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Imprévu [PV] [TERMINE]

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MessageSujet: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 16 Déc - 8:39

Hurlements. Je me réveille aussitôt, mon esprit embrumé classant instantanément les sonneries comme un alerte de catégorie 2. Soit l'attaque aérienne de la Base. Je m'habille en quatrième vitesse et rejoins sans attendre un briefing le hangar. Je croise pas mal de gars de l'escadrille en courant, et monte dans mon A-Wing, et abaisse le cockpit. Une fois isolée, je passe les vérifications habituelles, vérifiant simplement les nouveaux missiles que j'ai fait installer. Je décolle derrière le groupe 1, suivie de ma formation, la troisième à sa suite.

- O.K. les gars, voilà le topo, commença la voix grésillante de 1-1. Un convoi militaire était en attente près de la Base avant de rejoindre la Cinquième Flotte, mais des vaisseaux non-identifiés tentent de l'attaquer ici. Notre job sera de le protéger pour qu'il puisse s'enfuir, puis nous l'escorterons jusqu'à destination. Pour le moment, les Couguars tiennent le coup, mais on va les relever. Préparez un saut aux coordonnées 6-4-7-1-7-3. On file dès que le convoi est prêt.

Puis le silence radio revient, et on se dirige vers les combats dans l'espace. Les Couguars ont bien travaillé, puisqu'ils ont apparemment fait reculer nos adversaires aux confins de l'espace. Ils se replient dès notre arrivée, lâchant un "Merci" exténué. Je vois deux vaisseaux, de type inconnu, mais pas de chasseurs. Je commence à arroser le flanc de l'un d'entre eux, attaque bien dérisoire, mais qui a pour but d'attirer l'attention sur moi. Manœuvre qui réussit parfaitement, puisque la plupart des canons de défense à courte portée commencent à me tirer dessus. J'esquive la plupart des tirs, puis longe la coque en direction du poste de pilotage que je pilonne pour leur obscurcir la vue.

Mon attaque ressemble de très près à celle d'une guêpe tournant autour d'une lionne. Je finirais par me faire avoir, mais je l’embêterais suffisamment longtemps pour permettre au convoi de s'échapper. Un indicateur sonore m'indique que j'ai été verrouillée par les senseurs adverses, alors je rompt l'engagement en une gerbe de leurres électroniques et thermiques.

- Escadrille Phoenix, ici Mammouth, on met les voiles, terminé.

Je vois les vaisseaux du convoi, en tout une dizaine de cargos lourds, se sortir de l'attraction de la planète et arriver dans notre direction. Les batteries de nos adversaires les prennent aussitôt pour cible, et nous redoublons d'ardeur pour saturer leurs systèmes de navigation et de tirs. Puis j'observe du coin de l’œil les traînées de moteurs disparaissant bientôt dans l'espace. J'intime l'ordre à mes ailiers de cesser le combat et de partir, puis engage moi-même mon entrée dans l'hyperespace.

Une fois sortie, je m'autorise un soupir de soulagement. Le plus dur est passé. Je prends ma place d'escorte, en tête du convoi, pendant que les membres de l'escadrille se congratulent les uns les autres. Je ne peux retenir un sourire en les entendant rire, alors même qu'on a bien failli tous y passer un quart d'heure plus tôt. La Cinquième Flotte n'est pas loin, et nos ennemis ne peuvent pas nous suivre dans l'hyperespace. A moins que... Nom de Dieu !

- 1-1, c'est un piège ! S'ils savaient où se trouvaient le convoi ça signifie qu'ils connaissent notre itinéraire ! Et nous sommes bien plus vulnérables ici qu'à la Base, il faut partir maintenant !

- 2-1, qu'est-ce que tu rac...

Il n'a pas le temps de finir sa phrase que mes senseurs détectent une entrée importante dans notre zone, et les deux vaisseaux nous font de nouveau face, vomissant des chasseurs de tous leurs hangars, et tirant à tout à va.

- Rompez la formation et engagez le combat ! Groupe 1 avec moi on s'occupe des chasseurs ! 2 et 3, martelez moi ces croiseurs !

Je dirige mon chasseur vers le premier mastodonte et envoie une salve de missiles contre ce que je conçois comme étant le générateur de bouclier. Celui-ci se met à fumer, mais je n'ai pas l'impression de l'avoir endommagé. Je vire donc entre les tirs et retente un passage, lâchant cette fois un de mes trois missiles lourds qui explose sur la zone ciblée. Le bouclier vacille un peu, avant de disparaître. Je n'ai pas le temps de pousser un cri de victoire.

- Ici Mammouth 4, on a subi trop de dommages, on va y rester...!

Je virevolte pour faire face au convoi qui s'est mis en position défensive, et aperçois une première explosion sur la coque du quatrième vaisseau. Puis une autre. Une troisième. La quatrième l'emporte, déchirant le cargo en une lumière éclatante. Les cris des hommes d'équipages cessent brutalement, et le silence revient, ponctué par les tirs et les explosions. Pour ma part, j'ai l'impression de ne plus rien entendre, comme si j'avais de l'eau dans les oreilles.

Puis une salve de lasers emporte mon canon tribord et couvre ma verrière de tâches noircies. Mes sens me reviennent peu à peu, laissant place à la peur soudaine et terrible d'être abattue.

- ... arrivée dans l'hyperespace ! Des renforts ennemis ?

Au point où j'en suis, des adversaires supplémentaires sont largement superflus. Je fonce vers le croiseur qui m'a touché, avec la ferme intention d'en emporter le maximum avec moi.




Dernière édition par Nayeli Hawkins le Jeu 15 Mar - 7:03, édité 3 fois
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Sam 17 Déc - 8:45

Si je l’ai dit une fois, je l’ai dit un million de fois. Pour pouvoir diriger efficacement le monde criminel, il faut en prendre le monopole. Oh oui, je sais, il y aura toujours quelques éléments de faible envergure au fil du temps qui essayerons de faire leur marque mais dans l’absolu, si vous vous débarrassez des organisations plus puissantes, vous venez de couper la tête de la compétition. C’était mon but comme cela avait été le but de mon père, de son père et ainsi de suite jusqu’à mon illustre ancêtre, Tyber Zann. Est-ce que j’allais abandonner un travail multi générationnel? Non. Est-ce que j’allais contribuer en ajoutant ma pierre à l’édifice? Très certainement. Avec les bons espions et les bonnes ressources, rien de plus simple pour la traquer, la compétition. Vous pouvez donc imaginer ma joie quand après quelques semaines d’un à peu près calme plat un de nos ennemis décida de montrer à nouveau le bout de son vilain nez…

Comment je l’avais su? Un de mes corrupteurs avait soudoyé plusieurs officiers et sous-officiers de la République pour que nous soyons avertis si jamais cette dernière était victime d’attaques de pirates, de mercenaires, de contrebandiers, ce genre de choses. Inutile de vous dire que quand nous apprîmes l’attaque sur un convoi républicain, les réacteurs étaient déjà en train de chauffer et nous étions prêt à partir. Il ne restait plus qu’à demander gentiment à nos amis corrompus l’itinéraire du convoi pour rendre une petite visite de courtoisie à nos rivaux… Sauvant du même coup, évidemment, les pauvres, pauvres militaires de la République qui avaient été victimes d’une attaque si lâche. Dans les faits par contre, je me foutais éperdument des républicains. S’ils survivaient, tant mieux. Sinon, tant pis. Qu’ils vivent me donnerait du crédit et la reconnaissance de la République, cependant… Mais ce n’était pas assez pour prendre des risques inutiles.

Bien évidemment, on ne se lançait pas dans ce genre d’opérations sans un minimum de préparation. D’après les informations transmises par les senseurs républicains, l’ennemi avait amené du joli matériel. Non, je n’étais pas sarcastique là-dessus, je dû même reconnaitre que ce serait presque du gâchis que de pulvériser cette bande de pathétiques criminels qui refusaient de se soumettre à ma volonté. En regardant les relevés, je pu détecter ce qui avait dû être à la base une paire de Dreadnaught-class heavy cruiser mais ayant subi tant de modifications que l’on aurait pratiquement pu en faire une classe de vaisseaux distincte. Rien qu’on ne puisse détruire à l’aide de l’armement principal du « Merciless », mon vaisseau amiral. Rien que je ne puisse faire détruire par ma flotte. Rien qui ne puisse vraiment gêner le Consortium. J’allais monter à ces amateurs ce que c’était que la puissance et c’était une leçon qu’ils emporteraient dans la tombe.

Ordonnant le saut en hyperespace d’une partie de ma flotte, nous arrivâmes sur une scène de bataille intéressante. Apparemment, comme le vaisseau de base, ces deux vaisseaux modifiés pouvaient embarquer un nombre intéressant de chasseurs. Fort bien, ce ne serait que plus de cibles pour mes artilleurs. Lees républicains semblaient en fâcheuse posture mais bon, les renforts étaient là. Ce n’était très certainement pas ce qu’ils espéraient mais on ne regardait pas un cadeau pareil avec des yeux de critique. Après tout, si jamais j’en avais eu envie, j’aurais très bien pu détruire les républicains en même temps que mes adversaires : quelques chasseurs et transporteurs, ce n’était pas la plus grande des menaces, reconnaissons-le! Bon, autant commencer par les gros vaisseaux et ensuite s’attaquer aux plus petits. Cela forcerait l’ennemi à reconsidérer ses tactiques et à affronter la menace la plus dangereuse lui faisant face.


« Aux forces de la République, ici Tyria Zann du Consortium de Zann. Nous sommes ici pour éliminer nos rivaux criminels et donc vous porterons assistance pour la durée des opérations. Nous ne sommes pas ici pour vous nuire, je répète, nous ne sommes pas ici pour vous nuire. Que vos vaisseaux endommagés se replient derrière nos lignes, nous allons prendre les choses en main à partir de maintenant.

À nos ennemis maintenant… Vous auriez dû accepter notre proposition. Maintenant, il est trop tard pour faire marche arrière. Essayez au moins de mourir dignement… Et surtout d’être des adversaires décents. Aucune reddition ne sera acceptée, soit dit en passant… »


J’avais eu la politesse de prévenir, s’ils s’obstinaient à rester dans la zone de combats, tant pis pour eux. Moi je n’allais pas commencer à me poser des questions, à savoir si nos adversaires tenteraient de se servir des républicains comme bouclier. Après tout, j’étais là pour une raison précise et faute d’une force plus imposante, je pouvais foncer dans le tas comme bon me semblait. Ouvrant le bal d’un tir de canon à plasma lourd, un spectacle assez étonnant à voir au vu de l’unicité de cette arme sur mes vaisseaux et stations spatiales, j’atteignis le vaisseau le plus proche. La charge ionique du tir fut néfaste à ses boucliers et le tir de plasma lui fit son travail, explosant une partie du vaisseau, faisant naitre des incendies à l’interne et faisant chuter d’au moins dix pourcent les aptitudes combattantes du vaisseau ennemi. Un second tir emporta les moteurs ennemis et après cela… L’ennemi se porta à notre rencontre.

À cette distance, les frégates Intercepteur IV prirent le relais. Rapide mais légèrement blindées, ces vaisseaux-là pouvaient passer au travers d’un bon blindage en utilisant leurs salves de missile, un tir de saturation, en quelque sorte, fait pour infliger le plus rapidement possible le plus de dégâts possible. Mieux valait être sûr de son coup car après cela, il fallait un certain temps aux tubes lance-missiles pour refroidir et ensuite être à nouveau utilisés, forçant la frégate à user de ses armes laser uniquement. Je laissai le soin aux républicains de se charger de quelques chasseurs, encore que les miens auraient pu faire le travail : les StarViper-class attack platform étaient fort efficaces. Bon d’accord, ce n’était pas le meilleur chasseur du monde mais au moins, c’était plus fiable qu’un TIE Intercepteur impérial ou un A-Wing de la République! Leur coût exorbitant par contre était leur principale faiblesse

Pour chaque chasseur détruit ou endommagé, mon compte en banque s’en plaignait… D’où le fait que j’avais laissé les républicains faire le travail. Efficace, professionnel, ce n’étaient clairement pas des bleus. C’était bon à savoir, cela voudrait dire que je parlerais à quelqu’un d’intelligent car comme on peut s’en douter aisément, l’aide que vous apporte une faction mercenaire (bien que certains disent hors la loi, de si vilains mots) est rarement gratuite et même si la République s’était trouvée entre le chasseur et sa proie, nous avions quand même sauvé une partie de ses pilotes et de ses cargaisons, ce qui voulait dire que tout travail méritait salaire donc… C’était bien d’aider. Gratuitement… On appelait cela des pertes, rarement un investissement. Que voulez-vous, on ne se refait pas : le pragmatisme prime sur les questions de bons sentiments. J’étais une criminelle moi, pas une Jedi! Non mais sans blague…


« Aux forces de la République : j’invite vos principaux représentants à bord du Merciless car nous avons certaines choses à discuter ensemble. Vous serez nos… Invités. Nos hangars sont à votre disposition pour des réparations et un ravitaillement. Arrivez vite si vous voulez manger chaud : l’alcool est fourni mais si vous voulez amener votre consommation personnelle, libre à vous de le faire. Tyria Zann, communication terminée. »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Dim 18 Déc - 5:28

Les paroles des nouveaux arrivants me parvinrent dans un nuage de parasites, mais j'entendis l'essentiel.

- Aux ... de la République, ici Tyria ... du Consortium de Zann. Nous sommes ici pour éliminer nos ... criminels et donc vous porterons assistance pour la durée ... opérations. Nous ne sommes pas ici pour vous nuire, ... répète, nous ne sommes pas ici ... vous nuire. Que ... vaisseaux endommagés se replient ... nos lignes, nous allons prendre les choses en main à partir de maintenant.

Me replier ? Hors de question ! J'étais peut-être touchée, mais j'estimais être opérationnelle à 70%. D'accord, mon système d'armement tribord était hors-service, mais mon canon bâbord fonctionnait toujours, et je possédais encore la plupart de mes missiles. Néanmoins, je laissais le soin aux vaisseaux lourds arrivants de s'occuper des mastodontes adverses, et m'occupais des chasseurs.

- ... que cette histoire ? Depuis ... la République est allié ... Consortium ?
- Elle ne l'est pas idiot, je répliquais. Ils ont dit qu'ils étaient là pour éliminer leurs rivaux, ils peuvent tout aussi bien prendre le convoi pour eux après s'ils le souhaitent. Ils sont imprévisibles.

Mon ton était froid, pourtant je n'avais aucune sorte de préjugés contre eux. C'était juste que le caractère non-contrôlé et non-contrôlables de leurs actions pouvait tout aussi bien mener à notre victoire qu'à notre destruction.

Néanmoins, pour le moment, force m'était d'admettre qu'ils faisaient du bon boulot. L'un des croiseurs était déjà hors de combat, et l'autre tentait de rompre l'engagement. Les chasseurs ennemis subsistaient, et j'en abattis deux en une volée, l'un succombant à une rafale de tirs, l'autre abattu par un missile Scorpion-VI à courte distance. Il n'eut pas le temps de larguer des leurres. Je tirais deux autres missiles, surclassant les senseurs adverses, empêchant ainsi les contre-mesures d'être efficace.

La bataille ne mit pas longtemps à s'achever. Le combat était terminé dès l'arrivée des croiseurs du Consortium. Les chasseurs qui ne s'étaient pas enfuis pour protéger la dernière frégate blessée n'avait plus le moral à gagner. Or, dans ce genre d'engagement où la victoire signifie l’annihilation complète de l'ennemi, le moral des troupes est plus qu'important. Notre victoire tenait du fait que l'ennemi était trop sûr de lui en attaquant, et tombant de haut lorsque nos renforts étaient arrivés.

D'où leur importance capitale dans la victoire. On leur devait une fière chandelle. Même si je me doutais que notre sauvetage ne serait pas forcément gratuit...

- Aux forces de la Rép...que : j’invite vos principaux représentants ... bord du Merciless car nous avons .... choses à discuter ensemble. Vous serez nos… Invités. Nos hangars sont à ... disposition pour des réparations et un ravitaillement. Arrivez vite si vous voulez manger chaud : l’alcool est fourni mais si vous voulez amener votre consommation personnelle, libre à vous de le faire. Tyria Zann, communication terminée.


La communication s'acheva en un spectacle d'éclairs lumineux sur mon tableau de bord. J'adorais mon A-Wing, mais il était si fragile ! En attendant, la communication semblait me prouver que j'avais raison : notre sauvetage ne serait pas gratuit.

- Ici Phoenix 1-1, à l'escadrille Phoenix. 2-1 et 3-1, vous venez avec moi pour les pourparlers. Peuvent venir tous les appareils endommagés également. Les autres, vous assurez la protection du convoi ! ... Et restez près du vaisseau-amiral du Consortium.

J'accusais réception et me dirigeais vers le hangar du vaisseau mercenaire. Je posais mon petit intercepteur en douceur, à côté du X-Wing de 1-1. J'ouvris mon cockpit avec peine, le mécanisme étant grippé pour avoir pris des tirs. Je sautais de la carlingue amochée et rejoignis Kyle et Jorge. Je fus surprise de voir qu'il était toujours vivant, ou qu'il ose se présenter ici, alors que pas une seule fois j'avais vu son escadrille au combat. Je ravalais mes paroles et arrivait au moment où le Leader nous présentait.

- Et voici la commandante Nayeli Hawkins, Leader de notre escadrille de reconnaissance. Sur ce, je vous pris de m'excuser, je dois rendre compte de la situation au commandement. Il va de soi que vous recevrez des dédommagements pour nous avoir aidé...

Le choc de ces paroles me frappa au creux de la poitrine. Sans aucune revendications, notre Leader se laissait faire ainsi ? Cela ne lui ressemblait guère, cette Tyria Zann devait être sacrément importante pour qu'il se soumette sans condition... Ayant parlé, il s'éloigna pour parler dans son communicateur, et un bref regard à ma droite m'indiqua que Jorge était parti boire un coup, me laissant seule face aux mercenaires...

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Dim 18 Déc - 12:32

Bon, une bonne chose de faite : je venais de faire le ménage chez mes rivaux et je m’en sortais avec un joli bénéfice. Il faudrait faire venir quelques vaisseaux pour pouvoir commencer à récupérer ce qu’il y avait d’exploitable dans les carcasses de tous ces vaisseaux et chasseurs : vous ne savez jamais ce que vous pouvez trouver. On peut trouver toute sorte de choses dans une épave comme pouvait en témoigner plusieurs pièces de collection dans mon petit musée personnel. Bah oui, un musée personnel : quand vous aviez de quoi remplir une salle ou deux en trésors recueillis aux quatre coins de la galaxie, mieux valait en profiter. Oh bien sûr, je n’avais pas tout cela ici, non… Mais à la base, oui. Qui plus était, tous les moyens étaient bons pour rajouter des sous dans son compte en banque et il y avait un marché fort lucratif en lien avec la prospection d’épaves spatiales… Mais bon, mes invités…

J’aurais la République à ma table, me sembla t’il. Pas tout à fait inhabituel mais disons que j’aurais préféré dans la mesure du possible une attitude un peu moins formelle que celle du chef d’équipe de cette bande de pilotes. Les courbettes, ce n’était pas mon truc et quand on concluait les négociations avant même qu’elles ne commencent, moi ça m’énervait. Est-ce que j’avais spécifiquement demandé quelque chose, un montant précis, un article, une faveur, quelque chose? Non. Quand on était poli, on attendait d’être à la table des négociations. On ne se défilait pas de la sorte à la première occasion. Déjà par COM il m’avait semblé prompt au repli stratégique, cet homme-là mais en personne… Moi j’avais fait des efforts, quand même : j’étais venu dans une tenue propre et sans cigare au bec, sachant ô combien il était absolument impensable pour certains de fumer à côté de matériel inflammable comme du carburant.

J’avais même donné la consigne express (et presque sans menacer en plus, par exemple, de mettre mon pied au cul du premier qui se comporterait de façon stupide) à mon équipage et aux équipages environnants de bien se comporter avec les républicains. Autrement dit, plus d’humour salé, plus de langage coloré, un minimum de savoir vivre pour accommoder nos invités. S’ils se sentaient… Mal reçus, dirons-nous… Cela pourrait diminuer ma marge de profit sur ce sauvetage à peu près improvisé. Qui plus était, les gens avaient tendance à parler quand ils nous rencontraient, histoire de pouvoir dire à leur faction respective comment était la plus grande faction criminelle qui soit. C’était toujours drôle de voir de vieux stéréotypes éculés ressortir et voir ceux qui y croyaient encore se couvrir de ridicule. Je vous passe les détails du dernier imbécile qui a craché sa chique de tabac sur le plancher de mon hangar…

Voyons voir ce que la République avait produit de mieux dans l’actuel cuvée. Hum… Leur leader, un certain Kyle Aemon, lui je pouvais tolérer. L’autre, un certain Jorge Denis… Il m’était absolument insupportable. Il avait la tronche d’un type tout sauf fiable, le genre de fouine qu’on voit chez les impériaux (ou chez les républicains, soyons justes dans nos propos), un couard blindé par ses relations et le pire type de combattant au monde. Quoi? Les yeux disent tout et un bon chef sait lire dans les gens, ce qui est normal pour savoir à qui se fier. Lui je ne le voulais pas à bord ou alors, pas plus loin que le minimum nécessaire à la politesse. Personnellement, je l’aurais laissé entre les mains de Vinjera, qui aurait pris un plaisir sadique à le faire supplier comme le pleutre qu’il était après quelques minutes de torture psychologique mais bon. La République était notre alliée… Pour le moment donc impossible.

J’allais dire quelque chose, essayer au fond de rouvrir le dialogue sur les éventuelles demandes quand se posa dans mon hangar un A-Wing endommagé. Ah quand même, celui qui lui avait tiré dessus ne l’avais pas loupé… D’un signe de tête discret à l’un de mes mercenaires, j lui indiquai d’amener ce « Jorge » le plus loin possible de moi. Que mes gars le saoule, le plument comme un poulet et lui enseigne l’humilité pendant que je discutais avec quelqu’un qui semblait capable de me regarder dans les yeux sans trembler comme une feuille. Elle avait l’air courageuse cette petite et son retard dans cette petite rencontre signifiait qu’elle avait dû aller au front plutôt que de se replier. Déjà, je l’aimais bien. Je respectais le courage et elle devait en avoir à revendre. Faisant signe à un des mécanos qui s’affairait dans le hangar, je lui fis signe de s’approcher. Il faisait partie de mon équipage personnel donc je savais que le travail serait bien fait.


« Nayeli Hawkins hein? Moi c’est Tyria. Pas besoin de s’emmerder avec des titres, appelles moi juste Tyria et on va s’entendre. Une combattante, pas vrai? Mes gars vont jeter un coup d’œil à ton chasseur, histoire de le réparer en bonne et due forme. T’inquiète, c’est cadeau de la patronne… Moi donc. Pas de frais cachés, pas d’entourloupes. L’autre par contre, Jorge machin… Lui se serait ramassé une facture salée. Je ne l’aime pas. »

L’invitant à me suivre, je pris la direction du mess des officiers. Autant avoir la meilleure des tables et lui présenter les figures importantes du Consortium. Elle serait la déléguée des républicains, partit comme c’était là, ce qui n’était pas plus mal. Je préférais discuter avec les gens qui avaient prouvé leur valeur que ceux qui avaient simplement de jolies décorations sur leur uniforme. Prenant un turbo élévateur, nous nous retrouvâmes sur un autre pont et il était aussi bien entretenu que les hangars. Pour des criminels, nous prenions grand soin de nos affaires et de notre matériel. En fait, j’avais pu le constater par moi-même : certains de mes vaisseaux étaient plus propres et ordonnés que des vaisseaux de flotte de L’Empire ou de la République. Ma petite fierté personnelle que de pouvoir dire que nous savions être professionnels ET accueillants. Un vaisseau propre est un vaisseau à l’équipage discipliné.

À mi-distance entre les hangars et le mess, nous fûmes rejoins une paire d’hommes en armure de combat rouge (casqués également), dans un style qui ne s’apparentait pas à ce qui était utilisé par la République ou L’Empire. En fait, si mon invitée du moment était capable de dire ou même de reconnaitre un corrupteur quand elle en voyait un en armure, je serais bien la première surprise. On pensait à tort qu’ils étaient ma garde personnelle… Alors qu’il s’agissait en fait de mes principaux représentants pour les affaires publiques du Consortium. Mais oui, l’extorsion, la corruption, vous savez, ce qui nécessite un peu plus de talent que tirer à tout va ou tout faire sauter. Ce genre de tâches. J’aimais à loisir juger de visu les réactions des gens. Bien souvent, les corrupteurs mettaient les gens mal à l’aise car il était impossible de dire si la personne en arme à cinq pas derrière vous était une machine ou un être vivant…

Une fois enfin arrivés au mess, j’invitai le commandant Hawkins à entrer et lui indiquai un siège en face du mien. Autant se mettre à l’aise : réparer un A-Wing prendrait plus qu’une petite demi-heure, surtout s’il fallait faire livrer les pièces depuis une position contrôlée par le Consortium. Quoi? Je contrôlais une organisation criminelle, il était évident que nous en avions monté et démonté des A-Wing, ne serait-ce que pour mieux en comprendre le fonctionnement alors oui, je vendais aussi des pièces sur le marché noir pour ce genre d’appareils… On nous apporta des rafraichissements, une boisson alcoolisée et une autre non alcoolisée. Savait-on jamais, peut-être qu’elle ne buvait pas pendant le service… Ce n’était pas chose si étonnante, venant d’organisation à cours légal, pour dire les choses avec une certaine poésie. Dans mon cas, je m’en foutais un peu : si je crevais par mon imprudence, tant pis pour moi.


« Avec ou sans alcool? C’est toujours difficile de vous accommoder, les républicains et les impériaux. Tant de règles et de protocoles… Soit dit sans te vexer. »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Dim 18 Déc - 23:15

- Nayeli Hawkins hein? Moi c’est Tyria. Pas besoin de s’emmerder avec des titres, appelles moi juste Tyria et on va s’entendre. Une combattante, pas vrai? Mes gars vont jeter un coup d’œil à ton chasseur, histoire de le réparer en bonne et due forme. T’inquiète, c’est cadeau de la patronne… Moi donc. Pas de frais cachés, pas d’entourloupes. L’autre par contre, Jorge machin… Lui se serait ramassé une facture salée. Je ne l’aime pas.
- Pour ça il aurait fallu qu'il participe aux combats... dis-je en ne cachant pas mon sourire.

Décidément, cette Tyria savait mettre les gens en confiance. Son vaisseau possédait une ambiance particulière de convivialité mêlée à une franche camaraderie. Quelque chose qu'on ne retrouvait que trop peu souvent dans les vaisseaux Républicains, pour la plupart engoncés dans une suite de protocoles qui n'en finissait pas.

Apparemment désignée émissaire de la République, je suivis la mercenaire sans un regard en arrière pour mes compatriotes. Je fus surprise de voir le vaisseau en si bon état. Mes préjugés jouaient contre moi, et j'avais toujours imaginé des navires en un état déplorable, des membres d'équipage ivres dans les coins, etc. Je fis la promesse intérieure de ne plus jamais me fier à des préjugés aussi idiots.

Après une brève montée en élévateur, nous nous retrouvâmes sur un pont qui aurait aisément pu passer pour celui d'un vaisseau de combat républicain, tant du point de vue matériel que du point de vue de l'organisation. Ce qui dissipa encore les derniers vestiges de tout les "on-dits" qu'on nous servait dans les réunions oisives.

En marchant, quelques gardes nous rejoignirent, leurs armures pourpres les faisant étrangement ressembler à des Gardes Impériaux. Je décidais de ne pas y prêter plus d'attention que nécessaire, après tout, il n'y avait rien que je puisse faire, autant accepter ce fait et veiller à ce que leur éventuelle intervention soit superflue.

C'est donc dans une atmosphère assez détendue que j'entrais dans le mess, et m'assis à la place que m'indiquait Tyria. Elle fit apporter des boissons des deux genres, et j'appréciais l'intention, bien que j'eusse préféré un peu d'alcool pour me remettre de la bataille.

- Avec ou sans alcool? C’est toujours difficile de vous accommoder, les républicains et les impériaux. Tant de règles et de protocoles… Soit dit sans te vexer.


J'en restais un instant muette, avant de rire franchement. Elle me plaisait bien, son franc-parler était si différent de tous les discours pompeux des capitaines de vaisseaux ! J'hésitais une fraction de seconde avant d'opter pour une des boisson alcoolisée.

- On va faire avec, dis-je en souriant. J'ai jamais respecté les règles idiotes du protocole de toutes façons.


Je bus une gorgée d'un tord-boyau assez puissant, et repris en ne laissant rien paraître. Il s'agissait de donner une bonne image de la République, et quoi de plus ridicule qu'une Républicaine s'étouffant après sa première gorgée d'alcool ?

- En tous cas, je vous remercie au nom de l'escadrille, vous nous avez tiré d'une sacrément mauvaise situation. En plus des compensations matérielles, soyez assurée que vous aurez le soutien de l'escadrille Phoenix... Enfin de mon groupe en tout cas.


Je ne savais pas trop dans quoi je m'engageais en disant cela, mais il était vrai que je me sentais redevable à l'égard de Tyria, et que j'étais prête, et j'étais certaine que mes deux ailiers le seraient aussi, à payer notre dette.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 19 Déc - 12:02

Bon, nous allions nous entendre, c’était sûr et certain. Au moins, elle n’était pas aussi coincée ou craintive que ses collègues, c’était déjà ça de gagné. Nous allions pouvoir célébrer en bonne et due forme et merde au premier emmerdeur qui essaierait de jouer au plus malin avec moi. J’avais la réplique incendiaire et les commentaires assassins quand on me cherchait. En plus de ça, elle me plaisait de plus en plus : elle choisissait l’alcool au lieu de quelque chose qui en était parfaitement exempt, ce qui laissait supposer un sens de la fête d’ailleurs trop rare dans les factions légales et structurées, dirons-nous. Si vous saviez le nombre de coincés en uniforme qui vous regardent de haut en vous donnant des ordres… Alors que vous êtes contractuel et que la minute où votre entente se termine, vous pouvez leur trouer la peau de tirs de blasters… L’arrogance de certains était plus que déconcertante.

Les vieilles habitudes étant ce qu’elles étaient, je m’allumai un cigare, étant donné que nous avions quitté les hangars. Je savais que la République et l’Empire interdisaient ce genre de choses (la seule limite de mon côté c’était la drogue vis-à-vis de laquelle je n’avais aucune tolérance : on en vendait mais hors de question de succomber à ses propres poisons) mais je n’appartenais pas à ces factions et j’en profitais. Un bon cigare n’avait jamais fait de mal à personne et quand vous saviez chercher correctement, vous vous évitiez ces merdes pleines de produits douteux qui bien souvent entraînent dépendance et problèmes de santé. Mes cigares à moi étaient agréables au goût et peu nocifs pour la santé. La preuve? Je pouvais encore faire mon jogging sans me cracher les poumons. Je précise que je fais du jogging extrême, moi. Genre bottes magnétiques sur coque de vaisseau. Oui, ce genre de lubies.

Mais bon, tout cela était anecdotique : ce qui était important c’est que je laissai la boite ouverte au cas où elle en voudrait un. Privilège rare s’il en était que de partager mes cigares : je les payais à la pièce et laissez-moi vous dire qu’il fallait avoir un portefeuille bien garni pour pouvoir en faire une consommation régulière. Justement, j’avais ce genre de moyens et je m’adonnais à mon petit vice en toute tranquillité. Évidemment, je savais encore ne pas envoyer ma fumée dans le visage des gens et si besoin, mes équipes scientifiques (quoi, ça existe des intellectuels mercenaires) avaient mis au point des filtres pour nos invités. Un dans chaque narine et le tour était joué : la fumée ne vous incommodait plus. Je savais me monter accommodante avec mes invités quand même. Rares étaient ceux à qui j’offrais un cigare qui en prenaient un : plusieurs considéraient la chose comme un archaïsme. Pas moi.


« Cigare? Faut pas t’en faire sur la qualité, je peux te garantir que je connais des riches et des puissants qui fument des trucs moins classe que moi. Profites en si tu dis oui : ils pourront tous te le dire, je ne suis pas du genre à partager mon petit plaisir coupable et j’ai la mandale facile quand on touche à mes cigares sans permission. Ça aussi ils pourront tous te le dire. Vous vous souvenez de l’amiral Harter, les gars? »

Mon commentaire suscita l’hilarité des officiers présents car tous se souvenaient de ce qui était arrivé à ce connard d’impérial. Non seulement il s’était pointé avec sa petite escorte privée, comme si le pont de mon vaisseau était à lui, passant des commentaires et des remarques sur mon équipage et erreur qui lui coûta cher, il mit ses sales pattes dans ma boite de cigare. Escorte ou non, je peux vous garantir que quand je décidai de lui refaire le portrait, c’était mon équipage de pont qui se chargea gentiment des stormtroopers pendant que je me chargeais de leur patron. Non seulement je l’avais battu et humilié mais en plus je l’avais rançonné, j’avais piqué son vaisseau et je l’avais rendu à l’Empire nu comme un ver, lui et son escorte. J’avais fait en sorte que la nouvelle se diffuse un peu partout dans la galaxie, histoire de lui enseigner la leçon d’humilité de sa vie. Disons qu’il avait compris le message… Et qu’il se tenait tranquille.

Le souvenir était bon en tout cas et ressortait souvent à ma table ou dans les bruits de couloirs. Oh la République n’était pas nécessairement mieux, à l’époque, j’avais rajouté une gamme d’aigu à la voix du colonel Stromberg mais d’ordinaire, elle était un peu plus sympathique. Un peu étant le mot clé, on ne retrouvait que trop rarement l’esprit de franche camaraderie qui régnait ici. Criminelle, d’accord mais ultimement, je les traitais bien mes subordonnés. Oh oui, je pouvais être très dure avec les miens mais au final, j’avais la plus puissante et dangereuse organisation criminelle qui soit, une organisation qui tenait tête aux Hutts et qui avait mis fin au Soleil Noir pour de bon. Enfin… Qui l’avait affaibli pour des décennies. Bref, ce qui était important c’était que des gens comme cette républicaine-là, cela faisait d’excellents interlocuteurs en général. Parler franchement et sans censure, je ne respectais que cela.

Partager ma table, ma boisson et mes cigares avec cette pilote n’était pas une corvée, loin de là. Son seul défaut, c’était de ne pas travailler pour moi. On se serait bien entendues, j’en étais tout à fait convaincue. Les gens d’action sont toujours les plus intéressants car ils n’hésitent pas à prendre des risques, ce que l’on ne retrouve que rarement chez les conformistes. J’en savais quelque chose car le Consortium de Zann avait quelques entreprises légales et c’était le bordel que de discuter avec les administrateurs de telle ou telle planète ou avec les actionnaires. Ils se disent aventureux mais dès qu’il faut ouvrir le portefeuille, il est partit le courage… Autant vous dire que c’était tout sauf pour arranger les choses. C’était également pour cette raison que c’était un de mes lieutenants qui faisait mumuse avec ces pleutres. M’enfin bon, ce n’était pas une différence d’allégeance qui allait m’empêcher de trinquer, loin, très loin de là.


« Je lève mon verre aux affaires, à l’honneur des compagnons d’armes et à la mémoire des morts. N’oublions jamais que la vie est courte… Mais intense! »

Les miens me suivirent dans ce toast rituel. À chacun sa vision des choses et ses convictions et moi, je ne faisais pas exception. Il ne fallait pas vivre pour les autres, il fallait vivre pour soi et bien vite, l’atmosphère à la table se fit considérablement plus conviviale. Chansons de cantina, hymnes guerriers et autres trucs du genre furent entonnés et si mon invitée se sentait inclus dans le groupe, c’était justement voulu. On accommodait ceux qu’on apprécie, on fait la vie dure aux autres. Les verres furent remplis plus d’une fois et quand la nourriture finit par arriver (de la viande bien saignante comme je l’aimais), un concert d’applaudissement se fit entendre. Notre chef cuisinier avait encore fait des miracles, me sembla-t-il : j’avais déjà l’eau à la bouche rien que par le fumet. J’avais hâte de prendre une première bouchée puis une seconde et une troisième car le combat m’ouvrait toujours l’appétit. Allez savoir pourquoi…

« Faut être honnête par contre. On ne vous a pas sauvé pour vos beaux yeux. Autant être franche, j’avais des comptes à régler et vous étiez là. Dans d’autres circonstances, peut-être qu’on vous aurait massacrés mais jamais sans une raison valable. Z’êtes pas des Hutts, je n’ai donc pas de politique de tirer à vue. Moi, impériaux, républicains, Siths, Jedis ou autres, tant que c’est pas des rivaux… Je n’ai pas de problème à travailler avec eux! »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mar 20 Déc - 22:51

Tyria sortit une boîte de cigare et en alluma un, laissant la boîte ouverte, en signe d'invitation. J'hésitais, sachant parfois que les cigares, notamment ceux de marque comme ceux-ci, étaient réservés, et je ne savais pas bien si c'était un piège tendu à mon intention ou simplement une autorisation tout à fait banale.

- Cigare? Faut pas t’en faire sur la qualité, je peux te garantir que je connais des riches et des puissants qui fument des trucs moins classe que moi. Profites en si tu dis oui : ils pourront tous te le dire, je ne suis pas du genre à partager mon petit plaisir coupable et j’ai la mandale facile quand on touche à mes cigares sans permission. Ça aussi ils pourront tous te le dire. Vous vous souvenez de l’amiral Harter, les gars?

Bon, d'accord, là j'avais l'autorisation tout à fait explicite pour en prendre un. Sinon, je ne savais pas qui était cet amiral, mais vu l'hilarité que suscitait son souvenir, je compris qu'il n'avait pas du apprécier sa visite autant que moi au même instant. Je souris distraitement en me demandant si c'était un amiral républicain ou impérial... Je me promis de faire des recherches.

En attendant, restait mon problème du cigare.Comme je n'avais jamais trop apprécié le tabac en général, je bus une courte gorgée d'alcool pour m'aider à réfléchir. En même temps, ces cigares étaient tentants... Et Tyria n'avait pas l'air en train de dépérir par faute d'excès de tabac. Tant pis. J'étais curieuse.

- Merci, dis-je en en prenant soigneusement un du bout des doigts.

Je l'allumais à l'aide du briquet resté posé sur la table et inspirais une large bouffée. C'était sacrément différent de tous ce que j'avais pu goûter jusqu'à présent, plus fort aussi, peut-être aussi plus addictif, mais surtout plus savoureux. J'aime. Je soufflais la fumée doucement, en sachant pertinemment que j’enfreignais pas mal de règles du règlement en la compagnie de la mercenaire.

Au fond, qu'est-ce qu'on s'en fiche.

J'abandonnais définitivement mon rôle de commandant d'escadrille pour me mettre un peu plus à l'aise, l'ambiance régnant à bord aidant beaucoup. Les différences avec le comportement dans un vaisseau de la République étaient considérables, et l'espace d'un instant, je me surpris à penser que du point de vue de l'atmosphère générale, les mercenaires remportaient la partie haut la main. Quand au point de vue de l'efficacité... Force m'était d'admettre qu'ils n'étaient pas mal non plus. J'en conçus presque un regret de m'être engagée. Je chassais ces pensées de ma tête en me demandant si c'était le cigare, la boisson ou l'ambiance qui en étaient à l'origine. Tyria retins mon attention en portant son toast, m'évitant ainsi un conflit mental.

- Je lève mon verre aux affaires, à l’honneur des compagnons d’armes et à la mémoire des morts. N’oublions jamais que la vie est courte… Mais intense!

Je levais mon verre, saluant ces justes paroles et but. Les hommes présents commencèrent à chanter, et, si je fus un instant prise au dépourvue, ma voix rejoignit bientôt les leurs. Cela me rappelait mes années passées avec des commerçants itinérants, où l'ambiance était à peu près la même. Soit détendue, sans se soucier de quelques protocoles, règlements, ou tout autre chose bien ennuyante à respecter à longueur de journée.

Je n'étais pas contre un petit break de temps à autres, surtout en si bonne compagnie. Durant ces moments uniques, je ne regardais pas trop à ma consommation d'alcool, veillant juste à ne pas trop dépasser les limites acceptables pour le retour en vaisseau. Le problème, c'était que mon verre n'était jamais vide. Chaque fois que je le finissais en me disant que c'était le dernier, quelqu'un m'en redonnais. Je décidais donc de m'autocontrôler, et de manger un bout pour faire passer le tout.

Tyria attira mon attention sur elle, et je tâchais de me concentrer, ce qui n'était pas forcément évident vu l'ambiance.

- Faut être honnête par contre. On ne vous a pas sauvé pour vos beaux yeux. Autant être franche, j’avais des comptes à régler et vous étiez là. Dans d’autres circonstances, peut-être qu’on vous aurait massacrés mais jamais sans une raison valable. Z’êtes pas des Hutts, je n’ai donc pas de politique de tirer à vue. Moi, impériaux, républicains, Siths, Jedis ou autres, tant que c’est pas des rivaux… Je n’ai pas de problème à travailler avec eux!

On entrait donc dans le vif du sujet. J'écartais mentalement toute distraction pendant que je réfléchissais, après tout, il fallait quand même que je serve au mieux les intérêts de la République, même si je n'avais aucune expérience en la matière.

- Oui, faut avouer que je m'en doutais un peu, dis-je en souriant. Et si on peut dire, la République n'a pas non plus de problème à travailler avec des mercenaires... Remarquez, j'en sais rien, mais je représente la République et ça me pose pas de problème donc on va faire comme si. Donc, comme il va de soi qu'on va pas se contenter d'un merci et remballer nos affaires, qu'est-ce que vous voulez en échange ?


J'avais été directe et franche, mais en même temps je savais qu'il ne servirait à rien de se perdre en délibérations inutiles et aller directement au but.

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 21 Déc - 7:17

Bon, nous entrions dans le vif du sujet. Enfin… Pas de façon trop désagréable, non. Il y avait plusieurs façons de faire des affaires et une des plus communes pour faire montre d’une grande politesse, c’était d’inviter son homologue à venir partager ses possessions. Là, je partageais avec la républicaine ma nourriture, mon alcool, mes cigares, mon temps et mon vaisseau, alors que s’il s’était agi de l’autre type pompeux, les affaires, elles se seraient faites dans mon bureau, dans une attitude froide et expéditive, qui n’admettrait aucune réplique. Dans le cas actuel, je comptais me montrer très coopérative et ouverte d’esprit. Nul besoin de sortir les crocs avec Nayeli : nous nous entendions fort bien pour le moment. Cela la mettait donc dans une meilleure position pour une contre-proposition… Mais j’aurais quand même des exigences! Pas le choix, sinon, cela n’aurait pas été très crédible.

Chose certaine, ce que je demanderais d’elle serait davantage un service. Ce que je demanderais de la République serait un peu plus ambitieux. D’une certaine manière, les négociations pouvaient être très unidirectionnelles : j’aurais pu exiger sans compromis, sous la menace de détruire les vaisseaux survivants et de rançonner les républicains à mon bord… Mais cela ne me semblait pas la tactique la plus logique à employer. Oui, la République devrait faire son effort de guerre, ravaler son orgueil (se faire secourir par des mercenaires, franchement!) et consentir à accepter mais je ne demandais pas Coruscant, loin de là. J’étais persuadée que Nayeli comprendrait le sens de nos revendications et qu’elle serait bonne ambassadrice devant la République. Allez savoir pourquoi mais mon instinct me disait qu’elle était fiable. D’accord, je n’allais pas lui confier pour autant mon compte bancaire mais bon, le principe y était.

Le service que j’allais lui demander était sans le moindre rapport avec la situation actuelle. Je profitais du concours de circonstances pour le demander… Sans plus. Oh oui, j’aurais pu en faire une condition obligatoire au paiement de mes services et tout le blabla qui allait avec ce genre de procédés… Mais cela aurait enlevé tout sens à la chose. Un service en attire un autre, comme le disait le proverbe… Et donc mes demandes se feraient en deux temps. Il me restait la mémoire d’une sœur de sang à honorer… Et je comptais faire de Nayeli celle qui rendrait la chose possible. Il y avait des choses qu’il m’était impossible de faire : faire confiance aux Jedis par exemple, ce qui rendait une partie de ce que je voulais faire impossible. Elle, elle bossait pour la République… Elle devait donc avoir l’habitude. Bien que je tentai de ne rien en laisser paraitre, j’étais presque certaine qu’elle détecterait la trace de tristesse dans ma voix.


« il y aurait bien une chose que tu pourrais faire pour moi, sans lien aucun avec ce que la République va me devoir. Une faveur, si tu préfères. Mes corrupteurs m’ont confirmé la mort récente d’une de mes sœurs de sang. Aalya Malorne, amirale de la République. Afin d’honorer sa mémoire, j’aurais besoin que tu livres une caisse de pontites aux Jedis, sur Naboo. Ma méfiance face à eux m’empêche de le faire, ça et des raisons plus profondes encore.

Tu n’es pas obligée de la faire. Que tu acceptes ou non ne changera rien à mes revendications pour la République. Tu aurais cependant ma gratitude si tu me rendais ce service… Et c’est chose plutôt rare car mon esprit pragmatique trouve une raison pour tout. Je ne te le demandes pas en tant que chef du Consortium de Zann, je te le demande en tant qu’une personne qui a perdu un être cher. Tu peux sûrement comprendre ça, je me trompes? »


Voilà, c’était dit, je ne pouvais pas vraiment me montrer plus explicite que cela. J’avais mis mes cartes sur la table pour une des choses dont je désirais parler et c’était tout ce que je pouvais faire. Il me restait à enchainer sur le reste de cette discussion d’affaires… ce qui ne serait pas trop difficile considérant le fait que c’était beaucoup plus formel et bien moins personnel. Ce que j’allais demander allait faire réagir le haut commandement de la République… Mais je m’en foutais éperdument. Un vaisseau contre tout ce que j’avais sauvé, ce n’était pas grand-chose. Les applications pratiques du vaisseau pouvaient être préoccupantes… Mais ça ce n’était pas mon problème. Ce que j’allais demander? Un CC-7700/E interdiction cruiser. Oui, on parlait bien de « l’Interdictor républicain ». La version améliorée de la frégate CC-7700, elle-même le successeur du Detainer CC-2200 interdictor cruiser.

Oh c’était fort simple en fait. Ridiculement simple en fait. Le pire fléau pour une organisation comme la mienne, ce n’était pas tant ce que l’ennemi pouvait avoir comme classe de vaisseaux contre nous, non c’était le fait qu’il puisse nous immobiliser, nous empêcher de nous replier, nous empêcher de frapper là où nous le voulions. Déployez un nombre conséquent de générateurs de gravité artificiel et vous vous la rejouez Centerpoint Station. Impossible d’entrer ou de quitter un système et si cela venait à se produire, les flottes du Consortium pourraient ainsi être exterminées jusqu’au dernier chasseur… En étudiant la faculté de l’ennemi de nous piéger si efficacement, nous pouvions développer des techniques pour y échapper. Nous avions déjà les données techniques des impériaux, qui en faisait un usage considérablement plus libéral donc… Pourquoi la République accepterait de se plier à ma demande? C’était encore plus simple.

Si la République refusait de nous donner ce que j’avais demandé, je m’arrangerais simplement pour en voler un. Quand le Consortium de Zann demandait quelque chose en échange d’un service rendu, c’était la façon de dire « tu me le donnes ou je le prends de force ». D’une certaine façon, la République sauverait sur les coûts, considérant le fait que si je décidais de venir en prendre un de force, je risquais de faire pas mal de sabotage pour faire diversion et bien des républicains allaient mourir en essayant de m’empêcher de récupérer mon prix. C’était aussi simple que cela. Et ce n’était même pas des menaces en l’air ou de la fanfaronnade : SoroSuub Corporation avait eu la déplaisante surprise de se rendre compte que malgré une fortune colossale et d’excellentes forces de sécurité, cela ne m’avait pas empêché de leur voler un Personal Luxury Yacht 5000, vaisseau qu’ils auraient dû me donner en gage de paiement.

Je n’aurais aucun scrupule donc, à aller récupérer ce que je désirais obtenir. Parfois, c’était plus difficile mais avec de la volonté, on finissait toujours par arriver à quelque chose d’intéressant. Je savais de toute façon que la République savait se montrer raisonnable : elle pourrait par exemple exiger en contre-proposition que ce vaisseau-là ne soit jamais utilisé contre des cibles républicaines, sous la menace de ne plus faire affaire avec moi. Laissez-moi vous dire qu’aussi têtu que je puisse être, perdre un pareil commanditaire serait aussi catastrophique et impensable que de perdre sa virginité à un Hutt. Je savais me montrer raisonnable… Et de toute façon, je voulais le croiseur pour le démonter et comprendre son système de gravité artificielle, pas l’utiliser. Je comptais équiper mes propres vaisseaux avec un tel système alors pourquoi simplement faire de la copie quand je pouvais créer de toute pièce?


« Maintenant… Pour ce que je veux de la République… Un CC-7700/E interdiction cruiser. Je veux un vaisseau de ce type, point final. Je ne veux pas d’argent, pas de pardon pour mes hommes, pas de biens de luxe, rien de ces idioties. Je veux le type de vaisseau mentionné, entier, intact et sans omission de systèmes. On a déjà essayé de me faire le coup, de me rouler… Ça a mal fini. Mais bon, z’êtes honnêtes, dans la République, non? »


Dernière édition par Tyria Zann le Jeu 22 Déc - 11:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Jeu 22 Déc - 8:26

Tyria réfléchit un instant, et quand elle parla, je savais dès le départ que ce n'était pas ce qu'elle voulait de la République. C'était ce qu'elle voulait de moi, personnellement. Sa voix avait perdu de sa superbe, on pouvait y lire une sorte de lassitude morale voir de...tristesse. Inconsciemment et par respect, je posais mon verre, mon visage perdant de ses couleurs, et je déposais également le cigare.

- Il y aurait bien une chose que tu pourrais faire pour moi, sans lien aucun avec ce que la République va me devoir. Une faveur, si tu préfères. Mes corrupteurs m’ont confirmé la mort récente d’une de mes sœurs de sang. Aalya Malorne, amirale de la République. Afin d’honorer sa mémoire, j’aurais besoin que tu livres une caisse de pontites aux Jedis, sur Naboo. Ma méfiance face à eux m’empêche de le faire, ça et des raisons plus profondes encore.

Tu n’es pas obligée de la faire. Que tu acceptes ou non ne changera rien à mes revendications pour la République. Tu aurais cependant ma gratitude si tu me rendais ce service… Et c’est chose plutôt rare car mon esprit pragmatique trouve une raison pour tout. Je ne te le demandes pas en tant que chef du Consortium de Zann, je te le demande en tant qu’une personne qui a perdu un être cher. Tu peux sûrement comprendre ça, je me trompes?


Aayla Malorne. Un nom que j'aurais préféré ne jamais ré-entendre. On s'était déjà rencontré, dans des circonstances assez similaires qu'avec Tyria. Elle m'avait proposé un travail dans son équipage, et j'avais hésité à abandonner mon escadrille... Elle m'avait dit d'y réfléchir, et de revenir la voir si j'étais toujours intéressée. Lorsque j'appris sa mort, je tombais au fond d'un gouffre. Elle représentait tout ce qui était bon dans la République pour moi, et sa mort m'arrachait mes dernières certitudes. Je m'en étais voulu pendant des semaines d'avoir hésité. Moi qui m'étais toujours targuée d'être une femme d'action, pas de réflexion, voilà qu'une de mes rares périodes d'incertitudes mentaux avaient eu des conséquences si dramatiques...et irréversibles.

Aayla Malorne. J'inclinais la tête de respect à sa mémoire, et le fait qu'elle connaisse et qu'elle ait apprécié Tyria me la fit voir sous un jour nouveau. Je n'étais pas aussi surprise que cela, ces deux personnes d'exceptions se ressemblaient à bien des égards, et partageaient des points de vues un peu révolutionnaires par rapports aux dogmes actuels. Des visionnaires en somme. Je n'eus pas un instant de doute quand a ce qu'il fallait faire. J'étais très touchée qu'elle me confie cette tâche, et je l'accomplirais par tous les moyens possibles. Ça, elle pouvait en être certaine.

- Bien sûr que je comprends, je répondis d'une voix calme et maîtrisée mais d'où perçais la même tristesse que celle de mon interlocutrice. Il se trouve que je comprends d'autant mieux que j'ai connu la Générale Malorne, et j'ai failli avoir le privilège de servir sous ses ordres. C'était la meilleure Républicaine que j'ai jamais connu, et je serais honorée d'accepter votre mission. Je la remplirais sans faillir, soyez-en assurée...

Ma voix s’éteignit dans un murmure. Je me perdis un instant dans mes souvenirs, avant de secouer la tête pour en chasser ces sombres pensées. Tyria avait l'air dans la même situation, et elle abordât la seconde partie de sa demande d'un timbre plus assuré.

-Maintenant… Pour ce que je veux de la République… Un CC-7700/E interdiction cruiser. Je veux un vaisseau de ce type, point final. Je ne veux pas d’argent, pas de pardon pour mes hommes, pas de biens de luxe, rien de ces idioties. Je veux le type de vaisseau mentionné, entier, intact et sans omission de systèmes. On a déjà essayé de me faire le coup, de me rouler… Ça a fini. Mais bon, z’êtes honnêtes, dans la République, non?

Je souris à sa boutade. Comme si un camp était vraiment honnête en tous lieux et en tous temps. La question était de savoir quel camp l'était plus que l'autre... et j’espérais être dans le bon. En revanche, si j'avais enregistré machinalement sa revendication, il me fallut un instant pour la comprendre. Je faillis m'étouffer lorsque je compris.

Et bien... si on pouvait dire une chose, c'est qu'elle n'y allait pas de main morte. Mais c'était tout à son honneur, après tout, les mercenaires qui n'affirmaient pas haut et fort ce qu'il voulait pouvaient tout aussi bien retourner chez eux, ils n'obtiendraient jamais rien de l'Univers.

- On peut dire qu'on est les plus honnêtes disponibles pour le moment, dis-je en inspirant une bouffée de fumée. Je ne sais pas encore ce qu'en diront mes supérieurs, mais je serais ravie d'être l'ambassadrice d'une telle demande, et ne vous en faites pas, je défendrais vos revendications comme les miens, je vous dois bien ça. Vous l'aurez. Et avec tous ses appareils fonctionnels. Je vous en fait le serment.

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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Jeu 22 Déc - 15:54

Elle avait donc connu Aalya elle aussi… C’était bon de savoir qu’elle avait su laisser sa marque en ce monde, au moins elle ne serait pas oubliée de sitôt. C’était encore plus rassurant de savoir qu’elle allait m’aider à accomplir mon projet, mon initiative de rendre hommage, le dernier manifestement, à une grande femme. Au moins, ce serait une bonne chose de faite car la prochaine fois que je risquais de voir des Jedis, ce ne serait pas sous les meilleurs termes qui soient. Disons que leur inaction était en partie responsable de la mort d’Aalya et que pour cette raison particulière, la pilule passait très mal. En fait, très mal était un joyeux euphémisme. Aalya avait mis toute sa confiance en ces gens et ils l’avaient remercié en ne faisant rien. C’était quelque chose que je ne consentais ni à pardonner, ni à oublier dans les temps à venir et j’avais la mémoire excessivement longue…

Est-ce que je venais de me faire une alliée? Probablement. Allait-elle me rejoindre dans mes idées particulièrement incendiaires face aux utilisateurs de la Force? Très probablement pas. Pour une raison m’échappant, les Jedis avaient réussis à se construire une réputation aussi fausse qu’exagérée et tout le monde semblait enclin à avaler ce genre de couleuvres. Les imbéciles! Moi, on ne pouvait pas m’avoir avec ce genre d’idioties. Je n’avais pas un implant spécial dans le crâne pour rien : ces espèces d’ordures ne réussiraient jamais à me manipuler moi. En plus de cela, avec mon… Animal de compagnie, si on pouvait dire, cette bande de salopards serait bien obligée de reconnaitre leurs propres limitations, si jamais ils décidaient de venir me confronter directement. Oh oui, j’en avais descendu des utilisateurs de la Force, dans ma carrière. Pas les membres les plus influents mais quand même une certaine quantité. Les affaires…

Car oui, vos rivaux prennent plusieurs formes et apparences, tantôt compétiteurs directs, tantôt protecteurs de vos ennemis ou simplement des… Éléments indésirables venant s’ajouter à une équation déjà complexe. Il fallait donc être prêt à affronter tout et n’importe quoi. J’espérais simplement un jour ne pas avoir à retourner mes armes contre cette républicaine fort sympathique. Les alliances étaient si éphémères de nos jours… C’était triste à dire, plus encore à constater. Dans mon métier, vous n’aviez pas des masses d’alliés. C’était davantage des individus avec qui vous entreteniez de bons rapports, envers eux, non à leur faction. Par exemple, Nayeli pourrait très bien me demander de lui rendre service, sans que je ne considère la chose comme un service rendu à la République. Un service pour un individu que je respectais sur une base toute aussi solide et c’était aussi simple que cela.

Quand je traitais avec la chancelière ou avec l’empereur, je traitais avec une institution, une faction, pas avec des… Amis. C’était un drôle de mot à employer dans mon métier, surtout quand techniquement, le concours de circonstances devraient faire de vous des ennemis mortels. En théorie, la République avait des politiques anti pirates et anti criminels excessivement fortes. Pourtant, j’étais en train de partager mon repas avec une de leur pilote. De mon côté, le profit étant une des bases sur lesquelles le Consortium était fondé, j’aurais dû la rançonner, pas l’inviter à mon bord. Pourtant, ce n’était pas du tout ce que je comptais faire. Comme quoi, même dans la guerre, on peut trouver chez l’autre une mesure de réconfort. Je n’appréciais pas tous les républicains comme elle ne devait pas apprécier tous les mercenaires, tous les criminels. L’important, c’était que pour l’instant, nous avions un lien de confiance mutuel.


« Je te remercie de bien vouloir accepter ma requête. Si tu as quelque chose à demander en retour, tu n’hésites pas. Je suis très ouverte d’esprit alors… »

Et ce que je disais, je le pensais. Elle aurait pu me demander de me raser la tête tiens, que je l’aurais fait. Je n’aurais sans doute pas vu la pertinence de la chose mais il fallait savoir croire, savoir faire confiance à ses alliés. Oh certes, n’importe lequel de mes subordonnés pourrait me dire, et avec raison, que je faisais confiance bien vite à cette jeune femme. Cependant, comme je l’ai expliqué à des dizaines de reprises, l’instinct était très fort chez moi et j’avais un don inné pour savoir si j’allais bien m’entendre avec quelqu’un. Demandez à Spike pour voir, il vous le confirmera. Mon tempérament et celui de la jeune pilote n’étaient pas si différents. Nos orientations de carrière, je ne disais pas mais pour le reste… Il y avait d’étonnantes similitudes je devais dire et je me sentais plus proche d’elle que de ses supérieurs de la République. Un peu comme avec Aalya. Il en fallait des gens comme eux.

Des gens capables de voir au-delà d’un uniforme, au-delà d’un grade ou même d’une faction. À bien des égards, même si plusieurs des actions que je posais étaient tout sauf légales, parfois carrément cruelles ou inhumaines, dans le grand ordre des choses, j’avais au moins le courage de m’assumer. Si je faisais de l’esclavage, par exemple, j’étais capable de me regarder dans le miroir et de dire « Tyria Zann, tu es une salope ». Je n’essayais pas de me justifier. Je le faisais parce que je pouvais le faire et que cela me permettrait d’avoir plus d’argent qui me rendrait donc capable de rendre plus puissante mon organisation et donc de mieux protéger mes p’tits gars et mes p’tites filles, mes fidèles subordonnés qui pour la plupart travaillaient pour moi avec une confiance tout ce qu’il y a de plus aveugle. C’était rare, dans un domaine où l’argent fait figure de divinité, à peu de choses près, il va de soi. Ça l’était pour certains criminels.

À sa réponse, je me contentai de hocher la tête. La République n’était pas stupide et très certainement, ses supérieurs se mettraient en travers de son chemin avec le classique « laisse tomber, si tu sais ce qui est bon pour ton grade ». J’en savais quelque chose, j’avais un excellent réseau d’espions après tout. Au prix où se vendaient les informations de nos jours… Vous n’aviez tout simplement pas idée! On pouvait faire une fortune rien qu’avec cela. Moi par contre, j’étais plus du genre à diversifier mes opérations par contre. Mettre ses œufs dans le même panier était la façon la plus sûre de faire une connerie monumentale et l’histoire l’avait prouvé à plus d’une reprise. J’espérais juste que dans sa volonté de bien faire, Nayeli ne se tirerait pas dans le pied du même coup. Elle avait raison sur un point : aucune organisation n’était pure et blanche comme neige. Grattez un peu à la surface et vous verrez les vraies couleurs.


« N’en fait pas trop non plus. Ce serait con de te mettre dans la merdre à cause de moi. Surtout que quand on y pense, on se connait depuis au plus une demi-heure. Jouer sa carrière sur quelque chose de si mince? Il faut avoir de la conviction! »

Je pouvais bien jouer à la personne qui pose des questions en souriant, non sans un certain plaisir mais je ne pouvais masquer complètement mon inquiétude. Mon obstination légendaire m’avait coûté des morceaux et si moi, être en partie machine ne me dérangeait pas, je savais pertinemment qu’au sein des grandes factions, on voyait presque les personnes dans mon genre, des cyborgs, comme des moins que rien, des indésirables, des phénomènes de foire. Dans son cas à elle, elle risquait de perdre statut, grade, vaisseau, équipiers… La liste était longue. Est-ce que cela valait la peine pour une demande par une pirate, aussi utile fut le secours apporté? On pouvait raisonnablement se poser la question, moi la première. En fait, j’étais aussi préoccupée que curieuse de savoir ce qu’elle daignerait bien me révéler. Curiosité, quand tu nous tiens… C’est par les couilles, comme l’aurait si bien dit ce cher Spike.

« Remarque que si tu t’entêtes à le faire et que tu te fais virer de la République, un Star Viper, ça se pilote très bien tu sais? Je pourrais bien te trouver un endroit où loger si jamais la République te fait des emmerdes. Ce n’est pas comme si je manquais de vaisseaux! »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 28 Déc - 22:05

La mercenaire me remercia d'accepter sa requête plus... personnelle en m'indiquant qu'elle serait prête à me rendre la pareille si l'occasion se présentait. Ce n'était pas nécessaire, Aayla m'étant chère également, mais je ne l'en appréciais que davantage. Elle savait rendre les services rendus, et c'était devenu une denrée rare par les temps qui couraient.

Je ne savais trop que dire, aussi me contentais-je de hocher la tête en signe d'acquiescement et de respect mutuel. Rien ne me venait à l'esprit quand à ce que je pourrais lui demander, mais le simple fait de savoir qu'elle serait là si j'avais besoin d'elle me donna un sentiment de réconfort assez singulier...

En revanche, elle n'avait pas l'air convaincue de ma capacité à lui ramener son du à la République... Ce dont je ne pouvais la blâmer, je ne pouvais nier que je ferais très certainement sensation en ramenant cette demande devant le Commandement, et je risquais de me faire remettre en place assez rapidement.

- N’en fait pas trop non plus. Ce serait con de te mettre dans la merdre à cause de moi. Surtout que quand on y pense, on se connait depuis au plus une demi-heure. Jouer sa carrière sur quelque chose de si mince? Il faut avoir de la conviction!

Tyria semblait vraiment inquiète de ma détermination à lui procurer ce qu'elle voulait de la République, ce qui me surprit d'abord -après tout, je n'étais qu'une pilote de la République- mais, loin de me dissuader, m'encouragea davantage à le lui obtenir. Elle était honnête et cela me plaisait bien.

- On te doit bien ça. Vu la valeur du reste du convoi, la République peut bien se passer d'un de ses vaisseaux.. Et puis de la conviction, c'est pas ce qui manque chez moi ! Je ne vais pas te laisser tomber, sois-en sûre. C'est vrai qu'on se connaît que depuis qu'une demi-heure, mais personnellement ça m'a suffit à comprendre que tu étais digne de confiance, plus encore que certains de mes supérieurs... Le fait que tu sois une pirate m'importe assez peu finalement, on fait toutes les deux notre boulot, et il est pas si différent...

Et nous verrons bien ce qui arrivera. Je risquerais peut-être gros, mais ça en valait la peine. Ça donnerait une bonne leçon à la République aussi, histoire qu'ils apprennent qu'on ne peut pas gagner cette guerre seuls, et que parfois il faut aider ceux qui nous ont aidé. Non, décidément, je ne la laisserais pas tomber. A bien des égards, elle m'inspirait plus confiance que les officiers pompeux et imbus de leur personne que la République mettait parfois aux commandes.

- Remarque que si tu t’entêtes à le faire et que tu te fais virer de la République, un Star Viper, ça se pilote très bien tu sais? Je pourrais bien te trouver un endroit où loger si jamais la République te fait des emmerdes. Ce n’est pas comme si je manquais de vaisseaux!

Je souris à cette proposition d'embauche, tout en y réfléchissant sérieusement. Il était vrai que si jamais j'étais virée, l'idée de ne plus pouvoir voler m'étais insupportable. Alors, partir et devenir une hors-la-loi ? Bizarrement, l'idée me séduisit assez. Enfin bon, on n'en étais pas encore là, et je me forçais à ne plus trop y penser. Je savais que je risquais d'accepter avant même d'être renvoyée sur un coup de tête si j'y pensais trop. En même temps, la dernière fois que j'avais voulu réfléchir pour une proposition d'embauche, je l'avais amèrement regretté...

J'inspirais une bouffée du cigare pour me clarifier l'esprit. La situation n'était pas la même. Mais je gardais néanmoins cette possibilité dans un coin de ma tête.

- Si jamais ce cas venait à arriver, je serais ravie de travailler avec toi. Si la République venait à me virer, et bien tant pis pour eux.

Ce qui était sûr, c'était que je ne serais pas la même en sortant de ce vaisseau. Tyria m'avait montré son univers, et il était radicalement différent de celui auquel on m'avait informé. Il était bien plus beau. Bien plus juste aussi. Quelque part, il rivalisait avec celui que je me faisais de la République, voire même le dépassait. C'était un monde plus libre en somme.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Sam 31 Déc - 9:57

HJ: Bonne année!

IL y avait une curieuse dualité à mon organisation. D’une part, vous aviez certes les criminels en quête de profit pour qui l’être humain était une marchandise comme une autre mais en même temps, contrairement à bien des factions, notre richesse venait directement de la franche camaraderie nous unissant, mes p’tits gars et moi. J’étais une salope de première, je n’avais aucun mal à le reconnaitre. J’avais tué, fait tué, pillé, incendié, détruit, mettre en esclavage et soumis bien des gens et bien des endroits et si jamais on me traduisait devant une cour de justice, je serais bien la première à proposer la peine de mort comme sanction. Contrairement à bien des gens, et je parlais par expérience de cause, j’étais capable de reconnaitre mes erreurs. Toutes mes erreurs. Choisir une carrière dans le crime était-elle une erreur? Non parce que je recommencerais demain matin.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre… La liberté, la vraie, ce n’était pas de servir avec dévotion la République, en bon petit citoyen, et faire élire des sénateurs. Non. La vraie liberté, c’était de pouvoir se lever un matin, se rendre jusqu’au bureau de son chef suprême pour une conversation autour d’un café. De se rendre compte que la hiérarchie était là uniquement pour des questions de structures et que n’importe lequel de mes subordonnés pouvait me traiter de folle furieuse parce que mon idée était mauvaise et si le commentaire était justifié, s’en tirer avec une tape dans le dos pour sa judicieuse observation. Je me connaissais suffisamment pour savoir que c’était justement cette dualité entre le monstre et l’humain qui m’empêchait de faire la pire des bêtises : me considérer comme plus que ce que j’étais. Voilà pourquoi je ne pourrais jamais servir la République ou l’Empire. Jamais avec un grand J.

Dans la République et l’Empire, le rang voulait tout dire. Méritocratie? Peuh, une illusion, un mensonge, quelque chose de si rare et marginal que vous finissiez corrompu avant même d’avoir réalisé dans quoi vous vous étiez embarqué. D’accord, je généralisais peut-être mais l’ensemble de règles et de barrières que s’imposaient les puissants ouvrait la voie aux opportunistes. Je n’avais qu’à regarder ce qui se trouvait dans mon vaisseau. Trois chef d’escadrille de la République et seulement une qui soit vraiment capable de se sortir des œillères du système et de dire ce qu’elle pensait, quand elle le désirait et peu importe le rang ou le grade. Si un jour je décidais de me repentir, je deviendrais vite un monstre d’orgueil imbu de son pouvoir. Dans mon petit monde, où le talent, la volonté et le mérite comptait pour beaucoup, mes lieutenants et officiers étaient par conséquent de vrais professionnels, pas le favori d’un noble quelconque.

Cela n’empêchait pas tout le mal que j’avais pu causer ni ce que j’étais prête à faire pour les miens. Cela ne faisait pas d moi quelqu’un de moins dangereux ou de moins recherché. Cela ne pardonnait en rien ce que le monstre pouvait faire et ce pour permettre au Consortium de survivre. C’était au moins réconfortant de savoir par contre que la bête avait un but et des motivations, elle n’était pas le fléau sith qui tuais par pur plaisir, sans jamais se poser de questions ou la menace jedi qui corrompait les esprits avec ses faux principes et qui tuait au nom d’un idéal creux et encore moins comme la vipère à deux têtes de l’église. Moi, je ne me cachais pas derrière des excuses et je l’avais toujours dit : disputez-vous la galaxie, moi c’est le monde criminel que je veux. Jouez dans mes petites affaires par contre et vous le regretterez amèrement. C’était encore drôle de voir qu’il y avait des imbéciles pour croire à des menaces…

Tout cela pour dire que je me demandais bien si je devais regretter mes paroles. Il y avait une certaine innocence à cette jeune femme, quelque chose de profondément différent de ce que je voyais sur une base régulière avec le républicain type. Il y avait là une certaine pureté que je n’avais plus voire que je n’avais jamais eu et si le Consortium pouvait être une famille aimante, le Consortium était aussi une famille cruelle, prête à tout pour sauvegarder les siens. Pour ce que j’en savais, et c’était de tradition (enfin, après Tyber parce que mon ancêtre était un peu moins… Concerné par sa grande famille, dirons-nous) que le Consortium aspire en premier lieu à la survie de sa famille, ensuite à ses profits. La preuve était là : de plusieurs bases et avant-postes, de centaines de vaisseaux, de chasseurs et d’unités diverses, nous en étions rendu à une structure moins grande mais considérablement plus solide. Pouvais-je vraiment empoisonner Nayeli?

Pouvais-je vraiment en faire une des nôtres sans en même temps la faire entrer dans une roue qui jamais ne s’arrêterait de tourner? Je me voyais mal le faire car de façon générale, le recrutement se faisait différemment et bien souvent, nous ajoutions à nos rangs les abandonnés et les laissés pour compte… Ceux qui en général étaient les plus talentueux, forcés de survivre par eux même sans aide de personne. Des gens au fond avec des prédispositions latentes pour faire le travail que nous faisions, pour se livrer aux horreurs que nous commettions parfois. En même temps, aussi ironique que ce puisse être, bien souvent nous étions la dernière chance et seule famille d’un trop grand nombre de personnes. Ce n’était bien sûr pas le cas de mes lieutenants mais par contre ça l’était pour vingt-six pourcent de mes troupes. Des gens qui donneraient leur vie et leur âme en échange d’une chance offerte. Qu’on se le dise : je ne sacrifiais jamais mes p’tits gars.

Remarquez que si jamais elle décidait de faire le grand saut et de faire un X sur certains de ses principes, elle découvrirait plus en détail la personne que j’étais. Je pouvais faire énormément pour mes subordonnés et j’avais déjà tenu contre moi pendant quatre longues heures un de mes hommes agonisant, le temps qu’un transport nous récupère, lors d’une opération sur Felucia. Quatre longues heures à tenter de le maintenir en vie, en l’aidant à se battre pour survivre, à écouter sanglots, râles de douleur et gémissements. À écouter ses peurs, ses craintes et ses excuses, convaincu d’avoir failli devant moi, de ne pas avoir été à la hauteur… J’étais capable de très bons sentiments si je le voulais mais c’était une façade que mon job me forçait trop souvent à cacher. On connaissait la femme d’affaire, la criminelle, celle capable d’ordonner avec le plu grand calme du monde les pires coups… Mais pas l’être humain derrière.


« Tu sais, plus j’y réfléchis, plus je me dis que j’ai peut-être parlé trop vite. Qui serais-je pour te forcer à abandonner tes convictions pour devenir une criminelle, capable comme moi du pire et du meilleur? Un conseil, Nayeli, et un bon : ta première loyauté doit être envers ta propre personne. C’est pour cette raison que moi je peux mettre des gens en esclavage et me regarder dans un miroir sans vomir. Si tu sers un autre maitre que toi… Tu cesses d’être.

La grossière ironie de cette situation, tu vois, c’est que tu as devant toi ce que je suis, les deux faces de la médaille. Tes supérieurs ne verront que la criminelle, l’histoire également. Cependant, je veux que tu gardes en tête ceci : en d’autres circonstances, j’aurais très bien pu te prendre comme esclave et te faire endurer mille tourments. Je ne veux pas que tu te fasses une fausse idée de moi. Je suis dangereuse… Capable de tout. Absolument tout.

La question à se poser… Peux-tu faire confiance à un monstre, si ce montre est capable de la plus franche honnêteté? Je ne voudrais pas devenir le maillon faible de la chaine de ta confiance. »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 13 Jan - 9:01

HRP : Voilà, voilà, désolée du retard (partiels, d'ailleurs il reste des relents de philo dans mon post) et bonne année =D


Je ne savais quoi répondre. Certes, on pouvait dire que j'avais eu de la chance de faire la connaissance de Tyria comme on s'était rencontré. Les choses auraient pu être très différentes. Je frissonnais en songeant à ce que j'aurais fait si j'étais devenue esclave... Je me serais sûrement tuée. Je ne suis l'esclave de personne, pourtant, on pouvait comprendre dans ses paroles que je l'étais déjà. De qui ? De la République ? De mes convictions certes un peu naïves sur la démocratie ? Je n'aurais pu le dire.

Mais une chose était sûre : ses paroles m'avaient remué, et quelque chose avait changé. Je plissais le front en tentant d'y voir plus clair. J'étais la Commandante Nayeli Hawkins, à la tête de l'escadrille de reconnaissance attachée à l'escadron Phoenix. Mais qu'est-ce que ce titre voulait dire ? J'en étais prisonnière. Rien que dans la formulation : attachée.

Non. Je ne pouvais accepter cela. Je m'étais engagée dans la République par conviction morale. Par choix. Et faire des choix conscients et rationnels, n'est-ce pas déjà être libre ? À moins que je ne me sois engagée par simple désir de vengeance ? Pour apaiser les âmes torturées de ma famille assassinée par l'Empire ? Et ma vie n'aurait été qu'une simple croisade contre des hommes somme toute tout à fait comme les autres ? Une vie passée à chasser des fantômes ? Une vie gâchée ..?

Tout ça me dépassait. Je me passais la main droite dans les cheveux, dans un geste nerveux que je pensais avoir abandonné depuis des lustres. Je devais me concentrer et me forcer à réfléchir. Pas facile quand nos convictions ont été chamboulées par une personne comme Tyria. Ses paroles m'avaient conduites sur mes derniers retranchements. Je me demandais désormais pourquoi je m'étais engagée dans la République. Ce n'était plus une simple question d'orientation de carrière, mais un dilemme sur mes convictions profondes.

Mes souvenirs affluèrent, et pendant un bref instant qui paru durer une éternité, je passais en revue ce qu'avait été ma vie. Je fermais les yeux, et quand je les rouvris, j'avais fait un choix.

- Je te fais confiance Tyria. Mais j'ai peut-être moi aussi parlé trop vite. Je fais confiance dans la République. Peut-être pas dans tous les individus la composant, mais je fais confiance aux valeurs qu'elle dit incarner. On n'est peut-être pas le meilleur système, peut-être même loin de là, mais c'est le seul en lequel j'ai confiance.

Et je ne m'appuie pas sur mon passé pour affirmer ça. Je me fis à ce qui se passe là, dis-je en désignant mon cœur. Ce que je voulais dire, c'est que si jamais la République est assez stupide pour me rejeter, j'accepterais de tenter l'aventure avec toi, parce que, en un sens, tu es plus juste que ne le sera jamais les Républicains.

Mais en attendant, je suis et reste une fervente Républicaine. Tu peux me penser naïve si tu veux, d'ailleurs tu n'auras pas forcément tort, mais je pense qu'on peut encore changer le système. On peut encore faire de cette République corrompue ce que ceux qui se battus pour l'avoir désirait.

Alors en attendant... je tiens à conserver mon statut de pilote de la République. Mais cela ne change en rien ni l'amitié que je peux te porter, ni le respect que j'éprouve pour toi. Ni d'ailleurs ma détermination à te faire obtenir ce que tu désires. Je n'ai qu'une parole.


Je souriais faiblement en finissant de parler, mais j'étais sûre de moi. Si la République me reniait pour ce que je demanderais au nom de Tyria, et bien elle pouvait aller en enfer toute seule, je ne la soutiendrais plus. Si on est pas capable d'aider et de remercier comme il se doit ses alliés, ça n'en vaut pas la peine.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 13 Jan - 11:02

Naïve? Peut-être bien. Mais était-ce vraiment à moi d’en juger? Sans but, un être humain n’était rien. Si c’était les convictions de la républicaine qui continuait à la faire aller de l’avant, c’était tout à son honneur. C’était déjà un peu plus glorieux que de faire ce que l’on fait pour l’argent par exemple. Noble, pas nécessairement car à bien y penser, pour suivre ses idéaux, Nayeli devait tuer. Elle devait tuer d’autres humains aux idéaux divergents et aucune affaire impliquant la mort de quelqu’un n’était véritablement noble. C’était ainsi et on n’y pouvait pas grand-chose. D’un autre côté, je n’allais pas me casser la tête à philosopher sur la nature des choses : cela ne me siérait pas bien de toute façon. Non, il y avait mieux à faire que de se pourrir la tête de questions existentielles. Mieux valait vivre intensément et se poser les questions sur son lit de mort, faute de pouvoir faire autre chose.

Ça c’était mon genre de raisonnement. Quelque chose de pragmatique et de terre à terre. Rien à voir avec les idéalistes, les penseurs, les optimistes, les pessimistes et cette brochette de débiles ou de névrosés qui pensaient plus qu’ils n’agissaient. Tout bien considéré, c’était ça le problème de la République : un manque évident d’action, de prise de décision. Trop de délibérations et de blablas inutile… L’Empire souffrait d’un autre problème, le fait que sa structure décisionnelle était principalement composée de militaires ou de fanatiques. Oh certes, le Consortium de Zann n’était pas parfait mais dans l’ensemble, quand une décision se prenait, ce n’était pas un coup de tête de style impérial ou le fruit de deux mille heures de négociations comme chez les républicains. Nous n’étions pas la plus puissante faction criminelle qui soit pour rien, avouons-le. Personne dans le monde souterrain ne pouvait rivaliser avec nous.

Oh certes, ils pouvaient se prétendre meilleurs que nous mais ils ne faisaient pas le poids. Nous avions anéanti le Soleil Noir, mit à genoux une partie des hutts, imposé notre contrôle sur des dizaines de petites organisations, voire des dizaines au cours de l’existence de l’organisation… Même la guilde des chasseurs de primes n’avait pas les couilles pour tenter vraiment quelque chose contre nous. Mais bon, je m’écartais un peu du sujet de l’heure soit les motivations qui poussaient une femme comme moi à faire ce que je faisais et une femme comme Nayeli ce qu’elle avait à faire. Peut-être qu’au fond, je regardais le problème à l’envers. Peut-être qu’au final nous ne forgions pas les choses par nos convictions : c’était les choses qui nous forgeaient. Bon, il me fallait une rasade d’alcool : la philosophie ne me réussissait guère. J’étais une femme d’action après tout. Je n’étais pas non plus étrangère au « tire d’abord, questionne ensuite »…

Il ne restait à espérer que la République se montre à la hauteur de la dévotion de la pilote. J’en doutais très fortement mais c’était toujours triste de savoir que certains bossaient pour des gens qui au fond se foutaient carrément d’eux. Qu’était cette jeune femme pour la chancelière? Le haut commandement? Le sénat? J’étais prête à parier que si elle crevait, le tout serait présenté comme une affaire de propagande, Nayeli la martyr, ou alors une note au téléjournal, une jolie tombe et l’oubli une semaine plus tard… Moi, j’avais un mémorial sur le Bountiful et tous les membres de ma grande famille tombés au combat avaient leur nom dessus. On peut difficilement oublier les morts quand vous pouvez voir le monument depuis votre fenêtre. Très difficilement pour ne pas dire impossible. C’était important de savoir et de se rappeler que des gens avaient versé leur sang et donné leur vie pour votre cause… Très important…

Mon comlink bipa, me tirant de ce court instant de réflexion. Il s’agissait d’un de mes gars, un de ceux qui était dans les baraquements des troupes embarquées. Apparemment, le respectable et pompeux type qui était venu avec Nayeli sur mon vaisseau était complètement saoul et en train de se faire plumer aux cartes par mes p’tits gars. Cartes truquées? Non, jamais voyons, nous étions des mercenaires tout à fait honorable… Si mes hommes continuaient la partie, c’était parce que ce type avait insisté. Jamais ils n’auraient osés se moquer de quelqu’un d’aussi pédant… Euh… Distingué que ce type. La vidéo allait clairement se ramasser sur l’holonet… Et sur le bureau de l’état-major républicain. Selon toute vraisemblance, ce n’était pas ni moi ni mon organisation qui étions responsables de son actuel comportement. Ce petit crétin perdrait bien vite de sa superbe… Personne ne me snobait sur mon propre vaisseau. Personne.


« Tiens tiens… On dirait qu’il tiens très mal l’alcool ce petit… Dommage pour lui, connaissant mes gars, il va repartir en caleçon… Si et seulement si ils se sentent généreux. J’ai comme l’impression que s’il veut récupérer ses fringues, c’est l’autre type avec toi qui va devoir ouvrir son portefeuille. Tout ce que l’on gagne, même si c’est complètement inutile, on ne s’en départit pas facilement. Tout peut servir ici-bas, tu le savais, non? »

De toute beauté, vraiment. On pouvait dire ce que l’on voulait sur les criminels, nous avions au moins la présence d’esprit (dans le cas du Consortium en tout cas) de rester fidèle à ce que nous étions. On ne se prétendait pas autre chose pour bien se faire voir. Ce type-là, complètement ivre, c’était un hypocrite de la pire espèce qui devenait un crétin doublé d’une loque quand il buvait trop. Sa belle aura de respectabilité avait bien vite fondu quand on voyait la vraie nature de ce genre de personnages. Moi j’avais toujours dit que la galaxie est tellement rendue plus habituée au mensonge que quand on disait la vérité, cela faisait comme un choc. À chacun son truc, moi, ça avait toujours été la surprise. Ma tactique, c’est la surprise. Essayez pour voir. Dites la vérité à quelqu’un sur quelque chose de gros. Il sera incapable d’y faire face. Les gens sont bien incapables de supporter la vérité…

Moi en tout cas je m’amusais comme une folle à regarder cet imbécile se faire mener par le bout du nez par mes gars. Les connaissant, ils n’avaient pas fini de lui faire un sale tour. Je me demandais si… Gagné. Faire venir une jolie fille pour faire tourner encore plus la tête de monsieur. Le spectacle serait absolument fantastique. Je me permet de le préciser à nouveau : on était à l’intérieur d’un vaisseau à la propreté irréprochable et à la tenue toute aussi excellente alors quiconque visionnerait la vidéo ne pourrait en déduire qu’une chose : cela s’était passé sur un vaisseau des plus respectables et donc ce plouc avait porté ombrage à quelqu’un d’important. Est-ce qu’il… Voilà qu’il faisait la cour à une de mes filles. Du grand n’importe quoi parsemé de commentaires libidineux. Il allait se faire démolir lui, par ses supérieurs… Trop drôle. Nayeli devrait venir plus souvent, ce n’était pas tous les jours qu’on rigolait comme ça.


« Gagné! Je savais que ce type était un pourri sous des dehors respectables… Dans 90% des cas, ils le sont et pas qu’un peu. Regardez-moi cette épave se ridiculiser… Et écoutez le, avec ses préjugés sur nous, les mercenaires… Si je n’étais pas ici en train de rigoler, je lui ferais ravaler ses dents avec un bon coup de poing sur la gueule. Vraiment, quand on va balancer ça sur l’holonet, ça va réveiller et faire réagir deux ou trois personnes… »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Sam 14 Jan - 9:15

La sonnerie de son comlink nous tira toute deux de nos réflexions, et j'aperçus la face rougie et méconnaissable de 3-1. J'éclatais de rire en comprenant ce qui lui arrivait, et je dois avouer, ce regain d'enthousiasme me fit du bien. Il devait avoir perdu beaucoup d'argent, et j'eus presque pitié de lui. Presque. Ça lui donnerait une bonne leçon d'humilité. Kyle n'allait pas aimer. La dernière fois que je l'avais vu aussi ivre, notre Leader avait été forcé de le ramener à la Base avant qu'il ne démolisse le bar, comme il avait démoli le patron qui l'empêchait d'atteindre une serveuse. Cette affaire avait d'ailleurs été vite étouffée dans l’œuf par sa famille, et Jorge n'avait rien reçu en punition. D'ailleurs, je ne l'avais pas vraiment vu, sinon, il aurait reçu une belle punition de ma part. Quitte à perdre mon grade.

Sur le moment, j'en avais conçu un sentiment de haine profonde envers cet homme arrogant et prétentieux, mais, finalement, qu'y pouvais-je ? Je m'en fichais bien de savoir que cet homme avait des relations qui le sortait de situations où n'importe qui d'autre serait tombé. Après tout, ça n'améliorait en rien son caractère. Ça n'améliorait en rien ses capacités. Je restais moi-même. Et parfois, ça suffit. Pas besoin d'envier les autres, pour, quoi ? Rien. Que de la gueule. Que des paroles. Et comme dit le dicton : "les bâtons et les pierres peuvent me briser les os, mais les paroles et les mots ne m'atteindront jamais".

Ceux que Jorge tenaient étaient en revanche détestables. Je l'écoutais souvent raconter ses bêtises habituelles sur ses "exploits" lors de ses descentes à la taverne, mais je ne l'avais jamais vu aussi peu respectueux envers une femme. Certes, il avait toujours eu un penchant pour le beau sexe, mais je ne l'avais jamais vu aussi maladroit dans ses approches. Déjà que d'habitude c'était pas un Dom Juan, mais là il dépassait clairement les bornes.

Non content d'employer des termes crus et faux, il se permettait de ressortir toutes sortes de préjugés sur les mercenaires, préjugés allant complètement à l'encontre de son environnement. Par exemple, lorsqu'il criait haut et fort que la flotte mercenaire n'était que des ruines même pas en état de fonctionnement, et bien, cela jurait un peu avec les équipements high-tech qui l'entourait...

Non, décidément, ça n'allait pas plaire à Kyle. Et je comprenais l'envie de Tyria d'aller lui coller un poing. Pour plein de raisons, le spectacle pitoyable qu'il nous offrait n'en étant qu'une partie. Cela dit, je ne bouillais pas de rage à l'instant présent, tout au contraire. Je me tenais les côtes en un fou rire irrépressible, songeant qu'il ne pourrait jamais plus nous regarder en face après ça.

Lorsque Tyria indiqua qu'elle allait diffuser cette vidéo sur l'holonet, je m'arrêtais de rire. Trois secondes. Puis ça recommença. Cette fois, il n'allait pas s'en tirer aussi facilement. Sa famille ne pourrait pas grand-chose pour lui, une fois diffusée ainsi, le Commandement serait forcé de faire quelque chose, pour la forme. Dans le pire des cas, il le mettrait à pied pour quelques temps. Dans le meilleur, un renvoi définitif n'était pas à exclure...

- C'est dingue. Je le savais idiot, mais à ce point-là... C'est avec ce genre de type que l'envie de plaquer la Rép' arrive vite. Si tes hommes continuent à le saouler, tu devrais les prévenir de se préparer à la maîtriser, il risque de vouloir tout casser... Remarque dans son état, c'est pas forcément nécessaire... J'espère qu'il recevra la punition du siècle pour ça.


Faut pas trop rêver, mais il recevrait quelque chose. Tout le monde apprendra qu'il n'était pas digne de confiance. Qu'il n'était pas digne de commander une escadrille de la République. En moins d'une journée, Tyria avait fait plus que je n'aurais pu espérer dans toute ma carrière.

- Merci Tyria, dis-je avec autant de sérieux que possible. Tu viens non seulement de m'aider dans ma carrière, mais tu m'as aussi ouvert les yeux sur pas mal de choses. Alors... merci. Sincèrement.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 16 Jan - 4:25

« Attends, tu n’as encore rien vu ma grande. Là en théorie, n’importe lequel de mes gars lui aurait mis la raclée du siècle. Ceci dit, on veut bien paraitre, pas vrai? Alors observe et prends en de la graine, tu vas rigoler encore plus. En tout cas, il faut leur donner ça, ils sont inventifs et je les connais : ils vont jour la carte du réglo jusqu’au bout. S’il conserve ses galons… C’est qu’il est absolument invirable, c’est moi qui te le dis. »

Question quizz : qu’est-ce que vous aviez à bord des vaisseaux d’une flotte? Des forces de sécurité spécifique pour monter la garde, s’occuper des troubles à bord bref, un corps spécialisé opérant aux côtés de vos soldats réguliers mais seulement sur les vaisseaux spatiaux. L’Empire était un bel exemple de la chose, avec ces types en noirs et ce drôle de casque qui contrôlaient entre autre les hangars ou patrouillaient aux côtés des stormtroopers. Nous avions notre équivalent, évidemment, car il aurait été de un stupide d’affecter nos troupes au sol à la supervision de nos flottes et qu’en plus, il était plus logique d’avoir deux corps séparés : la marine du Consortium et l’armée du Consortium. Tout cela pour dire que nous avions une forme de « police » à bord, pour se charger d’éventuels éléments perturbateurs. Ce républicain saoul était selon toute vraisemblance un perturbateur. Quelle belle coïncidence…

Plutôt que de déclencher une belle bagarre qui aurait miné en quelque sorte la crédibilité de ce qui était en train de se faire, un de mes hommes se rendit vers un panneau intercom pour appeler la sécurité. Dans le même temps, le reste de mes hommes tentait de protéger en faisant mur de leur corps leur collègue féminin pour éviter quelque chose de fort déplaisant. Quelques instants plus tard, la sécurité débarqua, arme de poing dans son étui, matraque électrique dans la main, prête à tranquilliser l’énerver. Trucs de routine s’il en était et donc les défenseurs du pédant prétentieux ne pourraient crier au vice de procédure ou ce genre de connerie. Quand je décidais de faire un coup vache, je ne faisais pas ça en amatrice. Quelle était une des premières choses que j’apprenais aux membres du Consortium? Simple : les codes de loi en vigueur dans la galaxie. S’il y avait des amendements, je les communiquais à mes troupes. Pourquoi?

Parce que c’est quand vous savez exploiter toutes les failles du système que vous vous en sortez réellement gagnant. C’est quand vous savez jouer avec les zones grises que vous commencez vraiment à être un danger pour le système. Dans la démonstration en cours, tous les avocats du monde seraient nécessaires pour réussir à blanchir ce type et encore, je n’étais pas convaincue de leurs chances de réussite. Les sommations règlementaires, l’usage de force non létale par la suite, la lecture de ses droits suivant ce qui était en vigueur au sein du Consortium… Rien n’avait été oublié et tout était fait dans les règles de l’art. Je les aime mes p’tits gars… Ils ont toujours le tour de me surprendre! Pouvait-on demander mieux? Difficilement, ce serait abuser autrement et ce n’était pas exactement mon style. On respecte les gens qu’on aime. Moi je respectais chaque membre du Consortium. Un chef irrespectueux est indigne de commander.

C’est donc un Jorge Denis électrocuté qui fut menotté et trainé en cellule par la sécurité. Il l’avait bien cherché, à s’attaquer à ceux chargés de maintenir l’ordre à bord! Si avec ça, cette cerise sur le gâteau, Nayeli n’était pas morte de rire, je voyais difficilement comment la rendre plus hilare qu’en ce moment. Défi imbécile ou simplement une nature un peu gamine? Je n’aurais su le dire avec certitude. J’aimais m’amuser, ça c’était évident, c’était même la principale raison pour laquelle je ne pourrais jamais servir sous les ordres de quelqu’un d’autre que moi… Car obéir à quelqu’un, c’était devoir renoncer à une partie de ma liberté et c’était un sacrifice auquel je ne consentirais jamais. Je préférais et de loin renoncer à certaines choses plutôt que de contrevenir à ces principes. Il fallait rester honnête avec soi-même avant tout car quand vous commencez à vous mentir, c’est le signe indéniable que vous n’avez plus contrôle sur votre propre existence.

Je me demandais comment réagirait l’autre chef d’escadron en se rendant compte que l’on venait de mettre l’un des siens en cellule. Moi, personnellement, quand on viendrait me chercher pour me faire part de l’incident, je jouerais la carte de la surprise. Qu’est-ce que c’était que ce bordel, etc., etc. Après tout, selon toute vraisemblance, j’avais amené Nayeli pour me rencontrer et discuter des termes du sauvetage effectué en considérant une rétribution majorée au prorata des vies sauvées et du matériel épargné avec pour facteur décisionnel l’état général des forces déployées suivant un standard galactique. Des affaires, rien que des affaires bon sang! Mes hommes eux s’était occupé de notre autres invités comme le voulait les usages à bord d’une flotte, avec une escorte et ce genre de détails. Ce n’était pas moi qui était responsable du comportement de cet homme et encore moins de ses agissements!


« Sais-tu pourquoi ce pourri s’en sort constamment? C’est parce que la République se refuse à jouer avec les zones grises de ses lois. Moi, c’et ma spécialité, c’est pour ça que je suis capable de m’en prendre à des types comme lui et m’en sortir blanche comme neige. Des années d’entrainement, ça je te le concède mais le jeu en valait la chandelle. Il va y penser deux fois, la prochaine fois, avant de snober un de mes gars… »

Dans mon métier, ce n’était pas que les distractions étaient rares mais une bonne blague ce n’était pas quelque chose que l’on pouvait faire au quotidien, enfin, pas une mise en scène si élaborée. D’accord, il y avait eu une bonne part d’improvisation et j’avais déjà participé à des trucs similaires avec eux mais quand même, pour réussir un tour de force de ce genre, il fallait se lever tôt, très tôt même! Il ne s’était pas levé à la bonne heure, cet imbécile, s’il pensait pouvoir me battre à ce petit jeu. Je savourais ma victoire à la petite cuillère et j’étais bien persuadée que Nayeli s’amusait aussi énormément de la situation. Elle n’était pas l’une des nôtres mais je pouvais quand même lui faire une fleur… Après tout, elle allait me négocier un vaisseau tout neuf, je n’allais pas me montrer vache quand même! Ce n’était pas des façons de traiter ses alliés. Enfin… Certains alliés. Il faut d’abord que l’allié gagne mon respect.

« Je serais presque tentée de la rançonner moi… Enfin, façon de parler. De le garder en cellule et de le traduire en procès pour sa mauvaise conduite, son manque de respect, tu vois le genre? Et comme mes vaisseaux représentent une partie de mon territoire souverain, ce sont mes lois qui sont en vigueur et donc ses avocats ne peuvent le protéger. On est alliés de la République… Mais nous ne tombons en aucun cas sous votre juridiction.

Je songe à plusieurs heures de travaux communautaires. Le faire bosser dans une mine par exemple. Lui faire passer l’envie de se prendre pour le nombril du monde… Et ensuite, à peu de choses près, exiger de la République une compensation monétaire, un genre de rançon. S’il reste dans leurs bonnes grâces après ça… Je ne pourrai rien faire de plus, ça c’est clair et net. Ceci dit, relations ou pas, il a merdé grave… Et il va s’en rendre compte bien vite. »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 18 Jan - 3:21

Jorge n'avait aucune chance. Strictement aucune. L'action des forces de sécurité de Tyria s'était déroulée avec professionnalisme et efficacité. Il fut maîtrisé dans les règles, en suivant tout aussi bien le protocole en vigueur dans la République que dans le Consortium. Avec ça, il ne restait guère d'espoirs pour sa carrière. Il était brisé, détruit, et cela dans son point faible : la vanité. Il avait joué et il avait perdu. Tout perdu. Je n'allais certainement pas le plaindre, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que tout ceci s'était déroulé de manière tellement orchestrée que n'importe qui dans son état d'ébriété serait tombé. Je me promis de faire attention à mes consommations à l'avenir.

Mais elle avait raison sur le fond. Si il s'en était sorti si souvent, c'était parce que la République était engoncée dans ses principes et ses lois, ce qui l'empêchait de prendre des décisions rapides et efficaces. Au lieu de ça, les dirigeants avaient plutôt tendance à se perdre en délibérations infinies, pour ne finalement accorder que la moitié du budget nécessaire pour l'entretien du matériel ou des missions. Ce qui expliquait en partie pourquoi une simple escadrille de chasseurs se retrouvait à escorter un convoi important en lieu et place d'un croiseur de ligne.

Pour en revenir à 3-1, Tyria n'avait pas l'air de vouloir le lâcher de si tôt... Elle allait lui faire ravaler sa suffisance, et pas qu'un peu. Il allait payer. L'heure des comptes était arrivée pour lui... et ils n'étaient pas bons. Après une carrière désastreuse au sein de l'escadron de soutien, il avait eu l'audace de se croire dans un bar mal famé à l'intérieur d'un vaisseau étranger... Et qui plus est appartenait à l'une des mercenaires les plus, sinon la plus, réputée... et redoutée.

Sa famille n'en resterait pas là, certes, il y aurait des plaintes, des réprimandes, mais au fond, que pouvait-elle faire ? Strictement rien. Ils avaient certes du pouvoir et de l'influence au sein de la République, mais, d'un point de vue plus élargi, ils n'étaient rien. Une petite famille parmi tant d'autres dans la Galaxie. Ils n'avaient aucun moyen de faire pression sur Tyria. La seule chose qu'il pourrait tenter serait de m'empêcher de lui faire avoir son vaisseau, mais il était à espérer qu'après le scandale retentissant que cette affaire aurait, ils se tiennent tranquilles. On pouvait aussi espérer que les relations amicales qu'entretenait la République avec ce Consortium valent plus à leurs yeux qu'un leader médiocre et de toutes façons bon pour la Cour Martiale.

Ce fut au tour de mon comlink de biper, et je décrochais avec un sourire d'excuse, tout en reprenant mon souffle. C'était Kyle, qui me demandait si je n'avais pas vu 3-1. Je me mordis la lèvre inférieure pour ne pas rire et lui annonçais qu'il avait été emmené en détention. Je lui indiquais aussi les revendications de Tyria, en le pressant de faire remonter la demande au Commandement grâce à sa connexion directe avec lui. Sans lui laisser le temps de répondre, je raccrochais. Je n'aimais pas trop ne pas faire la demande moi-même, mais après tout Kyle était le seul à posséder une liaison directe avec la hiérarchie. Si moi je voulais faire remonter quelque chose, cela prendrait du temps, et je voulais "tester" leur réaction au plus tôt. Après, si il n'avait pas le cran de le faire, je passerais par la voie habituelle, et si il ne me répondait pas, et bien j'étais prête à forcer le bureau de l'Amiral pour lui planter la demande sous le nez.

Un croiseur de cette taille et de cette importance coûtait évidemment cher, et la République aurait des réticences, certes. Mais si notre convoi avait été détruit, elle aurait perdu encore plus d'argent. Alors, ça se valait. Évidemment, c'était mon point de vue de pilote, mais je pensais vraiment au fond de moi que tout n'était pas pourri dans la République et qu'on pouvait encore trouver des gens qui comprendrait cela. Qui comprendrait encore que si on ne respecte pas nos propres valeurs, on ne valait pas mieux que des types comme Jorge Denis.

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Mer 18 Jan - 7:47

On ne pourrait pas dire que je ne m’étais pas amusée lors de cette petite sortie pour exploser du rival. Si j’avais su que je rigolerais autant, je serais partie avec bien plus de mes petits gars que ce que j’avais en ce moment avec moi. Comme le dit le proverbe : plus on est de fous, plus on rit. Moi? En ce moment, j’étais positivement hilare. Comment vouliez-vous plaindre un imbécile pareil? Même en me forçant, j’en étais bien incapable et je pouvais avoir la meilleure des bonnes volontés. Qui dit bonne volonté ne veut pas dire miracles, cependant. Ce type était irrécupérable et il avait eu le châtiment qu’il méritait. Point à la ligne, il n’y avait pas à discuter là-dessus. Lui n’aurait pas hésité à nous juger et à nous condamner. Moi je n’hésitais pas à lui renvoyer l’ascenseur… En exprès. Au moins, Nayeli avait de l’humour. C’était bien de voir quelqu’un qui n’avait pas l’air coincé dans un uniforme ou une combinaison de vol…

J’allais lui faire un petit cadeau, en gage de ma bonne foi. De mon appréciation en fait pour son soutien et sa confiance. Ça et le fait que si j’avais perdu Aalya, je ne comptais pas perdre Nayeli par-dessus le marché. Il y avait toujours des limites, quand même, à ce que j’étais prête à supporter quand même! C’était un petit gadget rudement astucieux qui permettrait à la républicaine de faire rappliquer illico presto n’importe quel bâtiment, chasseur ou vaisseau au service du Consortium et qui se trouverait dans les parages. On aurait beau dire, quand une flottille du Consortium débarque de l’hyperespace sans raison apparente, il y a de quoi se poser de sérieuses questions, à commencer par « sur qui est-ce que je viens de tirer moi? ». À l’échelle terrestre, quand un Canderous défonce le mur de la cantina et qu’il est suivit de troupes d’assaut… Vous changez vite d’avis quand à vouloir livrer bataille.

Un as d’atout, en d’autres termes. Un avantage sur ses adversaires potentiels. Bon d’accord, nous n’allions pas débarquer par magie… Mais rares étaient les endroits où nous n’avions pas au moins une cellule ou des contacts fiables prêts à mourir pour notre cause. Quand je vous le disais que le Consortium constitue la faction criminelle la plus puissante… Enfin bon, évidemment, on se déplacerait tant qu’elle resterait dans nos bonnes grâces et que c’était bien elle qui appuyait sur le bouton « panique ». Imaginez qu’on lui vole le gadget pour nous tendre un piège… Impulsive, peut-être, prompt à l’action et à la bagarre, assurément mais stupide? Ni maintenant ni jamais. De toute façon, ça m’irait très mal ça, la stupidité. Faisant signe à un de mes hommes d’aller me chercher quelque chose, il revint avec une petite boîte métallique avec verrou magnétique. Le genre de truc petit oui mais presque impossible à crocheter.


« Bon allez, on a bien rigolé, c’est le temps de passer à quelque chose d’un peu plus sérieux. J’ai un petit gadget pour toi qui devrait bien t’amuser : tu appuies sur le bouton et hop, magie, le Consortium débarque, prêt à exploser tout ce qui t’emmerdes. C’est pas beau ça? Bon il va falloir un échantillon de sang pour référence mais je suppose que tu n’as pas peur des aiguilles, non? Il y a pire et bien plus douloureux dans la galaxie en tout cas. »

Le commentaire fit rigoler mes hommes car c’était une partie d’une de mes citations se terminant d’ordinaire par « moi ». Moi représentant ici Tyria Zann donc mon humble personne. Ah ça pour rigoler et faire de la philosophie à deux crédits, j’étais la championne galactique à n'en pas douter! Déverrouillant la petite boite, j’en sortis un petit objet totalement anonyme, à un tel point qu’on oubliait tout aussi sec qu’on l’avait vu. Le truc parfait pour tromper la vigilance. Comment cela fonctionnait? L’électronique dans ce tout petit truc repérait le premier signal enregistrable, le comlink le plus proche par exemple et envoyait un signal de détresse qui passerait par n’importe quel relais pour se diffuser le plus rapidement possible. Un peu comme si vous mettiez un virus dans un système informatique sauf qu’ici, le dernier ordinateur à recevoir le « virus » envoyait des renforts plutôt que de planter comme le reste.

Ce n’était pas pour me vanter mais il fallait le dire, c’était un petit truc absolument génial. Oui, absolument génial. Vous essayerez pour voir de couper tous les systèmes de communication au sein d’une flotte par exemple… Vous allez vous rendre compte que cela demande plus que de fermer quelques appareils. Qui plus était, un signal virtuellement indétectable et carrément impossible à tracer, ça c’était ce que j’appelais du progrès en matière d’espionnage, de contre-espionnage et de technologie pure et dure. Et en plus, on l’avait créé nous-même, sans le piquer à qui que ce soit! L’empire pouvait aller se rhabiller! Moi je l’aimais mon gadget en tout cas. Il n’était pas infaillible mais à ce stade des choses, c’était tout comme… Et je venais de faire don de cette magnifique technologie à quelqu’un que je connaissais à peine. Quand je vous dis que je marche à l’instinct… Urai m’aurait arraché la tête. Avec raison.


« Reconnaissons quand même que ça en jette. Avec ça, à moins de te retrouver en quelque part où il n’y a aucune source de communication sortante, tu es sûre d’avoir de l’aide. Mais surtout tu n’en parles à personne! C’est notre technologie et je ne suis pas du genre à partager. De toute façon, si quelqu’un essaie de le démonter sans autorisation… BOUM! Et non, ça n’explose pas tout seul, rien à craindre. Je porte le mien tout le temps alors… »

On ne pourrait pas dire que malgré un léger manque de manière, je ne faisais pas d’efforts pour être sympathique. Bon ce n’était pas très difficile car la compagnie était agréable mais c’était toujours bien de se montrer ouvert et disponible pour son interlocuteur en face. Moi je ne disais jamais « faites comme chez vous ». Je disais plutôt qu’on allait mettre nos invités à l’aise. On ne verrait jamais en habit de serveuse, ça non mais je ferais toujours mon possible pour laisser une bonne impression d’hospitalité. On pouvait être une criminelle sans pitié et avoir des manières quand la personne en valait la peine. Comme quoi on pouvait traiter comme une reine une simple pilote de chasse et mépriser un aristocrate de noble extraction. J’étais comme ça moi : je fonctionnais par méritocratie, pas par naissance ou titres. Le jour où je commencerais à traiter mes hommes en fonction de leurs origines n’était pas encore arrivé.

Au final? Nayeli n’aurait peut-être pas la camaraderie qu’elle avait avec ses camarades pilotes quand elle était parmi nous mais nous savions traiter et respecter les nôtres et nos amis. Pour nous, honneur voulait dire quelque chose, ce n’était pas un mot pour de la propagande ou une phrase percutante pour faire une belle publicité. Il y avait une certaine richesse à notre grande famille et si un jour j’avais un sociologue sous la main, je lui demanderais d’étudier cette petite société que nous formions. Il y avait eu bien des études sur l’empire et la République, sur différents groupes dans la galaxie mais une étude sérieuse et approfondies sur une société criminelle? Jamais. C’était dommage quand même car nous avions bien plus à offrir que l’on voulait bien nous le concéder. C’était quelque chose qui n’était pas près de changer mais bon, quand on ne connait pas son ennemi, on se condamne à perdre…
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 20 Jan - 5:40

Une fois notre fou rire un peu calmé, Tyria reprit le ton posé et calme qui m'avait séduite lors de nos premiers échanges, et m'offrit une boîte, en apparence simple, mais qui renfermait le "pouvoir" d'appeler au secours tout vaisseau du Consortium à la -ma- rescousse. J'en restais bouche bée, ne sachant trop que dire, bredouillant des remerciements...

Le boîtier était bien plus que ce qu'il paraissait. Pour moi, et aussi pour elle il fallait le croire, il représentait son amitié, et sa confiance. Deux choses comptants énormément pour moi, si bien que j'avais du mal à en détacher les yeux... Qui eut cru que j'étais si sentimentale ? Certainement pas moi. Je me soumis de bonne grâce à la piqure, la douleur ne se manifestant pratiquement pas, la pointe étant particulièrement bien affutée.

Je ne savais si c'était des souvenirs de mon éducation ou si c'était des virages que ma personnalité avait pris, mais je ne pouvais concevoir d'accepter un cadeau sans en rendre un en échange. Et puis, ce n'était pas seulement, bien loin s'en fallait, une question de tradition. J'avais envie de lui faire plaisir. Tout simplement. Je ne possédais pas grand-chose, mais c'était suffisant pour ce que j'avais en tête.

- Merci, Tyria, ton cadeau me touche beaucoup. J'espère ne pas en avoir besoin à l'avenir, mais j'apprécie le fait de savoir que je ne serais jamais seule en cas de danger... Et j'ai aussi un cadeau pour toi. Ce n'est pas uniquement pour te rendre la pareille, ne t'en fais pas, mais j'en ai réellement envie. J'ai cru comprendre que tu n’appréciais pas particulièrement les Jedis, aussi, cette dague en cortosis pure devrait les empêcher d'utiliser leurs sabres lasers. La lame est bien équilibrée, et tu peux aussi bien la lancer sur un adversaire... Elle n'a ni décoration, ni fioriture, elle est entièrement dévouée à l'efficacité. Un peu comme toi, ajoutais-je avec un clin d’œil. Ce n'est pas grand-chose, mais ça me ferait plaisir que tu l'aies.

Tout en parlant, j'avais sorti ma dague de son petit fourreau, et lui remis en la lui tendant par la garde, puis détachais l'étui pour le poser sur la table. Cette lame m'avait coûté cher, mais, au bout du compte, je n'en avais jamais eu réel besoin, contrairement à Tyria qui devait régulièrement avoir des adversaires. Je ne doutais pas de ses services de sécurité, mais, pour ma part, je m'étais toujours sentie nue sans une bonne lame à proximité. Celle-là était unique, étant donné qu'elle avait été faite main, mais je m'en séparais avec bon cœur. J'en retrouverais une autre, et ça n'était pas mon atout premier, étant pilote de chasse.

Je tenais aussi à Tyria, et même si je ne cherchais rien à prouver, je voulais qu'elle soit sûre de mon amitié et de mon soutien en toutes circonstances. Je n'imaginais même pas l'attaquer, si un jour on m'en donnait l'ordre. Plutôt passer en Cour Martiale ou la rejoindre. Si la République venait à se mettre à dos le Consortium, elle serait tombée bien bas. Si bas que plus rien ne m'y retiendrais.

J'avais peu d'amis en dehors de mes relations professionnelles, et j'étais fière de pouvoir la compter parmi les miens. J'étais même honorée de sa confiance, et ferais tout pour la conserver. Jamais je ne la trahirais, car elle était bien plus républicaine que beaucoup de républicains. Je ne disais pas qu'elle partageait toutes nos valeurs, mais elle en possédait bien plus que certains. Et rien que pour ça, je l'admirais de s'affirmer ainsi dans ses convictions.

Cette rencontre imprévue avec le Consortium n'aurait eu que des effets bénéfiques pour moi, en tant que personne, et non plus seulement en tant que pilote de la République. Certes, on allait me gueuler dessus pour avoir accepté ce que demandais Tyria, mais je m'en fichais bien. J'avais rencontrée une amie, et ça, ça valait bien plus que n'importe quoi d'autre dans cet Univers...
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 20 Jan - 17:42

C’était tout un cadeau, ça il ne fallait même pas se faire d’idées là-dessus. Est-ce que j’allais m’en servir par contre? Jamais de la vie! Comme bien des offrandes reçues par le passé, je l’ajouterais à ma collection. Hors de question de risquer de perdre ou d’endommager un cadeau si précieux sur le champ de bataille. Si vous saviez le nombre de personnes imprudentes qu’il y a en ce bas monde… Tout bonnement effarant. Qui plus était, une arme en cortosis coutait une petite fortune et j’en savais quelque chose : il m’arrivait d’en vendre à certains clients. Personnellement, je considérais le phrik comme supérieur mais tellement plus difficile à trouver et surtout, à travailler... Mais bon, on ne devait jamais critiquer un cadeau, c’était faire preuve de vanité sinon. Même les pires cadeaux avaient leur utilité. Je me souvenais d’un cadeau de très mauvais goût qui était passé à l’histoire… Mon histoire.

Une robe que l’on m’avait offerte, qui avait été d’une remarquable utilité pour étouffer pour étrangler une paire d’assassins… Oui, j’étais arrivée par derrière, après que le premier des deux salopards soit entré dans ma chambre d’hôtel pour me butter et je l’avais étouffé en lui passant la chose sur le visage et en tirant un coup sec jusqu’à ce qu’il arrête de remuer. J’aurais bien voulu l’étrangler mais ce salopard avait bien trop gigoté pour ça. Son comparse avait fini étranglé puis pendu avec ladite robe… Ou tiens, une fois, on m’avait offert… Vous savez, cette espèce de jambon qui pourrait tout aussi bien servir de massue? Justement, c’était d’arme contondante qu’il m’avait servi. Quoi? J’avais assommé un tueur avec ça! Bon d’accord, ces deux exemples n’avaient pas finit dans ma collection, faute de vrai côté pratique mais vous voyez le genre, non? Même si je n’aimais pas, je ne rechignais pas et je ne me plaignais pas.

Chose certaine, avec son salaire de pilote, elle allait travailler dur pour remplacer une arme pareille. Je n'étais personnellement pas fan de ce genre d’armes, je préférais les blasters et autres armes du genre, de quoi faire des trous dans mes ennemis. Un couteau ça se lance, oui, mais je préférais éviter : on pouvait vous le relancer à la figure, un tir de blaster, à quelques exceptions près (lire tricheries), non. D’où le pourquoi ce cadeau irait avec ma collection d’armes rares et exotiques. J’aurais l’air idiote si on me le volait une fois l’avoir lancé! Et comment vous voulez expliquer la chose avec un minimum de dignité par la suite, je vous le demande! Des plans à vouloir se cacher au fin fond de la plus perdue des jungles oui! Chose certaine, elle s’y connaissait en armes parce que ce n’était pas du travail d’amateur et si je n’étais pas moi-même la plus grande experte sur le sujet, j’avais une bonne idée de quoi je parlais.


« C’est un superbe cadeau mais je te le dis tout de suite : je vais le ranger dans ma collection d’armes rares et exotiques. Je mourrais bien de honte si je réussissais à le briser sur le champ de bataille ou pire encore, me le faire voler! Rien que d’y penser… Non, mieux vaut ne pas y penser. Jamais mon honneur n’y survivrait. Oui, je pense que je sais exactement où je vais l’exposer ton cadeau. Ce sera une place parfaite même!

Juste à côté d’un electrostaff de Magnaguard, qui date de la guerre des clones. C’est mon illustre ancêtre qui a commencé la collection… Dans la catégorie armes résistant aux sabres laser, c’est une très belle addition je trouve. Un jour peut-être que tu auras l’occasion de la voir, cette collection, qui sait… Oui, je sais : ce n’est pas très féminin de collectionner des armes mais je n’ai jamais été très féminine pour commencer alors… »


J’avais passé le commentaire en souriant. Je n’avais aucun problème à reconnaitre que j’étais probablement la moins féminine de toutes les femmes de la galaxie mais je m’en foutais complètement. J’étais ce que j’étais et je n’avais absolument rien à envier à qui que ce soit. On choisit ce que l’on veut être et j’étais exactement ce que je voulais être. J’en étais fier et on pourrait me jeter toutes pierres du monde, cela ne me ferait ni bronche ni changer d’avis. L’opinion des autres, je m’essuyais les fesses avec. Enfin, tout dépendait de qui venait l’avis mais disons que c’était le cas pour 90% des occurrences. La galaxie était peuplée majoritairement par des imbéciles de toute façon, c’en était consternant. Enfin bon. Je décidai de remplir les verres à nouveau, pour porter un toast à l’amitié. On ne trinquait jamais assez à l’amitié. C’était très important en ce bas monde, surtout en ces temps si troublés.

Ah mais je n’étais pas hypocrite au point de dire que cette situation ne me plaisait pas. Le Consortium ne pouvait être fort que dans la discorde galactique car en temps de paix, nous serions traqués et éliminés par les puissants. Prolonger la guerre était dans notre intérêt mais je me gardais bien d’en faire part à Nayeli. Une personne avec des idéaux nobles comme les siens risquait de voir d’un très, très, très mauvais œil ma perception des choses. Il ne fallait pas oublier que j’étais une criminelle recherchée donc loin d’être une enfant de cœur. Je n’étais pas systématiquement tout ce que l’on disait sur moi mais Nayeli devait garder à l’esprit que je n’étais pas simplement quelqu’un préférant son indépendance. Chaque personne dans ce vaisseau avait commis au moins un meurtre… Et pour certains, ce n’était pas un petit meurtre, c’était quelque chose de costaud, de solide, dans le genre notable ou gens importants.

Non, Nayeli ne m’aimerait pas si elle me voyait pendant les heures de bureau. Cependant, comme tout professionnels, je savais quitter mon rôle une fois la journée terminée et prendre du bon temps. Tous nous faisions ce que nous avions à faire pour survivre et moi j’avais choisis de faire ce que beaucoup n’ont pas le courage de faire. Est-ce que je regrettais mon choix? Non. À mes yeux, l’innocence n’existait pas. Nous avions tous quelque chose à nous reprocher et donc je n’avais pas d’états d’âme à réduire quelqu’un en esclavage. Est-ce que Nayeli pouvait vraiment regarder une partie de moi sans voir le reste, beaucoup plus sombre? Allez savoir. La pensée me passa par la tête, en tout cas, pendant que je calais mon verre d’un trait. C’était une question parfaitement légitime et plus que pertinente… Il y avait toujours deux côtés à une médaille. Ils n’étaient pas tous les deux bien beaux, bien souvent…


« Je me demandes… Aurions-nous développé un respect mutuel en d’autres circonstances? Si tu avais été une esclave par exemple, arrachée au tiens par moi et mes hommes, aurais-tu pu voir au-delà des apparences pour voir la personne que tu vois en ce moment? Si tu avais été une impériale, aurais-tu pu voir au-delà de ton endoctrinement? Si tu étais plus proche de la perception républicaine des criminelles, aurais-tu bu un verre en toute bonne foi?

L’inverse est tout aussi vrai. Si tu avais été une Jedi ou une Sith, je peux te garantir que tu te serais heurté à mon hostilité bien plus qu’à mes bonnes grâces. Si tu avais été comme cet homme que je viens de ridiculiser, c’est mon mépris qui aurait pris le dessus. Si tu avais été une esclave soumise, c’eut été mon dédain. C’est fou comme une face de la médaille peut briller tellement plus que l’autre, comment l’instinct compte pour beaucoup dans nos vies… »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 23 Jan - 7:13

Tyria avait l'air d’apprécier mon cadeau, et cela me fit plaisir intérieurement. Certes, elle avait l'air décidée de ne pas s'en servir au combat, et cela pouvait se comprendre. Les couteaux avaient nombres d'avantages, mais tout autant d'inconvénients. Et puis, la place de choix qu'elle réservait à la lame montrait qu'elle y tenait, et que ce n'était pas par dédain qu'elle ne l'utiliserait pas directement. Indirectement, une collection d'armes de ce genre impressionnait n'importe qui.

Surtout si c'était des Jedis. Cela montrerait qu'elle possédait de quoi les combattre, et qu'elle n'hésiterait pas à le faire. Enfin, ça, c'était dans le cas me semblant improbable où un Jedi serait invité chez elle. Je ne savais pas d'où lui venait sa haine viscérale vis-à-vis d'eux, mais je ne souhaitais pas lui en parler si elle ne le voulait pas elle-même. Je déteste forcer les gens, je préfère attendre qu'ils soient prêts à parler. C'est une tactique plus prudente, et plus efficace selon moi.

Son commentaire sur les occupations dites "féminines" me firent rire. Qui aurait imaginé de Tyria, dans sa position actuelle, d'avoir des occupations de femme au foyer ? Non, ces conceptions machistes étaient irrévocablement sans rapport avec elle. Ou beaucoup d'autres, moi y compris. Si l'Univers avait changé sur un point, c'était bien le rôle dévolu aux femmes. Depuis la grande guerre, leur rôle n'avait cessé d'augmenter, et se perpétuait aujourd'hui avec une femme comme Leelou E. Valtym à la tête de notre République. J'avais aussi entendu dire que beaucoup d'Impériaux étaient des Impériales...

Nous portâmes un toast à l'amitié, un bon sujet pour poster un toast selon moi. L'alcool me brûla une nouvelle fois la gorge, mais je commençais à m'y faire. Même si je me doutais qu'à un tel régime ma capacité d’absorption serait bientôt épuisée. Mais au fond, ce n'était pas si grave. Je faisais confiance à Tyria. Il y a des gens comme ça auxquels ont fait confiance immédiatement. Il n'y avait qu'à voir mon aventure avec ce marchand de Bespin...

Tyria m'interrogea ensuite sur un sujet, qui, je dois l'avouer, méritait qu'on s'y attache quelques instants. Comment se serait déroulée notre rencontre en d'autres circonstances ? Se seront-ont apprécié ? Regardé de la même manière ? Autant de questionnements philosophiques qui restaient sans réponse. Car, après tout, notre jugement était déjà faussé par notre rencontre actuelle. Certes, on pouvait tout aussi bien affirmer, mais bien sûr, moi, j'aurais su voir au-delà des apparences, mais seuls les imbéciles raisonnaient ainsi.

S'il était impossible de changer le cours du temps, il était tout aussi impossible de prévoir nos réactions dans cet hypothétique situation. Personnellement, j'avais beau dire ce que je voulais, on ne pouvait pas savoir. On ne pouvait plus savoir. Mais était-ce vraiment utile de se questionner sur cela ?

- Je ne sais pas ce que cela aurait donné, avouais-je. Peut-être qu'effectivement, nous serions-nous détesté, ou peut-être même affronté. Je ne sais quoi encore. Mais ce que je sais, c'est que cela ne s'est pas passé ainsi. Tu me diras que c'est évident ce que je raconte, mais des fois, je pense qu'il faut juste se contenter de la manière dont les choses nous sont arrivées, et ne pas penser aux "et si".

Personnellement, je suis heureuse de la manière dont se sont déroulées les événements, ils n'auraient pu être meilleurs. Je ne suis pas morte, certains changements vont être faits dans mon escadrille, et je me suis trouvée une amie. Je doute que beaucoup de personnes aient ma chance en une seule journée, aussi, je ne me demande pas comment cela se serait passé si j'avais fait telle ou telle autre chose à la place d'une autre. Ce qui est fait est fait, et je respecte le passé. Et puis, peut-être que si j'avais été ton esclave, au bout d'un temps, aurais-je fini par te pardonner. Peut-être pas t'apprécier comme aujourd'hui, mais te pardonner. Mais cela fait désormais partie d'un futur révolu, quels que soient nos futurs échanges à l'avenir, tu ne crois pas ?
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 23 Jan - 15:47

Là-dessus elle n’avait pas tort. Je pouvais bien me perdre en tergiversations, ce qui était passé était passé et on ne pouvait pas revenir dessus. Enfin… J’espérais sincèrement qu’on ne pouvait pas revenir dessus, autrement ce serait la surprise la plus désagréable qui soit. S’il fallait que mon passé me renvoie des ennemis que j’avais envoyé à la tombe, ce serait bien la chose la plus vache que l’on m’ait fait et de loin! Il y avait bien des blessures que je ne voulais pas voir se rouvrir alors… Mieux valait espérer que les choses resteraient comme elles étaient. Enfin… Moi je l’espérais. On avait beau avoir du courage pour quatre, il n’en demeurait pas moins que quiconque avait ses démons ne voulait pas les revoir s’il pouvait l’éviter. Laissez-moi vous dire qu’avec une feuille de route comme la mienne, j’avais de quoi m’inquiéter un peu. On ne se hisse pas au sommet sans consentir à des sacrifices.

Mais bon, je n’allais pas me pourrir le moral avec des trucs pareils, pas vrai? Ça n’aurait pas été moi ça, oh ça non! Mieux valait penser à autre chose, à des temps plus heureux comme dans les dernières semaines, journées, heures… J’avais une grande famille à laquelle me raccrocher au besoin. Ce n’était pas la peine de m’en faire toute seule. En tout cas, j’en connaissais au moins un qui s’il ne serait pas nécessairement le plus réconfortant qui soit, aurait à tout le moins un commentaire pour me faire sourire. Mon garde du corps et mon second, l’irremplaçable Urai Fen. Quand j’étais petite, plutôt que de me raconter les classiques contes pour enfants, j’ai eu droit à des récits épiques de batailles, avec le sang et les tripes en prime. Ah ce n’est pas moi qui allait m’en plaindre, non. Il y avait du vécu dans ce qu’il avait à raconter, ce qui ne rendait que plus passionnant encore le récit. On avait trop souvent le tour de sous-estimer un bon récit.

Bon, sort de tes pensées Tyria parce que Nayeli ne va pas attendre éternellement que tu remettes tes yeux dans leur trou! Et justement tiens, qu’est-ce que nous pourrions faire d’autre pour profiter du moment, profiter de la vie. Réfléchissons. Nayeli était pilote de la République Galactique et moi la chef d’une puissante organisation criminelle. Nous étions en ce moment dans l’un de mes vaisseaux, son chasseur dans mes hangars… Ce qui signifiait aussi que… Oui, à moins de faire erreur… Une vérification rapide me confirma ce que je voulais savoir. Me levant brusquement, je l’attrapai par la manche avant de lui donner un ordre simple. Ferme les yeux. Je savais qu’elle se laisserait guider. Elle me faisait confiance après tout. J’allais donc servir de guide pour Nayeli et je la fis marcher, emprunter un turbo élévateur et une odeur familière pu se faire sentir pour elle. Carburant pour vaisseau.

Nous étions donc dans un hangar et quand je lui fis rouvrir les yeux, elle regardait de près quelque chose qu’un impérial ou un républicain n’avait pas exactement l’occasion de voir (si c’était le cas, c’était bien souvent la dernière chose qu’il voyait…) : un Star Viper. Le chasseur qui était devenu le standard dans les forces du Consortium, un appareil horriblement coûteux mais capable de déclasser Interceptor et A-Wing confondus. Et quand je dis horriblement coûteux, je le pense vraiment. À chaque appareil détruit ou endommagé, je ne retenais pas un juron bien senti. La perte d’un de mes gars était terrible en soi… Perdre les deux était à la foi coûteux émotivement ET monétairement. Personne dans le Consortium ne montait dans un Star Viper sans que je ne sois sûre à 100% des compétences du pilote. Tous mes pilotes passaient un test de dépistage avant de monter. Que j’en prenne un saoul ou drogué…


« Surprise! Allez, enfile ton casque et va faire un tour avec. Je te préviens par contre : tu le bousilles, tu le rembourses! Et non je ne suis pas vache. Demande à mes gars : tu serais bien la première ou dans les premières personnes hors Consortium à avoir la permission de t’approcher d’un tel chasseur à moins de quinze mètres, encore moins de le piloter. Ceci dit, il en faut pas confondre budget et amitié, si tu vois ce que je veux dire… »

Ce n’était pas dit pour être désagréable mais je vous l’ai dit : je suis une pragmatique. Je ne peux m’empêcher de penser à ce genre de détails. C’est systématique. D’accord, on pouvait argumenter sur le fait que j’avais mes priorités à la mauvaise place mais je ne me referais pour absolument personne. Je m’aimais très bien comme j’étais! Rectification. La galaxie n’avait qu’à s’adapter à moi. Ce n’était pas par narcissisme mais je n’étais pas du genre à m’empêcher de vivre pour qui que ce soit. Ni maintenant, ni jamais et même s’il ne fallait jamais dire jamais, j’étais persuadée de ce que je disais. Les Jedis ne pourraient pas m’y contraindre : mon implant empêchait leurs tours déloyaux d’influencer mon esprit alors… Rien à craindre de ce côté-là et la menace était sans le moindre effet sur moi. Autrement dit, levez-vous très tôt si vous voulez réussir un tel tour de force. Très, très, très tôt.

Enfin bon. J’espérais qu’elle allait aimer l’attention et qu’elle prendrait plaisir à essayer un tel appareil. La République, aussi vertueuse soit-elle, avait encore des choses à apprendre côté budget. La première chose à garder en tête : nul besoin d’une armée gigantesque. La qualité devait primer sur la quantité. Ce n’était pas pour être vache mais combien de chasseurs TIE l’Empire avait dû envoyer à la destruction totale avant de se rendre compte que ce n’était pas en jouant les avares qu’ils allaient triompher de X-Wing? Ou tiens, ces croiseurs en pointe de tarte. Comment voulez-vous prendre au sérieux un empire qui envoie des pointes de tarte volantes pour vous faire la peau? En plus, ces trucs-là étaient tout sauf le summum de l’efficacité. C’était effrayant, épeurant… Mais peu maniable. Sans compter le temps de réaction des officiers. Ils étaient lent à la détente ceux-là… Enfin, la plupart du temps.

Le vaisseau en tant que tel n’était pas tout. L’équipement y était aussi pour beaucoup. Plus important encore était l’équipage. Un bon équipage peut faire des miracles. Un équipage médiocre dans un excellent vaisseau va en faire un bloc de métal volant aussi menaçant qu’un rancor de cinq centimètres de haut. J’en savais quelque chose, vous irez demandez aux impériaux en charge des patrouilles dans les secteurs à faible risque. Vous aurez beau être l’amiral machin, si vous êtes un incompétent, vous êtes un incompétent. Là je mettais une bonne pilote dans un bon chasseur… Cela promettait d’être intéressant. Très intéressant. En fait, j’espérais qu’elle se livrerait à quelques fantaisies aériennes... Ne serait-ce que pour donner un bon spectacle. Moi je n’avais aucune honte à le dire : j’adorais voir le talent pur en pleine action. Personnellement, c’était quelque chose à vous donner des frissons, à mon avis.


« En tout cas je peux te garantir que ce n’est pas les républicains qui te donneraient pareille opportunité. Je te le dis, un A-Wing c’est bien mais quand tu as essayé un Star Viper, c’est comme préférer le coton à la soie. Tu préfères forcément la soie. Bon d’accord, c’est surtout une question de perception mais je te jure que voler dans un tel chasseur, c’est une expérience assez spéciale. Ne serait-ce que par son absence de fuselage… »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 27 Jan - 6:02

Tyria se leva d'un bond et m'agrippa par la manche en me demandant de fermer les yeux et de la suivre. Je lui faisais confiance, et jouais le jeu, bien qu'être ainsi guidée sans savoir où j'allais, et dans quel but était assez... étrange, pour le moins. Je n'acceptais d'être totalement aveugle qu'avec peu de gens, pour ainsi dire, presque personne. En tant que pilote, notre vue est un sens immensément important, même si nous ne devons pas négliger les autres. Néanmoins, la capacité d'analyser une situation tactique d'un seul coup d’œil, de repérer des adversaires se mouvant dans l’obscurité de l'espace, ou tout simplement trouver une bonne place à l'écart des disputes dans une taverne faisait partie des talents de base chez un pilote.

J'essayais de faire comme dans les films, c'est-à-dire compter le nombre de pas, de changements d'étages, etc., mais abandonnais très rapidement. Non seulement je n'avais pas la tête à ça, mais le pas pressé de Tyria m'empêchais tout décompte. Lorsque nous arrivâmes dans une pièce surchargée d'une odeur reconnaissable entre toute, et chérie par tous pilotes digne de ce nom : l'odeur du carburant. J'inhalais longuement, gardant les yeux fermés, puis les ouvrit, sachant que nous étions arrivés.

Sauf qu'en lieu et place de ce que je pensais être mon A-Wing réparé, trônait un Star Viper du Consortium.

Je me retournais vers Tyria, la stupéfaction se lisant clairement sur mon visage. Je regardais de nouveau le vaisseau, avant de regarder la mercenaire. Que dire ? C'était comme si mon cerveau s'était soudainement mis en off. Certes, j'avais déjà entendu parlé de ces chasseurs, sans y prêter plus d'attention que ça, me contentant de ce que j'avais. Mais en voir un pour de vrai, pouvoir le piloter même... Ça me dépassais.

Je bredouillais des remerciements, et m'avançais vers le chasseur flambant neuf. Je fis courir mes doigts sur une des ailes en frissonnant sous le métal froid. Il me fallut un instant pour remarquer que je me mordais la lèvre d'excitation. Je pris mon casque à ma ceinture et l'attachais fébrilement, avant d'entrer dans le cockpit. J'observais un instant les instruments de bord, histoire de vérifier où était quoi, et si il n'y en avait pas d'inconnus. Je ne voulais pas prendre de risques inutiles avec un tel bijou.

J'effectuais les procédures de vérifications des systèmes pré-vol dans un calme très relatif, impatiente que j'étais de décoller. Les moteurs ronronnèrent doucement au contact, et je ne pus retenir un petit rire de gorge. Je fis s'élever doucement le vaisseau pour sortir du hangar. Pas de gaffe. Surtout, pas de gaffe. Une fois dans l'espace, je retins ma respiration. Cela ressemblait énormément avec mon premier vol dans un A-Wing. Au moins du point de vue de l'excitation enfantine qui s'était emparée de moi.

Puis je libérais la puissance des moteurs en une flèche vertigineuse.

Je vous avais déjà dit que le A-Wing était maniable au possible ? Oubliez. On dirait une brique à côté de cette merveille. L'engin, tout en me conférant une vitesse de pointe, réponds à chacune de mes sollicitations. Et quand je dis qu'il y réponds, c'est un euphémisme. Il faut comprendre que je n'ai qu'à glisser le manche d'un cheveu (et ça, c'est pas un euphémisme) d'un côté pour que l'appareil se mette à tourner dans la direction voulue-ou pas d'ailleurs.

Il va me falloir un moment pour m'acclimater, mais j'y arriverais. C'est pas comme si je tombais d'un X-Wing dans ce vaisseau, auquel cas, j'aurais bien eu du mal à le maîtriser. Et j'ai envie d’exécuter quelques démonstrations.

Je commence en douceur par un petit looping, histoire de tester la réactivité de mon chasseur, puis part en vrille vers des chasseurs républicains en contrebas, ceux du groupe 1, qui s'éparpillent à mon arrivée. Une joie sauvage m'envahit, et je ne cherche même pas à retenir un cri de joie pure en redressant l'appareil, me dirigeant vers le vaisseau principal du Consortium.

Frôlant les baies vitrées à une vitesse folle, je dois admettre que cet engin n'est comparable en rien avec tout ce que j'ai pu tester jusqu'alors. Et pourtant, je suis qualifiée sur tous les appareils de reconnaissance avancée et de soutien de la République, autrement dit, les plus rapides et les plus performants. J'ai même testé en simulation quelques appareils Impériaux. Aucun ne sont comparables.

Je fais un tonneau pour éviter une tour de communication, et je me lance.

D'abord, un petit renversement pour gagner de l'altitude. Je serre fort le manche et m'élance dans l'obscurité des étoiles dans une droite presque à 90° de mon point de départ. Puis je fais une boucle avec un demi-tonneau, ce qui fait que je me retrouve "à l'envers" par rapport au vaisseau de Tyria. Mon chasseur est donc sur le dos, et je fais quelques passes pour décroître ma vitesse progressivement.

Puis je casse ma vitesse, et pars en décrochage. Mon appareil et moi tombons à pic en vrille, mais je ré-active les moteurs d'un coup et remonte en chandelle. J'inspire profondément, cette voltige n'étant pas à répéter trop souvent. Cause de stress et d'accidents, bien exécutée, elle est magnifique. Mal exécutée et on se retrouve écrasée par la pression ou contre un quelconque objet.

Après quelques figures du même style, je longe le vaisseau principal en saluant le personnel par des mouvements d'ailes. Rien ne peux me rendre plus heureuse que voler. Et voler dans un Star Viper, c'est le summum. J'aurais bien aimé avoir une petite escadre avec moi pour exécuter de plus belles figures, mais tant pis. Je refais un passage en roulant mon chasseur sur lui-même, figure assez compliquée à réaliser en gardant le sens de l'orientation. Quand une étoile se met à danser devant mes yeux, je décide -non sans mal- d'arrêter de jouer.

Je dirige à regret le chasseur vers le hangar de départ après une dernière boucle, et atterris en douceur. Rien de cassé, et pas d'éraflure. Je ne suis pas peu fière d'avoir réussi à maîtriser un tel engin. Sacré bête ! Je coupe les moteurs, et les écoute s'éteindre doucement. Puis je décroche ma ceinture de sécurité, et quitte le cockpit, un immense sourire aux lèvres.

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Ven 27 Jan - 8:53

« Salut boss. J’ai pas pu m’empêcher de suivre ce qui se passait et quand j’ai vu passer à toute vitesse un de nos Star Viper à quelques centimètres de la coque du vaisseau, j’ai tout de suite su que tu y étais pour quelque chose. Alors, c’est qui le pilote? Ta nouvelle copine chez les républicains? Elle est jolie, ça y a pas à dire. Et elle est douée. C’est à couper le souffle. Tu veux que je te dise boss? C’est pas du pilotage, c’est de l’art. »

« T’as d’autres évidences à me balancer ou t’es là pour quelque chose d’utile Spike? Des fois je me demande si ta tête sert à autre chose qu’à faire tenir ton casque, quand tu es en armure de Corrupteur. Arrête, je déconne, pas la peine de faire cette tête. Évidemment qu’elle est douée. Surdouée même, si tu veux mon avis. Cette petite est née pour être pilote. Née pour être libre. La voir voler dans un Star Viper? De la poésie Spike, de la poésie. »

« J’aime pas ton regard boss. À chaque fois que tu as ce regard-là, c’est que tu as une idée de génie. Et comme t’es complètement barge, c’est souvent quelque chose de contestable et à la logique douteuse. Remarque que quand ça marche, ça marche. On s’est ramassé un Worldcraft la dernière fois. Dix contre un que la prochaine chose que tu dis c’est une grosse, non une énorme connerie. Non pas dix. Cent. Cent contre un. »

« Tu sais quoi? Moi je dis qu’on lui donne ce chasseur. Regardes la. Elle a l’air tellement heureuse. Oh arrête de tirer une gueule de poisson hors de l’eau! Évidemment que le Star Viper va rester dans nos hangars. J’suis pas folle quand même! Et puis tu penses vraiment que c’est les reps qui vont lui donner une telle opportunité? Ils lui prêtent un vaisseau, c’est pas un don et tu le sais ça. C’est totalement différent. Alors, verdict? »

« Gagné. Une énorme connerie. Boss… Un Star Viper, NOS Star Viper, c’est 600 000 crédits pièce. Le double d’un TIE Defender et avec la baisse de prix du A-Wing, de 175 000 à 150 000, le QUADRUPLE du meilleur chasseur républicain! Tu veux vraiment griller 600 000 crédits pour ta nouvelle amie? D’accord, je ne nie pas le fait que ça pourrait être un investissement intéressant, au vu de son talent et de son attitude mais… »

« C’est pas de ma faute si la République est pauvre et que l’Empire est radin. Je te rappelle que nos Star Viper reprennent les éléments plus coûteux qui ont été mis dans le design d’origine, le Virago, chasseur personnel de Xizor. ÉVIDEMMENT qu’ils coûtent une fortune. Mais là n’est pas la question. C’est toujours sympathique de faire des cadeaux. Et j’ai dans l’idée qu’elle va être contente. Et puis si elle fait du mercenariat pour nous… »

Théoriquement, le Consortium de Zann n’engageait personne à temps partiel ou sous contrat. Jamais avec un grand J pour une raison évidente : cela évite que l’ennemi mette la main sur des informations sensibles à cause d’un contact peu fiable. Cependant, la regrettée Aalya Malorne, en tant que personne et ancienne hors la loi, aurait été prête à assister le Consortium si besoin, sans que des attaches à la République viennent entraver la chose. C’était une action volontaire, bénévole, non rémunérée, quelque chose de ponctuel, de temps en temps. Une personne en aidant une autre. Techniquement, le A-Wing de Nayeli était propriété de la République. Même si elle le voulait, elle ne pourrait me prêter main forte de sa propre initiative, sans compromettre sa carrière. Le Star Viper, d’un autre côté, était un produit du Consortium, offert en toute bonne foi et « entreposé » dans nos installations pour des mesures de convenance.

Dans les faits, je faisais juste donner un vaisseau à Nayeli pour qu’elle puisse avoir ce que la République ne pourrait jamais lui offrir et informellement, je lui proposais de mettre de temps en temps l’épaule à la roue pour faire tourner le Consortium. Rien de plus, rien de moins. Spike considéra la chose pendant plusieurs secondes avant de conclure qu’effectivement, c’était une excellente idée. Une pilote de la trempe de Nayeli, même si c’était une fois de temps en temps et hors des canaux officiels, pourrait apporter beaucoup lors de nos opérations. D’accord, j’allais lui demander de l’aide mais pas pour n’importe quoi. La chasse aux pirates, aux criminels rivaux. Je n’allais pas l’embarquer dans une mission où nous irions ramasser des esclaves quand même. Il y avait ambition et ambition. Le but, c’était de lui permettre de piloter un Star Viper et de se battre avec, pas d’en faire une criminelle recherchée par ses employeurs, quand même!

Pour lui annoncer tout cela, il fallait d’abord attendre qu’elle se pose. En fait, elle aurait droit à tout un comité d’accueil car ses acrobaties avaient été vues par bien des membres d’équipage et ils voulaient tous savoir qui était capable de pareilles prouesses. Mes pilotes étaient doués mais ça, c’était de la sur douance. Le commentaire sur toutes les lèvres : on peut faire ÇA avec un Star Viper? Oui, apparemment car Nayeli venait de le faire. À entendre les commentaires excités de mes mécaniciens, pilotes et autres, mamzelle Hawkins serait bien accueillie dans la famille… Enfin comme membre honoraire mais bon, je n’allais pas non plus la forcer à lâcher la République non plus. On ne forçait pas les choses ainsi, enfin, pas quand il s’agissait de ses amis. C’était tout sauf loyal et ultimement, cela finissait par vous éclater au visage, avec toute la merde allant avec alors non merci. Que le temps fasse son travail, on verra ensuite.

Quand elle se posa, le hangar (qui commençait à être bondé) fut envahi de sifflements, d’acclamations et d’applaudissement. Une bouteille de champagne fut débouchée, arrosant d’alcool la républicaine comme si elle venait de terminer une course très importante et elle se retrouva soulevée dans les airs par plusieurs mains qui auraient pu être baladeuses… Mais qui la portait en héroïne. Que voulez-vous : une grande famille, des gens rebelles face à la loi et l’ordre… Forcément, à la longue, vous finissiez contaminés par l’esprit de franche camaraderie, même si vous êtes un assassin de la pire espèce. Est-ce qu’ils se montraient si sympathiques, les républicains? Difficile à dire, j’avais vu des extrêmes mais pas le juste milieu. Enfin bon, Nayeli m’en ferait peut-être part. D’un sifflement aigu, je ramenai tout le monde au calme et Nayeli fut reposée au sol. Tous étaient en train de me regarder avec attention.


« Les p’tits gars, et les p’tites filles, bien sûr, vous avez vu de quoi elle est capable avec un Star Viper? Hein? Je ne vous entends pas bien. Vous avez vu de quoi elle est capable avec un Star Viper? Eh mais pas si fort, j’suis pas sourde! Donc ouais, vous avez vu. Et bien figurez-vous que j’ai eu une idée. Combien ça coûte un Star Viper? Enfin, les nôtres… 600 000 crédits? Et sa performance, vous pensez qu’elle vaut combien?

Et si on le lui donnait, ce Star Viper? Oui, oui, vous m’avez bien entendu! Elle doit bien avoir des permissions la républicaine, non? Et si elle revenait vous faire baver avec son savoir-faire du pilotage hein? La prochaine fois, qui sait, y en a peut-être un ou une qui voudra se mesurer à elle? AH! J’le savais! Quand l’ego est en jeu, 600 000 crédits c’est trois fois rien! Alors une bonne main d’applaudissement pour Nayeli Hawkins, nouvelle propriétaire d’un Star Viper du Consortium! »
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MessageSujet: Re: Imprévu [PV] [TERMINE] Lun 30 Jan - 6:45

Mon sourire disparut bien vite face à mon comité d’accueil. Le hangar était rempli de mercenaires de tous postes, que ce soit des techniciens, de pilotes, ou que sais-je encore. Et tous étaient là en train d'applaudir en sifflant. Je tentais de dire quelque chose, mais ma voix me manqua, et de toutes façons, je n'étais pas sûre qu'on m'aurait entendu. Une bouteille de champagne m'arrosa, comme au ralenti, tandis que mon cerveau surchauffait pour tenter de trouver une explication logique. Il n'en trouva pas.

Au bout d'un moment qui me parut interminable, mon sourire revint, sans pour autant l'avoir décidé d'une part, ni comprendre la situation d'une autre. Je fus soulevée dans les airs, et ne songeait même pas à protester. Difficile de se concentrer à cet instant, mais je commençais à comprendre qu'ils étaient là à cause de ma performance en Viper d'au-dehors. Voilà ce que je récoltais à faire la maligne devant les baies vitrées. En même temps, j'avais envie de rire, mais dans un autre... Non, en fait, j'avais juste envie de rire, ce dont je ne me privais pas. D'abord un rire un peu gêné, puis un rire franc et débridé.

Ces moments de joie et de rire allait former un souvenir inoubliable, c'était sûr. Je ne m'étais pas sentie aussi acceptée depuis... depuis mon arrivée chez les Phoenix. En particulier de la part de mes deux ailiers de l'escadrille de reconnaissance. J'étais heureuse, et ça me suffisait.

J'aperçus Tyria du coin de l’œil, qui siffla pour ramener le calme et le silence. Je fus aussi déposée à terre, pour la première fois depuis ma rentrée dans le hangar. Apparemment, Tyria avait une annonce à faire, et un silence attentif attendait ses paroles.

En revanche, quand je les entendis, je ne les compris pas de prime abord.

Un Star Viper ? Pour moi ?

Beaucoup d'émotions contradictoires défilèrent en un quart de secondes dans ma tête. De la joie bien sûr, de la surprise surtout (et pas qu'un peu !), de l'excitation, l'envie de refuser, l'envie de ne pas refuser, celle de sauter au cou de Tyria, et j'en passe. Ce qui est certain, c'est que cela se vit lorsque mon visage se colora abondamment de rouge, et que mes yeux étaient agrandis, ressemblant à des cercles de surprise. Enfin, c'est comme ça que je vois la scène, après, je ne pense pas avoir eu de réactions plus marquées... Je savais me tenir quand même ! Enfin, là, remarque, la nouvelle me soufflait. Littéralement. J'aurais pu m'envoler sans vaisseau...

Bien sûr, je savais ce que cela signifiait, mais j'étais assez d'accord avec les implications. En contrepartie, j'imaginais sans doute que je devrais aider Tyria dans certaines opérations, mais cela ne me gênait pas. Déjà depuis tout à l'heure, j'avais accepté cette proposition d'emploi au cas où la République me laisserait tomber, alors que je puisse travailler pour elle sans pour autant quitter mon escadrille était une opportunité incroyable.

Au bas mot, son idée était géniale. Et pour moi, cela n'impliquait que des avantages : garder mon travail chez les Républicains, et travailler avec une amie, de surcroît dans un vaisseau hors du commun. Et ça remplirait même les semaines de permissions passées à la Base, sans autre occupation que de nettoyer système d'armement ou autre de mon A-Wing (désormais surclassé, je me demandais si j'allais m'y refaire de nouveau...).

Ma vie avait en cet instant pris un tournant imprévu, insoupçonné, mais que je ne regrettais pas le moins du monde. Au contraire. En cet instant, je savais que je suivais la bonne voie, que j'étais sur le bon chemin. J'allais de l'avant, et cette simple idée m'alla droit au cœur. Depuis toujours, je cherchais où je devais aller, quel était mon rôle dans cet Univers. Si je ne le savais pas encore, je savais que j'étais sur le chemin qui m'y conduirait. Et cela avait plus de valeur qu'une escadrille entière de Star Viper.

Une fois que les applaudissements se furent un peu taris, je m'avançais aux côtés de Tyria, et me retournais vers la foule assemblée. Je m'éclaircis un peu la gorge, cherchant mes mots, pour finalement n'en trouver aucun, et commençais à parler sans vraiment chercher à rendre le tout cohérent. Il fallait juste que ça sorte.

- Merci, merci à tous d'être là, merci de votre soutien et de votre accueil, je ne l'oublierai pas. Et merci à votre chef surtout, continuais-je en me tournant vers Tyria, pour son cadeau extrêmement généreux, je saurais m'en montrer digne auprès de vous tous. Vous avez de la chance d'être commandés par quelqu'un comme elle, ça c'est sûr. J'ai hâte de voler à vos côtés !


Oui, c'était sûr, ils avaient de la chance, mais on ne pouvait pas dire que je pouvais me plaindre non plus ! Un bip m'annonça un message sur mon comlink que Kyle menait les négociations comme il se devait, et que le conseil s'était réuni pour en discuter, avec une appréciation favorable du Commandement. Je montrais ledit message à Tyria. Si le Commandement approuvait (chose rare, mais comme quoi tout était possible !), le conseil de la Flotte finirait bien par céder. D'autant plus que ce n'était pas déraisonnable au vu des marchandises sauvées. Comme quoi, tout n'était pas pourri dans notre système !

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