde, ça surprend toujours…

Mais cette rencontre attendrait car apparemment, les négociations avaient été entamées, concernant mes revendications face à la République. Excellent. Parfait même. J’avais tellement hâte de démonter ce bâtiment et de le remonter, après en avoir appris les secrets… J’aurais ensuite sous mes ordres des vaisseaux virtuellement imperméables aux champs de gravité artificiels… Le rêve de tout criminel qui se respecte. Cela demanderait du temps, des ressources considérables et de la patience… Mais au bout du compte, ma génération et les générations futures du Consortium auraient à leur arsenal un nouveau jouet. Comme quoi faire le bon samaritain pouvait avoir du bon… De temps en temps. Mon sourire était donc franc mais mes pensées elles étaient occupées à autre chose : rentabiliser cette… Donation. Quoi? On ne commençait pas un projet de recherche et de développement sur un coup de tête!

C’était une bonne nouvelle, néanmoins et elle fut donc annoncée à mes p’tits gars. Nayeli n’étant ni aveugle ni sourde, elle pourrait entendre les murmures excités de certains ingénieurs. C’était une nouvelle aussi agréable que lorsque nous avions mis la main sur les plans du « Virago »… Il y avait des jours, comme ça, faits de bonnes nouvelles. Cela changeait du bordel de certains jours de routine. La vie de criminel n’était pas une vie facile, avouons-le. Ah certes, dans la fiction, on parodiait la chose soit par une grande liberté ou la plus totale de débauche… En oubliant ce qui se passait au jour le jour quand vous vivez en sachant que si la loi vous tombe dessus, vous ne passerez pas par la case prison. En tout cas, dans mon cas particulier, ce n’était plus une option depuis longtemps, la prison. À moins que l’on veuille m’interroger, il allait de soi. Mais encore là, bonne chance pour me faire parler, étant pratiquement imperméable à la douleur…


« C’est amusant quand même. Quand j’ai décidé ce matin de régler mes comptes avec cette bande de petits cons, je ne m’attendais pas à ce que la journée soit aussi bonne. Ne nous le cachons pas, être hors la loi a ses avantages mais c’est un… Job… Vachement ingrat quand même. En tout cas, chose certaine, je devrais faire le ménage plus souvent, si c’est toujours aussi profitable. Dans tous les sens du terme, évidemment.

Amitié et richesse… Une belle combinaison quand même. La richesse de l’amitié, l’amitié par la richesse… tant monétaire qu’en termes d’émotions… Faut vraiment que j’arrête d’être sobre, voilà que je me fais philosophe. Arrêtez de rire vous autres, vous savez très bien que je suis aussi poète qu’un Sith est une ballerine alors… C’est pas bien de rire de son chef bien aimé qui essaie de passer pour plus fine qu’elle ne l’est! Non, c’est pas drôle! »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Jeu 2 Fév - 6:26

Les ingénieurs présents dans le hangar étaient apparemment impatients d'explorer le vaisseau promis, comme si ils attendaient un nouveau jouet pour Noël. En un sens, ce n'était pas entièrement faux, d'autant plus que c'était inattendu, comme Tyria venait de le souligner. Les négociations étaient en cours, et je pourrais dire merci à Kyle qui s'était bien débrouillé. Je lui avais donné un accès total et illimité à tous mes contacts dans le système républicain afin de faire remonter la demande aussi rapidement que possible, et ça avait payé.

Depuis, les messages du style "Dette annulée ?" affluaient, et je répondais invariablement par l'affirmative. Ça me ferait pas mal d'atouts en moins de ce côté-là, mais je n'y prenais pas garde outre mesure. Après tout, j'avais gagné un autre atout, l'alliance avec le Consortium. Et cela dépassait les petits services rendus ici ou là que j'avais à mon actif. Et puis, si ils avaient eu besoin de mon aide une fois, ils pourraient tout aussi bien me la redemander tantôt. Ce que j'avais demandé n'était pas extravaguant : juste de classer la demande dans la pile des "Urgences", afin qu'elle ne soit pas oubliée d'une part, ou que la réponse mette trois mois d'autre part. Je ne leur demandais même pas de l'appuyer en quoi que ce soit.

Mais enfin, le résultat était là : l'affaire avait été jugé, et le Commandement m'envoya un message succinct.

//////FLEETCOM/NAVLOGCOM MEETING [CLASSIFIED]//////
/////SENT TO :[PHOENIX 1-1 ; PHOENIX 2-1]
Commandants Aemon et Hawkins,

La réunion au sujet de la demande du Consortium Zann [FILE: X-35/54B] a été acceptée par le Conseil de la Flotte et de la Logistique & Approvisionnement.

L'Agincourt [TYPE : CC-7700/E Interdiction Cruiser] vient d'être envoyé sur vos coordonnées [251-569-522]. Il est prévu que la passation de pouvoir se fera dans les normes républicaines. Le vaisseau est en parfait état de marche, comme pourra le constater les équipes techniques du Consortium. L'entraînement du nouvel équipage n'étant pas spécifié, sauf indication contraire, le personnel de la République [Personnel réduit au pilotes] sera transféré sur Mammouth 2 et 3. Tous les engins et personnes de la République devront rejoindre la Cinquième Flotte aussitôt le vaisseau donné pour un débriefing complet. Une cellule des Services de Renseignement a également été dépêchée pour d'éventuels renseignements sur l'état des forces du Consortium. Le cas du leader de Phoenix 3 sera abordé ultérieurement, mais il va sans dire qu'il sera démis de ses fonctions et rendu à la vie civile.

Ci-joint les données techniques du vaisseau, à transmettre à Tyria Zann, si possible en personne. Le contenu de ce message devra évidemment être restreint, en accord avec la Loi sur les Secrets.

Veuillez assurer Madame Zann des intentions amicales de la République, et de l'assurer de notre soutien.

DISCOM

////

Le reste était un plan minutieux du vaisseau, avec les dates de sa mise en essai, ses résultats ("optimaux"), et sa mise en service actif, il y avait un peu moins de deux mois.

J'eus une pensée pour l'équipage de l'Agincourt, contraint d'abandonner son vaisseau ainsi. Une ré-affectation qui devait être pour eux plus qu'inattendue. Ils ne comprenaient sûrement pas pourquoi leur vaisseau était ainsi offert, mais ils n'avaient pas le choix. Les ordres venaient d'en haut, et ils seraient transférés sur un vaisseau équivalent pour la plupart. Voir même sur un éventuel remplaçant de l'Agincourt.

Je montrais de nouveau le message à Tyria, et lui transférais toutes les données techniques relatives à sa nouvelle acquisition. Le message avait beau être classifié, il ne contenait rien qu'elle ne sache ou se doute déjà. Évidemment que les Services de Renseignements tenteraient d'en savoir plus, mais si ils comptaient sur ma coopération pure et parfaite, il se mettait le doigt dans l’œil. Je leur donnerais un os à ronger, et ils me laisseraient tranquille. Un os sans importance, cela allait sans dire. Je l'informais aussi des protocoles de passation de pouvoir en usage dans la République, en lui indiquant le caractère pompeux que cela pouvait avoir de temps à autres. Ça dépendait de beaucoup du Commandant. Si celui-ci était quelqu'un qui avait gravi tous les échelons, ou s'il avait simplement été muté là.

Dans le premier cas, l'ambiance serait morose et sobre, et l'équipage aurait du mal à abandonner le navire. Dans le second, nous serions accueillies avec force démonstrations, peut-être même une collation, bref, tous ce qu'un imbécile du type Jorge pourrait faire pour essayer de grappiller une assurance d'amitié mutuelle, voire même une petite compensation monétaire. Et oui, certains n'hésiteraient pas à demander officieusement bien sûr, un peu d'argent au Consortium. Si tel était le cas, je me demandais quelle serait la réaction de Tyria.

Un bruit déchirant coupa court à mes pensées quand le croiseur dont les insignes de la République avaient été effacés à la va-vite apparut dans notre champ de vision. En grosse lettre sur la poupe, son nom. L'Agincourt. Il cessa sa vitesse et se mit en position d'attente, ses opérateurs devant communiquer avec ceux de Tyria.

J'avais tenu ma part du marché, et j'étais fière d'avoir réussi. Ce n'était pas tous les jours que la République se défaisait d'un de ses vaisseau de combat aussi performant, mais ce n'était pas tous les jours non plus que le Consortium sauvait un convoi républicain...

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 6 Fév - 6:06

« MADAME?! Comment ça madame?! Ils sont fous tes supérieurs? Et malpolis en plus! Je devrais aller leur casser la gueule pour une telle offense… Mais bon, je suis prête à passer l’éponge pour cette fois. L’imbécilité n’est pas une excuse… Mais je sais quand même me montrer un petit, petit, petit peu tolérante. L’Agincourt hein? Il va falloir le renommer parce que c’est pas un nom très très punché disons. Je trouverai bien quelque chose. »

Commentais-je non sans un peu de mécontentement. Est-ce que c’était si difficile que cela de se faire appeler par son titre? Enfin, titre, c’était un bien grand nom. Face à tous ces amiraux, généraux, sénateurs, conseillers, empereurs et autres, il avait bien fallut que je trouve quelque chose d’un peu plus classe que « boss ». Comment se faire prendre au sérieux, autrement, je vous le demande! Ils étaient si désagréables, les gens importants de l’Empire et de la République, à penser que c’était le titre qui faisait une personne… J’avais des mercenaires, de « simples » soldats avec plus de valeur et de courage que bien des officiers des grandes puissances. Il y avait une différence entre leur système de débile pour les promotions et mon système de méritocratie. Je m’en foutais moi de savoir si un était fils de sénateur ou fille d’un amiral. L’important, c’était de briller par ses actes et au plus talentueux le poste.

À qui bon avoir une hiérarchie si c’était pour avantager les imbéciles et désavantager les gens compétents? C’était bien là toute l’idiotie des systèmes officiels, de se mettre volontairement dans une situation où une pseudo élite serait appelée à contrôler les masses et dont la corruption manifeste viendrait ralentir et entraver le système. J’en savais quelque chose : c’était avec ces corrompus que je faisais affaire! Ah je ne prétendais pas que le Consortium était blanc comme neige : c’était en fait le contraire le plus total. Ceci dit, structurellement, nous étions une machine bien huilée, loin des grains de sables qui enrayaient les machines républicaines et impériales. Il fallait bien se démarquer quelque part, faute d’avoir les flottes les plus puissantes et les armées les plus imposantes. L’organisation, c’était très important… Regardez la débâcle qu’il y avait eu après la chute de l’empereur Palpatine, un siècle plus tôt…

Si je venais à crever, le Consortium de Zann me survivrait et c’était là toute la beauté de la chose. Je n’étais pas idiote au point de me croire indispensable, moi. Il fallait avoir une vision à long terme des choses et justement, l’acquisition de ce nouveau vaisseau était un nouveau pas dans la direction d’un meilleur futur pour les générations à venir au sein du Consortium. Il fallait toujours garder héritage et testament en tête dans ce métier… En tout cas, chose certaine, moi j’avais préparé d’avance mes petites affaires. Si j’avais un jour à écrire l’histoire du Consortium, Nayeli aurait sans doute son nom pour avoir rendu les flottes du Consortium universellement insaisissables… Remarquez que ce serait sans doute une belle grande tache noire à son dossier par contre, si les implications de cette transaction finissaient par trop se faire ressentir… Tant pis. Ce qui était fait était fait et la République ne pouvait blâmer que sa stupidité.

Quand ce fameux « Agincourt » débarqua dans le système, il faillit bien être pris pour cible et détruit. Si moi j’étais au courant de son arrivée, il n’en était pas de même pour mes hommes qui eurent la surprise de leur vie. Quand un vaisseau capable de vous empêcher de plier bagage débarquait, c’était souvent le prélude à une tonne d’emmerdes et n’eut été d’un ordre bref via comlink, mes p’tits gars auraient endommagé un peu plus que la peinture du vaisseau. Bah oui, un « agressor », ça ne fait pas dans la dentelle et laissez-moi vous dire que quand ça vous dire dessus, vous la sentez passer et pas à peu près. La situation calmée, il ne me restait plus qu’à prendre possession de ce nouveau jouet pour mes techniciens. C’était Noël avant le temps pour eux, ce n’était rien de la dire. Cela changerait de l’habitude, avec des vaisseaux capturés bien moins impressionnants. Quoi? Il faut bien faire des expérimentations sur quelque chose!

Donnant quelques ordres pour rassembler des troupes de réserve pour pouvoir prendre possession de mon nouveau vaisseau, j’invitai Nayeli à monter à bord d’une de nos navettes pour rejoindre le dit vaisseau. La République voulait un « changement de la garde » dans ses règles? Alors ça ça restait à voir. Si c’était un truc emmerdant et pompeux, je me ferais alors une joie de virer tout ce beau monde à grands coups de pied au cul. Je n’avais pas de temps à perdre avec pareilles conneries. Je leur sauvais le cul, ils me donnaient mon dû pour ensuite me contraindre à leurs niaiseries? Il ne fallait pas abuser de ma bonne volonté quand même. Et je n’avais pas encore digéré le coup du « madame ». Un fois les différentes navettes chargées (il fallait quand même pas mal de monde pour faire manœuvrer un vaisseau de cette taille), nous décollâmes et arrivèrent bien vite dans le hangar du « Agincourt ».

Rien qu’à voir les types qui nous attendaient, je savais que ce serait un moment très déplaisant. Je pouvais presque sentir la suffisance du type en uniforme qui me regardait moi et mes hommes de façon dédaigneuse. Un aristocrate, très certainement et s’il commençait à me tomber sur le système, j’allais lui faire recracher ses bijoux de famille avant même qu’il ait le temps de se rendre compte que le coup était partit. Ils l’avaient fait exprès, j’en étais convaincue. C’était quoi? Une punition pour avoir humilié un de leurs précieux membres de vieilles familles républicaines? N’importe quoi moi je dis. Mais bon, quand on essaie de faire ce genre de coup avec moi, je m’en donne à cœur joie. Qu’il se comporte comme le seul maitre à bord. C’était MON vaisseau, maintenant. Qui me cherche me trouve… Et il balança la première pierre en saluant Nayeli… Mais en m’ignorant complètement. Pire encore…

Il se dirigea vers Spike (qui oui faisait beaucoup plus classe que moi mais moi et la mode…) et il se mit à lui parler comme si c’était LUI le chef du Consortium, se plaignant du fait que la chef véritable du Consortium n’était pas là et se permettant ouvertement de me critiquer. Dommage pour lui, il ne savait pas à quoi je ressemblais. Encore plus dommage, l’ignorance n’était pas pour moi une circonstance atténuante. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « larcin », je le tenais par la gorge et je l’avais soulevé de terre. Ses gars braquèrent leurs armes sur moi, mes gars braquèrent leurs armes sur eux… Et il n’en fallait pas beaucoup plus pour déclencher une fusillade. Moi je m’en foutais : la faute ne m’incombait pas et entre les troupes de la marine républicaine et mes mercenaires, je savais qui tirait le mieux. D’un ton à éteindre une supernova, je pris la parole, martelant chaque mot dans sa petite tête de parvenu prétentieux.


« Oses me manquer de respect une fois de plus et je te renvoies à ta précieuse République en pièces détachées. Je suis Tyria Zann, chef du Consortium de Zann et tu vas me traiter comme n’importe quel autre chef d’état ou chef de faction allié à la République. Rentres toi bien ça dans le crâne mon grand parce que tu vas entendre parler de moi. Tu peux être certain que tes supérieurs auront de mes nouvelles et que tu vas regretter amèrement ton arrogance. »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 8 Fév - 4:21

Tyria m'invita à bord de sa nouvelle acquisition pour la passation de pouvoir. J'acceptais, évidemment, curieuse de voir à quoi ressemblait le commandant de l'Agincourt. Nom qui effectivement ne faisait pas très "mercenaire". J'embarquais donc dans une ambiance surexcitée à l'idée de mettre la main sur pareille technologie. Je bavardais un peu avec certains membres d'équipage, tout ça pour faire baisser ma nervosité. Je n'aimais pas trop ne pas piloter moi-même le vaisseau dans lequel je me trouvais. Enfin, vaisseau de petite taille j'entends, je n'allais certainement pas me plaindre de ne pas piloter les gros vaisseaux lourds.

Une fois arrivés, je ne manifestais pas mon soulagement d'être sur un "sol" trop ouvertement, mais je respirais mieux. C'est vrai quoi ! Si sur des navires de combats on a de quoi se sentir en sécurité ! Tandis que dans une petite navette, on est totalement soumis aux pilotes, et la moindre erreur de ceux-ci (ou la moindre attaque !) peut nous conduire à une mort certaine. Paradoxal ? Peut-être. Pragmatique ? Assurément.

Bref, c'est en cherchant à respirer normalement que j'eus la peur de ma vie. Enfin de la journée. Enfin, plutôt, de l'heure. Moi qui m'attendais à me faire toute petite en attendant que la "cérémonie" soit terminée, le commandant vint me saluer en personne. En passant à côté de Tyria, comme sans la voir. Évidemment, toujours en uniforme, je n'étais pas très discrète, mais ignorer ainsi la chef du Consortium me fit perdre mes mots. Je rougis, bafouillais quelques mots, tentant sincèrement de lui indiquer que Tyria était à côté, et qu'il fallait qu'il s'adresse à elle, mais rien à faire. Soit il ne comprit pas (je ne peux pas lui en vouloir, remarque, vu la clarté de mes paroles), soit il s'en fichait. Si c'était le dernier cas, je ne donnais pas cher de sa peau.

Enfin, le mal était fait, il ne pourrait pas faire pire. Il allait maintenant saluer Tyria, et tout rentrerait dans... Oh-oh.

Des fois, on a envie de se faire tout petit. Rentrer dans un trou de souris. Vous savez, ce genre de moments où on sent, où on sait que ça va mal finir. Pas forcément pour vous, mais que la situation autour de vous est... explosive. Et c'est un sacré pléonasme de dire ça.

Le fait est que le Commandant de bord, apparemment un type pas très futé (qui a l'air un peu louche aussi), est allé saluer le second de Tyria, en parlant d'elle comme si elle n'était pas là. Il me faut un moment pour comprendre l'étendue de sa bêtise, comprendre qu'il n'a même pas reconnu la chef du Consortium. Je me passe une main sur le visage en soupirant. Déjà qu'elle n'était pas en des conditions optimales depuis les "respects" du Commandement, ce type aggrave la -sa- situation. Et Tyria n'était pas vraiment du genre à se laisser faire comme ça.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine quand elle le souleva de terre, le tenant à la gorge. Tout se passa alors très vite : les pilotes braquèrent leurs armes de service sur les mercenaires, ceux-ci étant bien mieux armés, les gardes républicains déboulant au pas de course... Moi-même, mue par un réflexe, je sortis mon petit DL-22, et le braquait sur... les forces républicaines.

J'en restais horrifiée pendant quelques secondes qui parurent durer des heures. Je n'avais pas réfléchi à ce que je faisais (ça m'arrivais souvent) et j'étais prête à tirer sur des républicains pour aider Tyria. Bon, ok, c'était pas les meilleurs républicains, mais mon attitude était claire. Mes mains ne tremblaient pas, mon bras, ferme, ma posture, assurée. J'étais prête.

Je baissais mon arme, et m’adressais aux forces républicaines pendant que Tyria s'occupait du commandant.

- Baissez vos armes, soldats ! Par ordre du Commandement, le commandant ici présent n'a plus autorité sur ce navire, aussi, je prends le commandement des troupes encore en place en vertu de mon grade. Baissez vos armes et rentrez dans vos vaisseaux d'évacuation ! Exécution !

Ma voix était beaucoup plus assurée que je ne l'étais à l'intérieur. J'outrepassais clairement mes droits et prérogatives. J'étais peut-être commandante d'escadrille, mais ici, sur un vaisseau où je n'avais même pas séjourné, je n'avais aucune autorité. J’espérais juste que l'équipage serait trop étonné pour m'en faire la remarque. En attendant, ils avaient toujours leurs armes levées, dont certaines se tournaient même vers moi.

Mais, au bout de quelques secondes, un des pilotes baissa son arme et rejoignit sans un mot son vaisseau d'évacuation. Suivi d'un deuxième. Un troisième. Et un autre. Et encore un. J'approuvais de la tête, ayant la gorge trop sèche pour parler. Les soldats eux-aussi finirent par s'en aller, et bientôt il ne resta que le commandant et sa navette personnelle. En parlant du commandant, il semblait mortifié. Comme si on lui avait coupé la langue, il ne disait rien, même si ses lèvres s'agitaient fébrilement. Son regard se tourna légèrement vers moi, et la haine que je pus y lire me fit comprendre que lui n'était pas dupe de mon stratagème.

Au fond, je m'en fichais bien. L'important était qu'il n'y avait pas eu de morts. Sinon, Tyria aurait eu de gros ennuis. Elle s'en serait peut-être fichu, mais je doutais que la République lui aurait pardonné. Et si ça avait dégénéré en guerre ouverte avec le Consortium, je n'aurais su quel camp soutenir... La situation aurait pu être pire. J'allais certainement en prendre pour mon grade (littéralement), mais ça valait mieux que de perdre une amie. Ce ne fut qu'une fois que le dernier vrombissement de moteur se fut estompé que je rangeais mon blaster, tentant de calmer ma respiration. Décidément, ce vaisseau ne m'aidait pas à me sentir à l'aise !
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 13 Fév - 16:51

Bon… Je ne pouvais pas dire que les choses se passaient exactement comme je l’avais prévu. De un, moi, je te l’aurais corrigé et pas qu’un peu ce petit fumier et de deux, c’était MON vaisseau et il était hors de question que quiconque commence à essayer de faire la loi chez moi. Les républicains avaient le tour de péter plus haut que le trou, au même titre que les impériaux. En les mettant côte à côte, de ma perspective de hors la loi, la différence fondamentale, c’était que dans un cas, ils avaient la décence de vous exécuter rapidement et de l’autre côté, ils vous faisaient croupir en prison. Bon, les impériaux avaient bien Kessel mais pour une fille comme moi? Je ne compte plus le nombre d’officiers, sous-officiers ou soldats impériaux qui voudraient me voir mourir par peloton d’exécution. Il y en avait un sacré paquet…

Les républicains eux me feraient moisir dans une geôle… Jusqu’à ce que je m’en échappe ou que mes p’tits gars viennent me récupérer. Ce ne serait pas la première fois après tout. Enfin bon, en ce qui concernait la présente situation, les républicains allaient entendre parler de moi, à coup sûr. Je n’allais pas laisser ce fumier s’en tirer… Quitte à ce que la République en prenne ombrage. D’un signe de tête, j’indiquai à mes techniciens de se rendre au poste de pilotage… Et me connaissant, surent faire un plus un tout seul comme des grands. Ils mirent le champ d’interdiction en marche… Empêchant quiconque de quitter le secteur sans détruire mon nouveau vaisseau. Le but de la manœuvre? Évident. Un coup en bas de la ceinture mais je m’en foutais royalement. Ce salopard n’allait pas partir comme ça sans que j’aie mon mot à dire. Oh que non.

Devant les protestations des républicains, qui recoururent à la menace bien trop vite à mon goût, je fis clairement savoir que tant et aussi longtemps que l’ex commandant de « l’Agincourt » ne se serait pas constitué prisonnier et qu’il se posait dans le hangar que je lui désignai, personne ne quitterait la zone, quitte à déployer toute la flotte du Consortium pour faire valoir mon point. Il avait insulté un membre influent du Consortium sur son propre bâtiment, n’avait pas gardé le contrôle sur ses troupes et il avait forcé un autre membre de la République à intervenir pour empêcher une guerre ouverte entre le Consortium de Zann et la République. À peu de choses près, il resterait dans mes geôles jusqu’à ce que je décide qu’il en sorte ou que la République me donne des arguments… Convaincants. Des crédits, par exemple. S’ils essayaient la force…

J’allais simplement exécuter mon prisonnier pour faire passer le message. Je n’étais pas du genre à me laisser marcher sur les pieds et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait commencer. Que la République chiale : elle n’avait pas de vaisseaux à proximité pour m’empêcher de faire ce que je voulais dans le moment alors je comptais profiter de cet avantage. Voyons voir… J’avais mon prisonnier, l’équipier de Nayeli était parti avec monsieur snob donc il n’y avait plus d’éléments républicains « non désirés » sur les vaisseaux du Consortium… Autant faire un doigt d’honneur à la République tiens. Pas un doigt d’honneur mais couper court à un éventuel ballet juridique par système de communication. D’un ordre aboyé dans mon comlink, la flotte du Consortium fit ce qu’elle savait faire de mieux : disparaitre. Toute la flottille passa en hyper espace.

Les républicains auraient toutes les misères du monde à nous retracer et puis du reste, cela montrait à leurs supérieurs que j’aurais pu faire bien pire que de garder en ma possession un des leurs, le temps de lui faire un procès. Pour Jorge truc, c’était mon petit jeu donc le redonner, c’était de bonne guerre. Capitaine connard par contre? Lui il allait en baver et pas qu’un peu par contre. Lui il allait profiter du… Système de rééducation du Consortium. Qui a dit torture? Pas moi en tout cas. Quoi? Hors la loi, je vous rappelle. La torture, pour moi et les miens, c’était un moyen comme un autre d’arriver à ses fins! Contrairement à la croyance populaire, nous l’utilisions peu : pour arrêter les supplices, une victime vous dira toujours ce que vous voulez entendre. Il y avait tant de façons de faire parler quelqu’un… Moyennant un peu d’imagination.

Nous étions donc, ma flottille, mes p’tits gars, Nayeli et moi loin, très loin de notre point de départ. Les républicains N’auraient d’autre option que de rentrer au bercail. Je devais admettre un truc, que je ne dirais bien sûr jamais à voix haute : sur ce coup là, j’avais vraiment eu la trouille. Ça avait été risqué à tellement de niveaux. Là non, c’était trop tard pour changer quoi que ce soit mais initialement, une merde, un type un peu plus téméraire… Mais faire autrement, ce n’aurait pas été digne de moi. J’étais Tyria Zann et si on me donnait le choix de passer par la porte, je défonçais un mur. Moi, je faisais les choses à ma façon. Comme mon père avant moi en fait et ainsi de suite jusqu’à Tyber Zann. Ne cherchez pas à comprendre, c’est une affaire de famille. Pour nous, tout cela a un sens, un but précis, un objectif dans le grand ordre de nos choses.

J’en devais une à la républicaine, à Nayeli en tout cas. Ça c’était clair et net. Elle avait pris de gros risques et on pourrait me pendre si je ne tentais rien pour lui éviter des emmerdes. Ce n’était pas à elle de se faire passer un savon quand la faute était imputable à quelqu’un d’autre. Et puis du reste… Si cela se trouvait, je pourrais en faire l’ambassadrice entre le Consortium de Zann et la République : vous seriez vraiment assez cons vous pour vous en prendre à celle qui fait en sorte que le Consortium reste dans son coin et ne vous cause pas trop d’ennuis? Moi en tout cas, aussi courageuse que je sois, je n’aurais pas tenté le coup! Il y avait des choses que le gros bon sens m’empêchait de faire. Il n’y avait pas des masses de choses mais suffisamment quand même pour pouvoir en faire une petite liste. Toute petite, la liste, hein? Quand même…


« Eh ben, je te dois une fière chandelle là-dessus. T’inquiète. On va le rendre à la République. Mais pas tout de suite. On va le cuisiner un peu d’abord, le rendre… Plus humble. Il est grand temps que la République se rende compte que si nous ne sommes pas une faction capable de l’écraser, nous pouvons lui faire mal. Terriblement mal. Marre de se faire considérer comme de la merde. Marre…

Ils ont la mémoire courte, tes supérieurs. Ils oublient ce que le Consortium de Zann a fait par le passé. Nous avions l’Éclipse entre nos mains! Nous avons défié Thrawn lui-même! Volé des centaines de millions de crédits à l’Empereur Palpatine! Ce n’est pas rien quand même! Mais bon : qui dit hors la loi veut forcément dire imbéciles pour la République et l’Empire… Enfin bon. Faudrait boire un coup à ton succès… »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 17 Fév - 10:36

Je restais droite et soutins le regard de l'ex-commandant de l'Agincourt pendant un moment qui me parut interminable, puis, je fus interrompue dans ce duel visuel par la sonnerie de mon comlink. Je décrochais pour entendre la voix paniquée de mon premier ailier.

- Chef, qu'est-ce qui se passe ? Tout nos systèmes d'hyperpropulsion sont bloqués par l'Agincourt ! Qu'est-ce qui se passe ?
- Du calme 2-2, je répondis d'une voix ferme. Tout est sous contrôle. Rassemblez-vous auprès de Mammouth 2 et préparez-vous à rejoindre la Flotte.

Sous mes yeux pendant que je parlais, le commandant repartais dans sa navette, et je suivais des yeux sa trajectoire, pour la voir atterrir avec un soupir de soulagement dans un des hangars de la flotte de Tyria. Si jamais il avait réussi à rejoindre mon Groupe de Combat avant moi, je n'aurais eu aucune chance d'argumenter en ma défense. Heureusement, Tyria ne semblait pas lui avoir pardonné, et semblait l'avoir pris comme prisonnier de guerre.

Ce qu'elle allait en faire, je n'en savais rien, et, à vrai dire, je ne m'en souciais guère. La punition de Phoenix 3 allait paraître bien douce à côté de ce qu'il subirait, j'en mettais ma main à couper. Je venais de voir Tyria en colère, et je ne l'oublierais pas de sitôt : valait mieux être son amie que son ennemie... Je me félicitais d'être si bien tombée.

Puis, je l'entendis crier quelque chose, un ordre sûrement, et les étoiles défilèrent à-travers l'espace. Le vaisseau vibrait, et les moteurs de toute la flotte du Consortium rugissaient près de nous. J'en restais muette de stupéfaction. Partir comme ça, sans autre discussion, c'était assez fort de sa part. Un très joli coup à jouer, montrant à la République le peu de cas qu'elle faisait de leur opinion, un moyen peut-être aussi de ré-affirmer leur liberté.

Enfin, le fait était qu'on avait bel et bien quitté la zone, et j'étais donc la seule digne représentante de la République dans un large rayon. Je n'aurais su dire où on était, si ce n'était loin, très loin sans doute des miens. Cela ne m'inquiétais pas outre mesure, c'était juste... étrange de se savoir dans un vaisseau n'appartenant pas (ou plus) à la République. Je n'allais pas me plaindre de ma compagnie, loin, très loin de ça, mais c'était juste une sensation bizarre. Comme si je n'appartenais plus à la République.

Je rejoignis Tyria, qui me remercia de mon intervention auprès des troupes de la République. C'était vrai que la situation avait été particulièrement tendue, et je révisais mon opinion : Tyria ne s'en fichait pas de déclarer la guerre à la République. Si elle avait raison en affirmant que le Consortium ne pouvait pas à lui seul vaincre notre faction, une guerre entre nous aurait été un gâchis inutile d'hommes, de matériels et autre. En fin de compte, je doutais de notre victoire, mais la guerre aurait été suffisamment sanglante pour nous laisser affaiblis face à un Empire n'attendant que cet instant.

- Il faut que tu dises que si certains aristocrates prétentieux vous prennent de haut, ceux qui ont conclu le pacte entre nos deux factions, et qui continuent à l'honorer sont bien les dignes représentants de la République qui veulent instituer un nouveau monde. Nous n'oublions pas, crois-moi. Si certains ont la mémoire un peu courte, il est vrai, je suis sûre que vos exploits ne seront pas oubliés.

Faut pas t'en faire pour ces pauvres types comme mon ex-collègue ou cet imbécile de commandant. Ils ne représentent qu'une infime partie de la République, mais malheureusement celle qui se fait le plus remarquer. Bien sûr, il faudrait les éliminer du système, mais je suis sûre qu'on réussira à le faire à un moment donné. Ça n'est qu'une question de volonté et de temps de la part de nos dirigeants. Et notre chancelière actuelle a l'air de vouloir faire bouger les choses, donc, bon, peut-être qu'un jour ils ne seront plus là..

Allez, t'en fais pas. J'ai fait ce qui mon instinct me dictait de faire, alors je ne regrette rien, même si ils allaient me virer par la suite. Je marche comme ça, et ça, je pouvais le laisser arriver. Pour rien au monde. Buvons un coup à ton nouveau vaisseau ! Mais un seul, sinon, je vais avoir de sérieux ennuis pour piloter mon vaisseau après ! dis-je en riant.


J'envoyais aussi un petit message à mes ailiers, leur disant de ne pas s'inquiéter pour moi, et que je les rejoindrais dès que possible. Il s'agissait d'éviter qu'ils ne pensent que j'ai été kidnappée ou je ne sais quelle bêtise dans le genre. Je n'avais pas empêché un incident diplomatique majeur pour en créer un autre !
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 22 Fév - 11:50

Un vaisseau de la République, c’était bien beau mais je préférais et de loin un vaisseau du Consortium. L’espace était agencé différemment pour commencer et ensuite, c’était un design auquel j’étais plus familier. Après tout, ce vaisseau-là allait être démonté puis remonté, inutile de s’y intéresser plus que nécessaire. Il fallait ajouter à cela que mes cigares et mon alcool se trouvait dans… Mon autre vaisseau. Que mes techniciens fassent mumuse avec cette nouvelle acquisition : moi je retournais dans mes petites affaires. C’est fou comme on peut s’attacher à ses petites affaires vous savez? C’était une faute, bien évidemment : s’il fallait abandonner le navire, le sentimentalisme lui serait une entrave de taille. Enfin bon… Une navette plus tard et j’étais de nouveau en terrain connu, avec mes p’tits gars, mon alcool et mes cigares. À bien y penser, il y avait une bien désagréable odeur dans ces vaisseaux républicains…

C’était assez difficile à expliquer. Dans un vaisseau du Consortium, on pouvait pratiquement se repérer à l’odeur : huile et carburant pour la salle des machines, ozone ou sensation d’électricité dans l’air près de la salle des machines, une odeur métallique côté baies de chargement… Enfin vous voyez le genre? Dans un vaisseau républicain, on aurait pu se croire dans un hôpital : ça sentait les produits chimiques, comme si on avait aseptisé le navire… C’était tuer la vie dans un vaisseau, à peu de choses près. Un vaisseau vivait par les sens de ses occupants : se repérer visuellement, par les coursives et les corridors, au son, avec le vrombissement des moteurs, les bruits des ordinateurs ou le cliquetis de l’appareillage dans les hangars. Par l’odeur, comme je venais de le mentionner. On pouvait pratiquement faire usage des cinq sens pour définir un vaisseau, en sentir le pouls. Sur « l’Agincourt » par contre…

Pour commencer, on indiquait par code de couleur quelle coursive menait où. C’était tuer le sens de l’orientation et enlever un charme au vaisseau. Est-ce que j’avais besoin que l’on écrive le nom des divers objets de ma cabine pour les retrouver? Non, évidemment! C’était de la paresse éhontée! Ensuite, quand on y pensait bien, cette odeur uniforme était un autre petit charme du vaisseau qui prenait le bord. Côté auditif? Ne m’en parlez pas! « L’Agincourt » était silencieux, on n’en entendait pas les systèmes de bord. Ce n’était pas un vaisseau, c’était un vaisseau fantôme oui! Il fallait ne faire qu’un avec son vaisseau, son chasseur, son appareil. Savoir sentir ses besoins, ses blessures, prendre son pouls. D’une certaine manière, ces constructions de métal vivaient. Savoir les écouter permettait d’en tirer le maximum, leur 110%. Écoutez votre vaisseau et il saura vous rendre la monnaie de votre pièce. Juré craché.

Il faudrait d’ailleurs que je demande à Nayeli si elle sentait cette connexion, entre elle et son appareil. Est-ce que les chasseurs de la République semblaient si impersonnels? C’était quoi cette manie des grandes puissances de tuer ainsi tout sentiment d’appartenance à son vaisseau? C’était encore pire chez les impériaux… Mais il y avait toujours eu une différence majeure entre les officiers de la marine et les pilotes. Vous pouviez personnaliser quelque chose de petit, comme un chasseur, c’était un espace assez restreint et de toute façon, à part vous, qui pilotait l’engin? D’autre part, chaque pilote avait son style et ses préférences et si tout partait d’un modèle standard, c’était le produit final, toutes ces petites personnalisations qui faisaient qu’un as de la chasse de X était considérablement plus à l’aise dans l’espace que pilote générique de la faction Y. Je peux vous garantir que c’est sans commune mesure.

Sans trop même y penser, nous étions arrivé dans mes quartiers sur le vaisseau qui avait précédemment accueillit Nayeli. C’était spartiate et conçu par la pragmatique que j’étais mais si le luxe était absent, le confort lui était bien présent. On était à des kilomètres des quartiers de ces connards d’officiers pompeux ou vaniteux qui exposaient leur cabine comme d’autres leurs pectoraux ou d’autres parties de leur anatomie. Moi, je savais mettre mes priorités aux bons endroits et je préférais de loin montrer l’armement de mon vaisseau, un truc de pointe, que les bibelots antiques et inutiles d’une cabine hors de prix. Mais bon, ça c’était moi et rien que moi. Au cœur de la bataille, vous essayerez de les balancer sur un ennemi, vos bibelots. Des missiles à concussion, ça se balançait bien mieux. C’était aussi plus pratique et plus efficace. Un bibelot. Non mais à part prendre la poussière, à quoi ça servait hein?

Mes quartiers étaient un des rares endroit dans le vaisseau à ne pas avoir l’odeur que l’on pourrait attendre de l’endroit. Je ne parlais pas d’une odeur de sueur et de crasse, non, bien sûr que non. Dans mes quartiers à moi cependant, il y avait une curieuse odeur qui était à la fois exotique et familière, quelque chose rappelant des épices venues de contrées lointaine mais en même temps quelque chose presque issu de son quotidien. Pour moi, ça sentait la maison. Pour d’autres, ce n’était pas les épices que cela sentait mais quelque chose de fruité, doux et sucré. L’odeur différait de personne en personne car c’était un parfum assez spécial qui jouait sur les sens, rappelant à la mémoire les odeurs favorites de quelqu’un. C’était un ingénieux procédé que nous avions développé mais invariablement, cela vous rappelait ce petit endroit dans la galaxie où vous vous sentiez le mieux. Sympathique non? Made in Consortium je vous dis.


« Bon bah… Mets-toi à l’aise, fais comme chez toi. Enfin… Pas trop chez toi. Quand j’ai dit ça à Spike, la première fois, il a pillé mon minibar le con. Et juste pour m’énerver, après coup, il a commencé à réorganiser ma chambre en disant que c’était mauvais pour mes énergies, à jouer les faux gourous spirituels. Du grand Spike.

Tu sais, ce que tu dis n’es pas totalement faux, à propos des faux culs mais le gros problème, c’est pour les postes non électifs. Tu peux te débarrasser d’un sénateur par vote, en théorie. D’un général? D’un amiral? Oublies ça. Je pense que t’es quand même un peu naïve si tu penses qu’on peut se débarrasser de fruits pourris qui gangrène un système depuis des siècles. T’aimes l’histoire? Moi oui. La guerre des clones, ça te dis quelque chose?

C’était une affaire de systèmes corrompus, de politiciens corrompus et d’une guerre d’indépendance. D’accord, à peu de choses près, c’était une machination sith pour dominer la Galaxie mais pour les membres de la Confédération des Systèmes Indépendants, enfin en partie, c’était quitter un système pourri pour le détruire et repartir à neuf. Purger le mal par les flammes quoi. Enfin bon, j’ai besoin d’un verre, je dis des choses sensées là… »


Non, hors de question de causer politique, c’était des plans pour que je vomisse dans mon coin car c’était un sujet par sa simple hypocrisie me donnait mal au cœur. Il n’y avait à mes yeux aucune bonne faction dans la galaxie. Juste une collection différente de politiciens et de profiteurs qui comptaient sur l’asservissement des masses pour assurer leur survie au pouvoir. Regardez certains sénateurs républicains : gras et gros alors que leur population crève de faim ou tout du moins, un pourcentage important. Moi je n’avais pas cette suffisance. J’étais une salope de première catégorie, une tueuse doublée d’une dictatrice (MON Consortium) mais une dictatrice intelligente, capable de mettre de la valeur dans ses lieutenants. Mes cartes, elles étaient bien visible. Engages toi ou meurs. Sers le Consortium ou meurs. On en pouvait avoir plus clair et pourtant… J’accueillais chaque jours de nouvelles recrues…
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 14 Mar - 7:19

Nous revinrent assez vite sur le vaisseau de Tyria, à notre soulagement mutuel je pense. L'Agincourt nous faisait une curieuse impression, chacune d'une manière différente. Si pour moi ce vaisseau avait failli signer l'arrêt de ma carrière, il avait également montré un visage mauvais de la République à Tyria. Certes, elle devait en avoir l'habitude, notre faction en étant pétrie, mais je ne pouvais m'empêcher d'éprouver un sentiment de...honte à l'égard de ma faction.

Bien sûr, je savais que nous n'étions pas tous comme ceux-là, mais eux avaient tendance à gueuler plus fort, et donner pour impression aux autres qu'ils étaient représentatifs de l'ensemble de la République. Or rien n'était plus faux : la République comportait des gens courageux, braves et honnêtes, mais étaient gangrenée par tout un système compliqué d'alliances politiques et de machinations familiales. En un sens, le système Impérial réussissait à tirer un peu mieux son épingle du jeu, en imposant une dictature où l'ordre militaire régnait en maître, prônant une discipline de fer, mais aussi une servitude sans égale au système.

Alors, la fin devait-elle pour autant justifier les moyens ? Devait-on accepter d'éliminer des types comme Jorge au prix de notre liberté individuelle et collective ? Devions-nous vraiment accepter de perdre de vue les idéaux de la République au profit d'un système plus égalitaire et peut-être enfin basé sur une égalité des chances pure et parfaite ? Mais ces questions étaient vaines et illusoires.

La question véritable à se poser était en fait si un tel système existait vraiment ? La réponse en devenait alors évidente : non. Non seulement l'Empire, très loin s'en fallait, n'était pas un système où l'égalité des chances était garantie, mais aussi le système parfait n'était que pure utopie. Si l'Empire était une faction plus stricte et moins en proie aux politiques, les familles y avaient quand même un grand rôle, et j'étais sûre que, à leur façon, leur système ne valait pas mieux que le notre.

Je n'irais pas jusqu'à dire que le système républicain était foncièrement meilleur qu'un autre, mais je pensais sincèrement que c'était le moins pire que nous ayons trouvé jusqu'à présent. La démocratie avait le mérite de proposer beaucoup en prenant peu, et avait les moyens de devenir un très bon régime politique. Mais on pouvait dire ça de beaucoup de systèmes, tous minés par le même problème : la nature même des agents qui les composaient...

En effet, et cela même si je ne croyais pas spécifiquement en une nature de l'espèce prédéfinie à l'avance (c'est-à-dire que je ne croyais pas l'être vivant bon ou méchant à la base), les êtres pensants avaient une tendance quasi-naturelle à vouloir profiter du système. Dans profiter, il ne fallait pas prendre que les mauvais aspects ! Au contraire, en un certain sens, je profitais moi-même du système, en tant que pilote de chasse.

D'autres évidemment, avaient des dessins moins louables. Repérant les failles du système, ils s'y engouffraient, dans des buts aussi variés qu'illégaux : trafic, influence, chantage, ou le bon vieux système de pistonner sa progéniture. Si les systèmes de pistons étaient condamnables, ils étaient inévitables : comment empêcher deux amis de se parler et de tenter de s'aider mutuellement. Vu sous cet angle, tout en devenait inattaquable, et ils auraient toujours une arme contre nous.

La seule solution qui me venait à l'esprit ? Laisser faire et faire au mieux. Si l'on ne pouvait véritablement les empêcher de nuire, le mieux que l'on pouvait faire était de faire notre travail en essayant qu'ils ne prennent pas l'ascendant, et sans jamais leur accorder plus d'attention qu'ils n'en méritent. On pouvait toujours se plaindre du système, mais pour l'améliorer, le mieux que l'on puisse faire était arrêter de le critiquer sans arrêt, afin de ne pas saper la confiance qu'ont les gens dedans, et donner son maximum.

En réfléchissant, je m'aperçus que nous étions devant la cabine de Tyria. Étrange comment s'y retrouver dans son vaisseau était bien plus instinctif que dans la plupart des bâtiments Républicains. Alors que pourtant, il n'y avait aucune indication de l'endroit où nous nous trouvions, ni le chemin à parcourir pour se rendre sur tel ou tel pont.

Nous entrâmes et une odeur familière se fit aussitôt sentir. Je n'avais pas un odorat sur-développé, mais je savais reconnaître les odeurs caractéristiques. Présentement, je sentais l'odeur du carburant, avec celle, plus douce du cuir de mon siège de pilotage. Je m'y sentis aussitôt chez moi, j'étais presque déjà transportée dans une vision de mon vaisseau plongeant dans l'espace...

Je me rabrouais aussitôt pour me concentrer sur ce que me disait la chef du Consortium, qui me faisait actuellement une leçon d'Histoire sur la guerre des Clones, période assez lointaine dans ma mémoire, mais qui éveilla néanmoins mes maigres connaissances en ce domaine.

- Certes, la Guerre des Clones n'a pas apporté ce système purgé en définitive de la corruption de l'Ancienne République, mais qui peut-on blâmer ? Je veux dire, aucun système ne peut se vanter d'être véritablement parfait. Que ce soit au niveau de la corruption ou de la politique, ou des valeurs défendues. Je ne crois pas qu'est jamais existé un régime ou une quelconque faction à la fois luttant pour des idéaux moraux et justes, sans être pour autant exsangue de tout défaut.

Après, on les voit plus ou moins bien, mais nul n'est parfait, nous ferons toujours des erreurs, et il y aura toujours des ennuis plus ou moins importants, à plus ou moins grande échelle...

Je pense que si critiquer un système est nécessaire pour en trouver ses failles, dans une plus large mesure, y remédier est bien plus compliqué. Mais faisable, tant qu'on garde l'espoir qu'on puisse y arriver!

Et puis, si le système parfait n'existe pas, autant profiter de celui qu'on a, en faisant de notre mieux pour l'améliorer... Je ne sais pas ce que tu en penses, peut-être que tu dois me trouver encore plus idéaliste, mais je pense que tant qu'on ne s'est pas donné tout le mal possible, on peut encore changer les choses.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Jeu 15 Mar - 3:33

Ah ça, si nous devions causer politique… Nous en avions pour des heures… Mais bon, ce n’est pas comme si je manquais vraiment de temps, pas vrai? Mes lieutenants étaient suffisamment compétents pour bosser sans que j’ai à leur tenir la main constamment. Une bonne organisation criminelle est comme une méga corporation : elle doit être solide et capable de fonctionner sans être paralysée ou retardée par des éléments indésirables. J’étais comme une PDG d’un conseil d’administration, à bien y penser, sauf que le renvoi s’accompagnait d’un tir en pleine tête. Prises de contrôle agressives, vol d’employés qualifiés à mes compétiteurs, espionnage, sabotage… Oui, c’était vraiment comme une méga corporation. Mais bon je m’égare : nous parlions structure politique et la meilleure forme de gouvernement.

Une telle discussion en se ferait pas sans manger ou boire quelque chose (mais tu viens de manger Tyria, t’as encore faim? Bah oui!) et donc je fis venir de quoi grignoter parce que toute discussion intellectuelle méritait d’être abordée avec sérieux. Économie, politique, religion (la Force et ce genre de conneries…) : il fallait vraiment avoir les idées claires pour en discuter adéquatement. Quoi, vous pensez qu’être hors la loi, c’est juste échapper aux autorités? Je l’étudie religieusement moi, la loi! De cette façon, je sais quoi faire pour agir illégalement en toute légalité. Enfin… Disons adopter une attitude exempte de morale et m’en sortir sans le moindre problème. Tiens par exemple, saviez-vous que la République et l’Empire me donnaient des subventions? Oui, vous avez bien entendu : les deux plus grandes puissances de la galaxie me finançaient.

Comment? Oh c’était tout simple. J’avais encore au moins une compagnie légale sous mes ordres, ne serait-ce que pour bénéficier de ce genre de petits bonus. Zann Remanufacturing, par exemple, existait encore. Oui, la compagnie du père de mon illustre ancêtre. Techniquement, tous les Zann n’étaient pas des criminels, c’était juste Tyber qui avait introduit la mode dans la famille. Cette compagnie avait réussit à conserver son nom et sa réputation malgré les « frasques » d’un autre Zann. Oh bien sûr, la compagnie était constamment sous enquête mais quand vous êtes suffisamment malin, vous pouvez vous jouer de n’importe qui. J’avais aussi une compagnie faisant dans le médical et le pharmaceutique pour les républicains, de quoi avoir les deux mains dans le trafic de bacta et de kolto… Vous savez, sécuriser intelligemment certains produits?

Quel que soit le système, et je ne manquerais pas de le faire remarquer à Nayeli, il y aurait toujours quelqu’un de plus malin pour en tirer les ficelles à son avantage. Les éléments les plus dangereux du système, ce n’était pas les nobles stupides, qui gueulaient fort mais qu’on pouvait tasser en se montrant plus intelligent qu’eux. Le vrai danger c’était des gens comme moi. Quel que soit le système, on ne pouvait jamais se protéger efficacement d’individus dans mon genre, avec une emprise tentaculaire et qui avait juste ce qu’il fallait de puissance pour faire hésiter un moment les puissants. Ça, c’était le vrai pouvoir et considérablement plus avantageux que d’être la faction politique dominante. Je l’avais toujours dis : que les autres se battent pour garder l’ordre : je planterais les graines du chaos et ramasserais le pognon à la fin des récoltes.


« Moi je dis : au final, des gens comme moi vont toujours avoir d’excellentes parts. Je ne compte plus le nombre de politiciens que j’ai acheté, corrompu ou intimidé pour leur faire accepter ma cause… Tu vois, le problème ne vient pas de la structure mais de ses constituants. On ne pourra jamais rien y changer. C’est justement ce qui est génial : de ce semblant d’ordre nait le plus organisé des chaos. »

La discussion se poursuivit encore longtemps et dans les rares temps passés avec des républicains, je devais reconnaitre que j’avais rarement eu autant de plaisir. Nayeli gagnait à être connue et si je n’avais pas d’amis, j’avais des petits frères et des petites sœurs un peu partout dans la galaxie. Les rares bénéficiant de ma protection. Et Nayeli méritait chaque goutte de mon respect. Quel dommage par contre de ne pas pouvoir la garder à dormir pour une soirée, j’en aurais profité pour lui faire rencontrer une bonne partie des officiers servant à bord de ce bâtiment particulier. Il y avait plus à connaitre que ma personne sur ce vaisseau, quand même. En fait, à mon avis, le Consortium au complet gagnait à être connu. Mais bon, c’était ma vision des choses. Si vous prenez le temps de vous intéresser aux choses et aux gens…

Vous en ressortez d’énormes bénéfices. Je raccompagnai mon invitée jusqu’à son chasseur après avoir un retour en espace républicain (dans un secteur pas trop protégé quand même) qui lui permettrait de rentrer au bercail sans avoir à faire mille ans de sauts. Laissez-moi vous dire qu’elle allait épater la galerie : c’était la flottille au complet qui avait décidé de la raccompagner : son petit spectacle aérien avait impressionné plus que les membres d’équipage de ce bâtiment. Les forces républicaines présentes furent promptes à nous contacter, exigeant de façon plutôt nerveuse une identification. Je leur fis savoir qui nous étions et ce que nous faisions ici… Et apparemment, les nouvelles de mon… Emprunt de personnel républicain (pas Nayeli, l’ex capitaine de l’Agincourt) avaient circulées car on me somma de le rendre à la République.

Je les envoyai se faire voir et effectuai un nouveau saut en hyperespace après avoir dit au revoir à la jeune républicaine. Qu’ils me courent après pour voir, une flotte de défense d’un monde reculé ne ferait pas le poids contre la troisième flotte du Consortium (dont une partie des vaisseaux présents étaient constituants). Je savais tendre des embuscades, moi : si la République me suivait, elle se casserait les dents. Je n’avais pas l’intention de rendre mon prix gratuitement. Ça jamais, ni maintenant ni dans cent ans. J’allais rançonner la République… Encore une fois. Il fallait bien arrondir ses fins de mois. Quelques temps plus tard, nous fûmes de retour au bercail, dans le champ d’astéroïdes de Vergesso. Il n’y avait de plus doux endroit que la maison à ce qu’on disait… Et j’étais bien d’accord. Espérons que Nayeli ne se ferait pas trop tirer les oreilles…


ÉPILOGUE...

C’était une journée comme les autres dans la République. Enfin le supposais-je. Il faisait beau sur Coruscant, me rapporta mon messager, au retour de sa mission. Interrogé sur d’éventuelles difficultés, il me fit savoir qu’il s’était rendu sans la moindre embûche jusqu’à la cabine de la républicaine Nayeli Hawkins et qu’il y avait laissé la missive que je lui avais adressé. Elle était très simple, sans fioritures, dans le pur style Tyria et elle disait ce qu’elle avait à dire. « Il est temps. » C’est tout. Pas de lieu, pas d’heure, rien qui puisse indiquer un rendez-vous. Nayeli saurait me trouver. Elle saurait où trouver le Consortium, d’instinct, pour voler avec nous (dans un chasseur) pour la première fois. Son Star Viper était prêt, ses équipiers aussi. Il ne manquait que notre sœur honoraire et nous prendrions notre vol, portant l’étendard du Consortium de Zann…
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