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Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn]

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Qodu Iolan
Commandant des Services de Renseignement Républicain
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MessageSujet: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Lun 28 Avr - 21:44

    Je revins à moi quand les deux gros geôliers Nautolans me jetèrent dans ma cellule. Qui étaient ces types, par la Force ? Je m’assis sur le sol froid et surtout très humide et me tâtai le cou, curieux de savoir ce qui m’était arrivé, tentant d’écarter les nappes de brouillard qui occultaient mes souvenirs. Je sentis une légère enflure son mon ganglion droit, comme si on y avait planté une aiguille. On avait dû m’injecter un calmant à forte dose, pour m’avoir rendu à ce point amnésique. La tête me tourna terriblement lorsque j’essayai de me lever, et je retombai sur le sol de pierre dure. Pas de doute, j’avais été fait prisonnier, mais où et par qui ? Je me remis sur mes pieds, avec plus de délicatesse que la dernière fois, et j’allai tâtonner du côté de la porte. Du duracier, sans grilles. Il devait y avoir une caméra pour me surveiller, ou bien ils jouaient sur l’isolement complet pour me faire perdre mes repères avant de m’interroger sur quelque chose. Non, pas interroger, sinon ils m’auraient laissé ce qu’il fallait de mémoire. Ou bien étaient-ils stupides.

    Je me laissai glisser au sol une troisième fois, convaincu qu’il n’y avait pas d’issue à cette cage. J’étais encore bien trop dans les vapes pour avoir le bon sens de paniquer, et la panique n’était de toute façon pas mon genre, même s’il fallait avouer que je n’avais pas l’habitude de me retrouver dans ce genre de situations : enfermé, seul, dans un lieu inconnu contrôlé par des inconnus. J’aurais pu me trouver n’importe où dans la galaxie. Le manque d’espoir me fit soupirer, bien que, comme mes ravisseurs ne m’avaient pas tué, je n’eusse peut-être pas à craindre pour ma vie, dans l’immédiat.

    L’Écume d’Anselm. Ce nom me revint sans que je puisse l’expliquer. Il avait un lien avec cet endroit, j’en avais la certitude. Anselm… Glee Anselm, surement, ce qui expliquait que mes geôliers fussent des Nautolans, ces amphibiens natifs de cette planète. L’ « Écume » était surement un jeu de mots sur leur caractère aquatique et terrestre, puisque l’écume était ce qui restait de l’eau sur le sable, une fois la vague passée. Écume, écumer… Ces gens étaient des pirates ! A chaque élément du puzzle que je me rappelais, une dizaine d’autres suivaient immédiatement, si bien que je retrouvai vite mes esprits. Je n’avais plus la notion du temps, et l’on m’avait retiré mon équipement, mais je parvins à reconstituer les événements.

    Environ trois semaines avant mon blackout mémoriel, Pilgrim, ma supérieure, était venue me trouver sur Ilum, où je stationnais un moment avec le projet de retourner bientôt sur Ryloth après le raid mouvementé sur Bespin, avec une nouvelle mission pour moi. J’avais à infiltrer des pirates qui sévissaient dans la Bordure Médiane, à récolter des informations sur leur compte et surtout sur la façon dont ils programmaient leurs attaques et parvenaient à intercepter les cargos passant dans le secteur. L’Écume d’Anselm, c’était le nom de la bande, qui s’avéra rapidement être une petite flotte organisée. Rien qui pouvait arrêter une force de frappe militaire, républicaine ou impériale, mais très furtive, justement. Si on ne parvenait pas à prendre ces vaisseaux d’interception la main dans le sac, le système de Glee Anselm restait peu sûr, et la République, cachée, ne pouvait courir le risque d’être découverte en engageant des forces pour patrouiller dans le secteur. Si l’on voulait détruire cette bande de pirates, qui empêchait l’influence de la rébellion de s’étendre sur la planète (si la République ne pouvait pas sécuriser l’orbite d’une planète, comment pourrait-elle mener une guerre ?), il fallait le faire de l’intérieur, ou frapper fort, d’un coup décisif. C’était mon devoir de trouver le moyen d’exécuter l’une ou l’autre des propositions. Et, je m’en souvenais maintenant, j’avais trouvé le moyen de le faire.

    Je n’avais pas eu de mal à intégrer la bande, majoritairement constituée de Nautolans, car Nautolans et Twi’leks, à peu près semblables génétiquement, s’appréciaient généralement, et j’avais participé à quelques raids sur des marchands de médicaments, produits rares en ces temps troublés qui valaient une petite fortune à chaque cargaison. Je pensais que les pirates connaissaient ma chère cousine Jynn, au moins de réputation, car leurs méthodes pour revendre étaient en fait assez proches des siennes. En revanche, Jynn, elle, n’attaquait pas les marchands, et se contentait de trafiquer du bacta et des produits de premières nécessités qu’elle volait souvent directement dans les entrepôts de grandes firmes. C’était les techniques d’abordage des pirates qui m’intéressaient. J’avais rapidement découvert que l’Ecume avait des taupes dans l’administration portuaire de Glee Anselm, à Pieralos et Anselom. Après avoir obtenu le nom de ces complices, j’avais appris qu’ils transmettaient à la bande l’immatriculation des vaisseaux intéressants et leurs trajectoires, si bien qu’il était facile pour les pirates d’intercepter les cargos avant leur passage en hyperespace. Si l’on voulait mettre fin à leurs activités, il fallait donc mettre les complices aux arrêts, ce que j’avais réussi à faire en donnant des tuyaux anonymes aux polices Nautolans et Anselmi, ainsi qu’aux corporations marchandes de la planète, qui s’étaient dépêchées d’engager de solides avocats pour mettre les criminels sous les verrous.

    Mais ça n’avait pas suffi, car il fallait, pour mettre fin aux activités des bandits, détruire leur base et leurs vaisseaux. La République ne pouvait pas envoyer de force de frappe terrestre, car Glee Anselm était un système neutre, qui ne tolérerait pas une force d’invasion, ou force apparentée, et avec lequel il fallait garder de bons rapports pour, à terme, le faire rentrer dans le giron républicain. Il fallait donc procéder à une attaque éclair, un bombardement intense mais bref : la flotte sortait de l’hyperespace, bombardait très précisément les positions pirates, puis repartait rapidement en hyperespace. La manœuvre était aisée, pour peu qu’on ait les coordonnées précises des emplacements à bombarder, que je n’avais réussi à obtenir que peu de temps avant mon blackout. Après l’emprisonnement des complices, une dizaine de jours après mon arrivée dans la bande, j’avais évidemment été l’objet de nombreux soupçons, et les autres étaient devenus muets et méfiants. Une dizaine de jours de plus, et l’on m’avait découvert, même si, apparemment, l’Écume ne savait pas pour qui je travaillais. J’avais eu le temps d’émettre un signal de secours depuis la base - où je devais me trouver maintenant - et de placer un mouchard sur les vaisseaux amiraux de l’escadre pirate. On m’avait démasqué quelques heures plus tard. Au-delà, plus aucun souvenir jusqu’à maintenant. Je me souvins avoir consigné les informations les plus précises sur un datapad que je conservais sur moi, mais ils avaient dû le détruire. Heureusement, ma mémoire était excellente, revenait vite et en détails. J’espérai du fond du cœur que la République, qui disposait de quelques vaisseaux espions en orbite de Glee Anselm, avait capté mon message de secours, identifié les coordonnées, et se préparait à un bombardement orbital sur la position. Ainsi, ma mission était réussie.

    Mais je ne m’en tirerais pas. Cette pensée m’attrista. Je n’avais pas peur de mourir, mais j’aurais préféré quelque chose de plus glorieux que ce trou à gizkas dans une forteresse de crapules sans foi ni loi. La porte de ma cellule s’ouvrit, et la lumière subite m’éblouit un instant, avant qu’une voix forte ne me brutalise le crâne, encore endolori et un peu embrumé, avec un Basic argotique aux sonorités mal dégrossies.


      - Réveillé, la taupe ? Debout, l’boss veut t’faire causer un coup.

    Je voulus répondre de manière cinglante, mais les mots ne sortirent pas de ma bouche pâteuse. En tout cas, ils ne sortirent pas de manière intelligible, mais plutôt sous forme de grognements et de sons étouffés. Le gros geôlier eut un sourire assez terrifiant - j’avais toujours trouvé, du reste, que le sourire d’un Nautolan ne pouvait inspirer que la crainte - et renchérit en riant.


      - On dirait qu’y va avoir du mal, hein ? Hahaha !

    Son collègue éclata également d’un rire gras. Imbéciles. Fier, je refusai le bras qu’il me tendit. Je n’allais pas prendre une béquille pour aller à la torture, tout de même. Pour qui ces crétins me prenaient-ils ? Je ne résistai en revanche pas aux bracelets électriques que le premier des deux me passa aux poignets. Un coup de poing de sa part m'aurait assommé pendant une bonne journée de plus. Une fois mes mains attachées dans le dos, nous nous mîmes en route dans le sombre dédale de couloirs tous plus humides les uns que les autres. Force, puisses-tu venir à mon secours ! Mourir aux mains de ces brutes n’était pas la mort que je souhaitais. Je voulais mourir libre.

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Cahir Quinn
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MessageSujet: Re: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Mer 30 Avr - 8:35



Le son de la guitare rebondissait sur les murs tandis que j'alignais mes instruments sur la petite table. C'était une petite pièce miteuse et sombre, très humide d'après les différentes formes de vies végétales qui poussait sur le mur, le recouvrant d'une substance vert-marron. Le sol quant à lui avait de nombreuses taches sombres situés près de la table qui était fixé en son centre et était recouvert de sable, car il était plus facile de nettoyer les fluides organiques en ratissant tout simplement. Ce n'était pas forcément avec grande joie que je me préparais au travail de boucher qui m'attendait mais un contrat est un contrat. Et Severus Sextus Regulus était un homme de parole. Originaire de la Centralité c'était un petit homme - je devais me pencher et rentrer la tête dans les épaules pour réussir à perdre quelques centimètres - aux cheveux roux bouclés. Des favoris recouvraient sa joue et son petit nez aquilin ainsi que ses grands yeux verts avaient à la fois quelque chose de noble mais aussi de malsain. Et lorsqu'on était un expert en torture de toutes sortes on est malsain pour sûr.

Mais faire souffrir un homme n'était pas mon objectif du jour. Je n'avais jamais aimé cela mais c'était la meilleure façon que j'avais trouvé. Voilà quelques jours un de mes contacts au sein de la République Rebelle m'avait contacté m'ordonnant de prendre contact avec certaines huiles de leurs Services de Renseignements. Je ne connaissais aucun de leur membre, même s'il m'était déjà arrivé d'en combattre par le passé. Mais cela ne posait pas de problème en soi pour les contacter, car toute organisation d'espionnage digne de ce nom avait des moyens secrets pour se contacter. Or par chance j'en connaissais un - ce dont ils se doutaient fortement s'il n'était pas des imbéciles. Enfin... L'Ombre Blanche connaissait ce moyen Cahir Quinn n'existait même pas officiellement. Ainsi j'avais un rapide contact par radio avec l'un des hommes. La mission était simple et claire. L'une de leur étoile montante s'était fait piégée par un groupe de pirates Nautolans se surnommant l'Ecume d'Anselm. Je devais aider à l'exfiltrer, tout en faisant croire que l'homme se débrouillait tout seul ensuite je l'aiderais à communiquer les coordonnées de sa balise pour que la République fasse exploser tout ce beau monde.

Ainsi mon plan était relativement clair et simpliste. Ce n'était de toute façon pas la peine de plonger dans des préparations précises car cela ne m'amènerait qu'à l'échec. Je m'étais fais engagé par les pirates en prétextant que j'avais vu leurs copains capturaient l'homme, car la base où cela avait eu lieu était habitée par de nombreux autres criminels. J'avais prétexter que les Nautolans avaient l'âme trop sensible pour faire souffrir correctement un homme pour le simple plaisir. Ils avaient pris ça pour une insulte et acceptaient de m'engager. Et me voilà à installer des instruments de mort. Alors que je finissais de remplir une seringue la porte s'ouvrit, frappant contre le mur et les gardes déposent le prisonnier sur la table avant de l'y sangler.

"Voilà notre homme. Il a intérêt à hurler."

Je m’esclaffais d'un rire tordu, trop aigu et surtout sadique puis reniflant et attrapant un scalpel je me penchai vers l'homme.

"Et bien l'ami on a fait un bon dodo ? J'vais t'réveiller moi !"

Prenant la seringue je la plantai à la base du cou du Twi'lek et attendit quelques secondes. Son regarde devint clair et il semblait en pleine connaissance de se qui déroulait autour de lui. L'adrénaline fonctionnait très bien. Dès lors que je reconnus mon "patient". C'était le même Twi'lek qui avait pénétré l'enceinte des Archives du Sénat avec un de ses camarades et un Maître Jedi reconnu sous le nom de Dante Garvan. Quelle bonne surprise... Même si cela me faisait également souffrir ma culpabilité serait moindre.

"On va commencer en signant mon travail hein... Hehehe... Je m'appelle Severus Sextus parce que j'étais le sixième des Regulus mon pote ! C'te fait plaisir hein ?"

Ainsi je gravais sur sa clavicule les initiales SSR et plantait profondément mon scalpel, ripant contre l'os. Je sentis son corps se tendre mais aucun son ne sortit de sa bouche. Cette substance était merveilleuse. Tout en sifflotant au rythme de la musique en fond je pris un petit pot et avec une baguette en bois je l'appliquai sur la blessure. Ses yeux commencèrent aussitôt à rouler dans leurs orbites tandis que l'acide commençait à faire effet. Je l'entaillais huit fois de cette façon avant d'appliquer la substance avant que les deux gardes écœuraient ne quittent la salle. C'était toujours dur d'assister à une séance de torture en tant que militaire. Alors en tant que simple pirate.... Je me penchai sur l'homme, m'assurant de sa conscience et collait sous sa tunique une petite trousse de matériel, nécessaire pour fuir et suffisamment petit pour croire qu'il avait réussi à le dissimuler aux pirates.

"Et maintenant je vais passer à la pire douleur de l'année hihihihihi..."

J'attrapai mon scalpel et découvrant sa cuisse l'incisai très profondément, ouvrant une profonde entaille mais j'évitai l'artère et fis ressortir le nerf sciatique, tout en faisant attention à ne pas le toucher. Alors je sortis une lame de rasoir dont le fil était minuscule, un vrai bijou de technologie crée pour la torture. Dès lors je frottais délicatement le nerf de l'espion lui arrachant des contractions des muscles terribles, le couvrant de crampes terribles et au bout de quelques secondes il tomba de nouveau inconscient. Je nettoyai alors ces plaies et recousu la profonde entaille à la jambe, seules quelques semaines de repos lui permettraient de réparer les dégâts occasionnés au nerf puis lui injectai à nouveau des substances qui agiraient d'ici une heure le laissant en pleine forme, comme s'il n'avait subi aucune blessure pendant plusieurs heures et surtout il entendrait tout ce qui se passait durant son inconscience puis j'ouvris la porte.

"Vous pouvez l'emmener... Héhé pas très solide il a pas résister à la caresse de son nerf sciatique. Soyez prudents et tenez le bien droit en évitant de le secouer j'en ai pas fini... Bon elle est où votre cafétéria ici ?"
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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Mer 30 Avr - 12:00

    J’étais tout à fait réveillé quand on m’amena dans la salle de torture, et j’avais eu le temps de me concentrer. J’allais devoir endurer les pires sévices, mais peu importait les questions, elles demeureraient sans réponses. Lorsque nous eûmes franchi la porte, je fus surpris de ne pas trouver un Nautolan, affairé à porter au rouge deux ou trois fers, mais un petit homme qui, sous ses bouclettes rousses, me regardait avec des yeux fous, au milieu de son matériel de chirurgien. Où les pirates avaient-ils déniché ce malade (car il était mentalement dérangé, sans l’ombre d’un doute) ? Ce n’était pas le genre d’une bande de simples pirates d’engager un professionnel de la torture.

    Les gros bras m’attachèrent à la table d’ « examen », solidement. J’étais étendu, dans les odeurs de moisi, à la merci de ce drôle de bonhomme, auprès duquel aucun être normal ne pouvait avoir envie de rester très longtemps. Un homme dont le sourire mettait immédiatement mal à l’aise. Finalement, oui, c’était peut-être pour son sourire que les Nautolans l’avaient choisi, car il semblait tout aussi malsain que le leur. Malgré ma conscience, j’étais toujours légèrement dans la brume, et ses premières paroles ne m’atteignirent pas. La première injection fut désagréable, mais loin d’être intolérable. De l’adrénaline, à n’en pas douter, car j’eus l’impression de m’éveiller subitement. Il voulait exciter mon corps pour lui faire d’autant mieux ressentir la douleur. J’avais déjà été torturé par le passé, et de la pire manière, comme les cicatrices laissées par les éclairs des Sith sur ma peau en témoignaient, mais jamais je n’avais eu affaire à un véritable spécialiste.

    L’adrénaline chassa le trouble de ma vue et de mon ouïe. La brume de l’inconscience se dissipa totalement, me laissant nerveux et prêt à l’action… Mais j’étais attaché, et la douleur viendrait rapidement, c’était certain. Ce que je haïssais le plus était de voir le visage de mon bourreau se pencher sur moi avec un petit sourire concentré, approcher son scalpel et… Je voulus crier, mais j’étais muet, incapable d’émettre plus de sons qu’un « hmmmm » presque inaudible. Je sentais, tranchant la peau et surement quelques tendons, la lame graver quelque chose dans ma chair. Severus Sextus Regulus. Jamais je n’oublierais son nom, son nez aquilin, ses boucles flamboyantes… quelque chose clochait. Ces yeux… je ne les avais jamais vu, mais il me semblait en connaître le regard. Ces cheveux… ils avaient l’air plus vrai que le réel. J’étais certain de n’avoir jamais connu de Severus Regulus, mais cet homme n’était pas celui qu’il prétendait être. Sa position même était étrange. L’adrénaline décuplait la douleur, mais elle me permit aussi de percevoir ce que je n’aurais pas perçu sans.

    Piégé entre les mains de cette ordure, et plongé dans la musique assourdissante, j’eus du mal à endurer la douleur que m’infligea l’acide que le rouquin appliquait sur les entailles qu’il venait de me faire. Je me sentis brûler de l’intérieur, comme si je me trouvai de nouveau sous les éclairs des Sith. La souffrance, la rage, la haine voulaient jaillir en un cri monstrueux, arracher les sangles et étrangler l’immonde sadique qui se délectait de ce qu’il m’infligeait, lui briser les poignets et les chevilles pour le laisser là, pantin pâle et rompu. Mais toujours aucun son, et les sangles tinrent bon tandis que mon corps s’arquait, comme possédé par quelque démon. Même mes geôliers se sentirent si mal qu’ils durent quitter la pièce, qui empestait l’horreur.

    On m’avait fait taire par quelque substance, et il n’y avait pas un Nautolan dans la pièce… Les pirates n’avaient pas l’habitude des pratiques de ce démon aux yeux verts, ils n’attendaient pour l’heure aucune information de moi. J’étais un simple jouet pour cet homme, qui ne me sembla plus être un simple tortionnaire, mais peut-être même une incarnation de l’infamie, chose difficile pour un non-Sith. Je ne vis pas ce qu’il glissa sous mon mince vêtement, mais la douleur qui suivit me fit presque oublier ce détail. D’abord, ce fut la petite lame qui se planta profondément dans ma cuisse, corps étranger très douloureux, qui semblait prendre plaisir à me découper comme un morceau de viande. Mais ce n’était rien en comparaison du supplice qui suivit. La sensation est bien trop atroce pour être fidèlement décrite. Mon corps devint rigide comme une corde de violon trop tendue, et je priai intérieurement pour que le nerf cède enfin à la pression de la lame, mais celle-ci se contentait de le râper lentement. J’eus l’impression que toute ma jambe, de mon pied jusqu’au bas de mon dos, produisait un affreux crissement, avant de sombrer de nouveau dans l’inconscience.

    La douleur devint diffuse, presque inexistante, et si ma vue se brouilla, j’entendis néanmoins le monstre rappeler mes deux geôliers. Je sentis vaguement qu’on ballotait mon corps comme une chiffe, avant de le jeter à nouveau sur le sol dur, froid et humide de la cellule. Au bout d’un temps qui me parut une éternité, j’émergeai de la torpeur étrange dans laquelle mon supplice m’avait plongé. J’étais face contre terre, et tout mon corps était endolori, mais mon nerf sciatique semblait avoir décidé de cesser de me signaler qu’on lui avait fait subir un traitement intolérable. Mes entailles aux épaules et à la poitrine s’étaient arrêtées de brûler, elles aussi. La seule chose qui me gênait vraiment était cette chose dur sous mon ventre.

    Péniblement, je parvins à me redresser et à m’asseoir, et ce ne fut qu’avec une extrême appréhension que je soulevais ma tunique pour voir ce que le bourreau y avait mis. Une trousse de matériel ? Quel nouveau jeu sadique était-ce là ? Voulait-il me voir espérer ? Je me remémorai les anomalies que j’avais notées chez le petit homme au scalpel. Ses cheveux… forcément postiches. Ou bien cette créature infernale était véritablement une créature infernale, qui prenait plaisir à se déguiser pour dérouter ses victimes, ou bien elle était quelqu’un d’autre, quelqu’un qui, comme moi, s’était introduit ici. Je voyais mal de toute façon ce qu’un petit homme savant et dérangé ferait parmi des pirates Nautolans. Cette trousse ne pouvait être un véritable piège. J’aurais pu me suicider avec ce qu’elle contenait. Un blaster à un coup et un surin, entre autres choses. Etait-ce une incitation, une raillerie, un macabre sarcasme ? Ce « Severus Sextus Regulus » voulait-il me voir tergiverser, me demander que choisir entre la souffrance et la mort ?

    Mais s’il était un espion, peut-être était-il vraiment là pour m’aider à m’échapper. Mais en ce cas, pourquoi n’avait-il pas épargné mon nerf ? Je ne pourrais jamais faire confiance à une telle personne, fût-elle acteur. La torture avait été bien réelle. D’ailleurs, pourquoi ne sentais-je plus rien ? Pourquoi étais-je en pleine forme, prêt à en découdre ? Je me mis sans mal sur mes pieds, même si ma jambe malmenée tremblait affreusement. La trousse était un espoir de sortie. Avec le micro-blaster et le surin, je pouvais neutraliser les deux mastodontes qui gardaient mon oubliette, et j’avais de quoi ouvrir la porte, avec ce gadget minuscule qui permettait de faire surchauffer les composants électriques dans un petit rayon. Comme cette petite chose avait des charges, je préférais attendre qu’on vienne ouvrir la porte, pour n’en gâcher aucune et conserver l’effet de surprise. Le tortionnaire avait dit qu’il n’en avait pas fini avec moi.

    Quelques minutes plus tard, j’entendis les geôliers s’agiter dans le couloir et s’approcher de ma cellule. Alerte, je me cachai dans un coin d’ombre de la cellule, près de la porte, et laissai le gadget à surchauffe bien en évidence au milieu de la salle. Le geôlier qui ouvrit fut aussi stupide que je l’escomptais, et s’avança d’un pas dans la pièce. Le surin vint se planter dans son cou, laissant s’échapper bien trop de sang, et avant que l’autre Nautolan puisse réagir, je braquai le tout petit blaster sur son crâne vert.


      - Ne bouge plus, toi, chuchotai-je alors. Réponds, par où est la sortie ?

    Confronté à son silence, j’ôtai ostensiblement la sécurité de ma petite arme, tandis que l’autre geôlier achevait de mourir dans d’écœurants gargouillis. Visiblement peu courageux, celui que je menaçais parla.


      - L’est par-là ! Pitié, Twi’lek, pas comme lui, par terre !

    La torture avait été de trop, et mon cœur était trop plein de colère pour avoir quelque compassion pour cette brute. Elle termina sa vie la tête traversée par un laser. Je me dépêchai de dissimuler les deux corps dans la cellule, que je refermais, après avoir pris soin de récupérer une arme valable : un authentique blaster, un peu vieux, mais tout à fait fonctionnel. J’escamotai le surin dans une manche et me mis en route dans la direction qu’il m’avait indiqué, guettant d’éventuelles caméras, mais j’en croisai fort peu, et toutes furent faciles à éviter. Au bout de deux minutes, je vins à l’évidence que la forteresse dans laquelle je me trouvais était un dédale, et que je risquais à tout moment de tomber sur une patrouille de pirates prêts à en découdre. Apparemment, la disparition des deux geôliers n’avait pas été remarquée, ce qui signifiait qu’il n’y avait probablement personne d’autre de garde dans le quartier de détention.

    Saisi par une soudaine intuition, je rebroussai chemin en boitillant sur ma faible jambe vers la salle où l’on m’avait torturé. En collant mon oreille contre la porte, je conclus qu’il n’y avait personne à l’intérieur. La musique était éteinte, et le petit homme avait dit vouloir aller à la « cafétéria ». Doucement, j’entrai. La table était là, couverte du sable teinté de mon sang, et l’attirail de bourreau scientifique traînait toujours près d’un mallette métallique, sur une petite table roulante, à côté. J’allai jeter un œil, curieux de savoir ce que le fou m’avait injecté. Je n’étais pas expert en chimie, mais je parvins à conclure qu’il n’avait pas attenter à ma vie, et je fus même conforter dans l’idée qu’il m’avait donné les moyens de bouger. Peut-être même souhaitait-il que je revienne ici. A dire vrai, j’étais perdu, ne sachant pas s’il mimait la folie ou était réellement fou. Par la Force… ce Regulus me rappelait confusément quelque chose, tout de même.

    A en juger par les bruits de pas s’approchant dans le couloir, j’allais pouvoir lui demander seul à seul. M’emparant de la télécommande qui réglait la musique, j’allai, à nouveau, me cacher dans l’ombre, près de la porte, blaster et télécommande à la main. Lorsque la porte s’ouvrit, j’allumai le son et braquai l’arme sur l’arrivant. C’était bien le petit homme roux. Un élan de haine me saisit, et je dus me retenir de ne pas lui griller la cervelle sur le champ. Je lui fis signe de s’asseoir tout en augmentant le son de la musique. Il fallait couvrir l’éventuelle bastonnade que j’allais lui faire subir pour d’éventuels auditeurs dans le couloir. Blaster armé, je pus enfin lui faire entendre ma voix, rendue terrifiante par la colère. Mes lekkus se raidirent, pointés vers lui de façon menaçante.


      - Explique-moi ton petit jeu, ou je te montre que je sais aussi me servir d’un scalpel, l’ordure. Pas de scène, et n’ouvre la bouche que pour me répondre.


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Cahir Quinn
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MessageSujet: Re: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Jeu 1 Mai - 5:44



Je regardais d'un air fixe le plat qui se trouvait face à moi. J'avais le visage encore couvert de sang de ma victime et je tentais de trouver le courage d'y mêler de la nourriture. Mais c'était vraiment dur et une douloureuse envie de vomir me prit. Cependant je gardais un visage impassible tandis que ma main attrapait mon couteau et tranchai délicatement le steak de nerf. Je piquai d'un air absent le bout de viande, sans m'attarder sur le côté sanguinolent et me rappelant atrocement l'acte que je venais de commettre, et le mâchai tout en observant autour de moi. Les pirates évitaient mon regard, détournant le leur dès que possible. D'un côté avec le sang sec qui me recouvrait la peau, comme si je muais et mon regard toujours pervers - car même durant mes périodes de doute je gardais le contrôle - je faisais peur à voir. Mais j'avais gagné la confiance des chefs pirates en ce qui concernait mon professionnalisme.

Comme tout tortionnaire ils s'attendaient à ce que je parte dès que possible ou demande un nouveau "rendez-vous" avec le Twi'lek. Ainsi lorsque j'eus finis mon assiette et attaquai mon dessert - un petit flan aromatisé aux fruits Wookies (dont j'avais oublié le nom par ailleurs - je regardai mon poignet gauche auquel était attaché un datapad qui donnait entre autre l'heure. Avec un petit sourire satisfait je me levai, pris mon plateau et donnai le tout au chargé de la vaisselle qui faillit me crier une insulte avant de voir le sang qui séchait peu à peu sur ma figure. Dès lors je rejoignais la petite salle de torture. L'agent républicain ne devrait pas tarder à se réveiller, prendre les armes et courir ici pour se venger. J'ouvris la porte et...

Me retrouvai nez à nez avec un canon d'un pistolet. Déglutissant je priai pour qu'il ne fasse pas feu aussitôt mais en bon agent maître de ses pensées il ne le fit pas malgré la haine qui brûlait dans ses yeux. Levant calmement les bras je l'écoutai et m'assis tout en fronçant les sourcils devant la musique. Comment avais-je donc pu lui faire subir cela ? Pas la musique en soi mais la torture EN musique. Un frisson me parcourut mais je n'en laissai rien paraître regardant l'espion droit dans les yeux. Bien les substances avaient fonctionné et semblaient l'avoir remis sur pied, bien que temporairement. Je laissai un sourire éclairé mon visage.

"Du calme. Laisse moi t'expliquer. Déjà désolé pour ce que je t'ai fais endurer mais ces gars dehors il faut y aller pour faire passer tout soupçon en particulier depuis qu'ils t'ont attrapé. On m'a engagé pour te faire sortir de là mais en faisant croire que tu es seul. Nul ne remontera à tes véritables employeurs mais si tu risque de garder leur marque si tu ne passe dans une cuve bacta. Tu comprendra très vite que Severus n'est pas mon vrai nom."

Je me levai et ramassai une partie de mon matériel, avant de jeter le reste dans un coin de la salle, et remué le sable sous son regarde interloqué.


"Bien... On a pas beaucoup de temps. Je suis peut être un ingénieur chimiste mais j'ai des limites. Et faire tenir debout un mec qui a subi la plus horrible des tortures en fait partie. Tu as à peu près une heure avant de retomber dans le coma. Bon... Mon vaisseau est près à décoller. Tu me prendre en otage ou bien ?"

Je m'approchai de lui, écartant les bras et le laissai passer son bras autour de mon coup et posai son canon contre ma tempe.


"Bon dieu que je n'aime pas ça..."
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Qodu Iolan
Commandant des Services de Renseignement Républicain
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MessageSujet: Re: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Jeu 1 Mai - 10:23

    Presque toujours dans ma vie, j’avais su quoi faire, improviser pour m’en sortir, mais cet instant était l’une des rares exceptions. De nombreux indices appuyaient le petit récit de mon bourreau, mais il restait beaucoup trop imprécis pour être lavé de tout soupçon à mes yeux. Néanmoins, je dus reconnaître intérieurement l’habileté de son stratagème. Je ne l’en haïssais pas moins, même si je sentais poindre une certaine sincérité dans sa voix, mais ma colère retomba. Si ce qu’il disait était vrai, non aurions besoin de tout son talent pour nous tirer d’ici. Mais je devais d’abord vérifier qu’il savait bel et bien qui était mon employeur. Les initiales de Severus Sextus Regulus ressemblaient certes à celles des SRR, mais je me devais de vérifier que ma supérieure l'avait vraiment appelé en renfort. Tout en le tenant en joue, tandis qu’il se mettait à ma merci, je lui posai la question.


      - Le nom de notre employeur, alors. Donne-le-moi.

    Il n’eut pas le temps de répondre, avant que des bruits de pas dans le couloir ne nous interrompent. Le petit homme n’étant pas armé, je le jetai sans ménagement au sol pour me préparer à faire feu sur un importun. Les pas s’arrêtèrent devant la porte. Ils étaient deux, de gabarit moyen. Flairaient-ils le piège ? Avaient-ils remarqué l’absence inhabituelle des deux geôliers, censés m’avoir amené à la salle de torture, ou bien n’osaient-ils tout simplement pas assister à la scène de torture qui se déroulait vraisemblablement de notre côté, comme la musique le laissait penser ? En tout cas, ils paraissaient prêts à monter la garde de l’autre côté.

    Le petit homme ne cria pas pour signaler une quelconque anomalie de son côté. Bien, cela jouait en sa faveur. En m’accroupissant près de lui, sans quitter la porte du coin de l’œil, je lui fis part du plan qui germait en moi.


      - Ecoute, si tu ne me fais pas tourner en bourrique, j’imagine que tu n’es pas parmi eux depuis longtemps. Ce sont des pirates, pas des enfants de chœur. Si je te prends en otage, je pense qu’ils ne seront que trop heureux de pouvoir se débarrasser de toi. Tu leur fais peur. Si tu es capable de fabriquer une quelconque arme avec ton matériel, fais-le. Peu importe que tu aies l’air de jouer un rôle dans mon évasion, car les deux qui sont devant ne seront plus là pour en parler quand nous en aurons terminé avec eux.

    Le cas fut vite réglé. J’ouvris brutalement la porte, et j’eus le temps de terrasser l’un des deux avant que l’autre ne puisse réagir. Le chimiste s’occupa du second, puis nous tirâmes les corps dans la salle de torture. Le second, celui dont mon tortionnaire s’était chargé, n’était que sonné, bien que surement pour un bon bout de temps. Temps que je n’avais pas à ma disposition.


      - Bien. Avant de foncer à ton vaisseau, je dois récupérer mes affaires. Le datapad qui contenait mon rapport… Ils me l’ont pris. S’ils ne l’ont pas détruit, leur chef doit l’avoir.

    Une heure. Je n’en avais plus que pour une heure, après quoi je ne tiendrais plus longtemps. Je savais résister à la douleur, mais simplement repenser à l’ineffable souffrance du rasoir sur mon nerf sciatique me faisait violemment frissonner. Nous devions nous dépêcher, et je le fis comprendre à mon équipier inattendu. En lui donnant un blaster de l’un des deux que nous venions d’abattre, je lui accordai un minimum de crédit ; mais je ne le quitterais pas des yeux.


      - J’ose espérer que tu sais te servir de ça.

    La vue de sa tignasse rousse, de son nez et de ses yeux verts provoquait toujours en moi une répulsion presque physique, tant il me dégoûtait, mais la rage qui m’avait plus tôt saisi s’en était allé, me laissant la capacité de réfléchir froidement. J’avais besoin de ce type pour me guider et, à escompter qu’il dise vrai, je ne pouvais pas lui témoigner ma reconnaissance en le laissant moisir ici. Enfin, si tant est que ce qu’il m’avait fait subir appelât autre chose que l’aversion.


      - Tu connais incontestablement mieux les lieux que moi, mais je suppose que tu ne sais pas où trouver les quartiers de leur chef. Réveille celui-ci avec l’adrénaline que tu as. Il n’y aura pas besoin de le torturer pour lui faire cracher les informations que nous voulons. La peur que tu lui inspires suffira amplement.

    Comme prévu, le Nautolan, une fois bien réveillé et sanglé sur la table ensablée, parla abondamment, et décrivit si bien le bâtiment que je pus m’en construire une grossière carte mentale. Les appartements de leur chef étaient près des hangars à vaisseaux, par bonheur. Comme le pirate s’était montré coopératif, je mis fin à ses jours de manière rapide, par un tir entre les deux yeux. Je n’aimais pas tuer autant. Quatre hommes déjà étaient morts de ma main, en l’espace de quelques minutes. Force, je ne voulais pas devenir l’un de ces monstres inhumains qui tuent sans s’en affecter. Prendre une vie n’était pas anodin, jamais. Je me jurai de ne plus en occire un sans nécessité, et au diable l’image des SRR ! La frappe orbitale ne tarderait pas, une fois que nous serions sortis, de toute façon, et je doutai qu’il pût y avoir quelques survivants. En tout cas, il fallait faire vite.


      - Passe devant, toi.



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Cahir Quinn
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MessageSujet: Re: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Jeu 8 Mai - 5:12

Par chance Qodu décida d'épargner ma vie et si je crus voir son doigt tressaillir l'espace d'une seconde il n'appuya pas sur la détente. Je ne supportai pas cette sensation de faiblesse pendant que je me mettais de façon volontaire à sa merci. D'une certaine façon il prenait des risques en demandant de façon claire et nette qu'elle était notre employeur. Mais d'une autre il cherchait à être prudent. Il est difficile de faire confiance à son bourreau qui vous charcutez moins d'une demie-heure auparavant. D'un côté il ne pouvait que me faire confiance et s'échapper à mes côtés ou alors décider que je lui mentais et mourir. Dans tous les cas j'étais gagnant, sauf pendant les quelques secondes où il me tint en joue. Il m'expliqua rapidement son plan et j'acquiesçai. Il avait raison en ce qui concernait le rôle que je pouvais jouer, ou non, car tous les pirates seraient tuer à un moment ou un autre.

Ainsi je m'approchais de la table et attrapai plusieurs de mes armes blanches, dont une vibro-lame camouflée en manche de marteau. Je n'avais malheureusement pas pu emporter d'armes, car les pirates m'avaient confisqué le seul blaster que le personnage que j'incarnais porter. Cependant j'avais passé de nombreux mois aux côtés des Echani et avais appris à me battre à leur façon. Sans être leur égal j'étais un excellent combattant au corps à corps et de toutes façons nous allions jouir de l'effet de surprise. Lorsque je fus prêt Qodu ouvrit la porte à la volée et abattit rapidement le premier homme. Je bondis derrière lui et frappai de mon coude le menton de mon adversaire avant d'enchaîner un coup de genoux dans son ventre pour finalement faire violemment taper sa tête contre le mur, le laissant sonner.

Qodu m'expliqua rapidement qu'il devait récupérer ses affaires et en particulier un datapad. Je jurai intérieurement en pensant à cette grossière erreur qu'il avait commis en mettant des informations confidentielles dans un datapad. Au moins cela donnait une raison d'écarter les SSR de cette action. Peut être même avait il fait exprès. Mais j'en avais cure. Il me tendit un blaster que je pris et glissai à un holster dans mon dos en hochant la tête mais je lui montrai les différentes lames qui s'alignaient et les pris. Puis lorsqu'il m'ordonna d'injecter différentes drogues à notre prisonnier je m’exécutai, enfonçant l'aiguille à la base du cou du Nautolan. Ce fut fort rapide et ses yeux roulaient de peur dès qu'il croisait mon regard. Je n'aimais pas ça mais au moins cela avait son effet. Qodu tua rapidement l'homme et quelques secondes plus tard nous étions en route.

"Tu sais l'ami ton manque de confiance - certes justifié - est extrêmement blessant. Honnêtement je suis navré t'avoir fais subir cela. Je ne supporte pas cette facette de notre métier et je hais devoir faire souffrir inutilement. Tuer des gens est déjà assez agaçant comme ça. Le mieux c'est qu'on essaye d'oublier cette épisode. Si on combat sans que tu aies confiance en moi on risque de se faire abattre et..."

Au détour d'un couloir nous tombâmes sur trois gardes que nous faillîmes percuter. Passé la surprise je bondis en avant, me réceptionnai et lançai un de mes scalpes qui se planta violemment dans l'oeil d'un premier garde. Le second me mit en joue mais Qodu l'abattit avant qu'il ne règle mon sort. Je sautai avec agilité sur mes pieds, attrapai le dernier homme et lui plantai violemment une autre lame dans la tempe. C'était des morts rapides, sans aucune douleur, qui montraient clairement que Severus Sextus n'était qu'une mascarade, tout du moins pour Qodu. Nous nous remîmes en marche, sans chercher à cacher les cadavres et atteignîmes rapidement le bureau du chef pirate. Alors que le Twi'leck cherchait dans les affaires du dit-homme j'entendis des bruits de pas dans le couloir et risquai un coup d'oeil. Une demi-douzaine de pirates couraient dans la coursive et disparurent au coin sans supposer que les fugitifs se cachaient par ici.

"Tu devrais te dépêcher l'ami. Sur Coruscant tu m'a semblé beaucoup plus réactif que ça malgré tout les bâtons que je vous ai mis dans les roues. Ils vont bientôt revenir et cette fois ci ils fouilleront par ici. Alors j'espère bien que tu as trouvé ton datapad pour mettre les voiles et fissa !"

[Désolé week end et semaine chargée ^^]
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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Sauvé par le Diable [PV Cahir Quinn] Ven 9 Mai - 7:16

    Avancer dans ce repaire de brigands était une vraie gageure. Il y avait quelques alcôves pour se cacher un peu, dans certains couloirs, mais tout était, dans l’ensemble, étroit, sombre et poisseux. On devait être en plein milieu de marais, pour que même l’air soit si lourd. Le bon côté était que mon tortionnaire semblait avoir été sincère. Il m’aida largement à neutraliser une patrouille que nous croisâmes, et s’excusa plusieurs fois. Qu’il pleurniche ! Si du moins il était sincère, je réglerai son cas plus tard, et je devais bien avouer que son stratagème ne manquait pas d’astuce, même si ce que j’avais subi était particulièrement ignoble.

    Rapidement, je me rendis bien compte que ses cheveux n’étaient pas la seule chose fausse dans son apparence. Lorsqu’il se battait, il quittait cette position ratatinée et gagnait quelques centimètres. Et puis, rares étaient les pirates bourreaux qui avaient reçu un entraînement aux arts des Echanis. Déguisement, entraînement d’élite, connaissance de la chimie… plus aucun doute ne m’était permis, cet homme était un espion. Ma première méfiance retomba, mais une seconde monta. La République n’était pas la seule à former des espions, et il n’était clairement pas un agent des SRR. Non que je les connusse tous, mais nous n’utilisions pas ses méthodes. Un agent du BSI ? Pourquoi diable serait-il venu ici pour me délivrer ? Pour mettre la main sur mes informations ? Qu’est-ce que l’Empire aurait à faire de données sur un groupement pirate ? Hum… Surement la même chose que nous. L’Empire pouvait convoiter les ressources, notamment médicales, de Glee Anselm, et écraser la pègre était souvent dans leurs méthodes. Cet homme savait torturer. Après qu’il m’aurait attiré dans son vaisseau, il pourrait me faire parler.

    Une fois dans le bureau du chef Nautolan (Force merci, il était absent), je fis mine de me mettre à chercher mon datapad. En réalité, ce datapad était certes un bloc de données, mais était surtout une balise de précision, celle qui permettait aux bombardiers orbitaux de repérer les coordonnées très précises de la forteresse. Son signal, très fort et très précis, nécessitait une grosse somme d’électricité, et ne pouvait donc pas être émis très longtemps ; c’est pourquoi il avait besoin d’une activation. J’allais appuyer sur le bouton quand les paroles de mon compagnon malgré moi frappèrent mon oreille.

    Je le resituai d’un seul coup, et d’un seul coup mon blaster paralysant, que je venais de récupérer, était braqué sur lui. Coruscant ! Cet homme était celui qui nous avait presque tué, qui avait introduit de fausses informations dans celles que nous avions dérobées, celui que Dante avait brièvement paralysé par la Force ! Un espion de l’Empire. Malgré ma colère, je me devais d’être impressionné par son art du déguisement. Ce rouquin et le chef de la sécurité de la Tour du Sénat qui nous avait tiré dessus à coups de roquette étaient deux personnes complètement différentes. Différentes, mais toute aussi fausse l’une que l’autre.

    Etrangement, nous restâmes quelques secondes dans le silence. Quelque chose retenait ma main. Je savais bien ne pas devoir me fier aux apparences, et tout spécialement avec cet homme-ci, mais il semblait sincère. Non, je ne pouvais pas lui faire confiance, mais j’avais besoin de lui. Peut-être était-il un agent du BSI, mais peut-être était-il aussi, étant donnée son étonnante polyvalence, un agent qui vendait ses talents sur les marchés parallèles de la galaxie. La situation actuelle n’était en tout cas ni à son avantage, ni au mien. Il jouait trop bien la comédie pour que je puisse le croire, mais il m’avait jusqu’ici aidé à sortir d’ici. C’était certain, il allait me sortir d’ici, mais il fallait agir vite. Il était temps pour moi de parier : soit il était au service des SRR, soit c’était un Impérial qui voulait mettre la main sur nos plans. Nos plans, qui étaient dans ma tête. Il m’avait montré qu’il savait mettre à la question, et il pourrait recommencer.

    Je baissai mon pistolet paralysant avec un soupir. La tentation de mettre cet ennemi à bas et de le faire disparaître dans le bombardement orbital était forte, mais je me retins. Après tout, il n’était pas plus maléfique que moi. Impérial ou autre, il faisait son travail, sans se préoccuper de beaucoup de morale certes, mais il faisait son travail.


      - D’accord, déguerpissons, mais une fois en sécurité, je veux ton véritable nom, et ta véritable apparence. Si tu as un tant soit peu d’honneur, même si c’est rare dans le métier, tu garderas en tête que c’est ce que je te demande en échange de ta vie, que j’épargne.

    Je remis le datapad là où je l’avais trouvé après avoir enclenché l’émetteur et mémorisé les quelques informations intéressantes que j’y avais entrées, puis je fis un signe de tête à mon compagnon. Il était plus que temps de filer. Nous nous mîmes à courir vers le hangar, qui n’était plus très loin. Ses portes étaient gardées par quatre pirates, mais l’effet de surprise nous donna l’avantage, et ils furent vite à terre avant d’avoir pu donner l’alerte. Nous débouchâmes donc dans la zone d’atterrissage des vaisseaux, vaste mais pas mieux éclairée que le reste. Je voulais me jeter dans une meute de chiens kath affamés si les pirates n’avaient jamais de problèmes de mynocks. L’air était chaud et très humide, l’obscurité omniprésente… Il devait y avoir fréquemment des colonies qui se risquaient à s’implanter ici.


      - Montons dans ton coucou et filons vite d’ici, je sens la douleur revenir.


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