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Un verre peinard ... [Libre]

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Lanton Resa
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MessageSujet: Un verre peinard ... [Libre] Jeu 9 Jan - 13:16

17h30, dans un bistro de l'Inner Teth, Lanton était arrivé en début de journée sur cette planète au bord de Comète Rouge. La raison ? Hormis ses prédispositions militaires et administratives, le Commandeur Resa avait passé pas mal de temps libre autrefois sur cette planète où les après-midi sont longues. Alors il était également venu se détendre quelque peu, car, la situation actuelle de la République pesait sur ses épaules. Lanton poussa la porte d'un bar qu'il connaissait bien : L'Acklay Dément. Peut recommandable pour un sénateur ou un homme de bien, ce rade était le bistro du coin où les contrebandiers et les chasseurs de prime faisaient escale. Hormis ça, la clientèle demeurait assez mondaine, plus proche de la République que de l'Empire.

Le Commandeur avait retiré son chapeau noir en entrant dans le bistro où une musique d'ambiance fortement enjouée accompagnait les rigolades et le chahut des clients un peu ivres. Il observait tout la salle en s'avançant à grand pas vers le bar, ses yeux mis clos scrutant le moindre individu, peut inquiété par les loubards locaux. A peine à mi-chemin du bar, le tenancier s'esclaffe de joie et lui lance :


"Holla ! Mais qui voilà ?! Le plus grand des petits, le plus rouge des bleus ! Lanton ! Comment tu vas vieille carne ? Ca f'sait longtemps qu'on avait pas vu ton derrière dans le coin, pas vrai ?"

Lanton n'afficha qu'un sourire simple, et s'accouda au bar, assit sur un haut tabouret, il vient tapoter l'épaule du tenancier amicalement, ce dernier semble enjoué, servant un verre à un client Zabrak fort peu amical. Le commandeur répondit alors d'une intonation plutôt calme, tout de même détendu :

"Je vais très bien, Riggo.  Je reconnais que mon absence a dût manquer à ton établissement, en fin de compte, j'amenais un peu de prestige quand je venais me mettre la tête à l'envers pendant mes permissions. Les deux hommes ricanent alors en même temps, puis Lanton reprit, Mais ces derniers temps, j'ai pas vraiment eu le temps de prendre mes permissions pour voir un vieil ami. D'ailleurs, je m'attendait à voir ton fils. Il n'a pas reprit l'établissement ?

-Nan, répondit plus sérieusement Riggo, Kilio a décidé de s'engager dans la marine républicaine, il est à présent lieutenant. Il est dans l'armée depuis deux ans."

Alors que le Zabrak semble être parti du comptoir, laissant les deux hommes seuls au bar, Lanton fut alors impressionné et presque charmé de la nouvelle, rétorquant alors d'un air sympathique mais passe partout,:

"Et bien il est alors sous mes ordres, ton bambin, Riggo. Depuis le temps et ... La guerre, y a eu de la promotion dans l'air."

Presque incrédule, Riggo s'en trouva bouche bée, désignant Lanton du doigt comme ci ce dernier lui mentait. Resa lui confirma en soulevant son manteau de cuir noir, dévoilant alors furtivement son grade au barman. Ce dernier se mit à rire d'un coup et à taper du poing sur l'épaule de Lanton, le félicitant de manière familière. Riggo était un vieil ami de Lanton, il savait qu'il pouvait lui faire confiance et que ce dernier serait prêt à se sacrifier pour lui. La proximité des deux hommes n'échappait à personne dans la salle. Le cornéllien décida tout de même de rester humble, venu ici en tant que citoyen et comme ami, et commanda une boisson alcoolisé forte et masculine qu'il sirota tranquillement, jetant quelques coups d’œil à la salle.
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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Lun 3 Fév - 22:39

    Souvent, je devais profiter de mes périodes de permission pour rappeler à mes divers informateurs que, précisément, ils me devaient des rapports réguliers et exacts. Ceux du Consortium de Zann, essentiellement des petites frappes, étaient réglos, et même s’ils ne savaient généralement pas grand-chose en détails, ils me le faisaient tout de même parvenir. Les contrebandiers et autres vagabonds de la galaxie, plus autonomes, étaient en revanche plus fréquemment réticents à la coopération. Il fallait donc que je leur remette dans le crâne qu’ils avaient une dette envers moi.

    Afin d’éviter de rater des informations essentielles, j’avais pris l’habitude de faire des rappels préventifs au lieu d’attendre que plus rien ne vienne. Généralement, être simplement dans le même lieu que mes agents doubles les intimidait suffisamment pour qu’ils ne se mutinent pas contre mes exigences. Parfois, je devais aller leur parler froidement pour leur faire comprendre qu’on pourrait bien les retrouver avec un trou de laser dans le crâne s’ils taisaient des données cruciales. Une telle menace était fausse, d’autant que nous manquions d’effectifs pour traquer de petits malfrats, et que je n’étais pas enclin à tuer des gens que, parfois, j’estimais.

    Quoi qu’il en fût, c’était à des fins de préventions que je décidai d’aller faire un tour à l’Acklay Dément, sur Teth, un bistrot rempli d’une faune plutôt dense et pas toujours recommandable, où certains de mes informateurs avaient l’habitude de boire un coup tranquillement. Comme je le disais, ma simple présence dans la cantina suffirait à leur rappeler leur devoir, aussi ne me souciais-je pas d’autre chose que d’être vu en entrant. J’avais abandonné mes vêtements discrets habituels pour leur préférer une tenue plus large, colorée d’un bleu profond et de blanc. Quelque chose d’assez voyant au milieu des tuniques beiges et des habits marrons et noirs, en somme.

    En allant au comptoir, je balayais la salle du regard, ce qui me conforta dans l’idée que j’avais eu l’effet escompté. Un contrebandier Wookie, assis dans un coin de la salle, détourna son regard gêné quand celui-ci croisa le mien. Ce bestiau était un atout précieux, mais un peu revêche lorsqu’il se passait longtemps sans que j’aille lui rendre visite. Deux autres gaillards eurent une réaction semblable. C’est bon, les pendules étaient à l’heure. Je m’accoudai au bar et saluai le patron, que je connaissais plutôt bien. Riggo était un brave homme, rude avec les mauvais payeurs, mais honnête en général. A ce que j’en savais, son fils était même devenu soldat pour la République Rebelle, ce qui faisait du tavernier l’un de nos soutiens. Je crois qu’il m’appréciait aussi : je buvais modérément, je payais comptant et il m’était arrivé de calmer sa clientèle trop pleine de jus de juma et de fait un peu agitée. Nous avions noué, si ce n’était une amitié, au moins une certaine estime et une certaine complicité, à tel point qu’il était une des rares personnes à connaître mon véritable nom et mon véritable boulot.


      - Salut Riggo ! Je vais te prendre une bière épicée corellienne.


    Le patron était avec un homme qui me disait vraiment quelque chose. J’avais la sensation de l’avoir vu souvent sans le connaître vraiment. Je réfléchis un petit moment avant de retrouver. C’était le Commandeur Suprême des Forces Républicaines, Lanton Resa ! Ça alors ! Que diable le dirigeant actuel de la République faisait-il dans ce bouge ? Faisant mine de ne pas l’avoir reconnu, je le saluai également, puisqu’il discutait avec Riggo. Pour ne pas le traiter différemment des autres individus de la cantina, je le tutoyai, ce qui me fit intérieurement bien rire. Toute la rigide hiérarchie républicaine qui volait en éclat quand deux hommes se retrouvaient devant un comptoir.


      - Salut à toi ! Je m’appelle Qodu et tu es... ?

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Lanton Resa
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Sam 8 Fév - 3:55

Lanton était toujours assis sur son tabouret à discuter du bon vieux temps avec son ami Riggo, sirotant son whisky tranquillement en glissant quelques regards furtifs dans la salle. Il semblait plutôt décontracté, mais ne relâchait pas sa prudence, si bien qu'il repéra vite le Twi'lek qui venait d'entrer dans le bistrot. Ce dernier semblait imposer un certain calme parmi les clients les plus turbulents. Alors qu'il vit ce dernier s'approcher du comptoir, Resa se détourna à nouveau vers son ami, un sourire au coin des lèvres et le questionna :

"Tu connais cet individu Riggo ? Parce que pas mal de tes clients semblent le reconnaître.
- Oui, répondit Riggo d'un air certain, c'est un gars réglo : Il a pas d'ardoise, il me dévaste pas la cabane avec les bagarreurs et puis c't'un républicain, lui aussi il bosse pour toi, service d'informations ou j'sais plus quoi ! Qodu qu'il s'appelle !"

Resa se tourna alors vers le Twi'lek lorsqu'il atteint le comptoir, le détaillant avec ses sourcils froncés, mais sans animosité dans le regard, presque éteint. Il se permit de laisser échapper un léger rire.

" Salut Riggo ! Je vais te prendre une bière épicée corellienne.
- Tout d'suite ! répondit amicalement le barman

Qodu se tourna alors vers Lanton avec un air plutôt amical qui fit sourire légèrement le commandant Resa. Le twi'lek l'interroga alors :

"Salut à toi ! Je m’appelle Qodu et tu es... ?
- Lanton Resa, simple de ce bistrot, à la recherche d'un verre pour abreuver mon esprit préoccupé. Mais j'ai du mal à voir un gars de l'armée aller se mettre une petite cuite dans un rade aussi pourri que celui ci !"

Lanton glissa un regard moqueur à Riggo qui tenta par la suite de lui coller une petite tarte sur le coin de la tête, d'un air faussement vexé. Lanton adressa alors un nouveau sourire à Qodu et leva son verre dans sa direction, comme pour trinquer avec. Puis glissa une nouvelle question :


"Allons bon, je ne me rappelle pas avoir envoyé d'agents sur Teth, Quelle est la raison de ta présence ici ? Qodu ... Ce prénom me dit quelque chose au final ... Une mission menée à bien récemment ?"

Le commandeur haussa les sourcils, ses yeux avachis tentaient de comprendre les traits de visage du twi'lek, d'un air reposé, il ne semblait pas être des plus effrayant, pour un haut gradé de l'armée, mais il semblait dégager une aura de respect et de confiance. Bien qu'assis au bar d'un petit bar avec un verre d'alcool fort, Resa semblait toujours honorable et ne perdait pas pour autant de son charisme habituel. Son aspect décontracté semblait également déconcertant, car, malgré l'affiliation planétaire, les chasseurs de primes grouillent les rues, et Resa pourrait très bien être une cible. Folie ou maîtrise ? Quoi qu'il en soit, le commandeur était probablement plus original et décontracté que la plupart des généraux.


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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Sam 8 Fév - 13:14

    C’était bel et bien Lanton Resa… Eh bien, si je m’attendais à ce que le « chef suprême » de la République soit un habitué des cantinas... Je ne savais qu’en penser, même si je trouvais ça agréable, qu’un type avec de telles responsabilités agisse comme un citoyen lambda. C’était tout à fait républicain, justement, et ça correspondait très bien à notre petit groupe de rebelles exsangue. Bien, puisque nous étions partis pour discuter, pourquoi ne pas sympathiser avec cet homme ? Il avait l’air d’être de bonne compagnie, et avoir des amis puissants n’est jamais un mal.

    Je n’étais pas bon pour faire la discussion, ça non. Mais un Commandeur Suprême devait avoir des histoires intéressantes à raconter. Tout comme moi, d’ailleurs. Ce type avait comme… un charisme naturel, une aura. On aurait dit un Jedi, mais s’il l’était, je le saurais, à moins qu’il ne soit un marginal, qui évoluait sans Ordre.


      - Oui, pas plus inconnu qu’un Lanton Resa, tu me diras ! Je ne suis pas de l’armée, et je ne prends jamais de cuite, qu’est-ce qui te fait dire ça ? C’est ce que tu lui as dit, Riggo, espèce de bantha mal attifé ?

    L’intéressé m’apporta ma bière. Ah ! Une bonne bière ! On avait beau dire, malgré la culture, la philosophie, la vie trépidante d’un espion, les secrets de la science… une cervoise bien faite gardait tout son charme sincère, son brassage brut de breuvage de base. Enfin, breuvage de base… Une corellienne épicée satisfaisait tout à fait suffisamment le palais d’un gourmet du houblon. Un parfait équilibre entre la vulgarité d'une pisse coupée d'eau et le raffinement détestable des boissons de ceux qui "savent ce qu'il faut" pour se faire plaisir. Je n'étais pas là pour le plaisir, mais pas non plus pour boire n'importe quoi.


      - Les rades les plus pourris n’ont pas ces bières, Lanton. Ce que je fais ici ? Je viens remettre en tête à certains qu’ils me doivent un petit service régulier. Sinon, ils « oublient », ces étourdis. La routine.

    Mon nom lui disait quelque chose, hein ? Soit le Commandeur se fichait de moi, soit mes performances étaient encore plus remarquées que ce que je pensais, ce qui signifiait que nous étions en manque cruel d’hommes compétents, car je n’étais pas plus génial qu’un autre bon espion. Nous trinquâmes.


      - Je ne me souviens pas d’avoir jamais vu, pour ma part, un type de ton grade se promener seul dans un bouge. Quant à mes missions, eh bien… ce ne sont pas des choses dont je parlerais volontiers, et surtout pas ici.

    Pour signifier que je ne m’étendrais pas plus sur le sujet, je noyai littéralement mes paroles dans une rasade de bière. La boisson, fraîche, m’irrigua le palais, me coula sur la langue, puis descendit dans le gosier aride. Force, c’était divin, cette bière épicée ! Je ne m’en lassais pas. Les substances psychotropes humaines mettaient du temps à nous monter à la tête, à nous, Twi’lek, si bien que je ne craignais pas de perdre mes capacités en buvant. Je ne le regrettais pas car après tout, je n’étais pas là pour m’amuser, et si je voulais me retourner les lekkus, je passerais directement au jus de juma, voire à la Hoga Noga, mais je préférais garder cette dernière, corrosive, pour décaper l’oxydation des droïdes.


      - Et toi Lanton ? Quel vent t’amène si loin de tes fonctions ?

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Lanton Resa
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Jeu 13 Fév - 6:33

Le commandeur laissa échapper un rire calme et timide, terminant d'un coup son verre : Cul-sec ! Il reprit alors le twi'lek :

"Riggo n'est pas une balance, sinon, voilà longtemps que je ne fréquenterais plus sa cantina. Disons simplement que ... J'ai eu une intuition ?"

Il pianota la surface du bar avec sa main bionique. Bien que cette dernière avait l'air réaliste, Lanton observait toujours sa façon de bouger comme ci il était intrigué. Il haussa les sourcils lorsque Qodu lui expliqua la raison de sa venue, calmement captivé. Cela lui rappelait sa jeunesse et ses coups tordus de contrebandier. Il en avait recadrés, des pourris qui tentait de l'escroquer. Un sourire mélancolique prit place sur son visage. Cette époque était derrière lui, mais il ne pouvait s'empêcher de trouver ce genre de souvenir palpitants. Il répondit alors à son interlocuteur :

"C'est une étrange routine. Ça m'rappelle mes jeunes années tout ça. Pour ce qui est de mon grade, je n'ai pas été nommé parce que je suis théoriquement efficace. je ne pense pas mériter mon titre, mais si je suis ce que je suis, c'est grâce à mes capacités sur le champ de bataille. Mon temps libre ne regarde que moi. Que ça plaise aux sénateurs ou non. Pour ce qui est des missions, un oui ou un non n'aurait pas révélé grand chose à nos potentiels ennemis, surtout pas ici ..."

Il inspira et jeta quelques coups d’œil à certains endroits de la salle. Il semblait avoir repéré quelques personnes douteuses, mais ne laissait rien transparaître sur son visage. Qodu lui posa une question, le ramenant alors à la réalité. Le commandeur fixa un instant le twi'lek, comme ci il reformulait la question dans sa tête, puis il répondit, jetant d'autres coups d’œils aux endroits précédents :

"A part revoir un de mes meilleurs amis, boire un bon whisky et oublier quelques de mes tracas dues à mes responsabilités, je m'informe de l'avis du peuple ... Et surtout de l'avis des mécontents."

Lanton se tourna alors vers le twi'lek et posa sa main sur son épaule, l'observant dans les yeux avec insistance avant de reprendre lentement :


"Et toi, tu en connais, des mécontents ? Ici par exemple ?"


Il insista sur certains mots, envoyant ses yeux furtivement aux coins précédents : Un recoin sombre de la salle, où deux hommes douteux semblaient zyeuter en leur direction avec un air plutôt ... Determiné. Puis une table proche du comptoir, ou le Zabrak que Lanton avait précédemment rencontré, semblait surveiller les deux hommes.
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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Sam 15 Fév - 2:16

    Lanton Resa était un homme dans la force de l’âge. Il devait être deux fois plus vieux que mieux, si ce n’était plus. Je croyais d’abord qu’il était simplement boire un coup, comme il me le dit d’ailleurs, mais je me rendis rapidement compte qu’il était stupide de croire qu’il n’était là que pour ça. Le numéro un de la République Rebelle, probablement traqué par des agents impériaux, ne prendrait surement pas de risque inutile. Enfin, d’après ce que je savais du curriculum vitae du Commandeur, il en aurait été capable. Néanmoins, je dus me rendre à l’évidence d’une chose : ce type n’était pas un politicien. C’était un militaire, et avant même d’être un militaire, c’était un vieux loup de l’espace, un vadrouilleur au cuir dur, qu’on ne roulait pas facilement. Il n’avait pas l’air d’être l’un de ces génies qui laissent à jamais leur marque dans l’histoire, mais il était un homme d’expérience, un sage empiriste qui savait réagir face aux aléas de la vie et venir à bout de presque tous les problèmes, comme les meilleurs contrebandiers. Lorsque j’en pris conscience, j’eus immédiatement un profond respect pour cet homme, tant que je fus presque gêné de le traiter comme un vieux copain.

    Néanmoins, je lui murmurai.


      - Parler de mon boulot veut déjà dire que je fais ce boulot. Et je préfère que ce genre de choses ne s’ébruite pas. Si l’Empire vient à savoir quelle est ma fonction, je peux m’attendre à recevoir des assassins de temps en temps. Je rends service à la République quand elle me le demande. Je mourrais en mission s’il le fallait. Mais je ne veux pas mourir assassiné alors que je suis tranquillement chez moi sur Ryloth, juste parce que l’Empire a eu vent de mon véritable nom.


    Resa était, en plus de rendre visite à Riggo, en mission de reconnaissance. Il prenait le pouls du peuple, en quelque sorte. Je devais m’ôter de la tête qu’il était un homme politique, car il était avant tout chef des armées. Si les politiciens sondaient la rue à des fins électorales, lui le faisait à des fins de sécurité. Je pouvais bien l’aider. Je jetai, comme lui, des regards à la salle. Je fixai de nouveau mes trois informateurs, qui baissèrent les yeux ou opinèrent légèrement du chef quand mon regard passa sur eux, autant de signes qui voulaient dire qu’ils avaient intégré que je les surveillais. Ces gens mis à part, je connaissais plus ou moins bien pas mal de clients, ici. Pas des gens très recommandables, pour la plupart, même s’ils avaient tous une certaine honnêteté, une morale. Pas tous Républicains, je n’en connaissais pas non plus qui soutenaient l’Empire avec ferveur. Et puis il y avait ces loubards, installés de préférence dans les coins sombres de la salle, que je ne connaissais pas du tout et qui m'inquiétaient un peu.


      - Je ne connais pas de mécontents ici, non. La plupart se fiche pas mal de qui est en haut, l’Empire ou nous, tant qu’ils peuvent vaquer à leurs affaires sans être inquiétés. En revanche, ces types dans le coin qui nous observent, là-bas, je ne les ai jamais vus. Tu penses qu’ils te suivent ?

    J’espérais du fond du cœur ne pas devoir me battre contre des mercenaires chargés de porter atteinte au Commandeur Suprême. Par la Force, je n’étais pas en service ! Qu’on me laisse tranquille, pendant ces rares moments, était tout ce que je demandais. En faisant mine de n’avoir pas remarqué les louches gaillards, je bus une nouvelle rasade de ma bière, tout en vérifiant discrètement que mon blaster paralysant était bien dans son holster de poitrine, prêt à sortir si ça chauffait.

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Lanton Resa
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Dim 16 Fév - 8:19

Lanton se permit de ricaner d'un air décontracté. Il ne regardait plus ses potentiels agresseurs qui semblaient se préparer silencieusement, mais sa vision périphérique semblait faire les trois quarts du travail. Visiblement peu intimidé par la menace grandissante, il répondit à Qodu :

"Oh tu sais, l'Empire est trop fourbe pour venir te faire tuer à Ryloth. Mais ce serait un bon moyen de les prendre à leur propre piège, c'est pas une si mauvaise idée !"

Le commandeur se permit de rire gentiment, visiblement de bonne humeur. Resa fit craquer son cou et souleva sa veste pour vérifier que son blaster bryar était bel et bien sur sa cuisse. Il poursuivit alors, ricanant après avoir écouté ce que Qodu avait dit :


" Tu vois, je connais peu de gens qui savent suivre un ancien contrebandier. Des raccourcis, j'en connais, des planques, pareil. Mais il est fort probable que certaines taupes n'aient pas peur d'informer l'ennemi de mes faits et gestes. Le problème d'avoir ce genre de responsabilités, c'est que pour boire un verre tranquille, il faut aller se terrer dans un bunker. Alors certes, l'Acklay Dément, c'est pas super sécur' ... Mais ... Quand même ! On peut boire un bon p'tit rafraîchissement avant une bonne bagarre."


Lanton glissa un regard autoritaire vers Riggo. Ce dernier semblait avoir compris le commandeur, hochant la tête. Riggo plaça alors ses mains sous le comptoir. Lanton s'attendait à d'éventuels tirs, alors, il ne tenait pas à ce que son vieil ami s'en prenne. Il regarda ensuite Qodu, d'un air interrogateur, mais toujours avec un sourire impertinent aux lèvres. Il se pencha vers lui et chuchota :

"Le zabrak n'est pas lourdement armé, il doit faire office d'informateur. Je parie sur une vibrolame ou un petit blaster, mais c'est tout. Et evidemment, faut donc s'attendre à des renforts sous peu. Il ne doit pas savoir que d'autres chasseurs de primes, un peu plus loin sont sur le coup. L'humain possède une arbalète wookie. pas super pour un assassinat, mais c'est plutôt dang'reux comme arme. Son pote là, le rodien, il a un disrupteur. Pas moyen d'mettre un modèle dessus, il doit être personnalisé. Tu as de quoi te défendre ?"


Il se prépara lentement à dégainer son blaster, glissant une autre main dans son dos, mimant une démangeaison. La sérénité du commandeur était troublante : Etait-ce de l'inconscience ? Se sentait-il capable de se défendre face à une telle menace ? Quoi qu'il en soit, la tension montait, et les chasseurs de primes observaient leur cible, prêts à ramasser la belle prime que la carcasse d'un commandeur suprême de la République pouvait leur rapporter.

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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Dim 16 Fév - 23:25

    Je soupirai intérieurement. Dans quelque instant, tout allait tourner à la bagarre, et une grosse. Je n’étais pas fait pour ces rixes de bar à haut taux de mortalité. Je savais me défendre, bien sûr, et je visais juste, mais pas beaucoup plus que le chasseur de prime lambda. Par la Force, je n’étais pas un soldat ! Et puis Resa semblait rapidement régler le cas de ces gens. Pour sûr, ils étaient louches et ils causeraient à propos du Commandeur si on leur demandait, mais voulaient-ils vraiment attenter, là tout de suite, à sa vie ? Je voulais m’en assurer, si bien que je murmurai à celui que je devais défendre.


      - Attends un peu. Il faut identifier clairement leurs intentions. Je vais faire semblant de te paralyser pour t’embarquer comme gibier à prime. Si ce sont des mercenaires qui voient leur paie leur échapper, ils tenteront de me tuer. Je vais observer leurs réactions. S’ils commencent à me tirer dessus, je pense qu’on pourra dire qu’ils en ont bel et bien après toi. Le fait que tu sois en fait tout à fait vif les surprendra, en plus de ça.

    Pour peu que ces types soient peu expérimentés dans leur métier (et ils l’étaient assurément, vue la facilité avec laquelle nous les avions identifiés), ma ruse fonctionnerait à merveille. Je me chargerais d’abord du zabrak, le moins dangereux mais surtout, s’il était informateur comme le disait Resa, celui qui aurait le plus d’informations sur les gens qui en voulaient à la vie du Commandeur, et le plus facile à faire causer. Il fallait ensuite que je mette au tapis le rodien au disrupteur. J’avais déjà eu l’occasion de voir une de ces armes à l’œuvre. Le résultat était affreux. S’il y avait une arme anti-personnelle dont on pouvait qualifier l’usage de « sale », c’était bien celle-là. Elle désintégrait littéralement la cible, rompant les liaisons entre les molécules, ne laissant que des morceaux de chair à vif, quand elle laissait quelque chose. Heureusement, le rodien était à une dizaine de mètres : s’il voulait réussir son coup, il faudrait qu’il s’approche. S’il était chasseur de prime, il faudrait qu’il réussisse à ne pas désintégrer le visage du Commandeur, et donc qu’il tire quasiment à bout portant pour ne pas le rater. De plus, les disrupteurs avaient peu de munitions, car ils dépensaient beaucoup d’énergie. S’il ratait… quoi… trois coups, il serait à notre merci. Je me ferais alors un malin plaisir de lui refaire le portrait pour oser utiliser une arme aussi cruelle.


      - J’ai un blaster paralysant, et un blaster lourd dont j’aimerais ne pas me servir. Capturons-en un maximum pour savoir qui les envoie. De vulgaires chasseurs de prime cracheront le nom de leur employeur, en échange de la vie, et on m’a appris à faire parler les gros bras, dans les SRR.

    Je sentais que la tension montait, dans la salle. Riggo avait les mains sous le comptoir. Il y cachait, comme tout bon barman qui se respecte, un fusil à pompe PCA, capable d’envoyer au tapis n’importe quel être organique sans armure lourde, le bide plein de plomb. Rien de très fin, et rien de très neuf. En fait, cette arme était une antiquité, mais elle fonctionnait toujours aussi bien, et traversait sans mal les boucliers d’énergie. Je me tins paré pour exécuter mon plan. Dos à la salle, face au comptoir, je pus discrètement empoigner mon blaster paralysant. Moi-même, j’avais en fin de compte envie de faire souffrir ces types, qui n’avaient vraiment aucune morale, surtout le rodien. De l’autre main, je finis ma bière corellienne, la rage au cœur.


      - Tu es prêt à faire semblant d’être flasque comme un Gungan mort, Lanton ?


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Lanton Resa
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Jeu 13 Mar - 7:11

Lanton n'avait pas vraiment de plan , il était même prêt à en découdre en ne laissant de ces pauvres mercenaires que des cadavres. Lorsqu'il se trouvait dans ce genre de situation, dans une ville ou un bar, il avait l'habitude d'agir comme à l'époque de contrebande où le meilleur, c'était celui qui tirait le plus vite et le mieux. Sans se surestimer, Lanton savait qu'il serait capable de les moucher tous les trois sans même se faire toucher. A vrai dire, son regard était toujours aussi vif qu'auparavant, et des chasseurs de prime, il en avait connu, alors si il avait déjà repéré ces larrons, c'est qu'il n'étaient probablement pas assez doués pour lui. Cependant il remarqua que sa clairvoyance était un peu trop présente, bien plus qu'auparavant. Le commandeur se demanda alors si ces recueils jedis n'avaient pas révélés en lui un quelconque potentiel qui pourrait lui sauver la vie. Il revint à la situation lorsque Qodu lui proposa son plan des plus ... Audacieux. Lanton se gratta le menton, toujours serein, et répondit à Qodu.

"Pourquoi pas ? Ca pourrait être intéressant. Mais pour ce qui est de la capture, je ne suis pas si affirmatif. Tu sais, je suis pratiquement sur de leurs intentions. Qu'ils viennent de l'empire ou d'un cartel, me soucier de ce genre d'ennemis afin de monter une enquête pour trouver le commanditaire est inutile. J'ai d'autres chats à fouetter et les SRR également. Lorsqu'il s'agira d'un sénateur, là, d'accord ..."


Lanton afficha un large sourire à Qodu, sortant ses mains de sa veste en les posant sur le comptoir et reprit la conversation avec un ton guilleret :


"Alors, tu me mets cette bastos ? Ca m'enchante pas vraiment d'jouer le mort, mais plus vite ce s'ra fait ..."


Il jeta un regard à Riggo, l'air interrogateur, auquel le concerné répondit d'un hochement de tête. Les deux se mirent alors à ricaner en se regardant dans les yeux. Ces deux hommes semblaient se comprendre malgré un langage corporel très épuré et leur simplicité face à ce genre de situation montre qu'il semblent avoir vécu pas mal de situation critiques ensemble. Riggo n'avait jamais parlé à personne de ses précédentes activités, mais on semblait pour voir deviner par cette complicité qu'il fût impliqué dans quelques affaires douteuses du jeune Resa. Cet étrange duo qui ricanaient comme des enfants moqueurs dépeignaient une amitié des plus déconcertante.

Tandis que les trois hommes au comptoir se préparaient au pire d'une manière plutôt paisible, les deux mercenaires semblaient se tenir prêt et la tension augmentait dans la cantina. Les clients les plus attentifs, témoin de ce qui se passait, avaient cessé de jacasser, ce qui rendit l'atmosphère encore plus pesante ...

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Qodu Iolan
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Lun 24 Mar - 2:18

    Resa était vraiment un type désinvolte. Il avait l’air de se moquer complètement du fait qu’il était traqué. Son courage était tout à son honneur, mais je craignais qu’il ne devienne facilement témérité. Le Commandeur Suprême m’avait tout l’air d’une tête brûlée qui ne s’embarrassait pas trop du pourquoi du comment et tapait dans le mille. Le genre de personne qui ne survit pas longtemps sans être un as du blaster et avoir beaucoup de chance… ou la Force avec soi. Dans les deux cas, nous allions avoir le dessus sur ces fumiers. J’avais hâte de mettre un rayon ou un laser dans la tête de ce sale rodien.

    La colère montait en flèche en moi. Il fallait que je me contrôle, comme quand j’étais Padawan. Mais la Force ne répondait plus. A sa place, un grand vide. Ces chiens allaient manger des lasers, alors. Vivement, je dégainai mon blaster paralysant et braquai Lanton, qui fit mine d’être surpris. Il jouait bien, l’animal ! J’avais pris soin de régler la décharge paralysante sur la puissance minimale, pour que l’attaque paraisse réelle mais que Lanton ne soit pas à terre plus de deux secondes. La première seconde, les chasseurs de prime réagiraient. La seconde, ils dégaineraient. La troisième, j’aurais déjà eu le temps d’en mettre un à terre et Riggo en aurait eu un autre.

    J’avais dans le coin de l’œil les trois intéressés. Ils étaient sur les nerfs. Le rayon paralysant, très faible, toucha Lanton à bout portant, qui s’effondra comme une masse. Les salauds se levèrent tous en même temps. Le Commandeur avait vu juste. J’avais eu le temps de régler mon blaster sur sa puissance maximale, quand le premier coup de disrupteur partit, désintégrant une chaise - vide, fort heureusement. La rage au cœur, je méprisai le zabrak qui, couard, s’enfuyait, alors que j’avais prévu de la mettre à terre en premier, pour tirer en plein dans la tête du rodien, qui tomba à terre comme un poisson mort.

    Lanton était de nouveau sur ses pieds, et le blaster bryar eut le temps de faire mouche deux fois : une pour l’humain qui tenait l’arbalète et n’avait pas même eu le temps de faire feu, l’autre pour la jambe du zabrak qui voulait sortir de la cantina. Riggo, de peur d’envoyer des éclats de plomb dans ses clients un peu moins douteux, n’avait pas tiré. Les trois malfrats étaient au sol. L’un mort, l’autre paralysé, le dernier la jambe en miettes. Tandis que Lanton toisait la salle avec un air mi-amusé, mi-intimidant qui signifiait « Tout le monde oublie ça et retourne à ses occupations, ou il s’en prend une aussi. », je m’approchai du rodien au disrupteur, avec l’idée de le faire souffrir comme il aurait pu faire souffrir quelqu’un. Je ramassai son disrupteur et pointai son visage. Malgré sa paralysie, il voyait tout, et je lus la terreur dans ses yeux.

    Je ne sais si ce fut la pitié qui me retint, ou ma rage qui fuyait, mais je ne tirai pas sur lui, et me contentai de mettre un grand coup de pied dans les parties douloureuses de son anatomie. Il aurait tout de même hurlé de douleur s’il avait pu, et cela suffit à me satisfaire. Je lui donnai un coup de crosse sur le crâne pour faire bonne mesure et l’endormir pour de bon, puis j’examinai le disrupteur. Cette arme était modifiée, sans aucun doute, Resa avait vu juste. Mais elle était modifiée d’une manière tout à fait étrange. Moi qui connaissais plutôt bien les marchés souterrains de la galaxie, je n’avais que rarement vu des disrupteurs de ce genre. Et je n’aurais pas aimé revivre les moments où j’en avais vus. A ma connaissance, le seul marchand d’armes qui faisait des flingues comme celui-ci était en prison sur Ryloth. Même là, il avait outrepassé les limites des lois du cartel esclavagiste. Non que ceux-ci eussent réellement une morale, mais son activité était considérée comme vraiment trop destructrice, et ça n’était pas bon pour le commerce. J’allais vraiment devoir me pencher là-dessus. K’ul Gorima. Comment faisait-il pour répandre encore son fléau en-dehors de ses geôles ? En manipulant le disrupteur, je trouvai la signature du malfrat là où il y aurait dû y avoir gravé « Made in Ryloth » : « Cool G. » C’était donc bien lui. Quelle arrogance, de signer encore ses pièces alors qu’il était censé être enfermé ! Un vrai rire narquois à la face des autorités. K’ul Gorima.

    C’était un vieux garde du corps d’esclavagistes qui s’étaient lancé dans l’armement illégal et fournissait les barons du crime les moins scrupuleux en armes particulièrement douloureuses, jusqu’à ce que je parvienne à le faire coffrer sur Ryloth, en m’appuyant sur mes contacts les plus hauts placés dans la pègre. Le cartel commençait à s’inquiéter de l’influence de Gorima, et les barons du crime l’avaient trahi en le mettant habilement dans les mains des autorités, que j’avais renseignées. Peut-être était-ce moi aussi qu’on venait tuer ce soir, en fin de compte.

    Je retournai vers Resa, qui avait attrapé le zabrak en fuite et l’avait amené dans l’arrière-boutique. Il était en train de l’interroger, visiblement.


      - Du nouveau ? De mon côté, j’ai trouvé quelque chose d’étonnant. Le disrupteur du rodien est un modèle modifié qui ne devrait plus avoir cours depuis six ans, car j’ai mis le pourri qui le produisait sous les verrous, ses usines ont été démantelées et ses plans détruits. Or, cette arme est presque neuve. Je dois aller enquêter sur Ryloth. Si les chasseurs de prime recourent aux services du criminel qui produisait ces armes, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Même les esclavagistes Twi’lek l’ont condamné, c’est te dire. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond là-dessous, et je pense qu’on peut s’attendre à d’autres attaques, avec des types plus dangereux. Si nous ne tirons pas ça au clair, je crains le pire. Tu sais te défendre, c’est clair, mais Gorima a assez de crédits pour t’envoyer les meilleurs des meilleurs.


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Lanton Resa
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MessageSujet: Re: Un verre peinard ... [Libre] Mar 25 Mar - 5:43

Resa subit la décharge et ne força que très peu son talent d'acteur. Merde ! se dit-il, le p'tit twi'lek a pas peur d'envoyer la dose quand même. Mais c'est comme ça qu'on reconnaît les hommes d'action. Il s'affala sous l'effet du tir mais ne perdit pas sa focalisation. Lors de sa chute, il observa le zabrak, et se permit même de lui glisser un sourire ne coin avant de toucher le sol. Ce dernier sembla alors terrifié : Il se savait piégé. Lanton était presque contrarié que ce dernier soit suffisamment alerte pour fuir : Il allait devoir se bouger un peu pour sauver les meubles. A peine sentit-il la paralysie disparaître pour libérer ses membres qu'il se redressa, dégaina ses deux blasters bryars et fit feu. Il prit le temps de charger son blaster droit tout en visant l'homme à l'arbalète, et croisa ses bras pour que son blaster gauche soit plus ou moins dirigé vers le zabrak. Il relâcha son tir avant que l'humain ne puisse faire feu, et tourna la tête en un éclair pour avoir la jambe du zabrak avant que ce dernier ne soit hors du champ de tir. Resa souffla, le timing était un peu juste, mais la situation était maîtrisée. Il jeta un oeil vers Qodu qui semblait s'en sortir à merveille de son côté.

Lanton sourit et se permit même de pouffer .Être entouré de bons éléments était rassurant en des heures si sombres pour la République. Il fit un tour sur lui même, observant chaque clients paniqués dans la salle, blasters en mains dirigés vers le bas et leur glissa quelques mots :


"Tout va bien, la situation est maîtrisé. Nous sommes des agents de la République. Reprenez vos activités."

Alors que le zabrak jetait quelques coups d'oeil à Lanton en tentant de ramper vers la sortie, le Commandeur glissa un regard apitoyé sur ce dernier. Il avança vers lui tranquillement alors que sa cible fuyait vainement vers la sortie. Resa attrapa l'homme par le col et le souleva en arrière, mais ce dernier tenta de se débattre, envoyant un revers au visage du commandeur. Cependant Resa eût le temps d'esquiver et en profita pour riposter d'un coup de poing au visage, sonnant l'informateur pour quelques instants. Il traîna sa prise dans le bar et demanda :


"Riggo, ouvre moi l'arrière boutique, j'ai un guignol à faire causer."


Riggo s'exécuta sans plus attendre, glissant à ses clients quelques phrases réconfortante, histoire de préserver ses sources de revenu. Il ouvrit une porte donnant accès à une petite salle simplement éclairée d'une lampe ou Resa et sa prise se rendirent.

Le commandeur prit une chaise et jeta négligemment le zabrak dessus. Ce dernier ne parla pas, observant Lanton, guettant le moindre mouvement ou le moindre coup, mais au lieu de ça, quelques paroles :


"Tu vois, moi j'trouves qu'un interrogatoire a pas d'gueule si le type qui interroge se colle pas un cigare au bec. C'est vrai quoi ! Ca fait patron, ça impressionne, et quand ça flambe dans le noir, ça éclaire le visage d'une lueur malsaine."

Lanton tira alors un de ses cigares de sa veste avec un sourire vicieux et s'alluma de son briquet métallique. Il laissa sortir quelques bouffées de fumées de sa bouche tout en regardant le zabrak qui grimaçait de douleur et tentait de rester concentré. Le commandeur savait que l'intimidation était une arme, et personne n'y était insensible, surtout pas ce genre de types. Resa tourna autour du zabrak comme un lion dans sa cage et prit la parole calmement et sereinement, mais ses paroles strictes montrait qu'il ne comptait pas vraiment plaisanter :


"Très bien le cornu, j'vais pas m'présenter, j'suppose que tu sais qui j'suis. Et y en a d'autres aussi qui savent alors quelques questions : Combien sont les autres ? Est-ce que t'es d'mèche avec ceux qui étaient déjà présent dans la salle ? Qui m'a espionné jusqu'ici ?"


Le zabrak demeura silencieux, observant Resa avec dégoût et mépris. Le commandeur, toujours calme, souffla d'un air amusé avant de changer littéralement de comportement et de frapper d'un grand coup de pied au buste du zabrak, le faisant voler en arrière avec une grimace de douleur sur le visage. Resa reprit la parole, mais cette fois ci en hurlant :


"Réponds moi ! Je connais des tonnes de moyens de te faire parler en te faisant atrocement souffrir sans même attenter à ta vie !"


Le pauvre interrogé glissa quelques mots en se tenant le torse de douleur :

"Y en a 5 qui attendent mon signal dehors, ils sont probablement déjà en route. Les autres, je les connais pas, je l'jure. Pour ce qui est de l'espionnage, je m'en suis chargé que depuis votre arrivée à Teth ! Je ne sais pas qui s'en est chargé avant moi !"

Lanton avait bien remarqué la nature impressionnable du zabrak. Parfois, certaines personnes n'ont pas assez de nerfs pour ce genre de métier, et l'expérience permit à l'ancien contrebandier de repérer les cibles faciles. Les informateurs se devaient avant tout d'êtres discrets, rapides, précis, mais certainss misaient tellement sur ces caractéristiques qu'ils craquaient souvent en cas d'interrogatoire. Des tonnes d'informations à donner à telle personnes et pas à une autre pendant des jours et des jours sans jamais se faire prendre, il en fallait alors peu pour allumer la mèche. Resa releva le zabrak remettant sa chaise en place, redevenu calme. Qodu fit alors irruption dans la pièce au même moment, attirant l'attention des deux hommes. Il apprit tout ce qu'il sut au commandeur d'un air plutôt amical, ce qui sembla déconcerter le zabrak. Lanton répondit calmement à Qodu :


"Jusqu'à présent, on est pas tombés sur les meilleurs des meilleurs. Ce Gorima me dit quelque chose, retourner sur Ryloth et investiguer serait judicieux. Le zabrak n'est pas de mèche avec le rodien et l'humain. Mais tiens toi prêt la cavalerie devrait être là d'une minute à l'autre. Je sais pas pour qui le zabrak bosse, mais 5 de ses potes armés jusqu'aux dents radinent sur notre position. On ne peut pas rester là et mettre en danger la vie des clients."


Brusquement, Lanton se retourna et envoya un revers de sa main gauche pour assommer le zabrak avant de le porter sur son épaule et de se diriger vers la sortie de la cantina d'un pas rapide. Il glissa à Riggo :

"Débrouille toi pour remettre ton établissement en ordre. La cavalerie arrive, mais ils feront rien si je n'suis pas là. De ce fait je part. Ce fût n plaisir !"


Il leva sa main en guise de salut et sortit de la cantina dans les rues de Teth, se débrouillant pour éviter les rues passantes.

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