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Passage rapide [Pv Lenia Sery]

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MessageSujet: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Ven 11 Oct - 0:14

La mort est bien ce que je préfère chez un Sith et celui que je venais de traquer avait eu un échantillon particulier de ma manière de faire. Sa destruction avait été un plaisir et je ressentais encore le plaisir de sentir son crane se fendre sous la pression de ma botte s'écrasant sur son crâne défoncé à force de lui éclater contre un mur. Durant cette bataille ma haine et ma rage n'avaient pas pris le dessus sur mes tactiques, mais j'avais éprouvé un tel plaisir à lui ravaler la façade d'un missile dans le torse que j'avais décidé de poursuivre ma destruction en lui fracassant le crâne jusqu'à ce que mon opposant soit à la limite de l'inconscience et la tête complètement en sang. L'apothéose avait été quand je lui avais réduit le crane en miette en l'écrasant sous ma botte, les os craquants et les plaintes du Sith suppliant que je lui donne la mort rapidement alors que je prenais un malin plaisir à lui faire ressentir la douleur de ceux qu'il avait massacrés. J'avais mis un long moment avant de l'achever pour finalement lui faire cracher la phrase la plus humiliante qui soit pour un Sith : demander pitié. Cela m'avait arraché un sourire des plus brutale derrière mon casque et plutôt que d'avoir pitié je m'étais conforté dans mon idée de douleur. Finalement j'avais terminé le Sith en l'étranglant à mains nues et en lui tordant le coup d'un geste puissance alors qu'il me regardait dans les yeux... Cette douleur dans son regard avait été un plaisir à voir, le Sith dans toute sa lâcheté, alors que quelques instants plus tôt il se vantait d'être invincible et de ne pas craindre la mort alors que là elle lui faisait peur. J'étais la personnification de la mort pour les Sith, rien ni personne dans la Galaxy ne pourrait parvenir à égaler ma manière de traquer et de tuer le Sith, mon gibier, ma vie comme ma mort.

Cette destruction terminée j'étais retourné auprès de la personne qui m'avait engagé : une jeune mère ayant réussi à sauver une seule de ses trois filles de ce Sith. La Guerre était peut-être finie mais les Sith continuaient de se prétendre les Maîtres et celui-ci avait voulu faire un exemple de la pauvre famille n'ayant jamais rien demandé à personne, le mari était mort, les filles avaient été torturées et tuées ce qui m'avait poussé à appliquer sur le Sith le même traitement. Il est inutile d'être clément avec quelqu'un qui ne l'est pas ! La destruction ne devait pas être que dans un sens. Pour venger mon employeuse je n'y avais pas été avec le dos de la cuillère et j'y avais pris un plaisir d'ailleurs... quoi de mieux que de réunir le plaisir et le professionnel. La destruction du Sith m'avait mise de bonne humeur, j'avais détruit complètement son corps et je l'avais laissé pourrir sur place à la merci des bêtes sauvages. Une fois ma prime en poche je n'étais pas resté prendre le café, préférant le calme des étoiles. J'avais juste pris 1 000 crédits pour cette traque, rien du tout pour un chasseur de mon calibre mais j'avais pris tellement de plaisir que j'aurais pus le tuer pour rien que ça ne m'aurait aucunement gêné tout au contraire. Seulement ces crédits allaient me servir à une tâche bien précise qui consistait à acheter du matériel médical et militaire pour le charger à bord de mon vaisseau pour être assuré lors de mes prochaines missions. En effet je commençais à être en manque de choses essentielles comme le bacta, les anti-douleurs ou encore les désinfectants, sur le côté armement j'avais toujours mes recharges prêtent, mais j'allai récupérer dans les prochains temps ma nouvelle arrivée de missiles de tout type pour mon armure... de quoi pimenter encore plus les traques et les combats d'un côté explosif extrêmement bon... Une fois mes provisions refaites j'allai reprendre mon envol pour traquer ces Sith et probablement quelques Impériaux véreux... S'il y en avait un que j'avais envie de fracasser c'était bien l'Empereur, une espèce d'incapable qui se prétendait le Maître de la Galaxy alors que pendant la Guerre il n'avait pas bougé de son siège, les véritables combattants et donc les véritables vainqueurs étaient ses commandants, mais lui c'était un zéro pointé... D'ailleurs pour avoir vu ses stratégies je pouvais dire qu'il n'en avait aucune d'intéressante, si ce n'est des tactiques d'une lâcheté prononcée...

Penser à cela me fit grimacer et enfin de retour dans mon vaisseau je refermais la passerelle pour prendre le chemin de Tython pour aller remettre aux Jedi le sabre laser que j'avais récupéré de mon adversaire. Comme toujours je ne laissais pas une telle arme trainer et tomber dans les mains de n'importe qui, je préférais de loin la remettre aux Jedi même si je désapprouvais certaines de leurs attitudes. Bien-sûr je ne les critiquais pas ni ne les prétendais obligatoirement mauvaises, suivre des principes et un code sont des choses parfaitement honorables, mais cela ne doit jamais prévaloir sur le bon-sens. Exécuter un Sith sous les yeux d'un Jedi ne me faisait aucunement peur étant donné mon indépendance par rapport à eux, je ne suis pas Jedi et même si je peux le devenir je ne le souhaite pas, "Hell's Gate" restera à jamais le même.

Durant mon voyage dans l'hyperespace je pris le temps de me remettre un peu à mon avantage, ça n'avait pas été une mission terriblement compliqué mais l'entretiens du corps et de mon armure me permettront toujours d'être à 100% en face de n'importe qui. Je pris contact avec le Temple Jedi pour leur annoncer ma venue, pas toujours appréciée chez certain, mais ça c'était le cadet de mes soucis. Malgré la tolérance des Jedi tous connaissent ma manière de faire assez destructrice avec les Sith et beaucoup la critique même s'ils ne disent rien en face de moi, non pas par peur mais surtout que je suis parfaitement libre de vivre et d'agir comme je le souhaite étant donné que je ne suis aucun autre code que le mien. Je n'avais fait abstraction de celui-ci qu'une fois avec Elah Cyneel que j'avais combattu et qui, selon mes dernières nouvelles via Maître Yunstar, était retourné chez les Jedi. J'avais donc très bien fait de l'épargner et puis une femme de cette qualité je ne pouvais pas la tuer, ça aurait été du gâchis. En pensant à ça mon esprit alla vers une autre jeune Jedi que j'avais rencontré quelques mois plus tôt : miss Sery, que je m'étais amusé à draguer et aussi à entraîner durant nos quelques-temps ensemble. Une Jedi assez douée, un tantinet coincée et réservée mais possédant de nombreuses qualités et de nombreux atouts aux combats, ça m'avait amusé de la combattre pour l'entraîner, une Jedi doit être capable de combattre et de tuer du Sith à mes yeux et même si son Maître a relativement bien travaillé sur sa maitrise et son courage, côté armement elle avait encore des progrès à faire. Je l'avais aidé et j'avais eu une mission avec elle, un petit deal entre elle et moi pour mieux se rendre service, et puis alors le top avait été quand je l'avais embrassé, je ne lui avais pas demandé son avis mais ça avait été si amusant de voir son visage après ça... Ah les jeunes Jedi c'est fascinant, mais ne nous méprenons pas je ne jouais pas avec les sentiments de Lenia, certes j'avais eu un jeu de séduction avec elle mais rien de méchant...

Le voyage se déroula sans le moindre soucis, malgré que les Impériaux soient un peu partout dans la Galaxy je savais les éviter et puis si j'étais pris ça ne me gênait pas trop puisque ça serait une bonne occasion de détruire des vies Impériales quitte à perdre la mienne. De toute façon si Han Solo et son équipage avaient réussi à se sortir de l'Étoile Noire bien que ça soit une stratégie de Dark Vador, je devrais pouvoir réussir à me sortir des griffes d'un StarDestroyer Impérial. Il y eu juste dans l'arrivée dans la Région du Noyau Galactique que je dus prendre d'infinies précautions pour éviter de me retrouver piégé dans un trou noir, cette région en regorgeant et étant périlleuse elle offrait une protection naturelle absolument incroyable, de quoi tenir un bastion Jedi et Républicain tout en gardant des vaisseaux en cas d'attaque... mais dans ce cas-là les Impériaux se retrouveraient coincés et sans aucune possibilité de victoire, excellente tactique qui avait été bénéfique lors de la Guerre, l'un des rares véritables grands succès militaire de la République. Même si celle-ci a perdu la Guerre ce n'est guère grave sur le plan général car leur nouveaux bastions sont protégés et plutôt bien défendu... une attaque sur ceux-ci serait suicidaire pour les Impériaux... Après connaissant la bêtise de ceux-ci ils en seraient bien capable...

Une fois les différents obstacles naturels derrières moi, je sortais de mon dernier saut hyperespace pour me rendre sur Tython comme toujours extrêmement bien protéger par des vaisseaux lourds Républicains. Une fois mon identifiant lancé j'attendis tranquillement la confirmation, n'étant ni ennemi ni ami les mesures pour passer sont délicates et c'est seulement si on estime le visiteur sûr où si celui-ci est attendu qu'on le laisse passer et souvent il procède à une vérification par leur capteur ou même via un encéphalométreur ce qui permettait de véritablement détecter les individus à bord de l'appareil. Étant venu seul je n'eus aucun soucis là-dessus et une fois les différents contrôles passés je reçus mes instructions pour me poser et les consignes habituelles. Je piquais vers la planète suivis de quelques chasseurs à faible distance, mes détecteurs me signalèrent que mon appareil était dans les viseurs et verrouiller par les missiles de la République au cas où l'idée folle de tenter quelque-chose me prendrait... Je fus finalement lâché quand je fus entrée dans l'atmosphère et que les défenses anti-aérienne de la planète prirent le relais. Je n'étais pas verrouillé mais je savais que toute agression serait synonymes de destruction. Certain pouvait appeler ça de la paranoïa des Républicains mais je comprenais qu'ils prennent autant de précautions surtout avec l'Empire dominant se présentant quasiment à leur porte mais lui-même n'étant pas assez puissant pour passer les défenses surpuissantes des bastions Républicains.

Trente minutes plus tard je fus sur la planète, je me posais directement dans l'air d'atterrissage du Temple Jedi, lieu fort bien gardé où je pouvais aller et venir sans soucis une fois les dernières vérifications effectués par les autorités en place. Je me présentais avec mon attirail complet sauf mon jetpack. Je n'avais pas besoin de mon attirail pour les raisons de ma présence mais je ne m'en séparais jamais, on regrette trop de ne pas l'avoir sur soi en cas de soucis et surtout que la probabilité qu'un pépin arrive quand on n'est pas équipé est toujours plus forte que quand on est équipé. Tranquillement mais surement je me rendis au poste de sécurité pour m'identifier et une fois cela fait je pénétrais dans le Temple en direction du lieu où de nombreux Maîtres m'attendaient pour savoir ce que j'avais à leur dire et à leur remettre. J'ôtais mon casque et leur remettais le sabre de ma victime, je discutais un peu avec eux pour répondre à leur question sur le Sith qui était mort entre mes mains, rien de bien méchant et même si mes actes ne furent pas acclamés ils ne furent pas non-plus critiqué étant donné que de nombreuses vies avaient été sauvées grâce à mon intervention musclée.

Je ne les retins pas plus longtemps que nécessaire, je ne pus voir Maître Yunstar car celle-ci se trouvait sur Lehon... Planète que je connais fort bien et que j'affectionne énormément. Cela m'ennuya un peu de ne pas pouvoir lui parler étant donné ma profonde amitié avec elle, mais bon ce n'est pas trop grave je n'allais pas mourir pour si peu. Je quittais finalement mes hôtes après un dernier salut. En retournant dans les couloirs je m'apprêtais à retourner à mon vaisseau pour repartir quand en me rendant à celui-ci mon chemin croisa celui d'une jeune Jedi que je connais bien : Lenia Sery. Je posais mon regard sur elle, n'ayant pas remis mon casque et étant un Chiss si elle ne me reconnaissait pas c'est qu'elle avait subi un lavage de cerveau. Je m'adressais à elle poliment avec un sourire.

~~ Bonjour Lenia !!

J'affichais un léger sourire en la saluant, depuis les mois qui s'étaient écoulés elle n'avait pas vraiment changé. Elle gardait un faciès angélique et très doux, un petit bout de femme qui avait quand même prit du cran après son absence et son entraînement entre mes mains. D'ailleurs en parlant de main je lui baisais la sienne en signe de respect et de galanterie. Aucune autre pensée n'était derrière ce geste, rien qui puisse avoir l'intention de la déstabiliser.

~~ Tu as bien retrouvé ton chemin depuis qu'on s'est vu sur Mandalore ! Alors comment vas-tu?

Je n'avais plus discuté avec la jeune Jedi depuis la fois où je l'avais laissé sur Mandalore et depuis de l'eau avait coulé dans la Galaxy et puis j'étais resté très longtemps avec elle pour passer à côté d'elle comme si de rien n'était. De plus la présence de Lenia était agréable, le seul détail qui pouvait être assez ennuyeux était son éternel réserve, toujours à vouloir se faire plus petite qu'une souris et même si elle s'était un peu décoincée j'espérais vraiment qu'elle n'allait pas baisser les yeux en rougissant comme une Sith au sang pur...
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Sam 12 Oct - 21:06

(HJ Et voilà  ! Tu peux me MP en cas de besoin d'édition et/ou de commentaires Wink  Bonne lecture ! HJ)


J'aurais pensé que la réadaptation aurait été plus facile que cela, quand même. Que je ne me sentirais pas autant en décalage comparé à certains de mes pairs, alors que j'ai enfin réussi à regagner l'Ordre Jedi que je désespérais tant à rejoindre ces deux dernières années. Cela n'a beau faire que quelques jours que je foule le sol de Tython et que je partage à nouveau le quotidien et les inquiétudes de mes pairs, ce sentiment d'étrangeté ne me quitte décidément pas. Oh, il est vrai que j'ai bien retrouvé mes quelques proches et les miens, mais parfois certains regards des autres me pèsent un peu. Assurément pas dans le sens qu'ils me déprimeraient comme par le passé... mais ils me rendent morose dans le sens qu'ils m'agacent quelque peu. En général, mon retour a plutôt été bien accueilli, en dépit de quelques accrochages inévitables. Ainsi j'ai retrouvé Johanna, la première, qui est resté fidèle à la grande soeur que j'ai toujours connu depuis le début de mon Apprentissage au crépuscule de mes quinze ans. J'ai aussi retrouvé mon père adoptif qui se trouve être, et était déjà à l'origine, mon vénérable Maître, mais avec lui les retrouvailles ont été… inconfortables les toutes premières minutes. Déjà il m'a donné du fil à retordre pour le trouver au sein de ce Temple que je ne connais pas très bien : le bougre était bien présent, très en retrait, quand j'ai débarqué pour la première fois, mais il a jugé bon de filer à l'anglaise sans laisser la moindre trace pour le retrouver avant que je ne puisse gagner sa hauteur. Ça a été assez coton pour savoir où Sith il était passé, nul Jedi ne pouvant me renseigner à ce propos, et j'ai du user de notre lien de Force pour lui demander s'il voulait bien avoir la gentillesse de m'indiquer où il se trouve. Sans cela, je sais que je ne serais jamais parvenue à le localiser, s'il n'avait pas daigné me laisser le trouver. Il est très doué pour être introuvable quand il n'en a pas envie, autant que je ne suis douée aussi pour me faire oublier quand je n'ai pas plus le désir de me faire remarquer, ça m'arrive… Enfin, tout ça pour dire que j'ai fini par mettre la main sur lui, dans un espace typique des jardins un peu à l'écart du nouveau Praexum de l'Ordre Jedi, à l'extérieur. Et c'est alors que j'ai remarqué, concrètement, l'impact qu'avait eu la guerre durant ces deux ans quand je lui ai fait face... enfin, s'il n'y avait que la guerre, je ne m'en voudrais pas autant encore. Il était totalement indéchiffrable, horriblement silencieux et incroyablement distant dans les premières minutes.

Enfin, tout a fini par s'arranger - assez vite quand même - quand j'ai réussi à trouver les mots qu'il fallait. Et puis ce n'est pas dans mes projets de disparaître de sitôt... voire plutôt de disparaître tout court. Je ne compte pas me séparer des miens, autant de l'Ordre qui m'a en un sens sauvé la vie et de la folie noire de Dantooine... que des miens au sens affectif, familial du terme. Ce n'est pas maintenant que j'ai réussi à me rebâtir des repères affectifs, amicaux et de double-appartenance stables que je compte les mettre à mal. Surtout que bon, j'ai compris ma leçon en deux ans, concernant l'importance que mes proches peuvent donner à mon existence et l'appréciation de ma compagnie pour eux. Enfin, je commençais déjà à le réaliser à mes dix-sept ans, mais que voulez-vous,  je suis parfois "assez longue à la détente" selon certains. Cela dit, je ne me suis sentie pleinement "rentrée au foyer" que lorsqu'il m'a prise dans ses bras, et que tout était bien rentré dans l'ordre. Force, j'ai été soulagée à un point que je ne peux vous décrire ici. Cela dit, je reste assez inquiète pour lui, j'aimerais vraiment pouvoir trouver la faille qui me permettra de l'aider derrière la carapace qu'il a dressé autour de son cœur. Mais je suis sûre que je la trouverais, tôt ou tard.

Avec un léger soupir, je secoue doucement ma tête alors que j'arpente l'un des couloirs de ce Temple que je ne connais pas encore bien. Cela ne sert à rien que je me torture avec ça, ce qui est fait est fait... et il faut que je me concentre sur le présent et le futur plus ou moins immédiat maintenant plutôt que le passé. Je suis assez inoccupée sur le moment, je dois vous avouer, et je m'ennuie passablement. Je viens de revenir d'un passage aux Archives, je n'ai plus d'enseignements pour le reste de la journée, Maître Greystone est occupé en réunion et je n'ai strictement aucune idée de quand il en sort. DACJ, que j'ai eu aussi la joie de retrouver peu après, est en train d'aider autre part dans le Temple, concernant une tâche à faire, et Johanna, elle, est repartie en mission. Force que j'aurais aimé l'accompagner ! Agir sur le terrain même me manque sacrément,  et si je ne suis pas inactive au sein du Temple, j'ai du mal à me réadapter au rythme un peu plus tranquille des Disciples de la Force Claire. En un mot ? Je ne tiens souvent pas en place ! Et si heureusement les instructeurs ont complexifié mes exercices physiques et de maniement de Force à faire, ça ne suffit pas toujours après les entraînements que j'ai eu sur Csilla ! Je pourrais être déployée en mission, à l'extérieur, surtout que ce n'est pas qu'ils refuseraient une aide supplémentaire au vu de la situation, mais je suis stationnée au Temple jusqu'à nouvel Ordre. Je pense que vous devinerez aisément de qui la directive vient. Un, oui, elle vient de haut-lieu. De deux, de quelqu'un qui a doublement son mot à dire concernant mon assignation. De trois, cette même personne n'est clairement pas décidée à ne pas me perdre de vue pour un petit moment je crois. Maître Greystone, vous l'aurez compris. En même temps, qui d'autre est à la fois l'un des deux Grands Maîtres, dirigeant l'une des deux enclaves Jedi d'actualité, et surtout est conjointement mon Maître et mon père ? Donc, pas de missions pour moi pour le moment, sinon avec lui pour qu'il puisse me garder à l’œil. Kriff, j'ai beau lui dire, redire et l'assurer en toute sincérité que je ne vais et ne veux pas m'envoler dans la nature, il reste fermement campé sur ses positions. Et comme je n'aime pas me prendre la tête avec lui, et que je sais que je n'aurais pas gain de cause, je me résout à sa décision. Pas le choix, on dirait.

Donc j'essaye de trouver des parades contre ces moments là où je m'ennuie en me retrouvant temporairement seule, sans risquer de me faire assigner trois semaines à l'infirmerie. Riez, mais pour moi ce serait une punition des plus terribles ! Et ce sous diverses formes : par exemple, me rendre aux Archives, comme je viens de le faire, pour me renseigner plus encore sur tout ce que j'ai manqué en deux, continuer d'étancher ma soif intarissable de connaissances et parfois discuter un brin avec le responsable des Archives avec qui je m'entends toujours très bien et qui, à l'image des lieux qu'il légifère, est un puit infini de savoir. Ou encore en ajoutant des entraînements supplémentaires en solitaire concernant le maniement du sabre-laser contre des sphères d'exercice à mon niveau, ou mieux encore avec un partenaire d'escrime quand j'ai de la chance, ou sinon de maniement de la Force, c'est moins dur à réaliser quand on est toute seule. Un troisième échappatoire est une séance de méditation, qui calme ma nervosité, m'apaise dans cet infini de clarté, de chaleur, de puissance et de réconfort qu'est la Force Lumineuse. Quand ça ne suffit pas ou que j'ai envie de changer un peu, je pars en exploration sur Tython, sans toutefois pouvoir trop m'éloigner des environs du Praexum, pour une raison que j'espère vous aurez compris, je déteste devoir me répéter. Pourtant, je suis quelqu'un toujours calme, d'une nature encore douce et posée, d'une personnalité d'ordinaire sereine et paisible... mais je n'aime vraiment pas rester sans rien faire, j'ai l'impression de perdre mon temps. Ça ne s'est pas arrangé en deux ans. Bon, j'aurais aussi pu éviter le café et en rester au thé ou au chocolat chaud, ce matin.

Donc, j'ai du mal à me remettre "dans le moule" pour le moment, entre ce goût pour la liberté relative que j'ai commencé à développer et cette hyperactivité, si inoccupée autant, sur le plan mental que le plan physique. Oh, de l'extérieur on ne remarque rien, comme je fais très attention à mon attitude, ma physionomie, ma voix, et mes réactions. De même, des boucliers mentaux modérément dressés me permettent de filtrer mes émotions et d'en contenir/taire certaines, bien que leur efficacité peut infléchir autour de certaines personnes, mes proches Jedi. Mon visage est donc toujours très calme, serein, serti d'un léger sourire confiant et posé, ma voix posée et chaleureuse, ma posture relaxée, assurée et respectueuse. Tout cela est bien joli, mais pour qui me connaît assez bien, mon regard bleuté reflète parfaitement mon état de pensée du moment. Force, donnez moi quelque chose à faire, à réfléchir même, ou laissez-moi croiser un ami ou une connaissance, mais pas rester totalement seule et inoccupée ! Alors que je parcoure les couloirs, dans l'idée de m'occuper utilement à faire un repérage des lieux et de l'emplacement des endroits importants à connaître, je commence à revenir vers la pièce centrale du Praexum. Tout en restant au niveau du premier étage, où se trouvent entre autres la salle du Conseil, d'autres couloirs, et les deux grands escaliers conduisant au rez-de-chaussée et à l'extérieur. Toujours vigilante et présente à ce qui m'entoure, je cherche par moment les présences des deux droïdes compagnons de Maître Greystone, plus précisément celle d'Aran, droïde de combat mandalorien, souvent sans les trouver, des yeux comme par le biais de la Force. Même si je me doute un peu que temps à autres Prudii doit s'assurer que je suis bien dans le secteur du Temple, connaissant très bien son propriétaire, mais au moins j'ai gardé presque intacte ma liberté de mouvement, ça en soit c'est très réconfortant.

Bien revêtue des habits traditionnels Jedi, comme je suis stationnée au Temple, j'ai juste changé un peu les couleurs de ces derniers. Et oui, comme j'ai pris pas loin de dix centimètres eu deux ans et que je me suis renforcée physiquement, il a fallu que je change ma garde-robe d'autant plus très peu garnie. Donc, j'ai troqué l'ensemble beige - brun que je portais avant, pour des couleurs un peu plus profondes. Ainsi, comme présentement, j'arbore une chemise aux longues manches d'un brun de terre, assortie au pantalon habituel des Jedi et à ma ceinture utilitaire, et une tunique typique Jedi de couleur d'un brun plus foncé, d'écorce, assorti aussi à mes bottes, le tout usuel de ceux du rang d'Apprentis Jedi. Cela dit, des différences sont à noter, accrochées à ma ceinture : outre la présence normale de mon sabre-laser personnel, se sont ajoutés un pistolet-blaster DL-22 sagement logé dans sa gaine protectrice noire, et une dague reposant tranquillement dans son fourreau noir également. On ne sait jamais, en cas de besoin, mieux vaut prévenir que guérir. Le monde de Tython, si notre zone a été sécurisée, n'est pas toujours des plus amicaux. Mes cheveux bruns, encore raccourcis reposent dans mon dos un peu plus bas que les épaules, une tresse de Padawan reposant sagement derrière l'une de mes oreilles, et nul ornement que ce soit, la sobriété reste une de mes vertus. Mon visage est plus fin et dessiné, ayant adopté les traits d'une jeune femme adulte certes assez élégante naturellement - selon les critères de la gente masculine, comme je m'en suis vite rendue compte à mes dépends - et mon teint naturellement assez clair aussi, mais marqué par les entraînements et ma propre expérience. Mes yeux bleus restent vifs, attentifs et cherchent une occupation ou, mieux, une tête connue avec qui aller converser, tout en surveillant avec vigilance mes alentours. Mon pas est plutôt tranquille, je ne suis pas pressée après tout, alors...

Néanmoins, je remarque très vite une personne qui se dénote de l'environnement Jedi, et s'attire parfois des regards méfiants voire désapprobateurs de certains de mes pairs, émergeant alors de l'un des couloirs se trouvant en face de ma position, un peu plus loin. Aussitôt, mon attention se porte vers cet individu, qui m'est des plus familiers alors que je l'observe, et en quelques secondes seulement l'identifie. Cette armure lourde noire, casque qui m'est des plus connus aussi, un être humanoïde à la peau bleutée, aux yeux d'un rouge profond avec un peu de noir, cheveux sombres aux reflets bleutés qui indiquent appartenant à l'espèce Chiss, très connu au sein de la galaxie, de ses alliés, de ses ennemis comme de seule réputation. Et surtout un visage que je ne saurais pas méprendre. Je sens ma bonne humeur grimper immédiatement en flèche en le reconnaissant, puisque c'est un excellent ami que je croise de manière totalement inattendue ! Lui aussi m'a rapidement remarquée - cela ne m'étonne pas du tout le connaissant - en même temps que je ne l'ai fait, et alors que je gagne sa hauteur d'un pas actif à vives foulées bien que posées, un sourire franc et enchanté aux lèvres que je ne saurais retenir, il me salue, avec politesse et aussi un sourire :


- Bonjour Lenia !!!


M'en fichant royalement de certains regards étonnés, ou de quelques murmures autour de nous, je m'arrête une fois face à lui, étant certes un peu loin de mon habituelle réserve Jedi ce qui peut surprendre certains de mes pairs. Force, j'ai bien le droit de saluer un de mes plus proches amis sans devoir tirer le masque de calme Jedi, non ? Bon alors ! Et le naturel revient si vite en bonne compagnie, aussi bonne que n'est enjouée mon humeur sur le moment. Sans jamais me départir de mon léger et délicat sourire, ravie de le voir, je pose mes yeux dans les sien, lui répondant alors d'une voix certes toujours posée et calme, mais des plus chaleureuses :


- Bonjour Hishow ! Ça alors, si je m'attendais à te voir ici !


La Force est avec moi il semblerait ! Enfin je croise une tête connue, qui plus est amie et des plus inattendues, ce qui rend la surprise d'autant plus agréable... que quelqu'un avec qui je dois absolument avoir une discussion privée. Il tombe ainsi dire vraiment bien, et je ne compte pas laisser passer l'occasion, surtout que je suis stationnée au Temple. Je l'observe avec attention, par réflexe cherchant la moindre blessure qu'il aurait pu se prendre au vu des contrats dangereux qu'il choisit de réaliser, mais n'en remarque aucune à coup d’œil, donc ça me rassure de voir un proche ami en pleine forme apparemment. Oui, j'en avais pris de l'assurance au cours des deux ans à ses côtés, et en compagnie des siens et des autres du campement Chiss sur Csilla, nombre d'entre eux étant comme lui des chasseurs de primes. En même temps, sans confiance en moi et assurance, j'aurais galéré dans les entraînements qu'il m'a fait traverser pour que je me remette en forme, et je reste toujours reconnaissante de son aide, en général outre le seul et simple fait de m'avoir sauvé la vie en me tirant du cockpit bloqué de ma carcasse de chasseur proche de l'explosion.

Mais bon, aussi joyeuse que je suis de le croiser, il ne faut pas que j'oublie le sujet sérieux que je veux m'entretenir avec lui en privé, et les explications, éclaircissements, que j'attends vis-à-vis de son dernier geste avant son départ de Mandalore. Ce baiser qui a littéralement fait voler en éclats mon pourtant solide masque Jedi de confiance, et fait mériter le droit de me faire régulièrement chambré par Johanna qui ne cesse de me taquiner à ce propos. Heureusement, jusque lors, j'ai réussi à obtenir son silence complet à ce propos quand mon père adoptif est dans le secteur ou l'un de ses compagnons droïdes. Je suis encore réservée sur ce sujet, et surtout mes sentiments sont inhabituellement confus et troublés à son sujet. Il est assez protecteur en plus me concernant, déjà en tant que Maître et d'autant plus en père adoptif, alors je préférerais que cela ne s'ébruite pas trop tant que je ne suis pas moi-même fixée sur la situation, mes sentiments. Connaissant la musique, ce n'est qu'une question de temps avant que...



- Tu as bien retrouvé ton chemin depuis qu'on s'est vu sur Mandalore ! Alors comment vas-tu ?


Bien que j'arrive à garder mon visage imperturbable et préserver mon attitude relaxée face au geste du baise-main totalement inattendu de sa part, je sens une amorce de pic émotionnel grimper dans mon esprit, que j'étouffe immédiatement pour le contenir dans l'espace privé de mon esprit et que nul écho de ce dernier n'en parvienne dans le lien de Force. Pas sûre d'y parvenir, mais j'aurais essayé au moins. Mais je sens bien qu'il n'a nulle intention de me déstabiliser et que cela n'est que signe de respect et de galanterie à mon égard. Sensible et plus émotive que je ne le laisse paraître, ça non plus ça n'a pas changé en deux ans. Force, Hishow, tu pourrais un tant soit peu prévenir la prochaine fois, j'apprécierais... enfin, de toute manière je n'arriverais pas à me résoudre à t'en vouloir, tout comme je n'ai même pas pu ou eu la seule pensée d'accoler une gifle réflexe. Ce que je fais d'ordinaire, après en général un avertissement, face aux goujats qui se comportent de manière incivile à mon égard, je tolère mieux le contact physique, mais ma position reste la même face aux neutres, ennemis et inconnus, ou quand ça va trop loin à mon goût. Mais là... je n'avais rien fait. Troublant. Cela dit, je le laisse faire en ayant conscience de ses bonnes intentions et ayant confiance en lui, et me ressaisis en l'espace d'une fraction de nano-secondes. Sans me départir de mon léger sourire, je lui réponds sans attendre et sans restreindre mon naturel, d'une voix chaleureuse et enjouée :


- Oui, on ne s'est pas perdus en chemin comme tu le vois ! Et bien ça va bien, je suis bien "rentrée à la maison", si j'ose dire. Les retrouvailles avec mon Maître ont été un peu délicates les premières minutes, mais il a bien voulu me pardonner et tout est rentré dans l'ordre... enfin, presque, au moins l'essentiel. Merci d'ailleurs pour la communication à Maître Yunstar, ça a facilité les choses. Bon après, il y a toujours quelques sceptiques et les... habituels cas particuliers, mais c'est normal. Je reprends doucement mes marques, sinon. J'ai hâte de pouvoir repartir en mission, mais pour l'heure je suis stationnée ici jusqu'à nouvel ordre. Il a été très inquiet lors de ma disparition, et souhaite me garder à l’œil pour le moment. Et toi sinon, tout va bien ? Quoi de nouveau depuis la dernière fois ?


Un léger soupir m'échappe alors que je croise mes bras, vous connaissez ma position et celle de mon père sur ce débat perdu d'avance pour moi. Mais jamais je ne me défait de ma bonne humeur, pas plus que de mon sourire, même si je reprends un petit peu de sérieux, alors que, surprenant les regards appuyés ou intrigués de certains de mes pairs, je pose mes mains sur mes hanches et lui propose en pointant de la tête la porte menant à l'extérieur :


- Dis-moi, ça ne te dirait pas qu'on poursuive un brin la conversation dehors, dans les alentours du Temple ? Il faut qu'on discute d'un truc, je pense que tu sais de quoi, et je préférerais que cela soit en privé si possible. Et puis l'air frais me fera du bien, aussi. A moins que tu n'aies encore quelque chose à faire ici ?


Et je me sentirais plus à l'aise, j'estime que l'extérieur reste le lieu le plus approprié pour une discussion privée entre amis... très proches. Et quoi de mieux que le cadre naturel pour une conversation en très bonne compagnie bien qu'inattendue ? J'espère que cela ne le dérangera pas, perso, ça m'arrangerait pas mal.


Dernière édition par Lenia Greystone le Dim 24 Nov - 7:49, édité 6 fois (Raison : Détails + coquilles)
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Dim 13 Oct - 22:32

Le sourire chaleureux que la jeune Jedi me lança me fit plaisir, elle ne me faisait pas la tête à propos de ce petit geste que j'avais eu envers elle à notre séparation sur Mandalore. Je ne lui avais laissé aucun instant pour me répondre ni rien après mon geste puisque j'étais immédiatement partie pour les étoiles et aussi pour rejoindre mes prochaines missions. La jeune Jedi aurait très bien pu me faire la tête et me détester pour ce geste que l'on pouvait qualifier d'assez oser et presque irrespectueux, mais apparemment la jeune femme avait décidé de voir la chose d'une tout autre manière, peut-être aussi est-ce parce qu'elle n'a pas fait "le ménage" dans ses idées quant à ce geste. Enfin bref je ne vais pas épiloguer là-dessus et son visage ne donnait absolument aucun reflet d'une colère ou de quelque-chose de ce genre, certes les Jedi savent se contrôler mais dans ce genre de situation la colère est aisément palpable... Ses paroles me firent aller dans un sens autre que la colère envers moi, ce qui me fit plaisir...

- Bonjour Hishow ! Ça alors, si je m'attendais à te voir ici !

~~ C'est normal ! Ma venue n'était pas prévue du moins si l'on exclut la dernière heure standard qui vient de s'écouler !

Je conservais mon visage neutre, un léger sourire dessiné mais rien d'autre. N'étant pas du genre très émotif ni même à montrer ce que je ressens, et ce, même avec quelqu'un que je connais. Avec grand intérêt j'écoutais la réponse de la jeune Jedi, je ne l'avais pas sorti de son vaisseau en flamme pour entendre qu'elle était dans la mouise actuellement.

- Oui, on ne s'est pas perdus en chemin comme tu le vois ! Et bien ça va bien, je suis bien "rentrée à la maison", si j'ose dire. Les retrouvailles avec mon Maître ont été un peu délicates les premières minutes, mais il a bien voulu me pardonner et tout est presque rentré dans l'ordre. Merci d'ailleurs pour la communication à Maître Yunstar, ça a facilité les choses. Bon après, il y a toujours quelques sceptiques et les... habituels cas particuliers, mais c'est normal. Je reprends doucement mes marques, sinon. J'ai hâte de pouvoir repartir en mission, mais pour l'heure je suis stationnée ici jusqu'à nouvel ordre. Il a été très inquiet lors de ma disparition, et souhaite me garder à l’œil pour le moment. Et toi sinon, tout va bien ? Quoi de nouveau depuis la dernière fois ?

La réponse de Lenia me fit un peu tiquer, son Maître avait été dur avec elle à son retour? Ce Maître ne devait jamais avoir fait un peu de stratégie ailleurs que sur le champ de bataille... il devait être très bon ailleurs, mais dans la stratégie du chasseur de prime et de la sécurité à échelle microscopique ça devait être un zéro pointé sur sa feuille de route... Qu'il est bien voulu la pardonner fit bouillir mon sang, là j'eus presque envie de dire "il ne manque pas d'air !", Lenia avait eu un crash et déjà ça avait été un miracle que j'ai été là pour la sauver, ensuite grièvement blesser la faire quitter Csilla se révélait quasiment infaisable malgré la neutralité Chiss et pour finir même si elle était rentrée sur Naboo la conquête de cette planète aurait été en plein pendant sa convalescence et même si les Jedi avaient limité la casse elle y serait peut-être restée, alors quand même là je n'étais aucunement d'accord avec cette attitude de son Maître. D'ordinaire j'aurais critiqué cela mais sur le moment je préférais ne pas couper Lenia et écouter la suite de ses paroles.

Apparemment seules mes paroles à Maître Yunstar avaient été intéressantes pour Lenia... Cela m'étonnait énormément, enfin l'essentiel était que mes paroles avaient été en sa faveur même seule Maître Yunstar avait plaidé en sa faveur. Son Maître devait être relativement prudent, une qualité comme un défaut et là je la voyais comme un défaut, il surprotège son apprentie alors que très franchement aucune charge ne pouvait être retenue contre elle, je suppose qu'il n'aurait pas trouvé malin que je la laisse brûler vive dans son vaisseau où je que je la sorte de Csilla et qu'elle soit en ce moment dans un cachot Impérial ou entre les mains des Sith en train de se faire torturer. Certes avec des "si" on referait l'histoire de la Galaxy. Au moins l'essentiel était qu'elle soit de nouveau à 100% et prête à reprendre du service.

~~ Te garder à l'oeil me semble un peu excessif ! T'as plus 10ans quand même ! Tu as atteint un âge où il est temps de prendre soi-même ses marques et prendre toi-même tes décisions ! Quand tu deviendras Chevalier ça sera encore plus vrai qu'aujourd'hui ! Je ne veux pas forcément lui donner de conseils, mais pour avoir été confronté brutalement à la solitude je sais que les décisions à prendre forgent l'avenir. Je profitais pour répondre à sa question en ajoutant un sourire réjouis sur mon visage. De mon côté tout va bien, juste une légère déchirure musculaire lors d'un combat, mais c'est rien en contrepartie des trois têtes de Sith séparées de leur corps que j'ai ajouté à ma collection !

Sur le moment je ne fis aucunement attention si des yeux étaient en train de nous observer et du coup j'affichais clairement ma haine des Sith et ma façon très spéciale de parler d'eux avec un goût prononcé pour le carnage les concernant. Je sais que Lenia désapprouve ma vendetta contre eux, mais ça nul dans la Galaxy ne pourra changer moins envie de réduire au silence du Sith. Cöté santé ma légère déchirure musculaire n'était aucunement grave et je m'en étais remis depuis quelques temps et puis il n'y a aucune place à la délicatesse chez les chasseurs de primes, la souffrance physique fait partie intégrante du métier.

- Dis-moi, ça ne te dirait pas qu'on poursuive un brin la conversation dehors, dans les alentours du Temple ? Il faut qu'on discute d'un truc, je pense que tu sais de quoi, et je préférerais que cela soit en privé si possible. Et puis l'air frais me fera du bien, aussi. A moins que tu n'aies encore quelque chose à faire ici ?

Les paroles de Lenia me firent balayer les gens qui nous entouraient portant mon regard rouge sang sur eux. Je n'avais aucune intention hostile, mais apparemment nous étions un peu écoutés, c'est vrai que voir une jeune Padawan avec un chasseur connu pour massacrer des Sith sans la moindre pitié n'a rien de commun. Ce dont elle veut me parler je suppose que ça a un rapport avec notre petit échange, enfin je dis "notre" je ne lui avais aucunement demandé son avis, mais Lenia ne s'était pas défilée non-plus...

~~ Si tu veux ! Oui je sais ce dont tu veux m'entretenir ! Allons-y je n'ai plus rien à faire ici !

Je suivis tranquillement la jeune Padawan à l'extérieur du Temple tout en activant sur mon bras gauche un petit bouton, celui-ci me permettait d'être prévenu en cas d'alertes prioritaires nécessitant ma présence immédiate quelque soit mes actions actuelles. Ainsi j'étais assuré de ne rien manquer et aussi de n'avoir rien manqué durant la conversation avec Lenia.

Il ne nous fallut pas longtemps pour sortir du Temple pour aller dans des zones plus isolées mais peu éloignées. La végétation de Tython étant très diverse je profitais de la marche pour observer les choses et voir un peu l'environnement m'entourant pour ne jamais être surpris et pouvoir l'utiliser au besoin. Entouré de plantes je me sentais mieux qu'entouré de bâtiments, je n'aimais pas trop les ambiances style Coruscant ou la nature n'existe plus.

~~ Alors maintenant que nous sommes seuls je t'écoute !

Je constatais que les travaux des Jedi et des Républicains étaient très bons pour assuré la sécurité des apprentis, certes je ne craignais pas grand-chose ici mais j'approuvais totalement le mélange subtil de la technologie actuelle avec la conservation de la nature riche de Tython. Je reportais toute mon attention sur Lenia quand elle reprit la parole, la situation était presque cocasse car ça faisait vraiment couple qui a besoin de mettre les choses au point, l'éternel cliché des holofilms que l'on pouvait voir pour "se divertir" parce que comme niaiserie on fait difficilement mieux, même un Sith c'est plus intéressant... Enfin bref les paroles de Lenia me diront immédiatement son état d'esprit et comment elle a rangé tout ça si elle l'a fait.
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Lun 14 Oct - 11:29



Effectivement, j'aurais pu, et peut-être même du, être en colère et ne jamais plus vouloir lui reparler ou même le revoir. En temps normal, d'autres auraient fait ça que j'aurais eu bien d'autres réactions assez... différentes. Ils auraient fait une connaissance percutante avec mon célèbre "crochet du droit" ou un coup de pied, ou de coude, savamment bien placés aux endroits où je sais que, même sans beaucoup de force, cela fait particulièrement mal. Les plus raisonnables et prudents s'en seraient tirés avec un avertissement ferme et froid, s'ils avaient su s'arrêter avant... de se prendre une baffe, minimum. Je suis lente à m'énerver en général, j'accumule petit à petit, mais ce cas de figure est une exception à la règle, je suis à cheval sur le respect réciproque et un minimum de bonne conduite respective. Bon, aussi, je n'ai pas encore eu le temps de tout bien débroussailler dans mon esprit, pour comprendre exactement la raison qui m'avait retenue de lui administrer une gifle bien méritée, mais comme à mon ordinaire, je préfère résoudre les questions d'abord de manière diplomatique avant d'en venir à des moyens... plus directs et radicaux, de laisser en général une seconde chance de s'expliquer. Mais... c'est étonnamment confus dans ma tête, et ma réserve autant que ma perplexité vis-à-vis de ces émotions méconnues de moi qui assaillent mon esprit depuis ce geste m'empêchent d'en parler à mes proches. Bon, mes proches sauf Johanna qui a vu toute la scène, et me taquine joyeusement à ce sujet quand elle le peut, c'est à dire, au moins deux à trois fois dans la journée quand elle est stationnée au Temple. Et c'est pour cela que je souhaite avoir une petite discussion avec le principal concerné, histoire de mettre les choses bien  au clair...


- C'est normal ! Ma venue n'était pas prévue, du moins si l'on exclut la dernière heure standard qui vient de s'écouler !


Une visite imprévue, donc ? Mm, intéressant. Je suis d'autant plus contente d'être tombée sur lui, pour une fois que hasard ne me dessert pas ! Même s'il est nettement plus grand que moi et que je suis obligée de dresser un peu la tête pour le regarder droit dans les yeux, cela ne me dérange pas tant que cela, je m'y suis habituée en deux ans, à vrai dire. En revanche, la suite de ses propos m'indique donc qu'il revient tout juste de quelque chose ou quelque autre affaire qu'il aurait pu avoir avec des membres sages de l'Ordre Jedi. Ce qui n'est pas sans m'intriguer, curieuse de nature que je reste, bien que j'aie connaissance de quelques faits qui auraient pu le conduire en ces lieux. Il faudra que je lui pose la question tout à l'heure, mais déjà que je réponde à celles qu'il vient de me poser, chaque chose en son temps et je lui dois bien des nouvelles depuis que nous avons repris nos routes respectives sur Mandalore. Arf, il a mal compris ce que je voulais dire, alors que je sens une once bien présente de contrariété vis-à-vis de mon estimé professeur et surtout père adoptif, quand j'ai relaté en résumé nos retrouvailles un peu délicates les premières minutes. Il faudra absolument que je clarifie ça, pour pas qu'il ait une idée faussée de la réalité des faits...


- Te garder à l’œil me semble un peu excessif ! T'as plus dix ans quand même ! Tu as atteint un âge où il est temps de prendre soi-même ses marques et prendre toi-même tes décisions ! Quand tu deviendras Chevalier ça sera encore plus vrai qu'aujourd'hui !


Mm tout dépend du point de vue. Surtout que ce ne sont que quelques jours à peine qui se sont écoulés depuis mon "retour d'entre les morts", je sais bien qu'il va me laisser repartir en mission solo un peu après, et je veux bien lui laisser ce laps de temps pour se rassurer, même si je ronchonne légèrement quand j'ai des périodes d'inactivité intellectuelle ou physique comme en ce moment. En même temps... est-ce que j'ai précisé à mon excellent ami l'entièreté du lien qui se trouve entre mon Maître et moi-même ? Je ne suis pas sûre, je sais que j'ai été très prudente quand j'étais sur Csilla. Pas que je me méfiais d'Hishow et les siens, que nenni, mais en revanche ma méfiance envers autrui m'a poussée à user de mon nom de naissance plutôt que mon nom officiel que j'ai accepté de prendre quand il m'a adoptée comme sa fille. Parce que, je ne sais pas, je n'ai pas envie de lui attirer des problèmes quand je suis en extérieur si nos ennemis venaient à le savoir... et puis certains de mes pairs m'appellent encore sous le nom de "Séry", alors je peux totalement jongler entre les deux bien que je préfère qu'on use de mon nom en vigueur. D'une voix posée et calme, bien qu'un peu protectrice envers mon mentor, je réponds avec un timbre voulu apaisant :


- Je sais Hishow, et il le sait aussi, c'est juste pour les premiers jours. Comprends-le, j'ai disparu de la circulation pendant deux ans entiers. Même si tout le monde ici pensait et lui répétait le contraire, il était convaincu que j'étais encore en vie, même après l'insuccès des recherches, et de celles supplémentaires qu'il a menées. Je lui devais bien ces explications, et je le comprends. Il était inquiet, en tant que Maître qui ne sait pas ce qu'est devenue son Apprentie... mais aussi en tant que père qui ne sait pas où se trouve sa fille adoptive.


Dans le doute, si je n'avais précédemment fait cette précision d'importance, maintenant elle est faite. Si j'ai bien compris le peu qu'il m'a dit sur ce qu'il s'est passé pendant ces deux ans, jusque lors, il a quand même passé la quasi totalité de son temps libre à me chercher, autant sur le plan de la Force que de manière plus concrète, sans jamais y parvenir tout comme les autres Jedi envoyés à ma recherche depuis l'annonce du crash de mon vaisseau et ma disparition subite. Je n'aurais pas rêvé d'un meilleur Maître et d'un meilleur père, et deux ans plus tôt, j'aurais même été gênée en sachant cela, considérant que c'était me faire bien trop d'honneur comparé à la guerre qui commençait déjà à faire rage. Maintenant... j'en reste honorée, et mon avis reste assez proche, mais je respecte le sien. Je ronchonne légèrement d'inoccupation en ce moment, mais je sais que cela ne va pas durer. Non seulement déjà quand je vais reprendre les missions... mais aussi quand il va finir d'ajuster les exercices supplémentaires à mon attention au niveau que j'ai acquis en deux ans. Le professeur exigeant est loin d'être parti, et j'aurais été étonnée que ce fusse le cas. Et puis... c'est rassurant aussi pour moi que de retrouver certains de mes repères après deux ans loin des miens. J'espère qu'Hishow comprendrait. Après tout, c'est de mon Maître que je tiens la langue et mes humbles connaissances de la culture mandalorienne, c'est lui aussi qui m'a offert l'armure en duracier qui m'a en partie sauvé la mise lors du crash. Et quand on connaît la symbolique des couleurs liée à cette culture, on saurait que les discrets traits de rouge qui entourent la visière en T de mon casque et cerclent les rebords de mes épaulières ne sont pas strict hasard mais un choix conscient de ma part. Un sourire chaleureux et serein aux lèvres, je l'écoute ainsi poursuivre :


- De mon côté tout va bien, juste une légère déchirure musculaire lors d'un combat, mais c'est rien en contrepartie des trois têtes de Sith séparées de leur corps que j'ai ajouté à ma collection !


Je fronce un sourcil devant son air ravi, tant pour la nouvelle de la blessure que pour l'autre qu'il m'énonce. Bon, je sais très exactement quel genre de contrats mon ami Chiss a choisit de poursuivre pour sa vocation, comme l'énonce très clairement son alias pour ses alliés : "Tueur de Sith". Et je connais, tant de réputation qu'en cas concret, son expertise dans la matière, bien que parfois je juge ses méthodes un peu trop... violentes. En même temps, même si je sais très bien me défendre et bien me battre désormais, sur des combats ne s'éternisant pas, je ne suis pas une franche partisane de la violence. Quand je n'ai pas le choix et que je dois tuer, je reste calme et méthodique, résignée, et je préfère porter un coup net et précis plutôt que de faire ressentir de la souffrance inutile, et achever donc la vie avec le moins de douleur possible. Mais encore, je ne tue que lorsque je n'ai vraiment pas d'autres options dans ma manche. Pour l'heure, personne n'a réussit à me faire rompre ce vœu autant de Jedi que personnel de ma part, et pourvu que cela dure. Mais je respecte son avis, croisant mes bras sur ma tunique et demandant d'une voix calme :


- Une légère déchirure pour trois Sith ? Au moins tu t'en es plutôt bien tiré, c'est ce qui importe, même si tu connais mon avis sur la question. Ah, c'était donc peut-être leurs sabres que tu ramenais ici, je me trompe ? En tout cas, je me demande quel genre de contrat t'as valu de croiser le fer avec trois Sith en une seule fois.


Je n'ai aucun jugement trop critique sur ce point, je sais très bien ce dont sont capables certains membres de l'Ordre Sith question cruauté et perversité. J'ai été amenée à en rencontrer quelques uns d'entre eux, en mission solo, accompagnant un autre membre de l'Ordre Jedi, ou avec Maître Greystone, leurs niveaux variaient bien entendu, aussi selon leurs rangs, mais souvent ils sont de redoutables adversaires. Les rencontres qui me sont restées bien vives en mémoire formant une triade assez variée et non chronologique en impact qui me soit resté :  en troisième place, je dirais ce Sith que j'avais aidé mon présent ami à capturer, il n'était pas des plus puissants que j'ai connu mais sa fin très... déshonorante m'est restée à l'esprit, par contre, mais je suis passée à autre chose maintenant. En deuxième place... je dirais les deux rencontrés successivement sur Bannistar Station à mes 17 ans, heureusement  seulement des acolytes. Fois assez marquante du fait de l'incompétence et de l’imbécillité notoires du contrebandier Mon Calamari qui était supposé me servir de coéquipier d'infortune, à cause de qui j'ai failli y rester de tirs de blaster visant mon cœur - heureusement j'ai des bons réflexes et la Force avec moi ! - ou d'une carcasse métallique de vaisseau en projet, dont les lourdes et imposantes poutres ont bien failli m'écraser sous leurs poids d'un tir perdu de pirates. Bon, certes, il a sous-estimé les pirates à ses trousses, et ses maigres talents - je sais mon jugement est dur et subjectif, mais que voulez-vous - m'ont tout juste permis de ne pas me faire tuer... forte de mes réflexes bien heureusement. Et quel incivisme aussi ! Enfin... j'ai réussi à me défaire des deux Sith en reposant sur ma technique neutre-défensive d'escrime et d'un peu d'astuce, en usant de mon environnement pour les mettre hors d'état de combattre. Pour en terminer sur cette occurrence, le concerné ne s'est pas pris une baffe de ma part, mais par contre une glaciale remontrance et beaucoup de sécheresse de ma part. J'étais encore trop gentille pour mon propre bien, alors...

Mais la fois qui occupe la tête de mon podium reste, très ironiquement, la plus ancienne en date. Je n'avais pas réalisé alors, mais sur Kashyyyk, lors d'une mission sans mon Maître et accompagnant un autre détestable Chevalier Jedi, que ce n'était décidément pas un Sith alpha que j'avais été amenée à croiser bien malgré moi. Non, après m'être renseignée du peu que je me souvenais de lui, est-ce dire, de son aura très sombre et oppressante, de son visage aussi, j'ai fini par apprendre que j'avais eu l'honneur - et la chance inexplicable qu'il n'ait pas été d'humeur à me tuer - de "rencontrer" un Seigneur Noir des Sith. Qui, si j'en crois les quelques et rares bruits que j'ai pu entendre à ce propos, n'est devenu nul autre que le Haut Seigneur Noir des Sith. Ah là là... je rencontre une célébrité sombre et je ne m'en rends même pas compte. En tout cas, je garde bien vif en mémoire les ressentis terrifiants et obscurs que j'ai ressenti dans ce Temple Noir souterrain que j'avais été contraire par infortune à emprunter avec lui - pour ne pas me faire tuer à coup sûr par les bêtes locales, toute seule que j'étais - les visions d'horreur des cadavres, ossements, de la puanteur pestilentielle et cadavérique de l'endroit, et cette noire vision de l'holocron pyramidal des forces sombres, porteur de Force Noire. J'en ai réchappé, certes, le Chevalier a réussi à me rejoindre, mais le Sith s'est échappé et j'ai eu le droit à de sévères remontrances du Chevalier si antipathique et pas pédagogue pour un sol corélien... cet épisode m'avait conduite à être encore plus méfiante envers autrui et à tout garder pour moi, jusqu'à cette fameuse discussion si mémorable avec mon Maître. Ah, ce souvenir, en revanche, est un des meilleurs qu'il me reste...


-  Si tu veux ! Oui, je sais ce dont tu veux m'entretenir ! Allons-y, je n'ai plus rien à faire ici !


Reconnaissante, j'approuve et le remercie d'un léger mais vif signe de tête, un délicat sourire aux lèvres, avant d'attendre qu'il se mette aussi en chemin et cheminer ainsi vers la porte extérieure, descendant avec calme les grands et majestueux escaliers reliant l'étage au rez de chaussée. Je reste ainsi silencieuse, prenant le temps d'observer avec attention comme je le fais toujours ces derniers jours, la magnificence des lieux et de l'architecture, tout en restant bien attentive à mon environnement. Les leçons couplées d'avec mon ami Chiss avec les enseignements de mon père et Maître, son sempiternel "Vigilance constante" ne me permettent pas de relâcher une seule seconde mon attention à ce et ceux qui m'entourent. Forte aussi des missions et quelques imprévus de poids que j'ai pu rencontrer depuis mes quinze ans, bien entendu. Même si j'ai encore un peu de difficulté à me remettre dans le flot de cette fourmilière d'êtres revêtus des habits traditionnels, de sabre-laser et d'utilisateurs de la Force Claire, cela reste un monde familier et rassurant pour moi, quand même accueillant en général sinon quelques très rares individus et cas particuliers. Bientôt, nous nous retrouvons dans la zone extérieure au Temple, avec les terrains d'entraînement qui jalonnent le chemin principal que nous arpentons actuellement. Je ressens les présences des différents gardes républicains et sentinelles Jedi qui surveillent et protègent le secteur, êtres méfiants et attentifs mais présences amicales pour nous. J'hoche brièvement la tête en guise de salut respectif quand je croise des supérieurs, salue quelques pairs que je rencontre, un sourire tranquille et posé restant sur mes lèvres, et le visage serein, détendu et chaleureux. Je me sens mieux à l'extérieur, prendre l'air frais me fait du bien, et surtout je renoue un peu avec mes racines de Dantooine-la-verte. Je sens que mon ami Chiss est toujours aussi attentif et vigilant que d'ordinaire à son environnement, alors que moi-même je fais attention, me rappelant une leçon de mes seize ans, lors d'une discussion Maître - Apprentie, mon mentor serti d'un sourire et d'une voix clairement amusée au sortir d'une... perdition dans les pensées des miennes de ce temps-là :



    "Il est important pour un Jedi de réfléchir à ses actions passées et à ses dilemmes mais pas au détriment de l'instant présent. Même si le risque de danger est moindre ici, tu dois toujours être prête à réagir, et tu dois te montrer également attentive aux informations que peuvent te communiquer tes interlocuteurs, ou simplement les gens autour de toi."


Une leçon que j'ai apprise à la "dure" lors de cette mission solo catastrophique avec sa majesté Anastasia,  aussi  ma proche amie Danaé. Je me suis toujours, depuis, efforcée à ne plus jamais reproduire les erreurs que j'ai pu faire ce jour là - bien que je n'étais pas la seule à en avoir fait - qui auraient très bien pu me coûter la vie ainsi que, surtout et pire encore, celle de mon escortée et amie. On a bien failli mourir deux ou trois fois en une seule mission, entre un crash, un combat acharné contre une meute dense de loups géants, une chute de plusieurs mètres d'une gigantesque cascade... et surtout la "jolie" surprise qui nous attendait de pied ferme après le labyrinthe de force obscure et d'illusions : un Silan en chair et en dents pointues affamé. D'ailleurs, j'ai bien failli y rester pour de bon, mais Maître Greystone est arrivé à temps sur les lieux pour nous tirer d'affaire, et que nous mettions - je ne sais plus trop comment sinon qu'on s'est laissé guidés par la Force - hors d'état de nuire le monstre qui, jusque lors, pour moi n'existait que dans les songes les plus noirs. Je peux bien être compréhensive de nos jours, quand je sais, à la lumière de ces missions, que parfois je lui ai causé du souci suite à un imprévu. Surtout qu'il ne m'a jamais laissée tomber, même dans les situations les plus... épineuses, pour reprendre ses propres mots. Je me suis fait un plaisir de lui rendre toujours la pareille d'ailleurs, même si parfois certains plans étaient assez... fous, à mes yeux. Mais bon, je lui accorde qu'on s'en est toujours sortis d'une manière ou d'une autre, plus ou moins en bon état, mais nous faisons une bonne équipe, nous nous faisons confiance et confions nos arrières à l'un et l'autre. Surtout que bon... il semblerait que la Force adore nous fourrer dans des situations... délicates. Pas l'un pour rattraper l'autre sur ce point, je le crains.


- Alors, maintenant que nous sommes seuls, je t'écoute !


C'est alors que je m'étais arrêtée, pas loin des ruines de Ka'Leth assez proches du Temple. Un lieu assez controversé dans l'histoire des Jedi et Jedi Noirs, mais qui étrangement me fascine, et chargé d'histoire plus ancienne encore que ce que mon esprit est capable de se représenter. A vrai dire, de là où nous sommes, nous en voyons l'entrée un peu plus loin, cet étrange porche de pierre antique qui marque le début de ce territoire pas encore très sûr, autant dans les influences contradictoires de la Force que... sa faune cybernétique enragée pour une mystérieuse raison inexplicable. De toute manière, je ne comptais pas que nous allions nous aventurer par là-bas, mais juste profiter de ce compromis efficace entre zone sécurisée, assez proche du Praexum mais aussi juste à l'écart des oreilles indiscrètes comme il le faut. Et aussi totalement sécurisée, assez distante desdites ruines pour ne pas se mettre inutilement en danger vu les dangers qu'elles renferment en son sein, et aussi directement sur leurs terres. Les bras croisés, j'observe un moment la silhouette assez proche et massive du Praexum qui se dessine dans l'horizon immédiat, juste au delà de la cime des arbres de la zone des sentiers forestiers, avant de le reporter vers mon proche ami Chiss. Mon regard bleuté est amical, toujours, mais aussi bien déterminé à avoir les explications en règles :


- Bon, comme tu sais de quoi je veux parler, je vais aller droit au but. Est-ce que tu voudrais bien me dire... enfin... en quel honneur tu m'as embrassée, sur Mandalore ? A vrai dire, je devrais être furieuse contre toi, mais je suis plus confuse qu'autre chose. Je pense mériter quelques éclaircissements, tu ne crois pas ?


Je dois vous avouer que derrière le calme Jedi, je suis un peu nerveuse. Inhabituellement nerveuse, et je suis assez perplexe moi-même sur la raison de cette nervosité, quoi qu'en dise Johanna pour me taquiner. On en discutait pas plus tard qu'avant-hier, en fin de journée, dans la pièce principale des appartements, de manière assez animée je dois dire, Johanna insistant pour me taquiner à s'imaginer des choses, et moi qui protestait diplomatiquement mais vertement. Pourtant, nos voix restaient quand même assez basses mutuellement, mais nous étions... passionnées dans le débat concernant ma vie privée au cours de ces deux ans. C'est en entendant, dans le couloirs, les lourds pas mécaniques bien connus de mon oreille que j'ai interrompu - à temps je pense - une réplique de Johanna qui allait une fois de plus repartir à l'assaut verbalement, alors que la porte d'entrée des appartements a sifflé... pour laisser place à Aran. Avertissant d'un bref coup d'oeil ferme Johanna de ne pas poursuivre pour le moment, comme nous n'étions plus "entre filles". Curieusement, elle a coopéré. Même si j'espère qu' Aran n'était pas déjà présent avant cela, sinon... et bien la saison des "discussions amusantes à souhait" allait commencer plus tôt que je n'y comptais. Force... peut-être que pour eux c'est amusant, mais je suis assez réservée encore, d'autant plus quand je suis confuse concernant mes sentiments. Je suis difficile à atteindre, donc peu habituée quand mes émotions se rebellent contre moi. Patiemment, contrôlant ma nervosité tout aussi inhabituelle que cette confusion derrière la discipline Jedi et de solides boucliers mentaux, j'attends qu'il accepte de me répondre. Et j'aviserais selon ce qu'il me sortira, et qu'il réagira...


Dernière édition par Lenia Greystone le Lun 14 Oct - 12:06, édité 4 fois (Raison : Détails + coquilles)
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Mer 16 Oct - 21:59

Je sais bien que la jeune Lenia a été longtemps absente et qu'il faut qu'elle se fasse aux changements dans l'Ordre Jedi, mais là je trouvais que son Maître y allait un peu fort, déjà que ce soit elle qui doivent s'excuser était proprement inadmissible à mes yeux, à la limite j'avais presque l'impression qu'elle aurait dû avoir l'obligeance de crever pour pas qu'il s'inquiète... Un Maître qui n'est pas capable de se contrôler n'a rien à faire dans l'Ordre Jedi à mes yeux, ils ont besoin d'esprit forts et fins, de gens qui savent vraiment quoi faire en toutes circonstances. Dans un sens je pense que ça avait été une bonne chose que je n'ai pas rencontré son Maître et qu'elle lui ait présenté des excuses devant moi, parce que je pense que je n'aurais pas résist2 à l'envie de lui mettre mon poing dans le nez pour le faire redescendre de son piédestal... Son attitude était, à mes yeux, honteuse, stupide et pouvant faire culpabiliser Lenia, peut-être que de face il a l'esprit fin, mais dedans il a encore plein de choseS à revoir, il n'a pas la stratégie minutieuse...

- Je sais Hishow, et il le sait aussi, c'est juste pour les premiers jours. Comprends-le, j'ai disparu de la circulation pendant deux ans entiers. Même si tout le monde ici pensait et lui répétait le contraire, il était convaincu que j'étais encore en vie, même après l'insuccès des recherches, et de celles supplémentaires qu'il a menées. Je lui devais bien ces explications, et je le comprends. Il était inquiet, en tant que Maître qui ne sait pas ce qu'est devenue son Apprentie... mais aussi en tant que père qui ne sait pas où se trouve sa fille adoptive.

J'arquais un sourcil, les Jedi n'auraient jamais pensé si hâtivement la mort de Lenia même s'ils avaient intercepté la communication que mes alliés avaient transmise aux Impériaux. Non c'est impossible, Maître Yunstar était sortie de sa convalescence à ce moment-là et elle est alliée des Chiss et pas que de moi. Le nombre de fois où on s'est battu ensemble fond de nous des alliés, non elle avait dû agir dans un tout autre raisonnement et là je reconnaissais une nouvelle fois son génie tactique. Elle avait fermé sa bouche pour éviter que la vérité éclate aux oreilles de l'Empire et que les Chiss ait la mort de semer dans leurs champs à la place de leur pain... Même aujourd'hui il y avait un risque pour les Chiss, mais les Impériaux n'allaient pas s'attarder sur si peu, les Chiss ont aussi le droit à l'erreur et je les savais très actif pour éviter de voir des visiteurs Impériaux bien qu'entre la République et l'Empire ils ne fassent aucune réelle distinction.

~~ Si je puis me permettre ton Maître n'a pas le sens stratégique ! Sans vouloir t'offenser il ne vous est pas venu à l'esprit que donner des nouvelles étaient dangereux pour la prospérité Chiss? Le mensonge aurait été immédiatement compris par les Impériaux et à l'heure où nous parlons mes semblables seraient peut-être réduit au statut de vers de terre pour les Impériaux ! Une seule personne devait être au courant et elle nous l'a juré : c'est Maître Yunstar, je lui ai personnellement fait jurer sur son honneur que personne ne serait au courant que tu avais survécu tant que nous ne jugions pas que c'était le bon moment ! J'ai confiance en toi mais, et désolé de te le dire, pas en ton Maître ! Nous ne pouvions prendre ce risque, l'inquiétude de ton père, et au passage ravi que tu es quelqu'un à appeler "papa" désormais, était largement plus acceptable que risquer nos vies et celle de nos semblables en rejoignant la Guerre, la-dessus tous les Chiss sont tombés d'accord !

C'était peut-être égoïste ce que je disais mais les choses avaient été réalisées de cette manière, j'avais fait jurer à Eleanor en tant qu'amie de ne pas dire la vérité même au Conseil, car un esprit au courant bien que sage on n'est pas à l'abri des fuites. Si ça se trouve le dire à son Maître/père il se serait senti obligé de le dire aux proches de Lenia pour pas les inquiéter, risque encore plus grands de fuites etc. Non je préférais et de très loin savoir que son père s'était torturé l'esprit que de savoir mes amis en périls à cause d'une erreur stratégique aussi monumentale. Les Chiss ne sont pas des lâches, mais la prudence est un mot que personne ne doit oubliéer, je le répète souvent mais l'honneur ne doit pas prévaloir sur le bon-sens, on ne meurt pas pour l'honneur sauf quand on ne peut plus rien faire, auquel cas d'accord.

La seule chose que Maître Yunstar avait su était que Lenia était toujours vivante, sinon elle n'avait pas eu d'autre nouvelle, je lui avais dit que rien ne sortirait sauf l'annonce de sa véritable mort si nous n'arrivions pas à la sauver. Au vu des dires de la jeune femme je me doutais bien que j'allais devoir avoir une petite discussion avec son Maître/père pour lui expliquer le tout et même si Lenia s'était fait "pardonner" il allait devoir être un peu plus convaincant face à moi... bien-sûr je n'allais pas me quereller avec lui mais je pense que cette discussion serait fortement animée.

D'ailleurs en parlant de discussion animée je vis Lenia froncer les sourcils quand je lui dis que j'avais éliminé des Sith. Venant de moi elle ne devait pas s'attendre à grand-chose d'autre étant donné ma vocation de tueur de Sith et que cela n'était pas mon surnom pour rien... Je sais que ma jeune amie n'est pas partisane de la violence, mais des fois il faut savoir répondre à son adversaire avec la même violence dont il fait preuve, ma phrase résumant cela étant : "N'ayons aucune pitié avec ceux qui n'en ont aucune avec nous !"

- Une légère déchirure pour trois Sith ? Au moins tu t'en es plutôt bien tiré, c'est ce qui importe, même si tu connais mon avis sur la question. Ah, c'était donc peut-être leurs sabres que tu ramenais ici, je me trompe ? En tout cas, je me demande quel genre de contrat t'as valu de croiser le fer avec trois Sith en une seule fois.

~~ Ton avis est certes non-violent, mais je préfère vivre en sachant que je réduis au silence ceux qui n'ont pas assez de courage pour regarder leur adversaire de face ! Un Sith est lâche il s'attaque aux faibles car il craint les forts et c'est les forts qui doivent dégonfler l'égo surdimenssionné des soi-disant maîtres absolus de la Force ! Ma voix se fit légèrement plus rauque en parlant des Sith mais elle se radoucît très vite. Ce n'est pas tout à fait ça, j'ai eu deux missions et l'une d'elles était contre un Seigneur Sith et son apprenti, c'est celle qui m'a valu cette blessure ! La dernière s'était juste un Sith solitaire et avec qui j'ai passé un agréable moment de mort quand j'ai senti ses os se briser sous mes coups ! Ces vermines l'avaient bien mérités et encore les libérer de leurs souffrances par la mort c'est toujours un cadeau que je leur fais ! Les sabres sont désormais entre de bonnes mains, si je les collectionnais comme le faisait le Général Grievous j'en aurais trop !

Petite référence histoire à quelqu'un ayant aussi collectionné les sabres laser sauf que les siens appartenaient à des Jedi, moi ils étaient tous à des Sith et j'en étais fier, même face à l'Empereur je ne réfuterais pas les nombreuses vies Sith que je me suis amusé à prendre depuis toutes ses années...

Nous fûmes bientôt dehors, le lieu où nous étions se serait parfaitement prêté au contexte des deux amants désireux de s'embrasser loin des regards indiscrets même si mon naturel m'aurait fait embrasser Lenia devant tout le couloir si nous avions été en couple. Les Jedi ne sont pas aussi coincé qu'on le dit, ils ne craignent pas les sentiments, ils savent les contrôler et ne pas se faire prendre dans les pièges stupides qu'on peut tendre avec ceux-ci... J'étais sûr que son Maître avait eu son amoureuse en son temps et tant mieux, ma grande amie Eleanor Yunstar avait une fille et je sais qu'elle n'ait pas contre les marques d'affections même devant tout le monde, se cacher c'est tellement stupide puisqu'au final même si personne ne voit tout le monde sait alors vivons sans taboux. J'écoutais avec grande attention Lenia qui utilisa des mots qui me surprirent un peu même si mon visage ne laissa rien paraître.

- Bon, comme tu sais de quoi je veux parler, je vais aller droit au but. Est-ce que tu voudrais bien me dire... enfin... en quel honneur tu m'as embrassée, sur Mandalore ? A vrai dire, je devrais être furieuse contre toi, mais je suis plus confuse qu'autre chose. Je pense mériter quelques éclaircissements, tu ne crois pas ?

"En quel honneur" ou "mériter", c'était des mots assez étranges car j'avais l'impression que donner un baiser était quelque-chose de grandiose... On m'a dit que je sais embrasser mais là quand même ça me semblait un peu abusé comme terme... D'une voix parfaitement calme et posée je lui répondis franchement pourquoi j'avais eu ce geste.

~~ Je vais être direct j'ai eu plusieurs raisons à ce geste, tu jugeras par toi-même si tu les juges acceptables ou non ! La première est qu'au moment d'un départ ça ne doit pas être un semblant d'adieu avec juste une poignée de main, en tout cas mes yeux c'est insuffisant avec le temps où nous avons été ensemble ! Ensuite tu m'as aidé lors de ma mission et c'était ma manière de te remercier ! Et puis pour finir, je vais le dire directement c'est égoïste, mais j'en ai eu envie tout simplement ! Ma réputation était d'être quelqu'un de franc et là j'allais une nouvelle fois droit au but, ne cherchant pas à cacher mes motivations à ce geste. Dis comme ça je suis d'accord que c'est assez étrange comme action, mais ce n'était aucunement pour profiter de toi d'une quelconque manière et puis ça concluait bien les petites piques que je te lançais durant ta convalescence !

Durant celle-ci j'avais été très proche de Lenia, mais pas de la manière dont on peut l'imaginer car mon but premier était de la soigner et de faire en sorte qu'elle aille mieux, son crash n'avait pas eu des conséquences anodines et une complète attention avait été nécessaire pour qu'elle se remette sur pied entièrement et dans un temps assez honorable surtout par ces temps dangereux. La preuve de sa survit aurait attiré aux Chiss la colère de l'Empire et même si nous aurions été des adversaires féroces et que nous serions probablement allés chercher l'aide la République au final la mort d'innocents auraient le point à retenir sur une victoire ou une défaite. Pour en revenir à Lenia durant sa période de repos j'avais été gentil avec elle mais aussi de temps en temps un peu charmeur, je l'avais taquiner là-dessus, je l'avais distraite un peu de cette manière tout en conservant plus ou moins de distance entre elle et moi. La jeune Jedi n'avait pas toujours été réceptive à mes attentions et j'avais rapidement constaté que pour certain truc elle est particulièrement longue à la détente, mais ça ne m'avait pas empêché de la charmer un peu et que cela aboutisse à une situation un peu confuse mais pas si inintéressante que ça...

Si Lenia jugeait que mes paroles n'étaient pas suffisantes il serait parfaitement légitime qu'elle me crie dessus ou même qu'elle soit déçue, mais ne tombons pas non-plus dans le clicher du baiser entre deux personnes et ça y est c'est l'amour fou, on danse sur une musique pourrie et tout le monde il est beau, tout le monde il est content... Non la vraie vie est bien plus compliquée que cela et je prenais la chose très au sérieux, Lenia est du genre à cacher ses sentiments, c'est pas une critique car à ce niveau c'est de la pudeur et ça se respecte. Je sais par expérience que les femmes réagissent souvent de manière diamétralement opposées à des actions ou des situations.

~~ Je vais te le dire Lenia étant souvent en voyage les rencontres se font et se défont à la vitesse de la lumière et la Galaxy est vaste c'est pourquoi laisser une marque indélébile dans l'esprit est quelque-chose que j'aime bien ! Ne vas pas te torturer l'esprit avec ce geste, tu es encore jeune et côté amour je ne pense pas que ça soit ton point fort ! Mais embrasser quelqu'un c'est quelque-chose de naturel tu sais !

Je n'avais jamais véritablement trouvé celle qui pourrait me faire traverser la Galaxy pour la sauver par amour réel et j'avais mon lot de conquêtes même si je préfére ne pas étaler ce genre de choses. Dans mes propos je ne lui disais pas de ne pas tomber amoureuse, je lui disais simplement de mesurer ce genre de choses et de bien étudier cela, après tout l'amour c'est comme la vie ça se construit, mais à deux... N'étant pas docteur es-amour je connais quand même ce genre de choses car même si je n'avais jamais été amoureux j'avais connu deux des êtres les plus grandioses de la Galaxy qui étaient morts comme ils avaient vécu c'est-à-dire ensemble : mes parents... Ah ça pour des amoureux ils l'étaient, dans ma jeunesse s'il y a bien une chose qu'on pouvait remarquer c'était leur amour, toujours à se tenir la main, les regards complices, le silence éloquent, toujours à s'amuser... Ils vivaient en parfaite harmonie et je suis sûr que par delà la mort, dans la Force ils s'aiment encore et je suis fier d'être le fils d'êtres comme eux.

Peut-être que Lenia s'était vu réfléchir d'une manière vraiment prononcée à ce geste de ma part qui lui avait fait demander si je n'étais amoureux d'elle ou si elle-même ne l'était pas de moi pour ne pas avoir réagi à mon action. Je ne pense pas que nous en sommes là encore, certes nous nous connaissons depuis deux ans ce qui est largement suffisant pour faire naître un sentiment amoureux apparemment le fait que je lui dise qu'elle est jolie durant nos entraînements pour la déstabiliser ait porté ses fruits plus que ce que je l'imaginais aux moments où je lui disais cela. C'est vrai je lui avais lancé des piques et tendu des perches quand elle était avec moi et j'étais entièrement responsable de son trouble puisque je n'avais pas vraiment joué d'une manière très subtile sur ce coup-là. Bien-sûr sur le moment j'aurais bien aimé joué un peu et lui relancer des piques, mais je ne voulais pas la troubler plus qu'elle ne l'était déjà, elle ne devait jamais avoir été réellement séduite et d'où la raison de son trouble, elle avait été un tantinet séduite et avant qu'elle ne face le point nous nous étions séparés sur Mandalore. Elle n'avait pas eu le temps de voir si ça pouvait devenir réellement sérieux où si c'était une romance de quelque temps seulement. On ne trouve pas la perle rare du premier coup où alors tellement rarement que je considère cela comme négligeable.

~~ Prends ton temps pour analyser ce que tu ressens, c'est comme la traque on étudie et analyse avant de se lancer ! Et là c'est bien toi et toi-seule qui pourra dire ce que tu ressens, c'est pas ton Maître ou tes amis qui préféreront te lancer des railleries que vraiment prendre la chose avec sérieux !

Chercher une raison pour une attirance est stupide, je n'avais pas trouvé de réelles motivations à draguer Lenia, je n'avais pas eu de raisons véritables de faire ça, au début c'était pour la faire sourire, car la dérider au départ relevait du miracle au vu de la véritable tête de truand qu'elle me tirait suite à son crash. Ensuite ça avait été pour nous amuser un peu, ensuite pour la déstabiliser en combat et la faire se concentrer puis ensuite c'était devenu naturel quand on mangeait sans véritable raison jusqu'à ce que j'ai envie de l'embrasser... il faut dire que quelque-fois on a un peu envie de la secouer pour qu'elle ouvre les yeux sur certaines évidences, là certes ce n'était pas évident, mais ses réponses étant souvent dictées par sa formation la refermait sur quasiment toute possibilité qu'elle s'ouvre véritablement à quelqu'un, alors dans ce cas-là moi je n'y vais pas par quatre chemins, je rentre dans le tas et une fois cela fait je regarde l'état de la personne dans laquelle je suis rentré.

Le fait qu'elle soit Jedi n'avait rien à voir, embrasser une Jedi ça porte bonheur ou que sais-je encore... ça j'y crois pas, je n'avais pas eu envie d'embrasser la Jedi en devenir qu'est Lenia, j'avais eu envie d'embrasser la femme pas la Jedi, car cela est très différent et le moment m'avait semblé le plus opportun, car à ce moment-là je n'avais pas la Jedi avec moi, j'avais la femme... Je ne dis pas non-plus qu'elle soit Jedi me repousse bien-sûr que non, c'est juste qu'il faut savoir voir "l'intime" et le "professionnel" ne pas mélanger famille et boulot comme on dit vulgairement, là ça avait été le cas, Lenia n'avait pas eu le chasseur de prime mais bien le Chiss et moi j'avais eu la femme, d'excellentes conditions. De plus je savais qu'à ce moment-là elle n'essayerait pas de me sortir une réponse Jedi bien que je sache que les Jedi soient plus souples concernant les relations, mais pour avoir côtoyé Lenia je la sais profondément ancrée aux idéaux Jedi et là je ne voulais pas voir ceux-ci.
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Jeu 17 Oct - 12:26



- Si je puis me permettre ton Maître n'a pas le sens stratégique ! Sans vouloir t'offenser il ne vous est pas venu à l'esprit que donner des nouvelles étaient dangereux pour la prospérité Chiss? Le mensonge aurait été immédiatement compris par les Impériaux et à l'heure où nous parlons mes semblables seraient peut-être réduit au statut de vers de terre pour les Impériaux ! Une seule personne devait être au courant et elle nous l'a juré : c'est Maître Yunstar, je lui ai personnellement fait jurer sur son honneur que personne ne serait au courant que tu avais survécu tant que nous ne jugions pas que c'était le bon moment ! J'ai confiance en toi mais, et désolé de te le dire, pas en ton Maître ! Nous ne pouvions prendre ce risque, l'inquiétude de ton père, et au passage, ravi que tu aies quelqu'un à appeler "papa" désormais, était largement plus acceptable que risquer nos vies et celle de nos semblables en rejoignant la Guerre, la-dessus tous les Chiss sont tombés d'accord !


A vrai dire je n'étais pas sûre de réussir à lui - et sans doute aussi me - faire comprendre, mais je respecte et je comprends son opinion. Même si ce que je sens être un  léger quiproquo potentiel, je suis sans doute aussi responsable dans ma difficulté de relayer aussi bien que possible ce que je souhaite dire. Oui je me rappelle à avoir vaguement évoqué mon statut - ancien - d'orpheline et les grandes lignes de mon propre passé. Néanmoins, que mon ami ne se trompe pas en ce qui me concerne et, je suppose avec assez de confiance, mon Maître, je le sais très bien. Et je suis déjà infiniment reconnaissante qu'ils m'aient sauvé la vie, alors il n'y a là nulle trace de reproche dans mes propos. Ainsi, je lui assure avec sincérité, mes yeux d'un bleu vif mais aussi apaisant que ma voix calme et douce, un sourire chaleureux aux lèvres qui ne masque rien de ma compréhension ni de ma reconnaissance à cet égard :


- Je comprends, ce n'est pas un reproche ! Je serais vraiment la première des ingrates si je trouvais à redire dessus. Il comprend aussi, ce qui lui importe c'est que je sois vivante et bien rentrée. Tu sais très bien que je te suis reconnaissante, ainsi qu'aux tiens et la communauté Chiss pour m'avoir sauvé la vie et aidé à rejoindre les miens. Et puis...


Un sourire amusé, entre un brin d'humour et d'auto-dérision, s'esquisse sur mes lèvres alors que je n'arrive pas à me défaire de ma bonne humeur. Il n'y a pas à dire, et c'est bien visible sur mon visage : je suis contente d'être rentrée au Temple, au sein de l'Ordre Jedi et auprès des miens. Je conclues ce sujet un peu délicat - cela ne sert à rien qu'on se prenne la tête sur quelque chose qui est du passé maintenant que tout ou presque est rentré dans l'ordre - sur une note plus légère. Et puis bon, nous nous faisons réciproquement confiance avec le concerné, alors je me suis sentie heureuse déjà qu'il ait eu foi en ma capacité de survie en dépit de tout. Ma voix est douce et un brin facétieuse alors je commente alors que nous descendons les marches de l'escalier pour gagner le rez-de-chaussée, bras croisés dans mon dos et le regard vif et pétillant :


-  En fait, je crois qu'à la longue, je l'ai habitué à me retrouver dans des situations pas possibles. Si j'ai refusé de laisser un Silan me tuer, je n'allais quand même baisser les bras pour un stupide crash planétaire ! Plus encore si je suis attendue, et soutenue comme je l'ai été.


Concluant mes paroles avec un léger clin d’œil amical, je garde le sourire aux lèvres et un silence réflexif, bien qu'attentif, alors que nous nous dirigeons vers la sortie, vers l'extérieur et la poursuite d'une autre discussion. Oui je sais, on n'est plus dans l'Ancien Ordre, mais je suis de nature pudique et réservée concernant mes sentiments, surtout quand cela va au-delà de la stricte camaraderie, ou encore amitié ou famille. Je m'accepte nettement plus qu'il n'y a trois ans, mais je ne suis jamais très à mon aise sous les regards soutenus des autres, et je n'ai pas envie de laisser cela m'influencer et miner ma bonne humeur. Je préfère laisser ça de côté, on en reparlera plus tard. Peut-être avec le deuxième concerné, si j'ai le temps bien entendu de le mettre en contexte. Je n'ai pas du tout envie que cela vire au vinaigre suite à une incompréhension mutuelle, cela me navrerait pour cette possible rencontre. Il n'empêche, qu'Hishow soit "seulement" un de mes proches amis ou... éventuellement plus, ils seront amenés à se croiser. Je ne laissera tomber ni l'un ni l'autre, et dans tous les cas, je respecterais mais ils devront faire avec. Cela dit, j'ai confiance, je veux croire qu'ils pourront  se comprendre, avec un peu de temps, on peut espérer du moins...


- Ton avis est certes non-violent, mais je préfère vivre en sachant que je réduis au silence ceux qui n'ont pas assez de courage pour regarder leur adversaire de face ! Un Sith est lâche il s'attaque aux faibles car il craint les forts et c'est les forts qui doivent dégonfler l’ego surdimensionné des soi-disant maîtres absolus de la Force !


Et là-dessus, même si je n'approuve pas forcément ses méthodes, nous sommes sur la même longueur d'ondes. Enfin, même si je me retiens, je nuancerais légèrement en disant que cela dépend des Sith et des cas. Je suis bien tombée sur un cas en particulier, qui se trouve être maintenant le grand patron de l'Ordre Noir, qui ne m'a pas tuée alors qu'il aurait très bien pu le faire. Il était le fort, j'étais la faible, entre un Seigneur Sith et une jeune et modeste Padawan de seize ans paumée dans les bas-fonds forestiers de Kashyyyk. Ce Sith est d'ailleurs à mes yeux une intrigante et inquiétante énigme, je cherche toujours à expliquer son geste totalement illogique. Pourquoi ne m'a-t-il pas tuée ou laissée aux bêtes sauvages féroces des lieux quand je suis tombée sur lui ? Et pourquoi il n'a pas achevé mes jours quand il n'a plus eu besoin de moi comme "radar à folie ambiante" dans le Temple Noir souterrain ? Mm... je me suis penchée dessus, après en avoir parlé à mon père, lors d'un bref voyage personnel sur Dantooine, à mes dix-sept ans. Je n'ai pas encore toutes mes réponses, mais quelques hypothèses possibles. Soit, il avait la flemme, c'est possible. Aussi, pour retarder mon collègue Jedi lors de sa fuite avec l'holocron noir. Soit il n'a pas jugé que j'étais une menace assez importante pour devoir la tuer. Soit... pour d'autres raisons qui m'échappent encore et toujours... Mais après, il est vrai que maints Sith "moyens et de bas étages" répondent à la définition qu'il vient de poser. Enfin, qu'est-ce que je critique. Je n'aime certes pas tuer, moins encore faire souffrir, mais je n'ai plus de blanches mains. Certes, c'est la guerre et je n'avais pas eu le choix, dans tous les cas concernés...


- Ce n'est pas tout à fait ça, j'ai eu deux missions et l'une d'elles était contre un Seigneur Sith et son apprenti, c'est celle qui m'a valu cette blessure ! La dernière, c'était juste un Sith solitaire et avec qui j'ai passé un agréable moment de mort, quand j'ai senti ses os se briser sous mes coups ! Ces vermines l'avaient bien mérités et encore, les libérer de leurs souffrances par la mort, c'est toujours un cadeau que je leur fais ! Les sabres sont désormais entre de bonnes mains, si je les collectionnais comme le faisait le Général Grievous j'en aurais trop !


Sa voix s'était alors radoucie, depuis le ton rauque qu'il avait adopté lors de la précédente intervention, alors que je ne l'ai pas interrompu et l'écoute avec attention, bien que légère et habituelle désapprobation respectueuse, cela dit, de son opinion. Deux contrats différents, donc... bon, ça m'étonne alors un peu moins qu'il ne se soit reçu que cette légère déchirure musculaire. Mon visage reste calme et tranquille, mais mon regard bleuté reste vif et fixé dans le sien, mes bras reposant dans mon dos. Je ne rentre en désapprobation que sur assez peu de choses avec mon proche ami, mais je n'arrive toujours pas à comprendre l'intérêt de la torture et de trouver de la jouissance à faire souffrir autrui. Mais je sens le bon fond de mon ami, et nous respectons chacun notre manière de penser et notre façon de faire, c'est ce qui compte. Surtout que... dans l'autre camps, cela m'aurait rappelé la même manière d'agir et de penser que les tortionnaires - meurtriers de mercenaires qui ont assassiné mes parents alors que je n'avais que quatre ans, le tout sous mes yeux, avec la complicité de mon frère. Juste à cette pensée, je reverrais presque l'horrible scène se rappeler à mon esprit, et je la chasse immédiatement pour laisser le calme et la sérénité me conforter. Si je laisse échapper un léger rire sur sa plaisanterie finale, décidant de lui envoyer une petite pique amicale :


- Certes, Hishow, et surtout tu ne saurais plus où les ranger  !


[...]


Et on en revient à notre présente discussion, un peu plus éloignée du Praexum Jedi sans être trop loin non plus, dans un cadre plus calme et séant, à mes yeux, pour ce genre de sujets. Je viens donc de lui demander, avec un peu de gêne soigneusement contenue, le pourquoi du comment de son geste sur Mandalore. Mes bras restent croisés sur ma tunique, alors que je ne le quitte pas des yeux, guettant ses réactions et les modulations de sa voix, tandis qu'il me répond d'une voix calme et posée, des plus sincères comme toujours, prêtant une oreille attentive :


- Je vais être direct, j'ai eu plusieurs raisons à ce geste, tu jugeras par toi-même si tu les juges acceptables ou non ! La première est qu'au moment d'un départ, ça ne doit pas être un semblant d'adieu avec juste une poignée de main, en tout cas mes yeux c'est insuffisant avec le temps où nous avons été ensemble ! Ensuite tu m'as aidé lors de ma mission et c'était ma manière de te remercier ! Et puis pour finir, je vais le dire directement, c'est égoïste, mais j'en ai eu envie tout simplement !


J'approuve d'un signe de tête au début de son intervention, le remerciant de son honnêteté et l'invitant à poursuivre, le visage complètement serein mais amical. Pour la première... mm... imaginons, mais dans ce cas-là, une accolade ou encore une bise sur la joue auraient été tout aussi convenables à la situation, mais bon, soit. Après tout, nous avons eu le temps de nouer une profonde et solide amitié après deux ans à cohabiter et où j'ai vécu ensemble avec lui et les siens dans la communauté Chiss. Pour la deuxième... je n'avais pas besoin de remerciements, d'un j'aime rendre service, et de deux surtout nous avions un deal et j'ai honoré la part du mien comme il a respecté aussi la sienne en me conduisant sur Mandalore. Surtout que bon, en plus avec ces crédits qu'il a refusé que je refuse de prendre; la balance est assez déséquilibrée déjà à mon goût comme cela... déjà que je suis gênée en ma qualité de Jedi d'accepter ces récompenses partagées, et à vrai dire je l'avais été aussi quand mon père m'avait offert mon armure, je ne suis pas du tout habituée, et donc cela ne se limite pas qu'à lui. Quand au troisième point... j'hausse légèrement un sourcil, attendant qu'il développe un petit peu plus ce dernier point. Je ne me laisser pas embrasser ainsi tous les quatre matins, et pas avec n'importe qui, alors si c'était juste par "envie", je serais contrariée envers lui. Mais patiente, et par respect envers notre amitié et à son égard, je le laisse poursuivre et finir sans jamais l'interrompre :


- Dis comme ça, je suis d'accord que c'est assez étrange comme action, mais ce n'était aucunement pour profiter de toi d'une quelconque manière et puis ça concluait bien les petites piques que je te lançais durant ta convalescence !


Une légère teinte, si discrète qu'elle passerait presque inaperçue, rosée farde alors mes joues à ce petit rappel historique. Ce qui déjà, au vu de mon calme habituel, est beaucoup exprimer de ma part, et heureusement qu'il n'a pas accès à mon esprit et mes pensées ! Je ne retrouve rien à redire dans sa réponse, il est franc et sincère comme d'habitude, d'un côté ça me rassure et me conforte dans la confiance et l'estime que j'ai posé en lui, et de l'autre, le dernier temps de son propos... je me rappelle 'très' bien la douce, imperceptible, montée croissante de ces émotions inconnues en moi au fur et à mesure de l'écoulement du temps. Je me demande d'ailleurs comment diable je n'ai rien pu remarquer plus tôt, tant envers lui... qu'envers moi-même. Oui, ces petites piques... convoquant toute ma discipline Jedi pour que rien n'outrepasse mes boucliers mentaux et que cela ne se voit pas trop sur mon visage - bien que mes yeux et leur maudite expressivité doivent me trahir quelque peu - je n'avais rien, ou presque, remarqué sur le coup. Il n'empêche que je me souviens bien de certaines d'entre elles, et particulièrement bien de mes réactions... ou non-réactions déjà bien significatives quand on me connaît. Force, pourquoi est-ce que je n'arrive pas à nier ces émotions naissantes, balbutiantes mais là qui font doucement vibrer mon cœur pourtant prudent et méfiant ? Avec un air prudemment calme, je songe en l'observant avec attention combien j'espère pour lui que ce n'était pas que "pour plaisanter", et je déteste rester dans cet entre-deux incertain. Juste des passades donc, ou bien plus alors... ? Mais la lueur de mon regard s'adoucit quelque peu, mon attitude plus songeuse, et je l'invite à poursuivre sans un mot :


- Je vais te le dire Lenia, étant souvent en voyage, les rencontres se font et se défont à la vitesse de la lumière, et la galaxie est vaste, c'est pourquoi laisser une marque indélébile dans l'esprit est quelque-chose que j'aime bien ! Ne vas pas te torturer l'esprit avec ce geste, tu es encore jeune, et côté amour, je ne pense pas que ça soit ton point fort ! Mais embrasser quelqu'un, c'est quelque-chose de naturel tu sais.


Ah bah là, il a parfaitement réussi son coup ! J'ai beau méditer - un peu plus souvent que d'ordinaire - ou m'investir pleinement dans mes entraînements et interactions avec mes proches et mes pairs, ça occupe toujours un petit coin de mon esprit. Je n'aime toujours pas ne pas comprendre, plus encore quand c'est moi-même que je ne comprends pas sur le moment. Et concernant les rencontres, je m'en doute douloureusement, entre ces amis et pairs que j'ai perdu de vue, comme Niru ou pire encore Danaé... mais je me ressaisis bien vite et repousse cette mélancolie passagère. Avec une pointe d'humour et une ombre de sourire amusé, je ne peux pas m'empêcher de lui répliquer d'une voix bien posée :


- En même temps, tu t'adresses à quelqu'un de jeune dont les parents ont été assassinés, et qui a vécu ses cinq premières années en temps de guerres civiles. Donc non, côté amour, je ne m'y connais pas des masses. Bien moins que toi, je m'en doute. Quant à me torturer l'esprit... c'est comme culpabiliser pour un rien, c'est dans ma nature, tu devrais le savoir depuis le temps, non ?


Histoire de me détendre et lui montrer que je ne suis pas... vraiment remontée contre lui pour le geste, disposée cependant à entendre la suite et fin de ses explications. Néanmoins, je reprends tout mon sérieux et toute mon attention alors qu'il poursuis et achève bientôt son propos, toujours aussi sincère que dans ses habitudes :


- Prends ton temps pour analyser ce que tu ressens, c'est comme la traque, on étudie et analyse avant de se lancer ! Et là c'est bien toi, et toi-seule, qui pourra dire ce que tu ressens, c'est pas ton Maître ou tes amis qui préféreront te lancer des railleries que vraiment prendre la chose avec sérieux !


Une lueur de désapprobation brille quelques secondes dans mon regard pour la remarque concernant mon père adoptif et Johanna, mais je prends actuellement le temps de considérer la question. Dressant un moment mon regard vers le lointain, bien que toujours très attentive à ce et ceux qui m'entourent, je prends un air songeur. Oh, je l'ai pris, mon temps, lors de récurrentes méditations supplémentaires, ou sinon même les quotidiennes. Et autant dans un état méditatif solitaire, je suis tout à fait capable de préserver mes boucliers hauts et solides, autant je n'ai pas réussi à oublier ces sensations diverses et variées qui m'ont transportées, et transcendées, au souvenir de ce moment associé à d'autres piques et situations... quelque peu ambiguës. Et même là encore, sous mon masque de calme et mes boucliers maintenus hauts sur cette part de mon esprit, je n'ai aucun mal à me souvenir de la douceur mais aussi de cette nuance farouche, curieux mélange saisissant, au contact imprévu de ces lèvres. Autant c'était étranger, inconnu qu'assez soudain pour moi... autant le ressenti n'a curieusement pas été négatif. Et c'est bien ce qui me trouble, d'ailleurs. Je crois que j'ai la réponse à ma question, mais que je ne veux pas le reconnaître inconsciemment. Comme j'ai déjà du vous le dire, je me lie rarement avec autrui, surtout de manière aussi... proche. Je reporte mon regard si expressif dans le sien après une inspiration, replaçant une mèche de cheveux derrière l'oreille :


- Actuellement, ils le prendraient au sérieux. C'est juste que je ne les ai pas revus pour certains, pour d'autres je n'en ai pas encore parlé... occupée à me réadapter et je voulais faire le point avec moi-même. J'y ai réfléchi et je suis arrivée à cette conclusion : malgré tout, je ne suis pas fâchée contre toi. Je ne t'ai pas giflé et je suis encore là à te parler. Après, tu sais que je suis nulle pour exprimer ce que je ressens en général, alors ça n'aide pas non plus... Mais ce que je sais, c'est que ça ne m'a pas laissé indifférente.
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Ven 25 Oct - 1:59

HRP : dsl un petit manque de temps pour faire plus long ^^ je me rattraperai sur les prochaines réponses ^^.


- Je comprends, ce n'est pas un reproche ! Je serais vraiment la première des ingrates si je trouvais à redire dessus. Il comprend aussi, ce qui lui importe c'est que je sois vivante et bien rentrée. Tu sais très bien que je te suis reconnaissante, ainsi qu'aux tiens et la communauté Chiss pour m'avoir sauvé la vie et aidé à rejoindre les miens. Et puis...

Les paroles de Lenia étaient réelles, mais est-ce que son ressenti est identique à celui de son Maître, bien que celui-ci soit Jedi s'il venait critiquer la position des Chiss là il y aurait conflit entre nous, car même moi qui suis du genre à voir un intérêt personnel aux situations je sais que mes décisions doivent être prises dans un but collectif. Je n'allais pas épiloguer là-dessus, le temps allait surement me faire rencontrer le Maître/père de Lenia et là je verrai son ressenti, mais quoi qu'il se passe je ne lui ferais aucun cadeau.

- En fait, je crois qu'à la longue, je l'ai habitué à me retrouver dans des situations pas possibles. Si j'ai refusé de laisser un Silan me tuer, je n'allais quand même baisser les bras pour un stupide crash planétaire ! Plus encore si je suis attendue, et soutenue comme je l'ai été.

Je laissais un petit rire filtrer entre mes lèvres quand elle me dit cela.

~~ Quelque-fois sans qu'on sache pourquoi les ennuis et les situations les plus invraisemblables ont le don de coller quelqu'un et ne jamais vouloir le lâcher !

Connaissant Lenia je savais très bien qu'elle n'allait jamais abandonner, à vrai dire je la savais trop bornée pour mourir, elle s'accrochait jusqu'à dernier file qui lui restait même si celui-ci était aussi fin qu'un fil de laine. Il suffisait de voir comment elle était quand je l'avais extirpé de la carcasse de son vaisseau, même là elle refusait de mourir, elle continuait à vouloir vivre malgré ses brulures assez importantes. Lenia ne payait pas de mine, mais tout le monde pouvait s'accorder sur le fait qu'elle avait une résistance des plus incroyable, elle tenait le choc correctement et bien qu'elle soit pas très endurante elle possédait une force corporelle des plus intéressante pour une Jedi. Pour moi cette force n'était pas exploité pleinement puisque je la trouvais beaucoup trop défensive avec son style au sabre laser, elle aurait dû apprendre une technique un peu plus agressive pour vraiment cassé la baraque dans les combats. D'après ce que je savais elle était assez douée dans la Forme IV en plus de la Forme III, mais cette dernière était trop défensive pour moi et combiné celle-ci avec la plus agressive de toute était pas une combinaison vraiment excellente... après je ne suis pas son Maître c'est pas moi qui décide, dommage que la jeune Lenia n'ai pas été entre les mains de Maître Yunstar pour son entraînement spécialisé au sabre, elle aurait eu de quoi faire dans la Forme Ataru.

Chacun à sa manière de voir le combat évidemment, c'est vrai que je conçois difficilement ne pas aimer ça, consacrer sa vie à un idéal réel. Aucune violence n'existera jamais comme les Sith ne seront jamais détruit, mais il faut savoir répondre à la violence par la violence, la parole n'aide que rarement à moins d'avoir vraiment suffisamment d'éloquence et de présence pour être convainquant. De toute manière la guerre étant terminée pour l'instant Lenia pouvait se remettre tranquillement en forme au Temple et ensuite elle retournerait se battre et éventuellement continuer à faire son petit bout de chemin pour écraser des membres de la castre des Sith.

- Certes, Hishow, et surtout tu ne saurais plus où les ranger !

Je lui fis un clin d'œil pour lui répondre, elle savait très bien cela... C'est là que je me rendais compte qu'au final Lenia et moi nous connaissions tout de même très bien, elle sait comment je fonctionne, je sais comment elle fonctionne, on sait se faire plaisir, se parler tranquillement et pas forcément avec des mots pour se comprendre... Je n'avais pas vu cela sur Csilla...


Lenia demeura silencieuse et attentive durant mon explication, durant celle-ci je ne pris pas le temps de chercher si elle ressentait quelque-chose où si la colère ou autre chose montait en elle. Il n'y eu qu'un moment où je la vis légèrement rougir mais cela s'atténua rapidement, elle parvenait encore à contrer ce genre de chose? Et bien j'avais encore un peu de travail pour la faire rougir correctement.

- En même temps, tu t'adresses à quelqu'un de jeune dont les parents ont été assassinés, et qui a vécu ses cinq premières années en temps de guerres civiles. Donc non, côté amour, je ne m'y connais pas des masses. Bien moins que toi, je m'en doute. Quant à me torturer l'esprit... c'est comme culpabiliser pour un rien, c'est dans ma nature, tu devrais le savoir depuis le temps, non ?

~~ Ah ça oui je le sais, tu culpabilises pour un rien même pour une simple tache sur ton lit lors de ta convalescence quand tu devais y rester. Mais c'est amusant de te voir te faire plus petite qu'une souris à la suite d'un acte !

Le nombre de fois où Lenia m'avait fait rire là-dessus, des détails pourtant futiles et qui semblaient aussi grave que presser la détente d'un blaster sur le crane d'un innocent. Je sais très bien que la nature un tantinet timide de Lenia ressort régulièrement, c'est même une des première chose que j'ai remarqué, elle manque un peu de confiance, ses mots sont un peu hésitant et elle a l'impression de ne rien valoir face à quelqu'un qui a de l'expérience... Toujours à dire son avis mais en essayant de le faire petit comme si ses lèvres risquaient de sortir une bêtise sans qu'elle ne le veuille. Du côté amour ça elle n'était pas non-plus dans un endroit où ce genre était propice, les Jedi ont certes le droit d'avoir des relations et une famille, mais on ne peut pas dire que c'est très simple de trouver chaussure à son pied comme on dit.

- Actuellement, ils le prendraient au sérieux. C'est juste que je ne les ai pas revus pour certains, pour d'autres je n'en ai pas encore parlé... occupée à me réadapter et je voulais faire le point avec moi-même. J'y ai réfléchi et je suis arrivée à cette conclusion : malgré tout, je ne suis pas fâchée contre toi. Je ne t'ai pas giflé et je suis encore là à te parler. Après, tu sais que je suis nulle pour exprimer ce que je ressens en général, alors ça n'aide pas non plus... Mais ce que je sais, c'est que ça ne m'a pas laissé indifférente.

Je souris et je posais gentiment ma main sur son épaule.

~~ Que tu ne sois pas fâchée c'est une bonne chose, ça m'ennuierai que quelque-chose comme ça vienne gâcher notre bonne entente. Je sais que ça ne t'a pas laissés indifférente, rien qu'à ton visage je l'ai deviné. Prends ton temps pour réfléchir à ça et posément si possible.

Je lui lançais un sourire.

~~ Si tu veux en discuter avec quelqu'un ayant l'expérience du Jedi amoureux demande à Maître Yunstar, elle a sa vie sentimentale et elle saura te dire comment agir pour que tes principes Jedi ne soient pas balayés et elle te posera les bonnes question pour que tu saches réfléchir sur cette question délicate. Je ne sais pas si ton Maître a aussi une vie sentimentale, mais si oui tu peux aussi lui demander et voir comment il te répond.

D'habitude le fait d'embrasser n'était pas autant vecteur de question, le nombre de fois où cela m'était arrivé je ne le comptais plus mais là le fait que j'ai embrassé Lenia comportait un point que je n'avais pas entré dans mon calcul et cela était une erreur de ma part : sa vision Jedi. Lenia était une Jedi très ancrée dans les principes de l'Ordre et aussi ayant une manière de voir les choses bien particulière ce qui entraînait toute les questions qu'elle se posait. J'avais embrassé moult femme et même des Jedi et cela n'avait jamais été aussi sérieux qu'avec Lenia puisqu'elle semblait véritablement troublée par le geste, peut-être qu'au fond d'elle-même elle avait été inconsciemment réceptive à mes piques et à mes coups pour casser un peu ses barrières mentales que j'avais trouvé inutiles et également un peu stupides, j'avais voulu lui montrer que ressentir les choses n'était pas si mauvais que ça. Lenia étant toujours sur la défensive au bout d'un moment ça m'avait un peu agacé et j'avais vraiment décidé de lui rentré dedans pour la décoincée pour qu'elle réfléchisse un peu et qu'elle se retire ses barrières qui au final n'étaient pas bénéfiques. Je relâchais ma pression sur son épaule et je lui dis d'une voix tranquille.

~~ Je te l'ai déjà mais je te le redis : décoinces-toi Lenia, tu es jeune et tu es renfermée dans une coque qui te paralyse. Les problèmes de l'orphelinat et tout ça c'est fini : regarde l'avenir un peu ! Tu as tout ce qu'il te faut à côté de toi pour être qui tu es réellement et pas le petit bout de femme recroquevillée dans son coin.

Sur le coup j'eus presque envie de l'embrasser une nouvelle fois pour la décoincer comme je lui disais depuis longtemps. Trouver la bonne personne du premier coup ça n'existe que dans les holodrames mais pas dans la vrai vie, alors pourquoi ne pas tester un peu les choses? La vie c'est pas dans les livres qu'on peut l'apprendre dans sa globalité c'est aussi dans les actions, les choses qui se passent durant celle-ci. Être en couple ou embrasser quelqu'un c'est pas désobligeant et c'est pas dans un livre qu'on va trouver l'explication "Embrasser est une geste qui blabla..." tout ça c'est du n'importe quoi, on se fait pas une idée des choses uniquement par une lecture ou en suivant l'avis de quelqu'un, on doit se faire sa propre idée. Lenia trouverai surement ma manière de voir les choses simples et plus décontracté qu'elle puisque je ne suis pas Jedi, mais je voulais qu'elle soit plus proche de la femme que de la Jedi, pas qu'elle fasse passer cela avant d'être Jedi, mais que pour une fois ça soit cette Lenia que j'ai en face des yeux et pas la jeune Jedi toujours à l'affut...
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Sam 2 Nov - 7:31

(HJ pour la fin tu peux me MP si besoin édition, j'ai plusieurs autres possibilités au besoin et j'ai hésité. A toi de voir et bonne lecture  Wink  HJ)


- Quelque-fois sans qu'on sache pourquoi, les ennuis et les situations les plus invraisemblables ont le don de coller quelqu'un et ne jamais vouloir le lâcher !


Son léger rire me fait du bien et me détend singulièrement. Il est toujours de bon de voir, qu'en dépit de nos désaccords sur certains points et nos différences, nous arrivons toujours à retomber sur nos pieds et à rire. Mon sourire se dessine, radieux, comme un bouton de rose accepterait de s'épanouir sous la caresse des rayons chaleureux du soleil. J'ai l'air de plaisanter, enfin si j'en plaisante, mais c'est tout à fait vrai. Je suis terrible sur ce point, et je crois que je suis en passe de prendre la place d'un autre champion dans le genre, mon très cher père et Maître. Si d'ailleurs je n'ai pas déjà brigué la première place, au cours de ces quatre ans que nous nous connaissons, depuis cette rencontre aux Archives. Je ne cherche jamais les ennuis, en revanche les ennuis, eux me trouvent toujours, même et surtout quand je n'ai pas du tout envie qu'ils ne viennent m'importuner. C'est peut-être pour cela que j'ai amélioré ma capacité d'improvisation et ma prudence, ainsi que ma résistance aux coups bien que l'endurance au long terme ne soit pas encore du rendez-vous. L'esprit prime sur les limites du corps, cela peut s'appliquer en mon cas. Bien souvent, quand mon corps commence à dérailler et vouloir me lâcher, je tiens plus longtemps puisque portée par la force de ma volonté. Je ne suis certes pas aussi endurante que certains de mes pairs, mais je n'abandonne jamais, je ne baisse pas les bras dans un combat. Moins encore quand je me bats avec ou pour des proches, et que je sais qu'on compte aussi sur moi.

C'est cette volonté qui m'a portée cette fois sur Arorua, alors que physiquement j'étais vraiment à bout, et clairement au delà de mes limites, même raisonnables. J'étais brisée complètement de l'intérieur, blessée presque de toute part, assaillie par les forces sombres de la saleté de créature qui nous attendait au bout du calvaire... mais je tenais bon. Enfin, je m'y efforçais, mon amie Danaé comptait sur moi, ma protection. J'étais responsable d'elle, et surtout elle m'était et m'est encore chère. Mon maître me faisait confiance en me confiant son escorte, et je ne voulais pas le décevoir, pas plus que de risquer de perdre une amie. Concernant mon choix de styles de combat... je reste certaine que la combinaison que j'ai préservé jusque lors me convient. Je sais que certains pourraient trouver à redire ou débattre dessus, mais à mes yeux la sélection de styles repose non seulement sur les capacités physiques, mentales et spirituelles du combattant, mais aussi sur sa philosophie du combat. Je veux dire par là la manière qu'il de le penser, de l'aborder. Ainsi, dans mon cas, je reste quand même plus partisane de la pensée suivie par la forme III, celle du Soresu. Cette forme dite de la "Résistance" me convient parfaitement dans son idéologie défensive et portée sur la contre-attaque au moment opportun, car elle tient à distance mes adversaires, me permet de réfléchir la tête posée et d'user d'une ouverture dès que cette dernière est présente. En outre, son goût pour la technique du désarmement plutôt que de tuer l'adversaire me semble tout à fait séant à ma manière de combattre. Mais comme seule elle ne suffit pas, j'ai choisi de l'associer avec la forme IV de l'Ataru. Forme dite de "l'Agression", elle peut sembler totalement aux antipodes de la première, question mobilité et pression qu'elle met, mais je trouve qu'elle ne suffit pas toujours dans mon cas, seule, pour assurer ma défense correctement. C'est pourquoi je m'efforce, bien que je la saisisse déjà bien, de la perfectionner encore dans l'idée de la maîtriser aussi bien que ma forme spécialisée, la III. Je dois l'avouer, en m'inspirant de la technique de mon Maître, mais surtout parce qu'elle semble fonctionner jusque lors et m'a gardée en vie à des moments critiques. Avec cette forme "hybride" encore en construction, je peux ainsi autant assurer ma défense que de rester totalement imprévisible et insaisissable, qu'améliorer mon offensive et mettre la pression au besoin. Après, comme je disais, à chacun sa manière d’appréhender le combat. Il faut dire qu'entre les mains respectives d'Aldrian, et de Maître Yunstar en quelques sessions spécialisées, j'ai eu de quoi travailler et affiner question apprentissage et amélioration des formes III, et surtout la IV avec eux.


- Ah ça oui je le sais, tu culpabilises pour un rien, même pour une simple tache sur ton lit lors de ta convalescence quand tu devais y rester. Mais c'est amusant de te voir te faire plus petite qu'une souris à la suite d'un acte !


Force, pourquoi est-ce que tous mes amis et proches sont-ils doués d'une aussi bonne mémoire pour ces occurrences assez... embarrassantes pour moi ? Là je dois avouer que je n'arrive pas à masquer une légère rougeur qui farde plus franchement mes joues alors que le souvenir de ce petit incident me revient en mémoire. Bon, cela remonte à un an-et-demie environ aussi, je n'avais que dix-sept ans et c'était les premiers mois que je vivais en compagnie des Chiss au sortir d'un profond "sommeil" de deux semaines. J'étais intimidée, forcément ! En dehors du campement du clan Skirata sur Mandalore, j'ai rarement résidé hors du Praexum bien longtemps, et moins encore sans être accompagnée par Aldrian, Johanna, DACJ ou simplement un pair Jedi ! Distraitement, je passe une main dans mes cheveux, essayant de chasser ce souvenir et peinant à résorber un petit rire nerveux d'entre mes lèvres. Ah, cet épisode de la maudite tâche atterrie sur le drap du dessous de mon lit de convalescence... je me sentais tellement gênée sur le moment que d'avoir tâcher le tissu ! Mais c'est aussi pour moi un moyen de défense, plus ou moins conscient, que de me focaliser exclusivement sur un petit détail pour ne pas penser à des problèmes plus généraux qui m'inquiètent ou m'attristent. Dans ce cas, le fait d'être si loin de tout, si loin de l'Ordre et des miens, de l'inquiétude que je pouvais causer à mes proches me pensant peut-être morte alors que ce n'était pas le cas. Aussi de ne plus sentir la présence rassurante de ce lien de Force dans un coin de mon esprit, de n'avoir aucun moyen pour contacter qui que ce soit, et de ne pas être sûre de m'en tirer bien que je me battais avec rage pour survivre. Laissant un léger sourire gêné sur mes lèvres, je retourne mon regard dans ses yeux de braise. Puis je commente d'un air mi-ennuyé mi-amusé, ma voix toujours douce mais un peu embarrassée :


- On dirait que ça va me suivre toute ma vie, cette histoire. Tu ne comptes pas l'oublier de sitôt, pas vrai ? Et pourtant, ce que tu as vu ce n'était rien. J'étais pire avant. Tu pourrais demander à mon maître ou à Maître Yunstar. Ça a été tout un roman pour eux pour me décoincer un peu, surtout jusqu'à mes seize ans.


Un discret soupir exaspéré contre moi-même, je laisse mon regard se perdre dans le vague quelques secondes et mes pensées errer sur la vague de souvenirs que cela me rappelle. Oh pour sûr, Hishow ignore encore mes plus belles perles, et j'espère bien que cela va durer. Cela dit, un léger sourire amusé et affectueux reste perché sur mes lèvres, alors que je me souviens une fois encore de certaines occurrences. Il y en a trop pour que je puisse les rappeler ici même, mais déjà me reviennent à l'esprit le jour où nous avons fait connaissance aux Archives, où je n'osais même pas le regarder dans les yeux. Alors qu'il n'avait rien fait pour mériter un tel traitement de ma part, le pauvre avait du me faire redresser la tête en posant une main sous mon menton et m'inviter avec délicatesse et ferme gentillesse d'une légère pression à le regarder en face. Et il a du procéder un certain temps ainsi, en nombre de cas, avant que je n'ose avoir un peu plus de confiance en moi et en lui pour l'observer en face... la plupart du temps, du moins. Ou encore cette autre fois au Palais de Theed, quand je revenais de la Bibliothèque Royale pour faire des recherches et qu'un subtil et délicat air de musique m'avait attirée comme une abeille le pollen d'une belle fleur dans les quartiers réservés à la souveraine. Que j'avais été surprise par l'une des servantes de cette dernière qui jouait alors du piano, j'étais mortifiée plus encore que lors de cette anecdote de la tâche. Ou quand Danaé m'avait posé la requête de lui jouer un petit air, qui hantait mon esprit, sur la flûte traversière de grande qualité qu'elle m'avait présentée.

Je n'avais su le lui refuser et objectivement, bien que la mélodie n'était pas très compliquée, je me suis bien débrouillée. Seulement, je n'avais pas prévu qu'un deuxième auditeur des plus imprévus se joindrait à nous alors de cette performance improvisée. Mon Maître, que je n'avais pas senti venir et qui, pour ne pas me déranger en pleine composition, avait masqué sa présence dans la Force, et était adossé contre le pas de la porte, grande silhouette silencieuse et bienveillante. La douceur et la pureté de ce souvenir m'apaise, alors que mon esprit se remémore cette rencontre avec ma chère amie que je n'ai hélas pas revue depuis la prise de Naboo par les impériaux. Voilà deux ans que je n'ai pas eu une flûte traversière entre les mains, et les deux mélodies virevoltent encore dans les jardins de mes souvenirs et de mon cœur. Peut-être qu'un jour je m'y remettrais, jouer de la musique m'avait grandement rassérénée et je sais maintenant que le sentiment avait été partagé par les deux auditeurs principaux. J'avais rejoué un peu quand je rendais visite à Danaé, la dernière année avant ma disparition, je savais que cela nous détendait toutes deux. Maintenant hélas, j'ai plus souvent un sabre-laser, une dague ou un pistolet-blaster entre les mains... mais bon, que voulez-vous, c'est la guerre et je comprends. Néanmoins, un jour je referais vivre cette mélodie si chère à mon cœur, tendre complainte à un passé révolu et perdu, mais aussi prière vers un présent et futur meilleurs, aux notes douces, chaleureuses, tranquilles et porteuses d'espoir, de candeur et d'apaisement. Je sais que je ne suis pas la seule non plus à n'avoir pas oublié ce souvenir, et j'espère pouvoir un jour revivre un pareil moment.



- Que tu ne sois pas fâchée c'est une bonne chose, ça m'ennuierait que quelque-chose comme ça vienne gâcher notre bonne entente. Je sais que ça ne t'a pas laissé indifférente, rien qu'à ton visage je l'ai deviné. Prends ton temps pour réfléchir à ça et posément si possible.


Je sens une main se poser avec gentillesse sur mon épaule, mais ce n'est pas le genre de contact tactile qui me dérange. Non, au contraire... cela me rassure et m'apaise, et pourtant refait naître tout cet étrange et curieux cocktail d'émotions et de sentiments en moi. Cette proximité ne m'importune pas plus, là encore au contraire. En deux ans, je me suis habituée à la présence de mon cher ami chasseur de primes, que ce soit dans la vie de tous les jours lors de ma "disparition" ou lors des entraînements rigoureux auxquels il me confrontait, par delà la neige, les eaux glacées et les flancs arpentés, parfois glissants et rocailleux des montagnes de cette rigoureuse planète de Csilla. Un monde pas très hospitalier, mais dont les habitants originaires, ceux que je connais tout du moins, sont doués d'une générosité sans pareille. Et... aussi de certains moments assez ambigus, même pour moi. Un sourire doux et tendre se tisse avec délicatesse sur mes lèvres, alors que mes prunelles se focalisent sur lui, le présent et non plus le passé des souvenirs. Leur nuance d'un bleu profond est alors sertie d'une lueur lumineuse et chaleureuse, vive et reconnaissante. Je suis contente de voir que le sentiment est réciproque, sur ce point, cela m'aurait ennuyé aussi que de gâcher notre bonne relation. Il m'est devenu important, sans que je ne m'en rende bien compte, en l'espace de deux seules années. Je ne me dégage pas donc, et approuve d'un bref signe de tête. Oui il faut que j'y réfléchisse, et si je n'y arrive pas seule comme c'est le cas je le crains... si je ne trouve pas de réponse dans la Force, il serait avisé sans doute de...


- Si tu veux en discuter avec quelqu'un ayant l'expérience du Jedi amoureux, demande à Maître Yunstar. Elle a sa vie sentimentale et elle saura te dire comment agir pour que tes principes Jedi ne soient pas balayés,  et elle te posera les bonnes question pour que tu saches réfléchir sur cette question délicate. Je ne sais pas si ton Maître a aussi une vie sentimentale, mais si oui tu peux aussi lui demander et voir comment il te répond.


Je ne saurais trop vous expliquer bien pourquoi, mais son sourire me détend et me rend un peu de mon habituelle - enfin devenue naturelle - assurance en moi-même. C'est dans ces moments-là, lors de ces discussions plus ou moins sérieuses, banales ou importantes, que je vois le Chiss qui se trouve derrière le chasseur de primes expert, dont la spécialité est l'assassinat ou la capture de membres de l'Ordre Sith. Que je vois l'individu derrière la sombre et lourde armure mandalorienne, à la couleur de nuit et de mort prochaine à venir pour ses ennemis. Où il n'est plus seulement "Tueur de Sith" pour ses alliés, ou "Hell's Gate" comme il est connu chez ses ennemis, mais juste Hishow Hell. Ou moi-même je laisse quelque peu de côté la Jedi pour la jeune femme, qui reprend vie en compagnie de ses rares proches. A ses judicieuses remarques je réfléchis quelques secondes, commentant d'une voix posée et contemplative :


- Le problème c'est que Lehon n'est pas la porte à côté, loin de là. Et je me vois mal en parler par communication, c'est pas prudent et je préférerais que cela soit en conversation privée, en direct. Si j'ai l'occasion de la revoir, je lui en parlerais si elle n'est pas trop occupée. Je finirais bien par me rendre sur Lehon tôt ou tard, je pense. Quant à mon père... je lui en aurai parlé tôt ou tard. Je lui demanderais, et deux voix valent toujours mieux qu'une seule. Son avis m'importe. Il ne me refusera jamais une discussion si je souhaite lui parler. Ce n'est pas faute de me l'avoir répété, et de s'être toujours montré présent quand j'en ai eu besoin, depuis que je le connais.


Il est vrai que je repose beaucoup sur les enseignements Jedi. En même temps, j'ai baigné près de quatorze ans dedans donc oui, on peut dire qu'ils sont ma première référence. Mais une autre influence, totalement assumée et acceptée, commence à provenir de la culture et traditions mandaloriennes. D'abord c'était juste car j'étais curieuse et soucieuse de mieux comprendre les grandes lignes des aspects culturels de ce peuple que je ne connaissais pas très bien, du haut de mes quinze ans bien entamés. Ce afin de comprendre mieux aussi certains traits de la personnalité de mon Maître, pour mieux le cerner et m'adapter en conséquence, craignant trop de commettre une bourde suite à une faute d'ignorance. Or, pour une disciple du savoir telle que moi, cela aurait vraiment été un "crime" de ma part. Puis, dans un deuxième temps, cela s'est fait au contact avec des membres du clan Skirata dont fait partie mon Maître, quand il m'était arrivée de les rencontrer sur place alors que Maître Greystone leur rendait visite de temps à autres. Grande timide réservée et introvertie que j'étais franchement alors, ils m'intimidaient beaucoup au vu de ce que j'ai pu lire quelques fois sur eux et de leur apparence assez guerrière pour une délicate et érudite jeune fille comme moi. Pour être honnête, je craignais justement d'avoir un peu de mal à nouer contact avec eux, même juste pour discuter.

Mais cela a été plutôt le contraire, à ma grande surprise d'alors, j'ai eu bon, voire très bon, accueil de leur part. Bon, il a fallu un peu de temps pour que je sois assez à l'aise en leur compagnie, c'est normal quand on me connaît, mais en ma qualité de Padawan de Maître Greystone, ils m'ont considérée comme la protégée de ce dernier. Johanna aussi, quand elle était là ou au Temple, m'a aidée à mieux les comprendre et à oser m'approcher d'eux sans crainte. Et puis bon, après qu'il m'ait proposé et que j'ai accepté de m'adopter selon la coutume mandalorienne comme sa fille adoptive, du haut de mes seize ans, tout s'est inscrit dans la continuité de cette tendance. Bon, avant que je ne disparaisse je n'ai pas intégré officiellement le clan, pas trop eu le temps. Mais je vais continuer d'y réfléchir, on verra bien, j'en discuterais avec lui éventuellement.  Donc, une deuxième influence qui se fait sentir petit à petit, doucement mais sûrement et en harmonie avec la principale qui reste celle reposant sur le Code du Nouvel Ordre Jedi...



- Je te l'ai déjà dit mais je te le redis : décoinces-toi Lenia, tu es jeune et tu es renfermée dans une coque qui te paralyse. Les problèmes de l'orphelinat et tout ça c'est fini : regarde l'avenir un peu ! Tu as tout ce qu'il te faut à côté de toi pour être qui tu es réellement et pas le petit bout de femme recroquevillée dans son coin.


C'est une des choses que j'apprécie beaucoup chez Hishow : comptez sur lui pour vous pointer du doigt ce qui fait exactement problème, dont vous n'avez pas forcément une idée exacte et consciente. Comme Maître Greystone, peut-être avec une notion différente du tact, mais ils savent vous dire clairement ce qui ne va pas et rendent les choses bien plus claires. Alors que la pression sur mon épaule se relâche, je prends actuellement le temps de considérer ce qu'il me dit plutôt que de faire mon entêtée de tête butée de service habituelle et de protester poliment. Oui, il me l'a déjà dit et plus d'une fois même au cours de ces deux ans que l'on se connaît. Néanmoins, ses remarques impactent dans mon esprit, cette fois. Autant je suis très observatrice, sensible et compréhensive envers autrui, que lorsque le regard se tourne en sens inverse, vers moi... je suis dotée d'une cécité absolument pathologique. Et peut-être parfois d'un brin de mauvaise foi, ça m'arrive, quand je veux masquer un problème, une blessure ou que je n'ose pas prendre l'aide que l'on me propose alors que j'en ai besoin. Je suis incroyablement longue à la détente dès que cela ne concerne plus l'observation d'autrui, mais quand le prisme passe de eux, vers moi, ou devient introspectif. Même si je le sais très bien, j'ai bien du mal à accepter l'idée qu'actuellement ma vie et mon existence puisse importer autant que celles de mes proches importent à mes yeux. Dernières racines profondes que je dois encore déloger de mon esprit de vieilles et faussées croyances concernant ma relation avec mon entourage, plus encore mes amis et proches.

Néanmoins, il a raison et ciblé le cœur du gros problème avec moi. Et autant ma fierté a du mal à le reconnaître, autant je sais que ce qu'il souligne est totalement vérifié et véridique. J'ai mis un temps affreusement long avant de me rendre compte que oui, je commençais à considérer Aldrian dans le sens plein de mentor, es dire autant de professeur que de deuxième père. "Père spirituel !" aurait nuancé en protestant la conscience réservée et renfermée de la jeune padawan de seize ans, mais sans mentir, elle n'aurait pas été pleinement sincère avec elle-même.  Et un temps encore plus long à me rendre compte que cela se pouvait bien que l'affection puisse être réciproque. Pour que je le réalise, il m' a fallu manquer de mourir seule contre un Silan, son dénouement miraculeux. D'être à la limite de faire une crise mentale et nerveuse des plus magistrales quand j'ai été confrontée à mes souvenirs, et que mes boucliers pour une première fois avaient volés en éclat sous le choc qui m'avait saisie. Et qu'à chaque fois, alors que je  ne m'en jugeais honnêtement pas digne, qu'il me vienne en aide d'une manière ou d'une autre pour que je comprenne enfin. En somme, qu'on me mette face au fait, au phénomène, et que je ne puisse plus inconsciemment le nier. Et là encore, c'était lui qui avait perçu ma véritable pensée avant que je ne le lui admette une fois qu'il m'eut rassurée. Est-ce que je me fais des idées, ou serait-ce la même chose qui risque d'advenir avec mon ami ? Est-ce que l'occasion va me glisser entre les doigts si j'hésite et je ne cesse de seulement réfléchir sans fin sur la question si délicate ?

Je l'observe avec grande attention et un regard troublé alors que je ne sais pas quoi faire et que je me torture l'esprit à décider d'une réaction, d'un geste ou d'une réplique. Je peux attendre et réfléchir encore, en effet, mais je peux aussi très bien mourir d'un jour à l'autre. Rien n'est éternel, et nous n'avons pas forcément le temps dont nous aimerions pouvoir disposer devant nous. Je ne suis qu'une humaine, jeune certes, mais la vie d'un Jedi se termine parfois précocement au vu des missions dangereuses auxquelles il est souvent amené à prendre part, surtout en temps de guerre ou de lutte pour la survie comme en ce moment. Je suis conscience de la fragilité de mon être, consciente de ma mortalité et que la mort peut tout à fait me frapper à tout moment sans prévenir. Même des Sith, même des Jedi, nous ne sommes pas des êtres immortels en dépit de nos facultés dues à notre lien avec la Force. Nous restons des êtres vivants, et Hishow n'est pas forcément non plus assuré de vivre longtemps, au vu de son propre choix de profession à risques. Il faut que je cesse - complètement tout du moins - de regarder vers le passé, pour tourner et focaliser mon regard non seulement vers le présent de l'instant, mais aussi un peu vers l'avenir.

Oui, j'ai tout ce qu'il me faut pour être heureuse et enfin m'épanouir, même si je ne le réalise pas toujours très bien. Je ne suis plus seule, j'appartiens à la communauté Jedi. Aldrian m'a aidée à me délivrer des tourments de mon passé, à les confronter. J'ai une famille, sinon celle de sang irrémédiablement perdue, j'ai retrouvé une famille de cœur, autant Jedi qu'affective. J'ai un père - et Maître - qui, je le sais, ne me laissera pas seule, et sera là pour moi, autant que je m'efforcerais de l'être pour lui quand il en aura besoin. J'ai une "presque" grande soeur aussi, Jedi et mandalorienne, qui m'aide et avec qui je peux avoir le plaisir de me disputer amicalement et de partager, qui ne me laissera pas tomber comme mon frère aîné de sang. Donc, des liens, des cadres et des repères aussi solides que du beskar. J'ai quelques amis solides et de confiance, une meilleure amie en or, peu en nombre mais d'autant plus précieux. Non vraiment, je ne me plains pas du tout. Je suis heureuse comme je ne l'ai jamais été, ces deux-trois dernières années. Et je ne regrette absolument rien. Mm, il est temps, cela prendra le temps qu'il faudra, mais ce sera nécessaire en effet. Un de mes sourcils se hausse tandis que l'autre se fronce légèrement à la mention du terme "coincée".


Oui, il faudra que j'y réfléchisse, mais qui me dit qu'il n'arrivera pas un truc demain ou dans les heures prochaines ? Après tout, si ça se trouve, un Seigneur Sith ou un commando Sith pourrait bien nous embusquer et nous tuer. Mouais, même si je ne me laisserais pas faire, si Hishow n'est pas à sous-estimer, surtout si nous agissons en équipe. Je ne suis pas loin du Temple, au besoin je peux appeler DACJ pour qu'il vienne nous aider, et les sentinelles Jedi ne sont pas très loin, je pourrais les contacter mentalement et ils viendraient en aide. Ah, et Maître Greystone le sentirait sans doute si j'étais en réel danger.  Et les Jedi de Tython sentiraient la présence des Sith, ce serait donc une attaque suicidaire pour eux. Je ne pense pas qu'ils soient assez idiots ou désespérés pour s'y risquer. Bon, bref, on va pas s'attarder là-dessus sinon en me connaissant on en aurait pour trois plombes, vous avez compris l'idée. Donc, tout cela pour dire : qu'est-ce que je fais ? Et le pire est que je sens ce que ressent Hishow sur le moment. Enfin ça c'est pas trop le problème, le truc, c'est qu'en mon cœur ce ressenti retrouve un écho, encore diffus mais présent. Et le fait que ça me dépasse complètement et que je ne comprends pas tout n'arrange pas la situation en fait. Force...si je ne fais rien, c'est pas seulement sur mon visage que ça va se lire, c'est bien là le souci. D'habitude, c'est plutôt l'inverse qui me tracasse le plus, enfin on va dire que je fais très gaffe sur les deux plans, mais bon. Oh et puis zut à la fin !

Je m'approche de lui et me fige devant lui. Certes, il est imposant du haut de son mètre quatre-vingt quatorze et sa carrure de chasseur de primes, face à mon modeste mètre soixante-dix et ma silhouette mince bien que sertie par des muscles discrets et présents. J'ai l'air menue dans mes habits traditionnels Jedi, ma tunique d'un brun de terre assortie aux bottes, et ma chemise aux longues manches d'un brun d'écorce assortie au pantalon et la ceinture où reposent mon sabre-laser inactif, mon pistolet-blaster, ma dague et autres outils pratiques dans mes poches utilitaires. Surtout comparé à sa lourde et solide armure noire type mandalorienne. Mes yeux bleus rivés dans son regard de rubis, la tête dressée - car oui il faut la arquer quand on a vingt-quatre centimètres de moins que son interlocuteur - je lui fais face sans rien dire ou faire mine de rien quelques secondes. Puis je décroise mes bras de contre ma tunique et je suis obligée de me dresser sur la pointe des pieds pour faire ce que j'ai en tête. Oh, ne vous inquiétez pas. Ça m'aidera juste à clarifier pour moi-même ce que je ressens en expérimentant, et je serais un peu plus claire j'espère. Ce que je fais ? Rien de grandiloquent. Je lui rends juste la politesse dérobée sur Mandalore. Certes je suis moins connaisseuse que lui, alors que je pose mes lèvres contre les siennes, avec délicatesse mais sincérité. Je vous arrête tout de suite, cela ne s'éternise pas, cela serait trop me demander ! Cela ne dure qu'à peine quelques secondes, comme file dans les cieux la brise légère et revigorante d'une superbe journée de Printemps. Un instant éphémère, volatile, fugace, mais qui a été présent. Guettant sa réaction, je recule d'un pas pour mieux l'observer, une expression mi-sérieuse mi-saisie de cette émotion toute nouvelle pour moi, que je dois mieux cerner et comprendre avant de me prononcer. Mais maintenant que le geste a été fait et retourné, j'ai les idées plus claires bien que l'esprit encore troublé. Bon, je reste quand même calme et garde de ma constance, bras croisés, je reprends d'une voix claire et directe, sérieuse :


- Bon, tu me connais très bien et tu sais que je rends difficilement ma confiance si elle est trahie. Maintenant on est deux à être fixés. Si tu es sérieux, alors on peut voir ce que cela donne. Ecoute, je n'ai pas envie de risquer notre bonne entente non plus. Mais comme tu l'as dis, il faut que j'arrête d'être coincée et que je m'exprime. J'ai confiance en toi, mais comprends que je n'ai pas envie de me lancer dans quelque chose où j'ai plus de risques d'y laisser des plumes. Je ne suis pas contre, sache-le. Seulement, je veux être certaine d'où on va avec tout ça.


Surtout que bon, selon la décision qu'on décide de prendre, entre rester dans la sûreté de la proche amitié ou prendre le pas au dessus, ce n'est pas que nous deux que cela affectera. Par dérivation certes, mais je pense qu'il s'en doute. Je n'ai pas envie de risquer de le perdre pour de bon à cause d'une erreur. Mais je n'ai envie non plus de risquer que l'on se blesse accidentellement ni nous ne sommes pas prêts ou "accordés" pour un tel choix. Je ne serais pas pénible, je ne le retiendrais pas et je n'entraverais pas à sa liberté, je ne l'ai pas précisé mais il le sait déjà j'espère. Tout ce que je demande, c'est qu'il me confirme que je ne me fasse pas des idées, et qu'il est un minimum sérieux. Parce que je pense que mon cœur a déjà eu plus que son lot de souffrances depuis la première respiration que j'ai prise dans cette galaxie, il est sensible et encore fragile, à peine rétabli et je ne veux pas qu'il se retrouve brisé une fois de plus. Je place beaucoup de confiance en mes proches, mais je n'oublie jamais quand on me fait un tort grave. Et je m'en voudrais d'avoir tout gâché faute d'avoir été assez réfléchie et prudente avant d'agir. Autant éviter les faux-départs si nous ne sommes tous deux pas sûrs, mais je veux bien laisser une chance, voir ce que cela donnera. Je veux juste me protéger. Alors c'était vrai, je n'y connais rien, j'aurais tout à apprendre, mais ce que je ressens est sincère, bien que je sois encore jeune. Mais j'ignore de quoi demain sera fait, alors je ne veux pas laisser passer l'occasion. Autant que j'ai trop attendu concernant d'autres de mes liens avec mes quelques proches. J'aime que les choses soient claires dès le départ, et qu'on soit bien sur la même idée. Pour notre bien respectif.


Dernière édition par Lenia Greystone le Mar 26 Nov - 16:58, édité 2 fois (Raison : Coquilles et détails)
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery] Sam 7 Déc - 12:18

(RP Abandonné - Terminé suite au départ d'un des joueurs, vous pouvez le verrouiller)
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MessageSujet: Re: Passage rapide [Pv Lenia Sery]

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Passage rapide [Pv Lenia Sery]

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