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Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann]

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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mar 2 Juil - 2:46

Correlia, planète magnifique, beau temps et belle journée, et pourtant, Alexandre sentait que quelque chose allait lui pourrir la journée, cette magnifique journée. Le lieutenant venait de terminer un petit entraînement avec une dizaine de ses tireurs... Oui, des hommes placés sous ses ordres, tireurs isolés en temps de guerre et tireur d'élite en temps de...En tout temps!! Bref, alors que l'entraînement se terminait, que tout s'était bien déroulé, un soldat vint le trouver et lui déclara que le commandant Grahz l'attendait en salle de conseil. Et Alexandre qui comptait prendre un bain.

Changement de direction, le jeune officier devrait repousser le bain à plus tard. La salle de conseil, ou salle de réunion - Appelez sa comme vous voulez- Est une salle servant à prendre les décisions concernant l'Armée basée à Corellia, et les missions que l'armée sera appelée à effectuer. Elle sert aussi à designer les participants à une quelconque mission. Lorsqu'Alexandre arriva, plusieurs membres des différents corps de l'armée de terre étaient présents. Le commandant Grahz, homme un peu enveloppé aux cheveux noirs et au teint blond, commença alors:

-Messieurs, maintenant que nous sommes tous réunis, je vais vous donner l'explication à votre convocation ici. Il y a quelques heures, les autorités placées à Thyferra nous ont avertis d'un vol de matériel très performant. La République à besoin de ce matériel. Un homme aurait été corrompu et aurait livré le matériel à des hors-la-loi.

L'audience s'agita, un matériel performant entre les mains d'un puissant ennemi pouvait signer la fin de la république, ou le début d'une guerre civile, bref, une fois de plus, rien d'encourageant. Une question taraudait Alexandre, mais un officier la posa pour lui:

-Mais en quoi sommes-nous concernés? Les autorités de Thyferra n'ont plus qu'à s'en charger!!

Le commandant resta calme et déclara que le matériel aurait été repéré en pleine jungle et que Thyferra ne posséderait pas les unités nécessaires à la reprise du matériel. Des unités capables d'agir en pleine nature. Le gouvernement de Corellia avait en plus répondu qu'il se chargeait de cette mission, donc, l'ordre ne pourrait être discuté. Le commandant finit par montrer un point sur une carte qui s'afficha devant l'assemblée, c'était le lieu où était supposé se trouvait ce matériel. Un autre problème était que des troupes de l'empire auraient été repérés dans le secteur. Ne provenant pas de source sûre, l'information n'avait pas été traitée et la république n'avait pas réagi.

Ainsi, ce serait le corps expéditionnaire de Corellia qui se chargerait d'éclaircir les informations. Après plusieurs explications, vint le temps de décider de qui commanderait, et du nombre d'unités qui seraient envoyés. L'assemblée voulait que seule trente hommes se risquent sur place, mais Alexandre proposa clinquantes hommes afin de pouvoir contrer une quelconque attaque de l'empire. Le commandant Bladen, un homme métis aux cheveux courts, fut désigné et il serait assisté du lieutenant d'une unité de soldats lourds et d'Alexandre qui accepta. Le commandant serait à la tête de vingt soldats, le lieutenant Alexandre prendrait quinze tireurs d'élites et le dernier lieutenant... Quinze soldats lourds.

Le Commandant Grahz lâcha ses hommes après que tout fut réglé et Alexandre courut prendre un bain. Il enfila ensuite son armure de combat et sélectionna un fusil Blaster DC-15a, le snipper, il aurait bien voulu le prendre mais vu la mission, il ne serait pas efficace. Un pistolet blaster DC-15s et quelques explosif venait ensuite. Une fois prêt, il se rendit au point de rendez-vous, prit connaissance de son unité et embarqua à sa suite d'ans un transport de troupes CR20. Le transport décolla suivi de deux autres CR20. Bientôt, Corellia était loin.

Thyferra, belle planète, beau temps et belle journée...Pour qui? Pas pour Alexandre et pas pour ses adversaires. Le pilote les avertit de l'atterrissage et Alexandre déclara:

-Bon les gars, on n’est pas là pour faire du shopping, encore moins du tourisme!! On prend le matériel, on anéanti les hors-la-loi et on se tire de cette planète humide, Okay?!!

L'unité répondit par des hochements de tête positifs. Le Transport se posa, et Alexandre posa pied à terre lorsque la trappe fut ouverte. Le fusil dans les deux mains, son unité derrière lui, première mission officielle en tant que lieutenant et la chaleur!! Un conseiller, charger de faire la liaison entre les trois équipes lui déclara que le commandant avait ordonné d'attendre. Ce-dernier expliqua que les unités ne se sépareraient que sur le lieu où devaient se trouver le matériel.

Bientôt, tous furent prêts et ils s'enfoncèrent dans la jungle, dans un sol marécageux. Alexandre suivit le mouvement en mettant dans son dos le fusil blaster et en sortant le pistolet. La petite armée de cinquante hommes devait prendre en embuscade les hors-la-loi, mais rien n'empêchait qu'elle se fasse prendre en embuscade. Heureusement, la colonne progressait en silence et Alexandre se joignit à cette colonne qui de haut devait faire penser à un serpent partant en chasse, mais qui pouvait devenir une proie...
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 3 Juil - 17:22

« ET C’EST MAINTENANT QUE VOUS ME LE DITES?! Bande de cons! À quoi ça sert d’avoir des milices corrompues, de les payer pour empêcher ce genre de trucs si vous n’êtes pas foutu de faire ce pourquoi je dépense des crédits sur une base hebdomadaire? Et vous les avez laissé alerter la République en plus. Bravo, vraiment. Attendez-vous à avoir de mes nouvelles… »

Coupant la communication d’un geste rageur, j’appelai Urai en beuglant son nom dans l’intercom. Il allait se rendre sur cette planète d’attardés et me liquider tous les types que nous avions « recrutés » au sein de la milice locale. Personne ne se payait ma tête et j’allais personnellement butter ce salopard de Terek Damaris. Il pensait pouvoir se défaire de ses obligations au CDZ? Il allait le payer de sa vie. La première règle quand on bosse avec un Zann : ne pas lui jouer dans le dos. Une fois que je l’aurais butté, direction la jungle pour récupérer mon dû, AVANT la République si possible. Au moins, ce n’était pas l’Empire. On pouvait toujours négocier avec la République. Il y avait toujours ces désespérants gentils petits patriotes loyaux et serviles, limite incorruptibles mais même eux n’étaient pas cons au point de reconnaitre une menace.

Et menace il y avait. Ce matériel-là était ni plus ni moins qu’un chargement destiné à l’infanterie lourde de la République. Le genre de joujou à faire saliver n’importe quel seigneur de guerre ou criminel digne de ce nom et qui m’aurait rapporté un paquet de crédits plus que somptueux. De penser que ce matériel était en pleine jungle… Non. Non. Je refusais de m’emporter davantage. Oh que les têtes allaient rouler. Hors de question de mobiliser mes propres forces : j’avais en réserve des milliciens locaux dont la loyauté était indiscutable. La raison pour laquelle ils n’avaient pas pu faire le travail des incompétents? Ils étaient occupés à... Égarer dirons-nous... Un chargement médical pour moi. Ce serait ces forces « loyales » au CDZ qui me suivraient dans la jungle. Il faudrait aussi que mes corrupteurs me créent une fausse identité de capitaine de la milice.

Pourquoi cette mascarade? Si je tombais sur les républicains, il faudrait expliquer ma présence et si je pouvais éviter de me présenter en tant que Tyria Zann, ce serait comment dire… Sympathique. Ne révéler sa vraie identité qu’en cas d’extrême nécessité. Il faudrait aussi que je me fasse un alibi convaincant que j’allais baser autour de la mort des crétins d’incompétents que j’allais faire butter. Une histoire de trahison, un capitaine de milice un peu plus tatillon qui découvre le pot aux roses et des traitres prit au mur qui décide de tenter le tout pour le tout. Un grand classique mais ô combien crédible quand ceux qui pourraient affirmer le contraire sont… Morts? Si tout se passait bien, je pourrais rentrer à la maison avec tous les morceaux humains qu’il me restait. Faites que tout se passe bien, j’ai horreur des missions avec dérapage. Et c’est peu dire.

Plusieurs heures s’écoulent, le temps de faire préparer ma fausse identité, mon faux ordre de mission, les miliciens à garder en vie, l’envoi d’Urai et de mes gars pour éliminer les autres… Bref, une préparation en bonne et due forme. Ne jamais au grand jamais se lancer dans une opération sans avoir au moins un plan B et un plan C en tête. UN plan D et un plan E peuvent également aider. En fin de compte, c’était du temps bien investi. La vengeance est un plat qui se mange froid et croyez moi, j’allais la manger bien glacée. L’atterrissage se fit sans heurts, par le biais de plusieurs transporteurs commerciaux, pour être sûr de n’attirer aucun soupçon. Quand je débarquais pour ce genre de trucs, laissez-moi vous dire que personne ne s’en rendait compte avant qu’il ne soit trop tard. Quand vous avez des ressources aussi développées que moi, vous les utilisez.

Une fois mes forces réparties, j’allai rendre une visite toute personnelle à Terek Damaris. Usant de mon générateur d’invisibilité, je pu progresser jusqu’à son bureau sans être vu. Un de mes corrupteurs prit contrôle du système de sécurité, ce qui masquerait l’assassinat de cette ordure pendant un temps. On allait retrouver une vague trace noire sur le plancher et rien d’autre. Les incompétents, moi je les désintègre. Littéralement. Il n’y aura pas la moindre pitié et pas de négociations non plus. La porte de son bureau s’ouvre et le traitre lève la tête de ses papiers. Surprise, horreur et terreur se lisent sur son visage. Je sais ce qu’il veut faire. Négocier pour sa vie. Je sais les platitudes qu’il va me sortir. Avant même qu’il ne puisse ouvrir sa bouche de traitre, je lui tire dans la gorge. Je ne pourrai me délecter de son agonie mais bon. Ce n’est pas bien grave.

Je n’étais là que pour une désintégration rapide. Ceci fait, je quittai l’endroit aussi discrètement que j’étais arrivée pour aller rejoindre mes miliciens. Au passage, je fus contactée par Urai et mes corrupteurs, m’indiquant que leur part de travail était terminée. Excellent. Ils pourraient servir de renforts en cas de force majeur. Je doutai d’en avoir besoin : avec une cohorte de miliciens endurcis d’un côté et la République qui risquait de faire le gros du travail je ne m’en faisais pas trop. Commencer à céder à la paranoïa serait une erreur stratégique épouvantable.  Mieux valait garder une mesure d’improvisation sous la main. Juste au cas où. Par mesure de prudence. Bon allez. Direction la jungle, le bordel et le reste. Si on veut rentrer un jour, il faut commencer par partir. Je ne comptais très certainement pas m’éterniser ici. Ce n’était pas mon genre du tout.

Bienvenue dans la jungle et son superbe climat humide et ses odeurs nauséabondes. C’était officiel, j’allais faire de l’émincé de pirate. Je n’étais pas une petite nature. Je pouvais supporter les pires environnements. Cependant, chaque seconde passée ici était une seconde où je ne bossais pas sur un truc considérablement plus important. Évidemment, un tel exemple ne pouvait se faire que par moi. Ce qui nous amenait dans un beau cercle bien vicieux à souhait. Ce que je peux haïr la logique par moments. En rentrant à la maison, j’allais ordonner un épluchage complet de tous nos contacts et une purge massive des plus faibles. Ceux qui se seraient ramollis en cours de route. Hors de question de revivre cette situation de merde, je vous le garanti. À prendre des précautions on évite les problèmes et je n’avais pas de problèmes avec la notion de frappe préventive.

À force de chercher, mes miliciens et moi sommes tombés sur les abords d’un camp. Probablement celui de nos proies : qui ferait du camping sauvage dans cet endroit, sérieusement? Cela voulait dire que la République n’était pas encore là, ce qui était bon et mauvais en même temps. J’avais mon uniforme de capitaine de milice mais… Qui pouvait connaitre les ordres de l’armée républicaine? Oui, les impériaux étaient réputés pour tirer à vue mais certains républicains avaient la gâchette vachement facile et je parle par expérience. Il ne restait qu’à espérer qu’ils savaient faire la différence entre un uniforme de milicien et notre gibier, accessoirement le leur également. Autrement, ce serait plus que bordélique : ce serait carrément chaotique… Et cela deviendrait un net avantage pour la proie. Qui veut que la proie devienne chasseur? PAS MOI!
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 3 Juil - 22:07

La marche dans la jungle commençait sérieusement à révéler les faiblesses de certains soldats. Et dire que c'était les meilleures!! Alexandre jurait, même les meilleures avaient du mal à tenir. Et dire qu'il allait sans doute falloir se battre, tout ça n'annonçait rien de bon. On avait averti la République mais on lui avait aussi bien fait comprendre que l'armée ne serait pas seule sur le terrain. D'autres forces allaient s'en mêler, et certainement pas les plus faibles. On avait repéré les forces de l'empire, mais ce ne seraient pas les seules forces en présence s’il s'avérait qu'elles étaient bel et bien présentes.

La colonne avait avancé dans les bruits de la jungle et le commandant Balden semblait vraiment sur de leur destination, il avait douté seulement une fois, mais avait rapidement repris la route. Les unités lourdes avaient pataugés un moment dans les marécages et elles étaient restées en retrait. A présent, elles avaient rattrapés le convoi. Et dire que le matériel concernait cette unité. L'armée s'était arrêté plusieurs fois croyant être suivi, mais rien n'avait surgi des buissons tropicaux. Leurs nombreux arrêts avaient donné un retard et il fallait le combler. Alexandre écrasa une mouche. Elles n'avaient pas arrêté de tourner autour des soldats. Cela commençait à gonfler.

Un conseiller s'approcha du jeune lieutenant et lui déclara que le commandant souhaitait le voir et qu'il l'attendait à l'avant du convoi. Alexandre remonta la longue file qui s'était arrêté. Les soldats en profitaient pour boire, se reposer. Alexandre arriva bientôt face au commandant qui attendait sur un tronc couché. Il fit signe à Alexandre qu'il attendait l'autre lieutenant qui ne tarda pas à se montrer. Le commandant s'approcha d'eux et déclara:

-Le supposé endroit où se trouve le matériel se trouve non loin d'ici. Lieutenant Saedlis, vous prenez vos tireurs, et en silence vous progresserez sur notre droite. Vous arriverez à une colline qui doit sans doute surplomber le lieu. Vos tireurs se mettront en position. Moi et l'unité lourde progresserons sur notre gauche. Nous arriverons et attaquerons sur signal. Si il n'y a personne nous sécuriserons l'endroit, et vous resterez embusqué avec vos tireurs. Compris?

Alexandre fit signe que oui et le commandant donna le signal du départ pour sa troupe. Alexandre fit attendre ses troupes en retrait, et lorsqu'elles furent rassemblées, ils se mirent en marche. Alexandre était heureux de constater que sa troupe tenait le coup malgré la chaleur. En chuchotant, il déclara:

-Ils ne connaissent pas la fraicheur ici!! Bordel, il fait vraiment chaud, ce sont les unités lourdes qui doivent peiner.

Les soldats présents à ses côtés acquiescèrent. La petite troupe devait certaine fois faire des détours, mais la colline que lui avait indiqué le commandant était en vue, les soldats prirent leurs fusils au cas où il y aurait problème. Alexandre gardait son pistolet Blaster à la main. Il ne prendrait le fusil, qu'une fois positionné. Le pied de la colline était là, il serait difficile d'y accéder sans trop de bruit. Au moins, l'unité ne serait pas attaquée dans le dos. Alexandre leva la tête. Les arbres couvaient le ciel, donc aucun vaisseau ne pourrait attaquer. Tant mieux!!

Les tireurs entamèrent la montée de la colline, Alexandre en tête. Tout semblait silencieux, lorsqu'une pierre roula. Un Soldat venait de la faire tomber et tous s'immobilisèrent. Le bruit des bestioles s'était arrêter et l'unité ne se remit en marche que quand le bruit revint. Arrivée au sommet, Alexandre regarda un camp qui se trouvait en contrebas. Il y avait plusieurs tentes. Il intima à toute son unité de se baisser et de faire silence. Il semblait n'y avoir personne. Si!! A l'entrée, deux sentinelles encapuchonnées. Et l'on pouvait sentir que d'autres êtres vivants se cachaient dans les tentes.

Les tireurs se mirent en position, sur le long de la colline. Alexandre avait gardé le conseiller avec lui, à ses côtés. C'est de lui que viendrait les ordres du Commandant qui n'était, sans doute, pas arriver. Le lieutenant prit son fusil Blaster, et se mit à plat ventre prêt à faire feu tout comme ses tireurs. L'un d'eux visait une sentinelle. Alexandre lui fit un geste de la main. Il lui fit comprendre d'attendre les ordres, le tireur hocha la tête. L'attente commença, et aucun ordre ne venait, mais le commandant se mettait en position pour l'attaque. Il intima d'attendre, quelque chose clochait et ne tournait pas rond.


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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Jeu 4 Juil - 13:23

Mes miliciens surveillaient la zone. Rien d’anormal pour le moment. Des tentes, des tentes et pourtant pas âme qui vive, à première vue. Utiliser le matériel de la milice local ne me plaisait pas du tout mais comment être crédible avec trop d’incohérences? Prendre son mal en patience : ces salopards devaient se planquer dans cette grotte que je voyais, pour se protéger de la chaleur. Nous n’étions pas seuls, je pouvais le sentir. Mon instinct me le criait. Et là en face, c’était quoi? Du mouvement? Bon enfin, la République qui allait faire le travail à notre place. Prenant une paire de jumelles, je décidai de regarder moi-même les opérations et… Bordel! Des impériaux! Ce n’était pas la République, c’était l’Empire! Qu’est-ce qu’ils foutaient ici? Comment était-ils arrivés? Et ce n’était pas des types en civils, on parle des types en armure et tout là!

Je fis signe à mes gars de reculer lentement, très lentement. L’empire tirait à vue ne faisait pas de prisonniers et se foutait bien de tirer sur des miliciens ou des militaires professionnels. Si l’Empire était ici, c’était que ce simple détournement de biens du CDZ venait de prendre une toute nouvelle tournure. Il y avait donc plus qu’une histoire de trahison : c’était carrément une prise de contrôle hostile de la part des impériaux d’éléments criminels locaux. Attendez que je trouve de qui il s’agissait : le moff, amiral, général ou autre derrière cette manigance allait apprendre que personne ne magouille dans le dos du Consortium de Zann. Encore une fois, la patience serait ma meilleure alliée. Il fallait maintenant faire quelque chose de prodigieusement risqué. Quelque chose de complètement fou, de carrément suicidaire. J’exagère un peu mais…

Il fallait trouver la République. On ne pouvait se frotter à l’Empire avec de l’équipement de milicien. Point à la ligne. La République le pouvait et avec une excuse crédible, je pourrais même m’en sortir honorablement. Il me fallait des renforts et il me fallait des renforts vite. Rassemblant mes hommes le plus discrètement possible, ma colonne se remit en marche et il ne nous fallut guère de temps pour tomber sur un duo d’éclaireur républicain qui eut l’air tout aussi surprit que nous de tomber sur quelqu’un d’autre. Il était temps de sortir le grand jeu, l’attitude autoritaire qui est propre à ces officiers de la milice qui sont vraiment utiles à l’armée. Pas ces imbéciles trop gras à la voix molle et hautaine non. Une voix déterminée, qui ne tremble pas, la voix de quelqu’un qui a vu quelques combats, des vraies. Du matériel pour faire de bons soldats.


« Halte! Milice de Thyferra, lâchez vos armes! Lentement, pas de gestes brusques. Ici le capitaine Quia Aldan. Vous êtes au milieu d’une opération de la plus haute importance. Déclinez vos identités respectives et votre unité d’attache. Sergent, récupérez leurs armes. Vous deux, passez leur les menottes. Mieux vaut ne pas prendre de risques inutiles tant que nous n’avons pas de confirmation à leur sujet. »

Je feins la surprise quand plusieurs soldats républicains font leur apparition et si moi je fais semblant, la surprise de mes miliciens elle est tout à fait réelle. Mission accomplie en tout cas. Nous avons trouvé la République, ils vont nous conduire à leur chef et ensuite… Et bien comme tous les militaires, il va nous dire de rester en arrière, de ne pas interférer dans les affaires de la République, probablement nous chanter son refrain comme quoi c’est un soldat professionnel et que nous les miliciens, on est tout juste bon à arrêter des ivrognes bref, les préjugés classiques qui vont nous permettre de se relaxer pendant qu’ils se font tirer comme des lapins. Enfin… C’était bien ce que je croyais. On finit par observer des éléments récurrents chez ces gens-là. Je serais bien la première surprise si leur chef prenait même le temps de m’écouter!
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Dim 7 Juil - 22:02

Ce qui clochait, Alexandre ne savait pas ce que c'était, mais le commandant leurs avait ordonné de ne pas bouger. Alexandre demanda des jumelles, les pointa sur la clairière une fois qu'il les eut en main et observa les buissons en face de lui. Un mouvement. Son commandant et son unité? Non! Les Impériaux!! Alexandre rangea son fusil dans son dos et se plaqua au sol comme tous ses hommes. A présent, l'information se confirmait, l'Empire avait débarqué, et évidemment, le matériel les intéressait. Le conseiller qu'on avait laissé à Alexandre se dirigea vers lui en rampant sur l'herbe et un peu de boue avant de se mettre à la même hauteur que le lieutenant. Il reprit son souffle et déclara:

-Le commandant nous demande d'évacuer la colline, il estime les Impériaux à environs une centaine, ils sont en masse monsieur. Le commandant fait machine arrière dans les fourrés et il demande d'attendre au bas de la colline, plus dans la jungle.
-Bien, dépêchons. Les gars on descend, vous deux, vous allez devant pour nous informer d'un éventuelle problème.

Les deux hommes désignés filèrent l'arme à la main tandis que toute l'unité, dans un silence parfait, plia ses bagages et commença le descente peu difficile en temps normal mais complexe car il ne fallait faire aucun bruit. L'humour habituelle d'Alexandre s'était envolé...Une centaine d'impériaux sur place, il y avait de quoi avoir un peu peur quand il représentait le double du nombre d'hommes que l'on vous avait mis à disposition. Alexandre sauta un rocher pour atterrir sur un autre bien plus plat sur lequel il se stabilisa avant d'encourager à grands gestes ses hommes. Lorsque tous furent passés, Alexandre les suivit. Une fois au bas, ils commencèrent à s'enfoncer et se trouvèrent nez à nez avec ce qui semblait être des miliciens. Les deux éclaireurs ne bougeaient pas et semblaient sur le point poser leurs armes lorsqu’Alexandre arriva avec ses hommes.

Les miliciens semblaient surpris de la brusque arrivée des Tireurs isolés. Le lieutenant se dirigea vers l'un des éclaireurs qui lui expliqua que la milice était en mission sous les ordres de ce capitaine, Quia Aldan. Le capitaine avait demandé de décliner les identités, aussi Alexandre les regarda lui et son unité. Il devait être une vingtaine, un peu inquiet. Une chose que le jeune lieutenant ne comprenait pas était que Thyferra avait justement fait appel a Corellia car elle ne pouvait avoir personne sur le terrain. Là...Ce n'est pas ce qui se passait, encore moins ce qui aurait dû être. Alexandre constata que le capitaine attendait une réponse et Alexandre s'approcha pour lui répondre:

-Je suis le lieutenant Alexandre Saedlis du régiment des Tireurs d'élites de Corellia, nous sommes ici pour mission spéciale dont Thyferra ne pouvait se charger.

Alexandre fit appeler le conseiller et lui demanda de faire dire au commandant qu'une unité de miliciens avait été trouvé et que Alexandre ne savait que faire. Le conseiller lui déclara peu après que le commandant ne voyait pas pourquoi une unité de miliciens était présente sur le terrain. Alexandre regarda le capitaine avant d'entendre le commandant hurler au travers de casque du conseiller:

-Saedlis?!! Vous m'entendez?!!
-Oui mon commandant, je suis tout ouïe.
-Arrêter vos conneries Saedlis, je suis en chemin j'arrive!! On à une bande d'impériaux qui n'ont rien à foutre ici alors soyez sérieux et attendez sans broncher!!

-Compris.

Alexandre fit signe d'attendre et l'unité attendit. Un vent frais passa, cessa et reprit. Le commandant Balden fit irruption d'un coup des buissons, suivis de cinq soldats. Il prit connaissance de la cause, se dirigea vers le capitaine des miliciens de Thyferra. Il l'observa et finit par demander d'une voix tranquille:

-On peut savoir qui vous êtes, ce que vous faites ici et pourquoi on nous prend pour des clowns? Personne de Thyferra ne devait être dur le terrain? Alors?

Le commandant était très énerver mais il se contenait et Alexandre ne savait pas si il y avait un piège, en tout cas, avec une centaine d'impériaux sur place, la discrétion était importante. Le capitaine des miliciens sembla surpris de tel question mais finit par répondre d'une voix autoritaire.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mar 9 Juil - 0:41

« Écoutes moi bien, pauvre con. Je sais pas qui t’es ni ce que vous foutez ici mais continue sur ce ton et je te fais coffrer pour insulte à un représentant de l’autorité thyferrienne dans l’exercice de ses fonctions. On est ici parce qu’on traque la piste de miliciens corrompus qui ont aidé des criminels à fuir avec un chargement de matériel qui vous étaient destiné, les Républicains.

J’ai perdu dix hommes dans un combat sanglant contre des types que je considérais comme des frères et si je suis ici en pleine jungle, c’est parce que l’ordre venait de quelque part en haut donc que je ne peux pas me fier à mes patrons. Foutus Républicains. Vous nous avez amené les impériaux, je les ai vu! J’ai l’air fine moi, avec une unité qui normalement fait face à des criminels locaux, pas une foutue armée! »


Ma réponse incendiaire sembla déplaire aux Républicains, sans doute habitués aux courbettes des populations des mondes sous leur autorité. Là, on était en pleine jungle, pas dans une ville et toujours selon mon histoire, j’avais toutes les raisons du monde d’être en colère. J’avais, après tout, minutieusement préparé les choses. L’infiltration était un de mes points forts, un des points forts de mon organisation en fait. De toute façon, en pleine guerre, des aberrations du genre étaient légion. Vendettas, histories de revanches, actes patriotiques effectués en dehors des chaines de commandement, nombreux étaient ceux qui profitaient de la guerre pour agir davantage selon leurs convictions. Chose certaine, le fait que cet officier change de couleur lui apporta une grande satisfaction. Enfin, pour un moment.

Un des soldats républicains sembla prendre ombrage de sa remarque assassine et leva son arme dans sa direction. Les miliciens levèrent la leur en direction des soldats. Les deux groupes se dévisageaient avec une hostilité manifeste. Autant dire qu’ils n’étaient pas partis sur les meilleures bases qui soient. Le premier officier avait semblé un minimum plus diplomate, ce qui n’était pas le cas de son supérieur. Encore une fois, les réactions de ses hommes étaient authentiques : elle était la seule à jouer la comédie sur ce coup. À bien s’amuser avec les circonstances, elle pourrait s’approcher davantage de son objectif. Il y avait encore moyen de s’en sortir honorablement. La République n’était pas venue jusqu’ici pour abandonner si vite. Jamais une unité d’élite n’accepterait de plier face à ses ennemis. Il y avait toute cette histoire de fierté entre les deux.


« Mais si tu veux jouer une guerre de juridiction mon poussin, laisse-moi aviser mes supérieurs. On va voir qui de nous deux est l’intrus. QG milice, ici le capitaine Quia Aldan. J’ai devant moi une unité républicaine qui se revendique la juridiction d’une opération en pleine jungle concernant du matériel volé. Oui. Non. Je sais que je ne suis pas à mon poste. Oui. Évidemment que c’est moi qui l’ai butté!

Je QUOI?! Mes gars et moi devront assister la République au meilleur de nos capacités?! Vous êtes malade? Y a des impériaux en face, avec suffisamment de puissance de feu pour tous nous atomiser! J’ai l’air fine avec nos armures légères et nos armes qui le sont tout autant? Allez-vous faire voir! C’est pas votre cul qui est en première ligne c’est le mien! Oh ça va, ça va, pas le peine de me menacer. Je collaborerai… »
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mar 9 Juil - 20:40

Alexandre avait observé la tirade du capitaine. Impressionnant, et surtout cela avait fermé le clapet de Balden, un avantage à tirer à profit. D'un côté, Alexandre comprenait leur commandant. On leur demandait de venir car personne, mais alors personne ne pouvait venir sur le terrain, et là...Une vingtaine de miliciens, sur place. De l'autre côté, Alexandre plaignait vraiment le côté très peu diplomatique du commandant, il poussait à bout et leur faisait prendre d'inutiles risques. Alexandre observaient les deux chefs qui se livraient à une lutte verbale, estimant que la capitaine était allé un peu loin, un soldat leva son arme vers elle. Les miliciens levèrent comme un seul homme leurs armes. Là il y avait un problème, un gros problème. Les miliciens savaient certes manier une arme mais pas à ce point. Un ou trois à la limite, mais toute une compagnie. Alexandre leva son arme, ses tireurs aussi. Comble du comble, Républicains contre Républicains.

La capitaine joignit la base de Thyferra, elle, elle voulait reprendre le matériel, mais elle voulait éviter d'y laisser sa peau, l'armée, elle, était prête à se battre. La réponse qu'obtint la chef des miliciens sembla ne pas la réjouir, Alexandre baissa son arme imité par ses tireurs et bientôt tous les soldats, les miliciens semblaient sur la défensive mais finirent par baisser les armes. Le commandant reprit la parole et déclara que les miliciens désormais sous ses ordres allaient devoir rester sur place et laissaient faire des "professionnels" comme il le disait. Alexandre s'avança tout en remarquant que la capitaine de la milice semblait contente...Lui ne l'était pas. Il s'approcha du commandant et déclara:

-Vous plaisantez!! On ne va pas affronter seul les impériaux, commandant!!
-Vous avez un meilleur plan Saedlis?!!

Le commandant avait prononcé cette question comme un avertissement, et pour une fois, le capitaine de la milice semblait d'accord. Alexandre savait qu'il devait se taire. Le vent leur apporta le bruit des bestioles, mais pas des impériaux, ils n'avaient pas encore attaqués le camp du matériel volé, Alexandre tourna un instant la tête et finit par dire en rangeant son pistolet blaster qu'il avait dû sortir:

-Oui, j'ai une solution, car si nous attaquons seuls, nous nous ferons massacrer et les impériaux se chargeront d'eux ensuite, alors autant s'unir!!

Cette fois-ci, le lieutenant fixait les deux chefs, il fallait enterrer la hache de guerre pour vaincre sinon le bilan serait lourd. La chaleur commençait à devenir étouffante, la chaleur ou la tension qui régnait? Bref, Alexandre crevait de chaud, et en plus les impériaux allaient s'emparer du matériel si les deux chefs ne s'unissaient pas. Alexandre observa son capitaine qui hocha la tête, signe qu'il pouvait continuer. Tant mieux, Alexandre avait un plan, son improvisation venait de lui en donnait un. Ou alors ce n'était que la chance, mais il fallait faire vite. Les Impériaux prendraient bientôt le camp d’assaut, et les Républicains devraient leurs tomber dessus ensuite.

-Voilà ce que nous allons faire, mes tireurs et moi-même allons reprendre la colline et nous positionner, ensuite j’avertirais le lieutenant des unités lourdes qui détournera l’attention, puis, vous commandant, vous les assaillirez avec la milice et vos cinq soldats tandis que nous nous tirerons de la colline. Ainsi, pris dans la cuvette les Impériaux se feront décimés. Qu’en dites-vous ?

Le commandant observa son lieutenant, hésitant avant de regarder le ciel. Puis il finit par dire que pour lui, c’était d’accord mais qu’il fallait que la milice suive. Alexandre lui répondit que c’était le plan et que si la milice ne suivait pas, personne ne pourrait vaincre sauf l’Empire. Il restait à avoir l’accord du chef de la milice, mais, si Alexandre avait compris, elle avait pour obligation d’aider la République. Que du bon pour l’armée, et peut-être un peu moins pour la Milice. Alexandre observa la capitaine. Il savait qu’elle hésitait et d’un certain côté ; c’était normal. Un équipement tout simple face à un équipement perfectionné, la partie était inégale, mais c’était nécessaire. Elle le regarda, Haine ou peur ? Alexandre n’aurait su le dire mais il finit par demander :

-Madame ? Ferez-vous ou non ce que j’ai exposé ?

Alexandre se tut, si la milice ne suivait pas, tout était perdu et cela ne servait à rien d’attaquer, si elle acceptait, alors il y avait une chance. Alexandre remettait le cours de la bataille à ces tireurs où il espérait qu’ils feraient bien des dégâts, mais tout ne reposeraient pas sur eux, mais sur la rapidité d’intervention, car une fois que les impériaux seraient dans la cuvette, ce serait le meilleur moment pour les bloquer, et les tuer, sinon, c’était perdu. La capitaine devait sans doute savoir que sans l’armée présente, elle serait aussi foutu qu’eux, alors autant coopérer.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 10 Juil - 2:53

Pourquoi c’était pas ce Saedlis qui commandait? Il avait l’air plus malin que son patron et bien moins désagréable. Son plan avait du bon mais il était vachement risqué. Quand même… C’était se mettre dans la merde jusqu’au coup si ce plan foirait. Moi je devais jouer mon rôle, oui, mais l’idée d’aller me frotter contre des impériaux avec un matériel qui avait vu de meilleurs jours ne me plaisait pas des masses. Bon d’accord, ce n’était pas comme si je pouvais simplement abandonner cette mascarade, révéler mon identité et prendre contrôle des choses. Il fallait juste espérer que tout se passe sans trop d’emmerdes pour moi. Personnellement, mes loyalistes m’importaient peu dans la présente situation. Ce n’étaient pas des membres du CDZ, leur vie était donc accessoire à mes projets. C’est cruel mais c’est comme ça.

« Bah… C’est pas que je veux pas le faire mais z’êtes quand même en train de nous demander d’aller tirer sur des soldats professionnels et armés jusqu’aux dents avec du matériel à la qualité douteuse. Je sais pas si vous savez quel âge ont ces trucs mais ils ne sont plus tout jeunes et certainement pas les plus récents qui soient. L’Empire change ses armes sur quoi, une base annuelle? »

Les miliciens firent écho à mon commentaire et n’importe quel soldat avec un cerveau fonctionnel pouvait comprendre notre réticence. Ce qu’il demandait n’était pas un petit service anodin, non. C’était carrément d’aller se pointer devant l’ennemi et de se faire tirer dessus. La milice, ce n’était pas l’armée et ce ne serait jamais l’armée. Mes miliciens savaient se battre, oui, mais il devait y en avoir quoi, trois, qui pouvaient se qualifier comme soldats? C’était carrément envoyer es gens à la mort. Personne ne tenait à mourir. Il faudrait des garanties avant que ces gars descendent affronter les impériaux. Même moi je doutais de pouvoir les convaincre. La plupart d’entre eux avaient commencé à murmurer ce qu’ils n’osaient ire tout haut et au final, c’est moi qui pris l’initiative de crever l’abcès. Je pris ce Saedlis à part.

« Écoutez m’sieur, on est pas des lâches sauf que les gars, ils se demandent s’ils vont en réchapper quoi. C’est vous les professionnels. Nous à vos yeux on est des bouseux. Le niez pas, ça se voit dans le regard de vot’ commandant. Là vous demandez aux bouseux d’aller se faire tirer comme des lapins sur des peut-être et des ça devrait marcher. Ces gars-là, ça pourrait être votre cousin, votre voisin, un ami…

Vous comprenez c’que j’veux dire ? Si vous voulez qu’ils se lancent, il faut les encourager. Regardez les m’sieur, ils sont morts de peur. Ce qu’ils voient eux c’est vot’ patron qui semble pas trop trop nous aimer et des soldats républicains un poil hostile. Là vous donnez l’image de l’armée qui débarque en conquérant et qui commence à tout gérer sans rien demander et sans respecter… Bah la vie humaine quoi.

Au final, m’sieur, vous pouvez toujours m’envoyer promener. Mais vous devez leur faire un petit discours, un mot d’encouragement… N’importe quoi pour les rassurer. Et si j’étais vous, je m’arrangerais avec vot’patron pour que ce soit vous qui commandiez aux miliciens. Je l’aime pas et mes gars l’aiment pas non plus. On travaille mieux quand on aime ou qu’on peut faire confiance au type en face de vous, pas vrai? »
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 10 Juil - 22:11

Alexandre avait attentivement écouté la capitaine, d'un certain côté, elle avait raison, le commandant ne s'était pas fait ami des miliciens, et ceux-ci le montrait bien, malgré tout, Alexandre devait être à la tête de ses troupes, de ses tireurs qui comptait sur lui. La capitaine avait aussi exposé leurs armes, en effet, elle n'était pas de la première jeunesse, mais elle pouvait encore faire des dégâts. Quant au reste, elle venait de lui faire comprendre, indirectement, que son plan était un peu suicidaire. *Mais qui ne tente rien n'a rien.* pensa-t-il. Les miliciens avait ordre de coopérer mais contre leur gré, et des hommes qui exécutent un ordre mais n'en ont aucune envie, n'en reviennent jamais ou alors...Ils se loupent complétement, et c'est ce qui risquait d'arriver, mais le lieutenant n'avait aucune envie que cela arrive, si l'Empire gagnait, et bien la République serait mal barré, sinon tout rentrerait dans l'ordre. Mais le "sinon" était optimiste. Alexandre réfléchissait toujours lorsqu'un soldat qu'il considérait comme son second, Timolis, s'approcha et lui déclara:

-Elle à raison, si tu attaques à leur côtés ils donneront sans doute de meilleures résultats, tu penses pas que ce serait le mieux.
-Oui, peut-être, mais vous, comment vous ferez?

-Le commandant se joindra à nous. Et puis, tu as pris un fusil Blaster, pas un snipper, tu seras pas désavantagé.
-Bon, d'accord, je vais m'adresser à eux.

Le soldat hocha positivement la tête, et le lieutenant se mit face aux miliciens, il les regarda, ils n'avaient pas des têtes de vainqueur, mais des têtes de ceux qu'on amène à la mort. Il passa comme un commandant passe en revue ses troupes, ceux-ci ne le suivirent que du regard, rien d'autres. Ils n'esquissèrent pas un geste, rien, ne levèrent pas un petit doigt. Ils attendaient un encouragement, ils demandaient à vaincre avec un ami, pas avec un Tyran. Ils craignaient pour leurs familles, ils craignaient pour leurs amis, pour leur patrie. Mais dans ce cas, il n'y avait ni de grand, ni de petit, seulement des vainqueurs et des vaincus. Alors Alexandre prit la parole:

- On me dit, que vous n'êtes pas prêts à vous battre. Disons plutôt que l'on vous force. Sachez que dans le cas où nous nous trouvons, il n'y a plus de commandant, lieutenant et autres, il ne reste que des hommes. Messieurs, sachez, que la victoire est à portée de main, il faut simplement savoir aller la chercher, il faut avancer, combattre. Il nous faut tuer ou être tués. L'armée a besoin de vous car elle n'est pas invincible, mais elle n'est pas la seule. La république a besoin de vous, vos Amis ont besoin de vous, vos femmes, vos enfants!! Ils ont tous besoin de vous, ils ont besoin de chacun d'entre nous. De Toi, lui, et toi, et vous, et nous!! Oui, le prix sera élevé, mais croyez, croyez que la victoire nous appartiendra. Je vous dirigerais et combattrez avec vous dans le cœur de la bataille!! Vos armes fonctionnent et nos ennemis les croient inutiles, montraient leur le contraire. Montrez leur votre valeur, et montrez leurs bêtises!!

Alexandre s'arrêta, les hommes murmuraient, ils semblaient comprendre, mais maintenant, il allait falloir savoir le nombre d'effectifs sur lequel pourrait compter le lieutenant. Il demanda alors:

-Qui est avec moi?!!

Le discours avait fait effet, ou pas, c'est là qu'Alexandre allait le savoir. Les miliciens étaient hésitants, puis un leva la main. Un deuxième, un troisième, et bientôt, toute la petite compagnie, encouragés par leurs camarades, le reste avait levé haut la main. Alexandre observa son commandant qui hocha positivement la tête, il autorisait ce que venait de dire Alexandre, il combattrait avec les tireurs isolés, il laissait le commandement. Enfin Alexandre se tourna vers la capitaine, elle n'avait rien dit, n'avait pas bougée. Son accord il fallait, sinon, la compagnie ne suivrait peut-être pas le jeune officier. Un bruit de combat parvint aux oreilles d’Alexandre et un conseiller s'approcha pour lui dire que le second lieutenant demandait ce qui devait être fait.

Alexandre fit patienter le conseiller, donc le lieutenant. Il lui expliqua qu'il devait régler un problème un peu plus important, c'était nécessaire. Il fixa la chef de la milice, elle savait ce qu'Alexandre demandait, mais elle attendait qu'il lui expose. Le conseiller précisa à Alexandre que l'unité lourde était en position de tir et que le commandant avait laissés quinze soldats prêts à attaquer. Alexandre se tourna vers le conseiller et lui fit d'ire d'attendre, puis il déclara à la capitaine:

-Il faut que vous soyez d'accord et que vous suiviez, cela rassurerait vos hommes, et ils seront plus confiants, alors, nous suivez-nous? Tout est prêt, il faut tenter, l'Empire a déjà lancé l'assaut.

Alexandre attendit calmement, mais son cœur battait à deux cents.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Sam 13 Juil - 16:38

« Faut pas vous inquiéter. Je suivrai moi aussi. Si mes gars acceptent de monter aux barricades, j’y vais aussi. Il ne sera pas dit que la milice de cette planète se tourne les pouces ou se cache quand les combats éclatent. Moi perso, mourir aujourd’hui ou mourir demain, tant que j’emporte mes ennemis avec moi. Soyez prêt à reprendre le flambeau si je me fais descendre. Mieux vaut être prévoyant. »

Sur ces paroles, je commençai à beugler mes ordres, rassemblant mes miliciens, les préparant pour le combat. Ils étaient prêts. Moi… J’étais pratiquement née avec un flingue dans les mains donc pas de problème de ce côté-là.  Je ne doutais pas de mes chances de survie. J’avais perdu tellement de morceaux et survécu à tant de choses jugées impossibles que je ne m’en faisais même plus. La mort se pointerait, je lui cracherais au visage, elle irait s’en prendre à quelqu’un d’autre et la vie continuerait comme si de rien n’était. Simple comme  bonjour. Restait à voir comment les autres en réchapperaient. Il faudrait veiller à ce que les miliciens survivants soient grassement récompensés par le CDZ. Je n’étais pas ingrate quand même : je savais apprécier la prise de risques quand je la voyais et ces gars-là en prenaient et pas qu’un peu.

Miliciens et soldats républicains se mirent en position et je sonnai la charge de mes miliciens sur les impériaux « désignés » par notre nouveau commandant. Autant montrer que j’étais disposée à coopérer plus que par les mots uniquement. Tant que son patron ne s’en mêlait pas, auquel cas je ne répondais plus de mes actes. Il y aurait des morts, beaucoup de morts. L’ennemi en face avait de bonnes armes et de bonnes armures. Le but, c’était de garder l’attention des impériaux qui se battaient sur trop de fronts. Contre les salopards qui avaient piqué mon matériel (comme si l’Empire allait les laisser vivre…), contre les tireurs embusqués de la République, contre ses unités lourdes et contre nous. Coordonner un assaut sur quatre flancs est plus compliqué qu’on ne peut le croire. Pas besoin d’avoir fait l’école militaire pour le savoir.

Pour le moment, le désavantage était du côté des impériaux. Cela ne durerait pas, un des flancs finirait par s’effondrer, celui de mes voleurs de matériel en premier. Les types en face n’étaient pas nés de la dernière pluie : ils se battaient bien mieux que le soldat de l’Empire lamba. Pour preuve, leurs lignes n’avaient pas encore flanché malgré des pertes conséquentes du côté opposé aux républicains. Moi, j’avais déjà quatre morts et sept blessés légers sur mon groupe de vingt. Autant dire que les choses se gâtaient pour nous. Les soldats républicains semblaient mieux s’en tirer mais il ne fallait pas se leurrer. La résistance était bien plus féroce que nous ne l’avions prévu à la base. Me retrouvant à me battre à quelques mètres de ce Saedlis, je décidai de voir s’il avait un plan. Nous étions en train de nous prendre une raclée tendant vers l’épouvantable.


« C’est quoi le plan? On est en train de se faire bouffer tout cru ici! Mes miliciens tiennent le coup mais mes blessés sont sérieusement ralentis et j’ai déjà quatre morts. À moins de faire un tour de magie vraiment spectaculaire, on va s’en prendre plein la gueule, msieur! Z’auriez pu nous dire que l’Empire avait envoyé des vétérans ou un groupe d’élite pour faire son sale boulot! Saleté de surprise! »
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Dim 14 Juil - 23:30

La capitaine avait acceptée, le plus difficile était passé. Alexandre envoya ses tireurs et le commandant sur la colline, la milice commençait à se rassemblait sous les ordres de la meneuse. Alexandre garda les cinq soldats du commandant près de lui, la bataille allait commencer. Ce pourquoi était venue la République allait se transformer, ou du moins, risquer de se transformer en un bain de sang, mais avec l'Empire sur place, que faire d'autres. Alexandre mena sa troupe à travers les feuillages, les buissons pour arriver en vue du campement des voleurs de matériel. L'empire s'était emparé du matériel et achevait les derniers résistants qui s'était remarquablement battus, ils avaient fait tomber une bonne quinzaine de soldats de l'Empire, un autre avantage, un peu moins de soldats.

Le conseiller aux côtés d'Alexandre lui signala que les tireurs étaient en place et l'ordre de l'attaque fut donné. Les unités lourdes cachés dans les buissons lâchèrent leurs projectiles et les soldats de l'empire, surpris eurent à peine le temps de se tourner qu'un tir dévastateur des tireurs d'élites leur tomba dessus. Au même moment, les soldats républicains donnèrent le signal de l'assaut et se ruèrent dans la clairière. Alexandre prit son fusil et chargea suivi des soldats et des miliciens. Il tira sur un soldat qui s'écroula pour tirer plusieurs coups sur un autre. Deux miliciens s'écroulèrent, un soldat du côté du lieutenant aussi. Alexandre continuait à tirer, faisait des ravages, mais les unités de l'empire prit sur quatre fronts, commençait à reprendre du terrain. Les caisses de matériel, que l'Empire protégeaient, s'élevaient, empilés les unes sur les autres. L'empire commençait à se remettre et lâchait ses tirs, d'autres miliciens tombèrent, les voleurs de matériel sautèrent presque dans le même temps et quelques soldats de l'unité lourde aussi.

Les tireurs embusqués étaient les seuls à ne pas être touchés et procuraient l'avantage de tuer sans être tué, mais sur le coup, l'Empire avait bien plus qu'une centaine d'hommes, c'était environ deux cents hommes, et des vétérans. La chef de la milice se battait comme une lionne et envoyait au trépas les hommes de l'Empire l'un après l'autre. Un vrai carnage. Le conseiller qu'Alexandre avait gardé vint lui faire dire que le lieutenant et son unité lourde commençait à subir des pertes, les soldats républicains avaient perdu trois hommes et contenait cinq blessés. L'empire ne lâchait pas prise. Alexandre tira une rafale de tirs, deux hommes s'écroulèrent, un autre, touché, fut achevé par un milicien. Le capitaine de la milice s'approcha alors, suant comme lui, l'arme à la main et déclara d'une voix forte pour se faire entendre:

-« C’est quoi le plan? On est en train de se faire bouffer tout cru ici! Mes miliciens tiennent le coup mais mes blessés sont sérieusement ralentis et j’ai déjà quatre morts. À moins de faire un tour de magie vraiment spectaculaire, on va s’en prendre plein la gueule, msieur! Z’auriez pu nous dire que l’Empire avait envoyé des vétérans ou un groupe d’élite pour faire son sale boulot! Saleté de surprise! »

Alexandre ne savait pas que c'était des vétérans...Du moins jusqu'à ce qu'il les combatte. Tout cela était bien beau, mais le lieutenant n'avait plus de plan. Il avisa les combats. Repliés, la République avait cessé le feu pour un court instant, L'empire aussi, qui avait replié ses troupes prés des caisses. Le lieutenant remarqua aussi l’unité lourde profitant e ce temps pour recharger, alors que les tireurs continuaient quelques tirs pour attirer l'attention et tuer. Alexandre fixa la capitaine et déclara:

-J'ai une idée, mais ça ne réjouira personne. Si l'on veut vaincre, il faut faire sauter les caisses, ainsi, les soldats de l'empire suivront!! Alors?
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mar 16 Juil - 11:00

« J’vous d’mande pardon mais… Vous ne trouvez pas ça un peu extrême? Je veux dire, il y a des façons plus simples de réussir un tel coup, non? Si on réussit à faire battre les impériaux en retraite dans cette grotte par exemple… Même une partie… Je sais que ce sont des vétérans et tout mais ce serait quand même préférable de ne pas abimer le chargement, vous ne pensez pas? Je dis ça comme ça… »

Ce type est un malade! Il veut faire sauter mes armes, mon matériel. Non mais ça va pas? Débile. Ils recrutaient vraiment n’importe qui de nos jours, c’était épouvantable… Danger public. Il faudrait tout faire pour le dissuader de choisir cette option. Je n’étais pas venue ici pour ramener des cendres et des fragments, j’étais venue ici pour ramener au moins une partie du chargement. Et « au moins » faisait toute la différence! C’était un beau paquet de crédits dont on parlait. Non pas que j’étais exactement accro à l’argent mais quand même… Que dire ou quoi faire pour lui faire changer d’idée? Là maintenant, tout de suite, l’inspiration refusait obstinément de venir. C’était tout sauf une bonne chose. Oui, le plan avait du bon mais les pertes en matériel seraient catastrophiques. Chose que je voulais absolument éviter.

Bon voyons voir. Je n’avais aucune autorité sur lui donc pas d’ordres à lui donner. Je n’avais pas non plus sur moi de quoi le corrompre et à le voir agir, j’avais mes doutes sur l’efficacité de cette tactique. Lui faire du charme était également hors de question. Que pouvais-je faire alors… Le butter me passa fugacement par la tête mais il y avait trop de témoins. Merde de merde… Pas de panique, je trouverais bien un truc. Pour le moment par contre, avec la contre-attaque impériale, faire sauter le matériel était limite impossible : combien de ces salopards y avait-il au mètre carré, bordel? C’est bien le problème avec les impériaux : avec leurs saloperies d’armures, ils sont tous pareils et don on a toujours l’impression de tuer le même type… En tout cas, à moins d’avoir de sérieux problèmes, j’entendis très distinctement le grand patron donner l’ordre de repli.

Je suppose qu’il voulait qu’on se regroupe, au vu de la raclée qu’on était en train de se prendre, lentement mais sûrement. Sortir nos hommes de là fut un brin bordélique et finalement, sur une équipe de vingt personnes, seulement quatre en réchappèrent au final, moi exclu. Le quart de mes forces et là-dessus, trois blessés qui ne pourraient pas reprendre l’assaut de sitôt. À mon avis, les chances statistiques de victoire étaient assez minces. Pas inexistantes mais minces, ça c’était indéniable. Il nous faudrait un support aérien, quelque chose de costaud, n’importe quoi pour changer la donne. Une fois devant le patron de Saedlis, je fus devant lui en trois enjambées avant de lui coller mon poing à la figure, sous le regard médusé de ses soldats. La madame n’était pas contente, manifestement. Pas contente du tout et gare à son courroux.


« Espèce de connard plein de suffisance! Ce sont mes miliciens qui se sont fait charcuter pour que vous puissiez poursuivre votre mission et que fait l’élite républicaine? Elle se prend le cul à deux mains sur sa colline pendant qu’on crève dans un trou. Où est votre support aérien? Les lance-flammes? Bordel avec le budget annuel de l’armée républicaine, on est en droit de s’attendre à beaucoup mieux! »
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mar 16 Juil - 22:08

Alexandre ne savait que faire, à part faire sauter le matériel évidemment. La capitaine changea de visage totalement, presque une grimace, faire sauter le matériel ne la tentait pas, mais alors pas du tout. Alexandre se leva, tira sur un soldat qui tomba pour ne plus se relever. Le lieutenant observa la clairière, les voleurs de matériel avaient été décimés, les miliciens s'étaient fait allumés aussi, les soldats Républicains avaient subi peu de pertes, sur la vingtaine qu'il étaient, six étaient tombés, en revanche, les unités lourdes avaient subi plus de dégâts, huit morts, et trois blessés, donc quatre hommes en bon état. C'était la boucherie, l'Empire avait perdu plusieurs hommes, mais il devait lui en restait une bonne soixantaine, bref, assez pour continuer à mettre la raclée aux Républicains. Attaquer sur quatre fronts avait permis de baisser considérablement les effectifs de l'Empire, mais pas au point de le vaincre.

« J’vous d’mande pardon mais… Vous ne trouvez pas ça un peu extrême? Je veux dire, il y a des façons plus simples de réussir un tel coup, non? Si on réussit à faire battre les impériaux en retraite dans cette grotte par exemple… Même une partie… Je sais que ce sont des vétérans et tout mais ce serait quand même préférable de ne pas abimer le chargement, vous ne pensez pas? Je dis ça comme ça…»

La proposition n'était pas bête. Mais conserver le chargement pourrait aussi signer leur défaite, alors, tant qu'à perdre, autant faire en sorte que l'Empire reparte les mains vides. Le conseiller qui était resté prés d'Alexandre lui fit savoir que l'ordre de repli avait été donné, le lieutenant fit des signes aux survivants, et bientôt le repli fut organisé, enfin...Ce fut surtout une belle débandade, Il ne resta que quatre miliciens en état de combattre après le repli, deux soldats républicains sur les cinq du début venu avec le lieutenant. Une fois replié dans les buissons, ils s'éloignèrent du carnage pour atteindre un lieu plus sur où ils trouvèrent le commandant et les tireurs d'élites. L'unité lourde et les soldats restants, s'étaient repliés avec l'autre lieutenant. Ils attendaient la suite des événements. La capitaine se dirigea à grands pas vers le commandant Balden qui avait retiré son casque et lui envoya son poing en pleine figure. Le commandant s'étala et les soldats furent stupéfaits, la capitaine hurla:

« Espèce de connard plein de suffisance! Ce sont mes miliciens qui se sont fait charcuter pour que vous puissiez poursuivre votre mission et que fait l’élite républicaine? Elle se prend le cul à deux mains sur sa colline pendant qu’on crève dans un trou. Où est votre support aérien? Les lance-flammes? Bordel avec le budget annuel de l’armée républicaine, on est en droit de s’attendre à beaucoup mieux! »

La milicienne n'avait pas tort, mais elle était loin de se douter que le renfort aérien...Il n'y en avait pas, et les lance-flammes, encore moins. De plus les soldats de l'empire n’étaient pas censés être aussi nombreux. Le commandant se releva de tout son haut, mais il ne fit rien et déclara qu'elle avait raison, puis se tournant vers Saedlis, il lui demanda ce qui devait être fait. Lui penser que tout devait cesser, donc abandonner la mission, la milicienne, elle ne fut pas d'accord. Le jeune lieutenant aussi. Le commandant leur demanda ce qui devait être fait. Le lieutenant finit par exposer le plan de la capitaine sans dire que cela venait d'elle, le commandant n'accepterait peut-être pas si il savait. Il fit la moue à l'écoute du plan, et ne semblait pas pour du tout, autant essayer de toute façon, personne n'avait plus d'idée. Finalement le lieutenant déclara:

-Vous préférez attendre que l'on se fasse massacrer, que l'Empire reçoive un renfort. Nous n'en aurons pas du renfort commandant, alors autant tenter le coup. Il ne nous reste que cette option, les faire acculer dans la grotte, ce n’est pas bête, il faut attaquer en revanche par la colline, il nous sera plus facile de tirer et tuer, par la suite ils perdront du terrain. Nous plaçons nos unités lourdes à l'arrière, nos tireurs d'élites avec les miliciens en seconde lignes, et les soldats dont les armures pourront protéger seront sur la première ligne.

Le plan fut accepté, on fit appeler à la colline, toute l'armée restante et le lieutenant prit la tête de son groupe en prenant la direction de la colline. Il marcha pendant quelques minutes qui serviraient à ce que l'Empire baisse sa garde, un autre avantage à tirer et qui pourrait rapporter la victoire. Les unités se placèrent sur la colline mais ne sortirent pas des fourrés. Les unités lourdes et les soldats les rejoignirent et ils se postèrent en ordre. Le lieutenant et le commandant, ainsi que la capitaine de la milice se démarquèrent et le lieutenant finit par déclarer que tout était prés. Les hommes de la République tentaient leur dernière chance. A partir de maintenant, c'était eux ou l'Empire, mais pas les deux. Le lieutenant fixa ses troupes, prit son fusil dans ses deux mains puis annonça au général de se placer avec ses hommes, le lieutenant regarda la capitaine, la détailla. Il savait à présent qu'elle n'était pas milicienne. Par ses manières, son style de combat, bref, des détails qui montrait qu'elle était autre chose, mais pour l'instant, il y avait plus urgent. Alexandre déclara alors:

-Tout est prêt.
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 17 Juil - 11:05

Bon, j’avais gagné un peu de temps et je n’allais pas cracher là-dessus. Si nous parvenions à coincer les impériaux, la République récupèrerait le matériel, le ramènerait dans la capitale avant qu’un convoi républicain vienne ramener le tout. Il aurait été con de penser qu’ils pourraient ramener tout ça tout de suite. Il y en avait pour des dizaines de milliers de crédits, peut-être plus même! Naturellement, je n’étais pas idiote : la minute où je pourrais m’emparer du gros lot, j’allais le faire, que ce soit en attaquant le convoi, en m’emparant du matériel avant qu’il ne quitte la planète ou autre chose encore. Tant qu’il n’était pas détruit, ce matériel me revenait de droit. Enfin, selon moi, il me revenait de droit. Ce n’était pas le consensus général mais qu’est-ce que j’en avais à faire? Pas grand-chose. Je ferais comme bon me semble.

Une fois les troupes redéployées, je réunis mes miliciens, histoire de leur faire un petit briefing. En vérité, j’allais contacter discrètement mes gars parce que si les républicains devenaient trop gênants… Il faudrait s’en débarrasser rapidement et efficacement. Discrètement? Ça c’était parfaitement optionnel. Je voulais mon matériel. Je n’avais pas comploté pour des prunes, ça c’était hors de question. J’avais puni les principaux fautifs, les impériaux avaient réduits au silence les voleurs et la République éliminerait les impériaux pour moi. Tout cela pour que je récupère ce que je leur avais volé. C’était presque trop drôle pour être vrai. Le plus ironique, tout dépendamment du pour qui? Ce n’était pas la première fois que par la force des choses, plusieurs factions servent mes intérêts sans s’en rendre compte, sans même le savoir.

Le plus dur restait à venir. Il fallait que je survive, ce qui ne serait pas difficile. Il fallait que le reste de mes miliciens meurent, pour que les républicains me croient en position de vulnérabilité. Il faudrait aussi faire en sorte que les impériaux survivants soient réduits au silence. S’ils parlaient, qui sait. Ils pourraient dire de qui venait le matériel. Cela mènerait à une enquête prématurée. On se rendrait compte que le fautif avait été désintégré. Cela pourrait amener à penser que le CDZ était impliqué. Invariablement, on se poserait des questions sur ces nombreux miliciens morts appartenant à diverses compagnies… Et tous les feux seraient braqués sur moi. Autant vous dire que je ne voulais pas me faire interroger et que j’en avais marre de jouer un rôle aussi chiant. C’est moche, la milice. Du matériel de merde alors que j’étais habituée à la fine pointe de la technologie…

Bon. L’ordre d’assaut n’allait pas tarder. Il fallait rester calme sans rester trop calme. Je suspectais que l’on pouvait commencer à remettre en doute le fait que j’étais simple capitaine de milice car même les plus têtes dures n’oseraient jamais frapper un officier de l’armée républicaine. Pour bien des miliciens endurcis, c’était un peu la limite à ne pas franchir. Pas de problème. J’avais un alibi tout trouvé et mes gars fourniraient la documentation nécessaire au besoin. Ce n’était pas le plus haut gradé du lot que je redoutais. C’était Saedlis. Ce type avait toute une tête sur les épaules et les gens intelligents sont les adversaires les plus redoutables. Si on en venait à cela, il faudrait que je le butte… Mais ne nous emballons pas. Pour le moment, tout était encore sous contrôle. Autant en profiter pendant que cela durait…
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 17 Juil - 22:04

Lorsque tout fut prêt, que les hommes furent en position, le lieutenant pris le temps d'observer les impériaux qui avaient baissés la garde. Les unités lourdes venaient de charger leurs armes, et tout semblait au point. Les quelques miliciens présents étaient prêts, et le lieutenant était heureux e pouvoir se battre avec ses hommes. Il chargea son arme, la dernière escarmouche allait sans doute être violente, et toute la forêt semblait retenir son souffle en vue de l'assaut qui allait avoir lieu. Le commandant avait pris position avec ses soldats, comme il l'avait dit, c'était leur dernière chance. Alexandre regretta de na pas avoir pensé à demander des jets troopers où alors un soutien aérien. Les seuls vaisseaux présents étaient ceux qui les avaient déposés, et évidemment ils allaient être appelles pour récupérer le matériel. Bref, tout semblait prêt et le lieutenant donna le signa aux unités lourdes.

Les hommes tirèrent, et de grandes explosions firent sauter plusieurs impériaux, les tireurs, dont le lieutenant, s'occupèrent de tirer sur les impériaux en solitaires. Alexandre en tua un d'un coup à la tête et un second grâce à quatre bon coups de fusil. Les soldats avec le commandant débarquèrent dans la clairière et tirèrent à leur tour, les impériaux ripostèrent, mais durent se replier vers la grotte, et ce, grâce au soutien des unités lourdes et des tireurs qui faisaient ravages. Les miliciens se battaient aussi avec courage et tiraient sur tout ce qui n'était pas de la République. Quatre soldats s'écroulèrent, un tireur et un milicien suivirent. Malgré tout, le plan fonctionné, les impériaux se repliaient dans la grotte. Il serait plus facile de les anéantir.

Alexandre tira un explosif de sa ceinture, il le lança dans la grotte où le bruit de l'explosion retentit. Apparemment, il ne restait plus beaucoup d'impériaux. Le lieutenant et ses tireurs restaient près du matériel tandis que les soldats du commandant et les soldats lourds, tuaient les derniers impériaux. Alexandre tira sur un soldat de l'Empire tentant de fuir. Ce-dernier s'écroula. La bataille avait viré à l'avantage pour la république qui en profitait. Le commandant tuait les derniers adversaires, d'autres se rendaient ce qui était accepté par les républicains. On pourrait les faire parler ensuite et peut-être apprendre quelque chose d'intéressant. Le lieutenant gardait néanmoins en vue, la chef des miliciens. Se battant fortement bien, elle prouvait qu'elle avait subi un lourd entrainement, et manier des armes semblaient être une habitude. Elle avait dû faire partie d'un groupe de l'armée, mais lequel?

Il est vrai qu'elle pouvait très bien être doué, mais pour une milicienne...Un petit peu impossible. La plupart des miliciens étaient tombés parce qu'ils avaient un faible niveau de combat, elle, elle ne risquait pas de tomber à l'heure actuelle, elle se battait trop bien pour cela. Alexandre repensa au coup de poing qu'elle avait flanqué au commandant, les miliciens n'oseraient pas, mais elle... Et en plus, elle n'y était pas allée de main morte. Le ton sur lequel elle avait repris le commandant prouvait qu'elle dirigeait souvent et qu'elle avait l'habitude à ce qu'on lui obéisse. Elle avait l'habitude de donner des ordres et d'être satisfaite mais elle n'avait pas l'habitude d'en recevoir. Le lieutenant commença à penser que c n'était peut-être pas une milicienne. Il y avait quelque chose derrière, quelque chose qui voulait ce matériel, et pas pour le restituer à la République, bref, là il ne trouvait pas mais il allait falloir.

Le lieutenant revint dans le cœur du combat, les derniers impériaux continuaient à résister mais il n'en avait plus pour longtemps. Alexandre organisa la venue des CR-20 qui allaient prendre le matériel afin de le ramener. On avait quatre CR-20, de quoi transporter une bonne quantité du matériel, pour ne pas dire que tout pouvait être chargé. On aviserait une fois les vaisseaux de transports arrivée. Un conseiller commença à établir la liaison, les tireurs formèrent un cercle autour du matériel afin de tirer sur quiconque viendrait pour le détruire. Certains impériaux réussissaient à sortir, et les tireurs les tuaient comme du gibier. La bataille serait bientôt terminée.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Jeu 18 Juil - 3:44

Les choses s'étaient mieux déroulées que prévues. Le reste de mes miliciens était mort et le nombre d'impériaux à s'être rendu était minimal. Des soldats. Pas de sous-officiers ou d'officiers. Aucun risque, par conséquent: pour une telle opération, en territoire contesté, on avait dû leur fournir le strict minimum de directives, justement pour éviter de trop en dire en cas de capture. Moi personnellement j'aurais préféré les butter par mesure de précaution mais la République ne mangeait pas de ce pain là. Encore des choses pour me compliquer la vie, d'autres facteurs à prendre en compte. J'avais hâte d'en finir avec ce bordel. Vraiment hâte. Le pire était à venir par contre et cela risquait de devenir un poil chaotique. à écouter les soldats parler, j'avais mal calculé mon affaire. Ils risquaient de pouvoir embarquer le matériel.

Quatre vaisseaux devaient venir les récupérer. Évidemment, la destruction de quatre vaisseaux serait excessivement difficile voire suspecte mais un seul au tapis pourrait faire le travail. De cette façon, la République devrait rembarquer ses troupes, ses blessés et ses morts dans un plus petit nombre d'appareils, forçant une quantité de matériel plus grande à rester derrière. Comment faire par contre... Un sabotage ne fonctionnerait pas. Ces appareils avaient dû être vérifiés avant le décollage, ce qui serait bien trop louche. Restait deux possibilités: une attaque par les impériaux, qui devaient avoir utilisé au moins un transport pour venir, ou alors une attaque par un cargo appartenant aux voleurs de matériel. Ça je pouvais le faire par contre. J'avais même les ressources sur place. Le transport que MOI j'aurais dû utiliser pour ramener tout ce matos.

Voyez-vous, le CDZ n'a pas vraiment de transporteurs dédiés. Par conséquent, nous avions souvent recours à des... Emprunts, dirons-nous, à d'autres compagnies, notamment la CEC. Depuis le remaniement de structure du CDZ et le recrutement de forces indépendantes, nous avions plusieurs groupes de contrebandiers pour nous assister dans le transport de biens illicites. Pour cette opération particulière, j'avais fait préparer un YZ-2500 heavy transport. Ce petit bijou était suffisamment armé et équipé pour causer de sérieux problèmes à un vaisseau même de calibre militaire. Selon sa classification générale, on passait de transport à... Frégate. Je pourrais très bien faire sauter un des transports avant qu'il y ait représailles et de toute façon, avec un équipage minimal, aucun bandit digne de ce nom n'irait s'en prendre à des troupes lourdes.

Le plus délicat, ce serait bien sûr de faire en sorte que la République ne demande pas de renforts additionnels pour sécuriser la zone. Si on pouvait transférer le cas à la milice, ce serait l'idéal. Quelque chose me disait par contre que ce Saedlis, même s'il ne pourrait prouver que j'étais directement impliquée dans l'affaire, aurait ses doutes. Je sentais son regard sur moi de temps en temps. J'allais devoir disparaitre très prochainement si je ne voulais pas me retrouver avec des problèmes additionnels à gérer. Avec un peu de chance, le manque de connaissance des milieux criminels des Républicains jouerait en ma faveur. S'ils ne pouvaient déterminer à quelle faction appartenait ce transport, ils ne pourraient suspecter une affaire externe. Si ma couverture restait un minimum en place... Je ne serais pas obligée de butter plus de gens que nécessaire.


« Justice à nettoyeur : quatre menaces en approche. Faites moi une belle soustraction. Que ce soit crédible et professionnel. [murmurais-je dans mon comlink, sur une fréquence cryptée] Préparez une extraction rapide en cas de problèmes graves. [je passai ensuite sur ma fréquence normale] QG milice, la menace impériale a été neutralisée et le chargement récupéré. En attente d'instructions pour le rapatriement des corps, la mise en quarantaine de la zone et la procédure normale. À vous. »
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Ven 19 Juil - 1:51

La bataille s'était terminée et l'armée commençait à soigner les blessés. Alexandre et ses hommes prenait du repos mais restait en alerte au cas où. La république n'enverrait pas de renforts mais si l'on considérait que l'Empire n'avait envoyé que cette troupe sur Thyferra, le problème ne se posait plus. Le lieutenant commença à observer les pertes qui n'était pas minimes, la plupart des miliciens étaient morts, sept soldats lourds étaient tombés au combats, six soldats et un tireur d'élites. Sur le coup, sa peut paraître minime, mais en comptant les blessés, il ne restait pas grand-chose de soldats en pleine forme, seuls les tireurs d'élites semblaient intactes ce qui était faux, trois étaient blessés. Bref, un bilan un petit peu...Mauvais, mais la République n'avait qu'à donner plus de moyens.

Alexandre soulignerait l'erreur et le fait qu'il n'y ait aucune armée sur cette planète, la République devrait fournir des raisons, mais le lieutenant gueulerais un bon coup, si il n'y avait pas eu ce vol de matériel, jamais on ne se serait aperçu que l'Empire était sur place. Autant dire que la République venait de faire et continuer à faire plusieurs conneries. Et là, sa avait coûté cher. D'après ses informations, Alexandre savait que la République allait augmenter ses effectifs grâce à de nouveaux clones de combats, alors pourquoi ne pas en envoyer ici? Une garnison sur Thyferra serait bénéfique, et l'idée d'envahir cette planète serait réduite. Le commandant Balden s'assurait du bien-être des survivants et commençait à faire sécuriser la zone. On avait retrouvé des traces des voleurs et même des corps, mais il en manquait beaucoup.

Le lieutenant laissa tomber son fusil sur une caisse qui raisonna. Il entamait la conversation avec ses soldats lorsque la caisse en question attira son attention. Une caisse plaine ne raisonnait pas, si? Le lieutenant fit lever ses hommes à la hâte, les autres observaient la scène d'agitation, et on fit parvenir des outils à Alexandre pour ouvrir les caisses. Il prit la barre, et ouvrit la caisse...Vide!!

-Bordel!! C’est quoi ces conneries? Ça veut dire quoi ?

Rageur, il ouvrit plusieurs caisses vides elles aussi. Cela signifiait qu'il y avait problème, que l'on s'était trompé, et que tous avaient été pris de vitesse. Les voleurs étaient donc toujours en possession du matériel, et s’il l'avait conservé, alors il devait être loin à l'heure qu'il était. Une bien mauvaise surprise, le lieutenant surpris le regard dégouté de la capitaine. Compréhensible lorsque vous veniez de vous battre à grand prix. Soit il y avait eu une manigance du côté de la république, soit, les voleurs de matériel... Avaient eu une longueur d'avance depuis le début.

-Et que fait-on maintenant ?
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Dim 21 Juil - 16:58

« Vous, je ne sais pas. Moi, ce n’est plus mon problème. Mes gars sont morts, je ne suis plus au meilleur de ma forme et on a trouvé un tas de caisses vides et selon mes patrons, c’est votre bordel. Moi je rentre chez moi prendre une douche, me taper je ne sais combien de tonnes de paperasserie et je vais probablement prendre un verre ou deux pour oublier cette histoire.

Je vais probablement perdre mon grade avec cette histoire, me faire réassigner à un trou perdu quelconque et finir ma vie avec le sentiment de m’être fait baiser par la ô si belle et grande armée républicaine. Je vous le dis tout de suite : le premier de vos gars qui vient m’emmerder avec des questions, je lui casse la gueule et ce ne sera pas du tout beau à voir. Je ne veux plus rien avoir à faire avec la République. Au revoir, donc. »


Où était MON matériel? Comment se faisait-il que ces connards aient pu me piquer des trucs sans qu’au final je ne sois au courant? Des têtes allaient tomber. Beaucoup de têtes. Ces types n’avaient pu quitter la planète. Ça je surveillais bien trop étroitement. Ils étaient donc encore ici, dans la jungle ou de retour en milieu urbain. Maintenant que je m’étais « débarrassé » des républicains, je pourrais entreprendre des recherches à ma guise, sans avoir à me soucier d’une couverture quelconque. Là, j’étais vraiment de mauvaise humeur et ce serait suicidaire que de me chercher des emmerdes. Mieux valait, pour des raisons de sécurité évidente, se tenir loin de moi pour un très long moment. Pas mes gars, évidemment. Mais comme je jouais encore mon personnage, jusqu’à mon retour en ville, il fallait bien garder ces apparences-là.

Je m’éclipsai suffisamment loin et prit suffisamment de distance pour pouvoir faire venir en toute discrétion une motojet qui me ramènerait à mes gars. Je n’allais pas quitter cet endroit sans avoir trouvé de réponse à cette question : où était mon investissement. Tant pis s’il fallait pour ce faire tuer bien des gens et faire couler énormément de sang. Je m’en foutais bien, à ce stade là des choses. Ils l’avaient bien cherché de toute façon. Personne n’arnaque un Zann. Quelques minutes plus tard, dans une clairière dans la jungle, je déployais quelques mercenaires que j’avais sous la main pour chercher des pistes. Qu’ils viennent faire leur rapport au QG mobile ensuite. Les voleurs de matériel étaient là, quelque part dans le coin. Mon instinct me le disait. Quand il me disait quelque chose, moi, j’avais tendance à l’écouter car il se trompait rarement.

J’avais passé quelque chose de plus confortable que la tenue des miliciens. Si on venait me chercher des emmerdes, j’étais équipée pour y faire face. Fini la rigolade. Fini les conneries. Quiconque se mettrait en travers de mon chemin allait le regretter amèrement. TRÈS amèrement. Ce qu’il fallait espérer? Que la République ne chope pas ces fumiers avant moi. Ce serait un peu chiant que de devoir reprendre de force ce qui me revenait de droit des mains de gens avec qui je venais de me battre. Non pas que j’aurais le moindre remord. Ce serait simplement un contretemps de plus et il y en avait assez eu pour aujourd’hui. Simple question de pragmatisme. Ce Saedlis serait du genre à vouloir comprendre. Pas son patron mais lui oui. Il y avait donc une chance que la République me pose problème avec ses propres recherches…


Dernière édition par Tyria Zann le Mer 24 Juil - 1:13, édité 1 fois
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Lun 22 Juil - 22:50

Alexandre n'en revenait pas, le matériel n'était pas là où il aurait dû être. La capitaine de la milice s'était éclipsée mais le lieutenant avait ordonné de ne pas la poursuivre même si il aurait pu le faire. Le commandant avait ordonné de créer une liaison avec Thyferra, il fallait prévenir le gouvernement, le matériel n'avait en effet pas put disparaitre, c'était invraisemblable. Le lieutenant assista les pilotes des vaisseaux venus les chercher, il fallait que l'on sache où était passé la cargaison. Alexandre savait qu'il y avait d'autres forces en jeu. La République finit par trouver dans la grotte une sorte de centrale permettant la communication avec l'extérieur. Le lieutenant avait contemplé la merveille technologique, et bien non!! Il s'était bougé de demander au technicien de joindre Corellia.

-Ici Armée Républicaine sur Thyferra...Vous nous recevez Corellia?

Le technicien toucha à plusieurs boutons, essaya à nouveau, il trafiqua toute sortes de fils. Alexandre commençait à perdre patience, vraiment il fallait être un parfait imbécile pour envoyer une armée avec des ordres et des coordonnées fausses, non mais!! L'armée était maintenant bloquée avec des caisses vides et inutiles. Un tireur vint lui dire que l'armée se chargeait dans les vaisseaux afin de regagner la ville, et le spatio-port. Si il s'en trouvait un!! Alexandre ne connaissait que très mal cette planète. Le technicien continuait d'appeler la Base militaire de Corellia, apparemment, ça ne donnait aucun résultat. Bref, tout n'allait pas pour le mieux.

-Je suis désolé lieutenant, j'ai tout tenté mais...

-Ici Base de Corellia, veuillez décliner identité.

-Lieutenant Saedlis, Veillez faire envoyer sur Thyferra au plus vite des soldats, des vaisseaux armés et parés aux combats ainsi que des troupes d'élites.

-Mais tout n'est pas fait dans les règles, vous...

-Ecoutez-moi on vient de perdre plusieurs soldats alors bougez-vous, il faut les débarquer en ville avec un commandant, l'Empire et sur place et on à très peu de temps, à moins que vous ne vouliez être puni faute que l’on n’est pas retrouvé le matériel. Alors.

-On vous envoie le tout!!

La communication coupa, le technicien répara les quelques dommages sur la machine tandis que Alexandre se déplaçait à grand pas pour trouver le commandant occupé à donner des ordres à grands cris et grands gestes. Comme d'habitude!! L'Armée allait débarquer, et on s'était jouer de celle qui avait déjà débarquée, et sur tous les points, enfin, là il y avait plus urgent à régler. Le lieutenant se plaça aux côtés du commandant et observa le chargement des troupes lourdes et des soldats. Alexandre avait compris, le matériel n'avait jamais bougé, les voleurs avaient compris qu'ils risquaient gros, aussi ils avaient fait croire à leur départ, mais ce n'était qu'une mise en scène, jamais n'avait bougé le matériel.

-Vous voulez quoi Saedlis?

-Monsieur, le Matos n'a jamais bougé, il est resté en ville.

-Quoi?!! Et les voleurs tués?!!

-Une mise en scène, on nous mène par le bout du nez, ils attendent un vaisseau pour tout charger, tout le prouve, il faut se dépêcher.

-Bien, montez, je reste ici avec quelques soldats pour la zone, faites attention!!

Alexandre appela ses tireurs, ils montèrent dans le vaisseau, le lieutenant demanda au pilote d'ordonner aux trois autres vaisseaux de faire route vers la ville. Le pilote obéit, bientôt il commença à décoller, il fallait faire vite, tout s'était passé vite, il fallait continuer. Alexandre demanda de joindre le spatio-port, afin de demander une liste des vaisseaux qui s'étaient posés. Cela leur servirait, il n'y en avait pas des milliers qui allait se poser pour charger des marchandises. Supprimant les vaisseaux trop petits et légers, on pourrait arrêter les vaisseaux suspects?
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 24 Juil - 1:29

La bonne nouvelle : nous avions retrouvé les voleurs et je faisais route, plein gaz, pour leur faire leur fête. La mauvaise nouvelle, je n’étais pas la seule. La République semblait avoir fait ses devoirs et d’après le trafic intercepté par mes gars, le secteur n’allait pas tarder à grouiller de militaires, dans les airs et sur terre. La question à se poser, c’était comment sécuriser mon bien et le charger en vitesse avant que la situation ne s’envenime davantage. Il était temps de plier bagages… Et de demander du renfort. Tant pis pour la discrétion. J’allais faire venir la flotte si nécessaire. Hors de question de perdre cette cargaison une deuxième fois. Il était temps de montrer une fois de plus que le CDZ n’était pas une puissance à négliger. Hors de question d’abandonner, hors de question de baisser les bras. Cette opération était suffisamment couteuse.

Pour le moment, l’avantage était au CDZ, au niveau des airs à tout le moins. Les Républicains n’avaient pas de flotte en place, pas de vaisseaux dignes de ce nom et Thyferra n’avait pas une marine militaire qu’on pourrait qualifier de menaçante. Quatre transporteurs de troupes républicains, je n’appelle pas ça une menace sérieuse. Forcer un éventuel cordon de sécurité ne serait pas trop difficile : un YZ-2500 heavy transport est à la base une belle bête, modifié, c’était encore plus dangereux. Au niveau des forces au sol, c’était un poil plus compliqué mais encore là, je savais où chercher. Pas la République. Certes, ils risquaient de boucler le spatioport, chose logique mais on n’en était pas encore rendu au point où je commençais à m’inquiéter. Vérifiant l’état de mon armure de combat (je n’allais pas me lancer là-dedans à visage découvert), je donnai le go.

Notre entrée au spatioport fut… Explosive, dirons-nous. Fini la discrétion et la subtilité. Mes mercenaires s’introduisirent auprès des gens du coin en ouvrant le feu sur le personnel de sécurité et en prenant quelques otages au passage. Les Républicains sont les « gentils », pas vrai? Ils ne risqueraient pas la vie de gens innocents. Moi oui. Je faisais dans l’esclavage : un humain, c’est une denrée comme une autre, pour moi. Tout obstacle mit en travers de la route des Républicains était une poignée de secondes de plus pour me permettre de récupérer mon matériel. Bon, prendre d’assaut un hangar tenu par les voleurs de matériel ne serait pas une partie de plaisir mais j’étais motivée. Piéger quelques corridors au passage à coup d’explosifs bien dissimulés, ce serait aussi une bonne idée. De quoi faire hésiter tout poursuivant à forcer la note.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur un trio de voleurs médusés qui n’eurent pas le temps de donner l’alerte avant de passer de statut vivant à décédé. Je venais de m’inviter à leur petite fête. Je n’épargnai que le chef de cette bande de fumiers, inspectai soigneusement toutes les caisses et m’assurai qu’il n’y avait plus de mauvaise surprise. Cette fois, c’était la bonne. Restait à piquer leur vaisseau (pas dégueu leur matos, on parlait quand même d’un YV-929 armed freighter) et mettre les voiles mais ce n’était facile qu’en théorie. Le temps de charger le vaisseau, Saedlis et ses gars (après des pertes supplémentaires) avaient réussi à forcer ce que j’avais laissé comme défenses derrière moi et débarquaient dans le hangar… Il y avait peu de chances qu’il me reconnaisse, ainsi accoutrée et avec un vocodeur qui déformait ma voix.


« Alexandre Saedlis. En vie et en relative bonne santé. J’aurais été éçue s’il s’était agi d’un autre. Allez, c’est terminé. Évitons-nous une situation difficile, tu veux? Je pars avec la marchandise, tu repars avec tes gars et suffisamment de preuves pour prouver que certains membres du gouvernement mangent dans la main des impériaux. À toi de me dire si le matériel compte plus que les vies humaines, pour la République. »
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Lun 29 Juil - 2:33

Le lieutenant arriva rapidement avec les soldats restants. Il s'agissait maintenant de trouver le matériel, ce fut chose rapide, un hangar cacher le matériel, des hommes le protéger, mais...La république arriver sans doute trop tard. Des hommes en armes avaient pris positions sur les toits et dans les rues, Alexandre mena ses tireurs sur un toit placé un peu plus en hauteur que tous les autres. L'angle de tir était parfait et ils se placèrent. Le lieutenant tira sur un snipper qui s'écroula puis un soldat. Ses tireurs firent ravage et le lieutenant donna le signal au soldat d'investir les rues. Les soldats ne firent pas de quartier sur leur chemin et les tireurs purent se joindre à eux. Le lieutenant resta sur les toits avec trois de ses hommes. Un appel fusa, un conseiller courait dans leur direction. Il expliqua alors:

-C'est le consortium de Zann, ils investissent Thyferra.
-Comment?
-Le CDZ à de nombreuses ressources et fait partie de l'une des plus puissantes organisation hors-la-loi. Ils ont de gros moyens et ils ont largement de quoi vous battre ici. Ils pourraient peut-être débarquer une armée entière. Lieutenant!! Ils ont de gros moyen, et ils ont des otages.
-Vous savez où il se trouve? Le matériel.
-Suivez-moi.

Au moment même où le lieutenant allez suivre, plusieurs vaisseaux les survolèrent, vaisseaux de guerre. Mais c'était au grand plaisir d’Alexandre, La République. Le message était passé, et le gouvernement répondait à l'agression, plusieurs troupes de chocs débarquèrent, des lance-flammes, des tireurs d'élites et des soldats lourds. Bref, l'armée était arrivée. Un commandant débarqua près du lieutenant et se présenta comme le commandant Torns, il demanda des explications et ce que devrait faire l'armée. Il ne connaissait pas la situation, il s'en remettait donc au lieutenant qui lui répondit de sécuriser la ville et de lui fournir plusieurs soldats de chaque unité. Le commandant ne se fit pas prier et donna des ordres pour répondre à la demande. Alexandre lui demanda de positionner plusieurs vaisseaux et canons autour du hangar désigné afin de tirer n'importe quel vaisseau prenant la fuite.

Le groupe finit par partir, en tout, ils étaient une centaine, trente soldats lourds, quarante soldats, vingt soldats de choc, et les dix tireurs du lieutenant. Ils prièrent la direction de l'entrepôt qui se situait non loin du spatio-port. Le lieutenant ne fit aucun prisonnier sur son chemin, pas de quartier, il fallait montrer que la République était puissante et savait elle aussi combattre. Alexandre savait qu'elle ne possédait pas de véritables flottes mais proposerait leur construction le plus vite possible. La République en aurait besoin dans tous les cas. Au niveau de l'armée de terre, la République n'avait rien à n’envier à personne, elle disposait de bons combattants et les soldats de choc était redoutables. En chemin, une dizaine de lance-flammes proposèrent leur aide, elle fut la bienvenue et le groupe arriva à la porte du hangar. Des techniciens, des soldats et bien d'autres installaient des canons tandis que plusieurs vaisseaux étaient prêts à faire sauter tout fuyard.

Le groupe n'était pas intact, mais assez fort pour tenir le choc face à une bonne centaine d'hommes. Un technicien posa des explosifs sur la grande porte de métal qui explosa sans difficulté. Le lieutenant pénétra fusil levé avec ses hommes. Il se retrouva face à ce qui semblait être le chef de guerre de ses hommes. En tenue de combat il prononça une phrase dont Alexandre retint son nom. Comment cet individu connaissait-il son nom? Il aurait été déçu que ce soit un autre? Le lieutenant regarda son interlocuteur, il comprenait. Une seule personne de ce groupe pouvait connaitre son nom. C'était la capitaine déguisé de la milice, de plus elle été la seule à savoir ou était le matériel avant l'intervention. Le vaisseau n'avait pas décollé, le lieutenant finit par dire:

-La partie est terminée en effet. Mais le Hangar est cerné pas plusieurs canons et vaisseaux prêts à faire feu sur un éventuelle fuyard, vous donc. Voilà ce que moi je vous propose, vous libérez les otages, rendez le matériel, et je vous laisse partir, vous, votre équipe restante, et votre vaisseau. A présent, c'est vous qui voyez, et la République ne vous laissera pas partir si vous tuez les otages.

Les hommes du lieutenant se mirent en position de feu, leur nombre jouait pour eux, ce n'était pas le cas du CDZ, et Alexandre ne lâchait plus de son angle de tir le mystérieux personnage bien qu'il ait deviné. Cette fois-ci, les Républicains n’avaient plus qu'une menace, celle du hangar.Un conseiller lui apprit que des hommes se postaient sur le toit et que plus aucune menace ne pesait sur la ville qui était sous contrôle Républicain, pour l'instant du moins, mais la balance ne penchait plus, la bataille se terminait. La république n'avait pas gagné mais elle n'était pas loin, et même si des hommes du CDZ débarquaient, ils seraient accueillis par plusieurs rafales de tirs. Seuls les airs n'était pas sous contrôle, mais au moins, la situation terrestre l'était, et du bon côté.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Lun 29 Juil - 4:31

« Alexandre, Alexandre, Alexandre… Si seulement c’était si simple. Si je mets les pieds hors de ce hangar, ils vont me tuer quand même. Toi t’es un type bien. Ta parole vaut quelque chose. Il y a de vraies ordures dans la République qui me préfèrent six pieds sous terre à en vie. Des gens avec des grades plus élevés que le tien. Eux n’ont aucune parole. Et puis tu négliges un détail important… »

Faisant signe à un de mes gars de s’avancer, avec un des otages. Otage qui me fut remis et qui servirait admirablement bien de bouclier humain. Il s’agissait d’une jeune femme pour le moment en bonne santé dont les habits plutôt onéreux trahissaient un lignage important. C’était la fille de quelqu’un de puissant, donc ou de fortuné ou encore d’influent. Un otage de choix pesant par conséquent bien plus dans la balance qu’un vulgaire employé de spatioport. Éliminer des otages, c’est une chose. Éliminer ce genre de « VIP », c’était risquer de se mettre un allié à dos. Considérant la présente guerre galactique, perdre des alliés était stratégiquement nul. Après tout, pour un père dans le deuil, ce serait la République qui n’avait pas sauvé sa fille. L’Empire, dans ce cas, serait peut-être plus… Compétent. Vous voyez le beau schéma?

« Tu connais les riches et leurs curieuses manies? Voici l’enfant unique de l’actuel grand patron de Rendili StarDrive. Je suppose que tu ne connais pas son père. Moi si. Enfin, par l’intermédiaire d’autres personnes. C’est un homme au tempérament… Volcanique dirons-nous. Si son enfant chéri meurt, la République perd son soutien et il a énormément de poids, sur Rendili. Vous perdrez donc aussi Rendili.

J’ajoute que… La République et le CDZ ne sont pas en guerre, Alexandre. Le CDZ est LA plus grande puissance criminelle de la galaxie. L’Empire hésite à nous chercher des emmerdes. Les chasseurs de primes de la guilde marchent avec nous. Si je ne rentre pas à la maison, la République va livrer une guerre sur deux fronts. J’ajoute : faut-il vraiment que je lance le signal de détresse pour faire débarquer NOTRE flotte? »


Gagner du temps? Non. Loin de là. Je testais le républicain. J’avais devant moi un type avec des couilles et un cerveau. Mon genre de type quand je dois faire des contrats… Légaux. Oui, tout pourrait finir en bain de sang. Saedlis, par contre, était trop malin pour laisser les choses dégénérer. Nous allions discuter. Négocier. Comme des gens civilisés, comme des gens d’affaires. Nous voulions tous les deux la même chose, on? Il fallait alors s’entendre sur le partage. Si ma flotte débarquait, les pertes de la République exploseraient. Dans l’espace, je veux dire. Nous n’aurions jamais l’avantage sur terre sans renforts lourds et je n’avais pas de complément de chars Canderous sous la main. Nous jouions au sabacc, au fond. La mise était simplement différente. TRÈS différente. Les conséquences aussi. Nous risquions gros tous les deux.

Il n’y avait pas que du matériel et des otages en jeu. Il y avait aussi nos vies respectives. Mourir pour mourir, c’était con. Nous ne l’étions pas, ni lui ni moi. Cela revenait à dire que nous voulions vivre pour quelque chose. C’était un facteur à considérer dans notre échange. Impressionnes moi, Saedlis. Montres moi que la République a plus de couilles que les impériaux qui règlent leurs différends diplomatiques à coup de blaster. Joues tes cartes comme il faut et qui sait… Tu auras peut-être de mes nouvelles dans le futur. J’avais déjà mis dans ma poche plusieurs militaires républicains par le passé : je pouvais le refaire. J’avais développé d’excellents rapports avec des gens de toute faction confondue. Comme quoi être dans le crime ne veut pas dire brute épaisse à peine capable de tenir une arme. C’était choisir ses alliés dans la tourmente à venir.
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mar 30 Juil - 21:00

« Alexandre, Alexandre, Alexandre… Si seulement c’était si simple. Si je mets les pieds hors de ce hangar, ils vont me tuer quand même. Toi t’es un type bien. Ta parole vaut quelque chose. Il y a de vraies ordures dans la République qui me préfèrent six pieds sous terre à en vie. Des gens avec des grades plus élevés que le tien. Eux n’ont aucune parole. Et puis tu négliges un détail important… »

Un détail? Quel détail? Alexandre ne voyait pas le détail oublié. Ou du moins, il ne s'apercevait pas de quel détail elle voulait parler. Elle fit appel à l'un de ses soldats qui lui emmena une otage, une jeune femme élégante richement vêtu. Le lieutenant comprenait... CE détail. C'était vrai, il l'avait complétement oublié, mais il ne baissa pas son arme malgré le fait que son ancien alliée devenue ennemi s'en serve de bouclier. Alexandre commençait à comprendre où elle voulait en venir, elle négociait sa vie et ses gains. Pourtant, hors de question pour le lieutenant de tout laisser tomber, il ne s'était pas battu pour rien, n'avait pas accompli cette mission pour rien, et ne reviendrait pas sur Corellia avec...Rien. Bref, autant dire qu'il ne voulait pas perdre mais il ne voyait pas encore le rapport entre l'otage et la négociation, mais comme pour éteindre ses doutes, elle lui déclara:

« Tu connais les riches et leurs curieuses manies? Voici l’enfant unique de l’actuel grand patron de Rendili StarDrive. Je suppose que tu ne connais pas son père. Moi si. Enfin, par l’intermédiaire d’autres personnes. C’est un homme au tempérament… Volcanique dirons-nous. Si son enfant chéri meurt, la République perd son soutien et il a énormément de poids, sur Rendili. Vous perdrez donc aussi Rendili.»

Là, elle marquait un point. Et la République ne tolérerait pas la perte d'un allié. Il raffermit sa prise sur son arme, détailla la jeune femme avant de chercher un point faible pour tirer mais il n'en trouva aucun. Cette chef du CDZ avait l'art de savoir prendre des otages et de s'en servir pour se tirer des pires guêpiers apparemment. La jeune femme suppliait du regard Alexandre qui ne baissa pas son arme. Ses soldats attendaient un quelconque signal, mais le lieutenant ne voulait pas que cela se termine en un bain de sang où personne n'y gagnerait. Lui il voulait la victoire de la République, mais il fallait parfois savoir faire preuve de stratégie et laisser vaincre l'adversaire pour mieux le détruire ensuite. Le lieutenant n'aimait pas le chantage mais dut s'y plier lorsque la commandante des hommes du CDZ ajouta:

« J’ajoute que… La République et le CDZ ne sont pas en guerre, Alexandre. Le CDZ est LA plus grande puissance criminelle de la galaxie. L’Empire hésite à nous chercher des emmerdes. Les chasseurs de primes de la guilde marchent avec nous. Si je ne rentre pas à la maison, la République va livrer une guerre sur deux fronts. J’ajoute : faut-il vraiment que je lance le signal de détresse pour faire débarquer NOTRE flotte? »

L'officier croyait en chacun des mots qu'elle venait de prononcer, il croyait en l'existence de cette flotte, il croyait que le CDZ était la plus puissante organisation criminelle. Le hors-la-loi jouait sur la diplomatie, et Alexandre savait, comme beaucoup, qu'une guerre sur deux fronts...C'était intenable. Elle avait raison, il baissa son arme au grand soulagement de la jeune femme et à la grande alarme de ses hommes. L'un deux s'approcha pour lui proposer d'éradiquer la vermine mais Alexandre lui répondit que seul un imbécile pouvait faire ça, il allait falloir négocier, et le lieutenant avait le sens des affaires, il était dur. Il y avait deux choix: Soit on tuait tout le monde et les conséquences seraient d'une guerre sur deux fronts et la perte d'un allié à ne pas écarter. De plus, si les otages était tués, la réputation de la République diminuerai et personne ne se sentirai en sécurité. Soit on négociait et on gardait un allié, la paix sur un front et avec un peu de chance, on récupérait le matériel. Alexandre finit par déclarer:

-Soit. Je veux bien négocier et vous propose le marché suivant: Je vous laisse partir vous, vos hommes, votre vaisseau avec la moitié du matériel à la condition que l'autre moitié soit restitué à la République avec les otages. Et sans vouloir vous contredire, vous aurez l'avantage dans l'espace, mais sur terre? Nous avons plusieurs milliers d'hommes et bientôt des véhicules lourds de soutient.

Le lieutenant exagéré un peu sur l'état actuel des forces de la République, mais se serait bientôt le cas pour ce qui concernait les véhicules. Et si la situation s'envenimait, alors, il y aurait plus que quelques milliers de soldats car Thyferra ferait appel à plusieurs planètes de la République. Le score remontait; deux à un pour la hors-la-loi. Alexandre la laissa réfléchir en essayant de paraître le plus rassurant possible pour la jeune femme. Si cette dernière s'affolait, il n'y aurait plus d'espoir. Fort heureusement elle se calma et le lieutenant reporta son attention sur ça qui semblait être l'une des chefs du CDZ. Lui tiendrait parole, mais elle? Il en doutait c'était vrai, aussi il s'inquiétait. Mais son inquiétude tomba rapidement, si elle ne tenait pas parole il ne serait pas obligé de tenir la sienne, et la ferait sauter aussitôt le vaisseau sortit du hangar. Pas vraiment rassurant. Ni pour lui, ni pour elle.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Mer 31 Juil - 3:35

« Contre-offre : oui, je te laisse la moitié du matériel. C’est honnête, je veux bien consentir à ça. Sauf que je choisis ma moitié. Tu dis moitié, moi je la considère en chiffre. Pas à la puissance de feu ou à la taille des armes. Par contre, pour les otages… On va faire ça comme ça : je les laisse tous partir SAUF la fille. Ce sera ma garantie que tes potes corrompus ne me descendent pas. Si tu veux la fille…

C’est que tu prends sa place dans ce cas. Tu viens avec moi et quand j’aurais mis suffisamment d’années lumières entre ici et que j’aurai rejoint la flotte qui m’attend, je te déposerai à la base républicaine la plus proche. Si tu veux, je te file même une navette républicaine qu’on a piquée à des espions impériaux. Penses y bien Alexandre. Un otage, une garantie, repart avec moi. La fille. Ou toi. Ce n’est PAS négociable. »


C’était un choix stratégique à faire, encore une fois. Saedlis n’était pas con. Il savait que si je ramenais sans cesse que certains de ses potes me tireraient dessus quoi qu’il promette, c’était que je savais de quoi je parlais. Un coup de bluff, là-dessus? À quoi cela me servirait? Sa réponse montrerait deux choses : son intégrité à lui et la foi qu’il avait dans la République qu’il servait. Et dire que ce type n’était qu’un lieutenant. Il avait plus de cervelle que bien des généraux ou amiraux que je connaissais. Comme quoi le pouvoir corrompt effectivement. Quel otage choisir, Alexandre? Tu sais comme moi que chaque choix est lourd de conséquences. Très lourd de conséquences même. Pour le moment, côté matos, c’était à moitié honnête, à moins de redéfinir « moitié moitié ». Mais comment négocier une clause non négociable?

Si Alexandre me laissait partir avec la fille, il y avait un risque que je la rançonne à son paternel, pour faire un profit juteux. Les officiers corrompus qui avaient suffisamment de poids pour me faire descendre seraient forcés de patienter encore un peu pour m’avoir et je m’en sortirais indemne. Si je rançonnais la fille, la République, non. Le père demanderait pourquoi la République a laissé des criminels partir avec sa fille. Quand il saurait que c’était pour du matériel, il sauterait un plomb monumental et… Mais c’était partir du principe que je serais malhonnête. Il fallait considérer L’AUTRE option. Si j’étais honnête, que je rendais la fille mais que les corrompus la descendait ou la capturait entre temps? Je n’avais toujours donné aucun nom. Information qui se monnaye, quoi. Donner pour donner, ce n’est pas mon style tous les jours ça.

D’un autre côté, s’il acceptait de servir d’otage, rien ne lui garantissait que je le relâcherais, que je ne le vendrais pas aux impériaux après l’avoir fait interroger par mes gars. Encore là, les corrompus lui feraient des ennuis sur le pourquoi il n’avait pas simplement fait un bain de sang pour racheter toute l’opération. Sa carrière pourrait être menacée. En même temps, si j’étais honnête, tout se passerait sans emmerdes. Je ne sais pas si Alexandre était au courant de la réputation du CDZ mais d’ordinaire, nous ne poignardions pas dans le dos. Contre-productif ça. Pensez-y : vous en trahissez un et les autres, qui ne vous font déjà pas beaucoup confiance, ne veulent plus rien savoir de vous. Politique. Tout tournait autour de ce mot. Évidemment, Alexandre était un type malin. Peut-être qu’il aurait sa propre contre-proposition. J’avais hâte de voir…
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Alexandre Saedlis
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann] Jeu 1 Aoû - 0:18

C'était lui ou la jeune femme. La hors-la-loi avait jouée carte sur table. C'était le lieutenant qui semblait avoir perdu. A ce jeu-là, il n'était pas aussi excellent qu'au combat. Résoudre cette situation à coup de blaster ne servirait à rien. Alexandre avait écarté depuis quelques temps cette idée. Il avait mené ses hommes au cœur de la bataille, en était arrivé à démanteler un complot où certain commandant se seraient cassés les dents. Et voilà le résultat: être obligé de laisser fuir son adversaire. C'était comme un général ayant remporté une grande victoire et que l'on dégradé, un enquêteur renvoyé alors qu'il avait résolu plusieurs énigmes. Mais le lieutenant aurait ses conditions, il avait son grade, mais ce qu'il voulait garder par-dessus tout, c'était ses armes. Alors en avant. Autant faire la proposition. De toute façon, l'officier ne voyait pas pourquoi il ne garderait pas ses armes et sa liberté de mouvement.

-J'accepte vos conditions, mais j'assiste au déchargement et au partage du matos. Ensuite, les otages passeront dans ma zone, je passerais dans la vôtre. En revanche je garde liberté de mouvement et toutes mes armes. Et si l'envie vous prend de me trahir, je nous fais sauter tous autant que nous sommes.

La menace était réelle, il marquait un point. Il savait ce qu'il risquait: La mort. Mais il ne serait pas le seul, en effet, sa ceinture contenait plusieurs explosifs qui formaient une arme dangereuse. Si Alexandre en allumait un, tous les autres feraient "Boum!". Un beau feu d'artifice. Le lieutenant soupçonnait néanmoins la Hors-la-loi d'être plus honnête, et de tenir parole plus que ce qu'elle le laissait croire. Aussi, il avait un minimum confiance en elle et en sa parole, mais c'était à elle d'accepter ou non la proposition. Alexandre espérait qu'elle accepterait sans trop de difficultés. De toute manière, il n'accepterait aucune autre proposition. C'était à elle de voir, sinon, et bien, c'était la guerre. On n’abusait tout de même pas de la République, il y avait des limites, on les avait atteintes. Le lieutenant nota la surprise de ses soldats pour la réponse, mais d'un geste il les calma.

-Lieutenant, un mot, et nous en faisons de la...
-Il suffit!! Assez de morts pour aujourd'hui!!

A présent, chacun allait devoir tenir parole. Alexandre regarda l'otage, ils ne s'étaient jamais rencontré, jamais parlé, n'avaient eu aucun lien, mais c'était terminé, à présent ils avaient un lien, l'un formait l'offre, l'autre la demande. Alexandre savait que son heure n'était pas venu, il remettait sa confiance en la république...Lors du débarquement des renforts, il avait entendu dire que la République préparait une immense armée de clones et que des vaisseaux de tous types se construisaient sur les chantiers. La république, contrairement à ce que pensait Alexandre, avait déjà pris les devants, elle avait compris qu’il allait lui falloir une flotte puissante. Autant dire que cette armée n’arriverait pas sur place à temps, et le temps de réunir la flotte, se serait trop long. Le lieutenant attendait à présent la réponse, un oui, ou un non, il fallait voir…
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MessageSujet: Re: Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann]

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Une histoire de materiel, et d'hommes de peu de confiances. [PV Tyria Zann]

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