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Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan]

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Valin Blackbird
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MessageSujet: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Dim 30 Juin - 5:31


    Cyrillia est un monde que beaucoup oublient. Assez éloignée des centres névralgiques impériaux tout comme ceux de la république, elle est largement considérée comme un objectif stratégique mineur qui ne vaut pas les pertes qu'un assaut occasionnerait. Pourtant, trop de gens oublient qu'une planète n'est pas une usine de droïdes qui appartient à un camp ou à un autre. Des gens vivaient ici, avec leur lot quotidien de problèmes, leur travail, leurs envies. Leur vie.
    Une planète était assez vaste pour abriter un fonctionnement propre et autonome. Même si loin des intérêts galactiques. La plupart des yeux étaient rivés vers le front, d'autres vers les sièges du pouvoir politique. Pas les siens. Pas ceux de Valin Blackbird. Dans l'immédiat, les yeux de l'amiral étaient dirigés vers une femme. Elle se tenait droite, les cheveux bien coiffés, l'uniforme impeccable et le ton parfaitement maîtrisé. A en juger par ses chaussures qui relevaient à la fois de l'esthétique et de la torture pour les pieds, elle devait posséder une grande résistance à la douleur.



      << Le restaurant est à vous pour la soirée monsieur. Nos trois hôtesses seront là pour le service, elles ne vous dérangeront que si vous leur faites signe. Voici une bouteille de la liqueur la plus réputée de Cyrillia, elle vous est offerte pour votre générosité envers notre établissement. >>


    Un sourire poli plus tard, la dame tourna les talons et s’éclipsa. La salle était vaste. Des tables circulaires étaient placées régulièrement à une distance parfaite les unes des autres. D'amples rideaux rouges en soie couvraient les murs et laissaient entrevoir des fenêtres aux bordures dorées qui donnaient sur une étendue verte. La vue était malheureusement gâchée par un temps exécrable. Un mur de pluie grisâtre venait obscurcir la vue sur l'extérieur. Dommage. Ses doigts glissèrent sur le tissu qui recouvrait les tables. D'un blanc parfait, son sens du toucher, cependant, ne lui permettait pas de deviner la matière le constituant. Les couverts étaient en argent, en vrai argent. Il avait appris à discerner les métaux selon leur bruit. Une astuce de grand père que lui avait appris... son grand père.

    Il pensa revenir ici pour dîner avec Lyn un de ces soirs. Il ne pouvait plus digérer les rations militaires depuis quelques temps. Le fait qu'il ait le choix d'aller chercher ou de faire venir des repas dignes de ce nom rendait cela encore plus insupportable. Il n'était pourtant pas venu ici pour payer tout un restaurant pour une soirée afin de s'offrir une dégustation en solitaire. Il était ici pour affaires. Une personnalité plutôt importante de ce qu'il appelait pour lui-même le "monde souterrain" devait venir le rejoindre.
    La plupart du temps, dans ce genre de situation, il traitait avec des pirates pour les piéger ou les retourner contre d'autres pirates. Ne jamais faire confiance à qui ne suit aucune règle. C'était l'un de ses principes. Cette fois-ci, en revanche, c'était différent. Il ne s'agissait pas d'un simple accord temporaire passé sous la table avec un capitaine en sursis de mort. Il devait rencontrer en personne un "homme d'affaires" qui lui obéissait à certaines règles. Valin ne le connaissait pas, en dehors de deux ou trois infos qui relevaient plus de la rumeur que du renseignement durement acquis. Pourtant, son réseau avait déjà identifié le personnage et il avait quelque chose à lui proposer. Le genre de chose que l'on propose à un genre d'homme que l'on reçoit avec un restaurant hors de prix vide et l'une des meilleures bouteilles de la planète.
    Lui même avait quitté son traditionnel uniforme pour une tenue civile de circonstance. Une tenue de soirée noire, sobre mais classe. Suffisamment chère pour ne pas offenser son invité, mais assez épurée pour ne pas le rebuter non plus. Il était aussi anormalement bien coiffé et avait troqué ses bottes militaires pour des chaussures de ville de la même couleur que sa tenue. Il ne saurait jamais si il avait fait ça parce qu'il voulait réellement que son projet aboutisse, ou simplement parce qu'il rencontrait enfin quelqu'un digne d'intérêt. Les patrouilles en bordure de territoire impérial, les affrontements gagnés d'avance avec les pirates, les jeux de pistes avec le BSI. Tout cela devenait de la routine. Ennuyeux. Simple. Un peu d'action bon sang... il n'avait tout de même pas fait tout ce chemin pour ça. Surtout en temps de guerre !

    Il n'avait pas pris son arme avec lui. Il n'était même pas surveillé. Il avait eu envie d'une journée tranquille. Certes, le secteur avait déjà été discrètement quadrillé à la recherche de toute menace potentielle trop importante mais ensuite, il s'était baladé seul toute une après-midi pour changer d'air avant sa rencontre avec l'intéressé. Lyn devait probablement tout suivre sur une armada de moniteur depuis l’orbite avec des escouades de reconnaissance sous couverture au sol. Il n'avait rien ordonné de tel, mais elle était payée pour en prendre l'initiative. C'est fou ce que l'on oublie du monde urbain et du quotidien des civils lorsque l'on passe sa vie sur un croiseur stellaire. Un peu plus tôt, il avait confondu un beuglement animal avec l'alarme incendie du Crépuscule. Il était grand temps de respirer à l'air libre. Ou plutôt, l'air réchauffé d'une salle conditionnée dans le cas présent. Puisqu'il pleuvait. Il allait attendre encore une heure, puis en conclurait que le rendez-vous a été annulé. Disons une demi-heure. Valin n'avait pas déjeuné.
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William Costigan
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Mar 2 Juil - 7:30

William avait reçu un message d'un expéditeur inconnu, non pas inconnu dans le sens où il avait simplement caché son identité, mais parce qu'il avait usé de manœuvre pour empêcher de remonter la source. Ce ne fut pourtant pas faute d'avoir essayé, malgré la puissance de calcul et de renseignement du réseau Costigan et Vivo Ultra. Il s'agissait donc là de quelqu'un de très intéressé à la fois pour un marché et encore plus probablement pour une grande discrétion.

Un lieu, un rendez-vous, c'est tout qu'il y avait de mentionné, pas même le sujet concerné ou le marché à prévoir. William ne pouvait laisser cela au hasard ou même à quelqu'un d'autre, sa curiosité avait été touchée, aussi, il ne se contenterait pas d'envoyer un négociateur mais ce déplacerait en personne. L'annonce avait créé remous et rumeurs, cela faisait longtemps que William ne se déplaçait plus pour des entretiens, sauf avec les Hutts, bien entendu. Adreï refusa bien entendu que William s'y rende seul, il en était même hors de question. Il irait avec la navette Loronar modifiée (cf données personnelles) avec quelques gars, prêts à intervenir au moindre problème. Ces quelques gars n'étaient ni plus ni moins que des Mercenaires surarmés et surentraînés, dont les services étaient dédiés aux problèmes des Costigans et, dans une moindre mesure, à ceux de Vivo Ultra. Ainsi, ce fut cette petite équipe de 8 personnes, c'est à dire le pilote, William et 6 mercenaires qui se rendirent sur Cyrilia.
William n'avait jamais eu à s'y rendre, chose qu'il regretta quand il découvrit ce paysage inédit et dépaysant. Durant le trajet, il répéta et fit répéter plusieurs fois ses directives, il ne voulait pas de débordement et surtout, que ces mercenaires bourru viennent gâcher une négociation qui pouvait en valoir le coup :
" Messieurs, je me permets de vous le répéter, car je ne tolérerais aucun écart vis à vis de mes directives, la continuité de votre activité sur-rémunérée au service des Costigans en dépend : Vous ne quitterez pas le vaisseaux tant que je ne vous y inviterais pas. Pour vous y inviter, je vous enverrai un message que j'ai préprogrammé dans mon comlink, il vous donnera très précisément mon emplacement et ma situation au moment de son envoie. Ensuite, quelle que soit ma situation à votre éventuelle arrivée, je veux que vous vous adressiez à moi sans ouvrir le feu, à moins que l'adversaire ne mette vos vies en danger. Enfin, et uniquement si je ne suis plus en état de vous répondre, vous procéderez à une extraction, si possible sans tirer une seule balle. S'il devait m'être arrivé quoi que ce soit, vous demanderez à mon interlocuteur de bien vouloir vous suivre, afin de s'expliquer devant Adreï, mon second. Si vous prenez une quelconque initiative qui ne répondrait pas à ces directives, vous recevrez votre paye, certes, mais plus jamais vos services ne seront demandé par les Costigans, plus JA-MAIS. J'espère que vous m'avez bien comprit ! "
Idéalement, les mercenaires n'auraient même pas à sortir du vaisseaux, ils ne seraient qu'une mesure de sécurité supplémentaire, le revolver et le cutter laser de William étant capable de régler bon nombre de situation de façon chirurgicale, bien que parfois tendues.

Il sortit alors du vaisseaux qui c'était posé non loin du point de rendez-vous, il pleuvait, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas été soumis à ce genre d'intempérie et n'était point équipé pour cela. Sa veste impeccable, de couleur ocre prit rapidement une teinte plus sombre, plus profonde, les cheveux de William furent plaqué sur son crâne et de fines gouttelettes se mirent à tomber sur ses épaules, quand il arriva enfin au restaurant, il n'eut qu'une seule chose en tête : ôter sa veste et demander une serviette pour ses cheveux, ainsi que de quoi se recoiffer rapidement, pour ne pas être incommodé durant la négociation. L'homme massif dominait de toute sa taille, ses cheveux trempés joint à sa veste toute aussi sèche lui donnant un air terrible. Il avait avec lui une mallette contenant quelques échantillons, quelques datapad d'information et trois projecteurs holographiques capable d'afficher quelques chiffres, les vaisseaux de transport, les containers, les moyens mis en ouvre, les différents trajets, les planètes desservie...
C'est quand les hôtesses s'occupèrent de lui qu'il se rendit compte que le lieu était désert, sauf une table était occupée, un homme y était attablé.
** Bon, ce n'est pas une femme, à la fois bon et mauvais point. Mauvais car il ne se soldera pas par des réjouissances à la signature du contrat et bonnes dans le sens où cela ne se soldera pas par des réjouissance à la signature du contrat. **
Sec et de nouveau dans un état convenable, William s'approcha de la table occupée, ne manquant pas d'adresser un clin d'oeil à l'une des hôtesses, et s'y présenta, avant de prendre place :
" William Costigan, je serais enchanté une fois que nous aurons fait affaire et je dois avouer que vous avez bien choisi l'endroit pour cette entrevue, si on oublie la pluie. Je vous présente la situation : Nous allons aujourd'hui convenir d'un contrat qui sera ensuite mit en oeuvre selon la priorité définie et les disponibilités. Si jamais qui que ce soit dans cet établissement devait avoir un comportement suspect, je vous signale que je suis venu, comme de coutume, armé et que des hommes sont prêt à intervenir dans le cas d'un hypothétique litige. Je me contenterai de vous appeler "vous" et vous m’appellerez Mr Costigan, sauf si cela ne vous convient pas. "
William tira sa chaise pour s’asseoir et posa sa mallette sur la chaise à sa droite et en sortit une enveloppe contenant une feuille de papier vierge, d'un motif à l'effigie de la famille Costigan, divisible en deux fines feuilles qui seraient les deux même exemplaires authentiques et un stylo plume ouvragé.
" Nous utiliserons ce moyen pour rédiger le contrat, les duplicata étant ardu à produire et la durabilité du support fiable, aussi je vous demanderai d'être précautionneux lors de la rédaction de votre partie. Si ces conditions ne vous conviennent pas, dites le maintenant, j'ai horreur des surprises. "
William laissa l'enveloppe contenant le stylo et la feuille à disposition de son interlocuteur, il en profita pour refermer sa mallette et jeter un coup d'oeil sur son comlink, voir si tout allait bien et surtout, si l'option qu'il avait configuré pour appeler du secours était toujours active, ce qui était le cas.
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Mer 3 Juil - 14:32


    Une nouvelle personne pénétra dans le restaurant. Immédiatement, Valin imagina sa seconde s'approchant à grand pas vers lui, la mine désapprobatrice, lui suggérant vivement de regagner le vaisseau. Lorsqu'il constata, de loin, que ce n'était pas le cas il se rendit compte qu'il était en train de siffloter un hymne impérial et il cessa. L'homme parvint à sa hauteur, présentable, comme il s'y attendait et courageux. Des tas de concurrents auraient pu lui tendre un piège et si William Costigan était aussi prudent que Valin Blackbird, alors il aurait des hommes prêts à intervenir, une arme sur lui, et peut-être même une autre garantie qu'il ne connaissait pas encore. Cela allait peut-être trop loin ceci dit. Costigan se présenta avant de prendre place. l'amiral lui avait fait cordialement signe de s'asseoir mais n'était pas certain que son interlocuteur l'ait remarqué. Peu importe. Son identité n'avait même pas visiblement l'air de l'intéresser. Malgré l'aspect mystérieux de la rencontre, l'homme d'affaires n'avait probablement pas que cela à faire, et les rencontre crapuleuses devaient généralement se dérouler vite et seules les informations strictement nécessaires devaient être échangées. Pourtant, il allait devoir y passer, car ce n'était pas une simple vente de propriété que Valin comptait organiser. Il fallait que ce soit clair, parfaitement compris et d'une discrétion absolue. Il accepta poliment la feuille et le stylo mais n'y toucha pas. Il attendit patiemment que son invité ait fini de parler pour ne pas le froisser, puis décida d'éclaircir quelques points.


      << Bonsoir monsieur Costigan et merci d'être venu, en personne qui plus est.
      Je me nomme Valin Blackbird, je suis amiral dans la marine impériale et je crains que votre matériel ne soit inutile. Ne vous alarmez pas, c'est simplement que l'affaire que je souhaite conclure ne revêt aucun caractère officiel et que je dois avoir la certitude absolue que le nombre d'éléments qui peuvent amener qui que ce soit à nos intérêts communs est le plus bas possible. >>
      Acheva-t-il en retournant calmement les feuilles et le stylo qu'il examina cependant l'espace d'une paire de secondes.


    Il joignit ses mains devant lui en s'avançant légèrement. Il devait maintenant lui expliquer de façon compréhensible qu'il lui proposait de voler une fabrique de droïde impériale avec l'accord d'un amiral impérial. Le tout sans que les renseignements ne l'apprennent. Autant dire que si il donnait trop de détails trop vite, ça allait devenir pénible mais que si il l'exprimait comme ça, son interlocuteur partirait sans même prendre la peine de lui dire au revoir.


      << Je me permets de vous expliquer le contexte. Ceci est entièrement personnel et n'a rien à voir avec les affaires officielles impériales. Vous allez même rapidement comprendre qu'il ne faudrait pas que les autorités impériales - autres que moi-même, bien évidemment - ne l'apprennent. Notre Empereur actuel a prit le pouvoir par la force. C'est un stratège. Pour marquer son territoire, il a renouvelé les cadres de l'armée impériales pour des raisons et des intérêts qui ne nous concernent pas. Cependant, l'administration décadente de l'Empire est toujours entre les mains d'une vieille aristocratie dont je descends directement et qui agrippe le peu de pouvoir qui lui reste. Ses réseaux sont encore puissants est bien informés. Voilà comment je connais l'existence d'une faille qui m'est exploitable, ici, sur Cyrillia et avec votre aide. Il marqua une courte pause, afin de rendre son long monologue digeste par son invité. Son sourire polit s'effaça à nouveau lorsqu'il reprit.

      Les principaux cadres de l'usine de droïdes Serv-O-Droid Inc. sous direction impériale de Cyrillia appartiennent à mon réseau d'influence. La production est soumise à une ancienne règle de quotas inintéressante sauf en un point : Les autorités supérieures doivent être averties en cas de perte supérieure ou égale à 7% de la production. Autrement dit, c'est un peu moins de 7% qui peuvent nous revenir avec votre aide. La main d’œuvre et plus particulièrement la non mécanisée ne sait pas où se dirige la production, il y a donc possibilité de la détourner. Malheureusement pour moi, les transporteurs appartiennent à d'autres services. Me compliquant la tâche pour un détournement personnel. En revanche, il est parfaitement possible que votre compagnie de transport, sous couverture que je me ferais un plaisir de vous faire fournir, vienne chercher ce qui sera considéré comme des "pertes". Je vous propose de saisir 50% de mes bénéfices, soit 3% de la production totale de l'usine. Afin de ne pas rendre notre opération suspecte aux yeux de quelques fouineurs éventuels, je vous suggère que mes hommes opèrent des pertes aléatoires selon les cycles de production avec une moyenne régulière de 6% de pertes. D'où vos 3%. Les frais de transports seront à la charge de votre compagnie. La part de mes hommes sera à ma charge personnelle. >> Termina-t-il sur un ton léger.



    Ce n'était pas la première fois qu'il organisait ce genre de coup. Même un coup pareil. Les chiffres paraissaient bas mais il s'agissait de faibles pourcentage d'un montant réel plus que conséquent. Peu probable que de l'équipement qui ne soit pas en grande partie militaire soit étroitement surveillé en temps de guerre. Surtout d'une région aussi éloignée des mondes impériaux principaux. Il attrapa une carte du restaurant pour choisir un plat pendant que Costigan réfléchissait à d'éventuelles questions. Il jeta un œil à ce dernier, le temps de dire :


      << Si vous comptez rester pour savourer le dîner que je vous offre, le pavé de Salky au miel est excellent. >>

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William Costigan
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Jeu 11 Juil - 8:50

<< Bonsoir monsieur Costigan et merci d'être venu, en personne qui plus est.
Je me nomme Valin Blackbird, je suis amiral dans la marine impériale et je crains que votre matériel ne soit inutile. Ne vous alarmez pas, c'est simplement que l'affaire que je souhaite conclure ne revêt aucun caractère officiel et que je dois avoir la certitude absolue que le nombre d'éléments qui peuvent amener qui que ce soit à nos intérêts communs est le plus bas possible. >>

Quand Valin retourna l'enveloppe à William, William fronça les sourcils avant de la ranger dans sa chemise.

**Au moins il a les idées claires, Amiral de l'empire, rien que ça, que peut-il bien vouloir ? Et mon matériel lui est inutile ? Il veut quoi ? Des hommes de main pour le tirer d'un sale coup ? S'il prend les Costigans pour des mercenaires de bas niveau, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude**

Valin prit alors la position de l'homme d'affaire en négociation : dos légèrement arrondis, les coudes sur la table, un peu penché en avant, parlant avec justesse en mesurant la force de sa voix. William n'avait pas encore adopté cette position, car pour l'instant, il ne savait pas quel était le sujet de cette entrevue.

<< Je me permets de vous expliquer le contexte. Ceci est entièrement personnel et n'a rien à voir avec les affaires officielles impériales. Vous allez même rapidement comprendre qu'il ne faudrait pas que les autorités impériales - autres que moi-même, bien évidemment - ne l'apprennent. Notre Empereur actuel a prit le pouvoir par la force. C'est un stratège. Pour marquer son territoire, il a renouvelé les cadres de l'armée impériales pour des raisons et des intérêts qui ne nous concernent pas. Cependant, l'administration décadente de l'Empire est toujours entre les mains d'une vieille aristocratie dont je descends directement et qui agrippe le peu de pouvoir qui lui reste. Ses réseaux sont encore puissants est bien informés. Voilà comment je connais l'existence d'une faille qui m'est exploitable, ici, sur Cyrillia et avec votre aide.

William afficha un léger sourire, entre satisfait et moqueur :
** Ainsi donc, l'Amiral Blackbird suit les directives de grand papa, pourquoi pas, je suis bien placé pour connaître l'importance de la famille dans ce monde, et surtout l'importance de la naissance, il est né pour devenir Amiral et moi un homme d'affaire. Nuire à l'empire, s'attirer le bon oeil d'un haut gradé de celui-ci et être payé pour, visiblement, je ne suis pas venu pour rien **

Les principaux cadres de l'usine de droïdes Serv-O-Droid Inc. sous direction impériale de Cyrillia appartiennent à mon réseau d'influence. La production est soumise à une ancienne règle de quotas inintéressante sauf en un point : Les autorités supérieures doivent être averties en cas de perte supérieure ou égale à 7% de la production. Autrement dit, c'est un peu moins de 7% qui peuvent nous revenir avec votre aide. La main d’œuvre et plus particulièrement la non mécanisée ne sait pas où se dirige la production, il y a donc possibilité de la détourner. Malheureusement pour moi, les transporteurs appartiennent à d'autres services. Me compliquant la tâche pour un détournement personnel. En revanche, il est parfaitement possible que votre compagnie de transport, sous couverture que je me ferais un plaisir de vous faire fournir, vienne chercher ce qui sera considéré comme des "pertes". Je vous propose de saisir 50% de mes bénéfices, soit 3% de la production totale de l'usine. Afin de ne pas rendre notre opération suspecte aux yeux de quelques fouineurs éventuels, je vous suggère que mes hommes opèrent des pertes aléatoires selon les cycles de production avec une moyenne régulière de 6% de pertes. D'où vos 3%. Les frais de transports seront à la charge de votre compagnie. La part de mes hommes sera à ma charge personnelle. >>

William adopta la "position de l'homme d'affaire" sans tarder.

** 3%, je n'ose imaginer la somme que cela doit faire, bien entendu, ils ne doivent pas faire le même chiffre d'affaire que Vivo Ultra. Je ne tolérerais jamais 7% de perte comme étant "acceptable", un peu plus de 5 milliards de crédits, qui pourrait se permettre une telle fourchette ! **

William ouvrit de nouveau sa mallette afin de pouvoir présenter les différentes sortes de convois qu'il pouvait mettre en oeuvre, les escortes également. Il se détourna de celle-ci quand son interlocuteur reprit la parole :

<< Si vous comptez rester pour savourer le dîner que je vous offre, le pavé de Salky au miel est excellent. >>

William haussa les sourcils avec un sourire aimable aux lèvres :

" Il serait dommage de ressortir d'ici le ventre vide ! "

William posa sa mallette sur la table et sortit son mini projecteur holographique. Il affichait un nuage de caractère étranges, William en sélectionna rapidement quelques uns avant qu'il ne se dissolve pour laisser place à un menu. C'était une version interactive, protégée par une sorte de mot de passe, les caractères n'avaient aucune signification, sinon qu'il fallait les sélectionner dans un certain ordre sous peine de se mettre en mode infraction, c'est à dire en balise GPS.
William sélectionna l'affichage de la flotte de Vivo Ultra, le model de porte-container s'afficha, présentant en détail les données du vaisseau, et montrant quelques courtes vidéo pour présenter le mode de chargement, atterrissage, navigation...

" Voici le plus gros porteur de cher Vivo Ultra, les convois sont organisés par deux, autrement dit, une capacité de Fret d'environ 1.200.000 tonnes. Cependant les containers standards ne sont pas adaptés au transport de matériel solide, c'est pourquoi je dispose de container spécialement aménagés, disposant de capacité moins grande, réduisant la capacité du convois à 1.050.000 tonnes, ce qui n'en reste pas moins conséquent. Escortés par 16 chasseurs, les différents contrats avec les pirates locaux assureront que les trajets se feront sans problème. Cependant et étant l'importance du convois, il me faudra un contrat réel avec Cyrillia pour pouvoir les déplacer jusqu'ici sans éveiller de soupçons. Je dispose donc de deux convois de cette gamme. Ensuite, en beaucoup moins imposant, j'ai un convoi de transport blindé que je compte dédoubler sous peu, alors le terme blindé peut choqué, mais c'est juste qu'ils sont appelés à se rendre en zone de conflit. Un simple contrat d'approvisionnement sur Cyrillia pourra suffire à justifier la présence de ces vaisseaux sur la planète, ils ont donc une capacité totale de 90.000 car organisés en convois de 3 vaisseaux. Escortés par 24 chasseurs, en plus d'êtres équipés de canons de défense, le transport sera totalement sécurisé, cependant les capacités de transport sont très largement inférieures. "

William décala le projeteur holographique, le laissant malgré tout en vue de Valin, il regarda celui-ci droit dans les yeux :
" Cependant, je ne vais pas risquer mon entreprise, ni ma liberté sans garantie. Cependant je ne veux pas de garantie financière, vous semblez en avoir très largement les moyens, de plus, si vous agissez pour l'empire, son soutien financier rendra toute dépense quasi infime. Il me faut donc des garanties, le temps de déploiement du projet, savoir si les procédures doivent être bâclées ou si j'ai le temps de faire rédiger des contrats légaux. Et il me faut aussi savoir quel type de convois vous intéresse du coup, afin de pouvoir organiser le calendrier des livraisons. "

Sur le projeteur holographique, il sélectionna un autre menu, faisant apparaître une carte stellaire, il sélectionna Cyrillia et laissa la main à Valin :

" Et enfin, il me faut un itinéraire, parce que charger les vaisseaux, je veux bien, mais il va bien falloir des décharger un jour et à un endroit précis. "

William attrapa la bouteille de liqueur et servis deux fond de verre, afin de pouvoir goûter avant de se risquer à les remplir plus.
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Dim 4 Aoû - 16:02


    Tandis que William prenait l'initiative de servir la boisson, Valin posa la main sur une petite sonnette dorée sur le bord de la table. Celle-ci résonna à travers la pièce. Cependant, ce n'était qu'un artifice de façon à respecter l'ambiance et le thème du restaurant. Le personnel ne tenait aucunement compte de la chose. En revanche, dans la partie réservée aux employés, une petite alarme se déclenchait de façon à ce qu'un serveur se déplace. Quelques instants plus tard, la même femme qu'un peu avant que William n'arrive se présenta.


      << En entrée : Spécialités marines douces aux condiments de la sélection du chef. >>


    Suite à quoi, elle s'en retourna d'où elle était venue tandis que d'autres individus auxquels il ne prêta pas attention remplaçaient leur assiettes. Valin, lui jeta un œil à l'appareil utilisé par son interlocuteur. L'itinéraire était simple. Il connaissait son dossier par cœur. En revanche, l'histoire du choix du transporteur le déconcerta quelque peu. Il prit un petit moment afin de réfléchir à la question.


      << Mon choix se porterait sur le second type de transporteur que vous me décrivez. Le matériel est lourd et nécessite certains aménagements. En ce qui concerne l'itinéraire, je vous laisse le choix de la route, la destination étant une station spatiale sur laquelle vous déchargerez afin de passer le relai à un réseau de revente sur le marché noir. Les bénéfices vous seront reversé en liquide à l'occasion des chargements que vous effectuerez sur Cyrillia. >>


    Il saisit ses couverts et entama le plat tandis qu'il cherchait sa formulation concernant la partie épineuse des garanties qu'il pouvait apporter à William concernant cette affaire. Lorsque l'on a beaucoup à perdre, la peur ou d'autres émotions peuvent prendre le pas sur la rationalité, les probabilités et les rapports bénéfices/risques.


      << Vous avez déjà un contrat monsieur Costigan. Vous allez usurper l'identité d'une autre compagnie officielle de l'Empire. Officiellement, toujours, ce que vous récupérez est catalogué comme pertes par l'entreprise. Vous arrivez sous une identité fausse, fournie par mes hommes aux vôtres, et vous passez sous couverture afin de récupérer le tout et de vous rentre aux coordonnées que je vous transmettrai si nous concluons cette proposition. Lors de votre approche de Cyrillia, vous serez enregistré comme appartenant à "Transports and Merch" qui travaille en collaboration avec l'usine habituellement. Les horaires seront agencées de façon à ce que vous ne croisiez jamais les véritables transporteurs de la compagnie. Administrativement, c'est imparable. Humainement, personne n'y trouvera rien à redire. Dans la mesure ou nous n'amputons absolument rien au matériel militaire livré à l'armée impériale, nous ne craignons strictement aucune enquête.
      Tout ceci est totalement illégal, je ne peux donc pas vous décharger de quoi que ce soit en ce qui concerne les responsabilités. >>


    Il saisit ensuite le verre pour dissimuler une grimace refoulée en buvant le fond de son verre précédemment servit par l'homme d'affaires. Ça passe ou ça casse. Ceci dit, il disait vrai. Il ne tentait lui-même sa carrière à ce moment précis que parce qu'il savait son plan dénué de toute faille. Les cadres étaient en mesure de lui fournir les horaires précises des arrivées des transports. Il entretenait d'excellentes relations avec les "marchands" de la stations Ibis spécialisée dans le commerce de contrebande. Tout était très bien huilé mais William Costigan ne le savait pas forcément.


      << La meilleure des garanties étant que si cela tourne mal, je serai dans la même situation que vous. Voir pire, puisqu'il en va presque de la haute trahison dans mon cas personnel. Je finirai en cellule pour trente ans dans le meilleur des cas. C'est la raison pour laquelle tout est parfaitement ficelé. Depuis votre autorisation factice atterrissage sur les plates formes de chargement aux réseaux de revente du marché noir implanté sur le secteur. De plus, le matériel non-militaire que nous allons dérober sera écoulé sur le marché républicain. En majeure partie. On ne peut pas savoir qui fera la meilleure offre. Ceci dit, toute trace de la provenance de la marchandise sera bien évidemment effacée. >>



Dernière édition par Valin Blackbird le Mar 20 Aoû - 12:12, édité 1 fois
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William Costigan
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Mar 6 Aoû - 8:39

William écouta avec attention tout ce que présentait le Jeune Amiral, plein de certitude, sur le papier, tout cela marchait à merveille et c'est justement ce qui gênait William. Il était évident qu'un homme important au sein de l'Empire, de l'aristocratie qui plus est, entretienne des relations avec énormément de monde, mais ce plan trop parfait ne lui inspirait pas confiance. Etait-ce un piège ou un véritable coup de maître ?

Si c'était un piège, il risquait de perdre sa flotte toute entière, Vivo Ultra et sa réputation. Sa vie n'entrait pas en ligne de compte, il y a bien longtemps qu'il ne vivait plus pour lui même, mais pour ce qu'il représentait. Il ne pouvait pas se permettre de rater cette chance, un tel contrat ferait fondre les Hutts de jalousie. Les différentes variables lui tournait en tête, mais refusaient de s'assembler, William devenait nerveux.

Il avala son verre d'un trait et se leva de table, se dirigea vers la sortie du restaurant sans mot dire, quand l'une des femmes faisant le service l’interpella, il pointa son revolver, chien tiré en arrière, juste entre les deux yeux de la jeune et belle femme, le canon démesuré n'était qu'à quelques centimètres du front de la pauvre jeunette. William porta alors son index disponible à ses lèvres :
" Allons chérie, laisse-moi dont, je la trouve très bien comme ça la déco pas la peine de la refaire, toi non plus "
Il fit un clin d'oeil à la serveuse avant de désenclencher le chien et remettre son arme dans son étui, la serveuse était restée là, les yeux écarquillés, traumatisée en réalisant que sa vie avait faillit être écourtée de beaucoup. William franchi la porte du restaurant et contempla la ciel déchaîné, la pluie tombait sur son visage et faisait friser ses cheveux. Allumant tant bien que mal une cigarette, il profita de ce moment de répit pour faire le vide. Emplissant ses poumons de fumée, il l'expulsait doucement, regardant le fin filet se perdre dans les bourrasques de vent. Caressant machinalement la crosse de son revolver, il empoigna l'arme et pointa le ciel sans pour autant tirer le chien. Pendant un instant, il songea à son père, la fierté ou le dégoût qu'il éprouverait vis à vis de ce qu'il était devenu. Sans doute les deux, dégoût du criminel, fierté vis à vis du pouvoir qu'il avait amassé.

Sa cigarette terminée, il jeta le mégot dans le vent et fit demi tour. Son costume, son visage et ses cheveux dégoulinants de pluie, on lui apporta une serviette, continua à marcher vers Vallin tout en séchant ses cheveux et son visage. Il se laissa lourdement tomber sur sa chaise et remplit le verre de Vallin ainsi que le sien, qu'il observa, le levant devant ses yeux, sa manche goutant allègrement dans son assiette, ruinant le plat qui y avait été présenté avec minutie. Sans quitter le verre des yeux, William rompit le silence :
" Après avoir réfléchit à ce que vous me proposez là, je n'ai que deux questions à vous poser, en fonction de vos réponse, je serais peut-être amené à vous tirer une balle dans la tête, bien qu'ailleurs aurait plus ou moins le même résultat. "
William quitta sa rêverie pour de nouveau regarder son interlocuteur :
"Voici mes questions : Pourquoi moi ? Enfin... pourquoi les Costigans ? Et l'autre question : Qu'est-ce qui m'empêche de vous vendre à l'Empire ? Je suis certain qu'il donnerait beaucoup pour découvrir ses traîtres, peut-être même plus que vous.
William n'affichait ni sourire, ni satisfaction d'avoir posé ces questions, au contraire, le sujet était grave et allait véritablement sceller sa décision vis à vis de la juteuse proposition de l'Amiral Impérial.

Il but une gorgée dans son verre, le reposant il ajouta :
" La liqueur est excellente en tout cas "
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Mar 20 Aoû - 13:23


    Lorsque William se leva, Valin ne sut pas vraiment quoi en penser. Dans le doute, il continua tranquillement son repas tandis que son interlocuteur s'éloignait. Il observa de loin la scène avec la jeune femme, se figeant le temps qu'il réalise qu'il ne tirerait pas. On ne pouvait jamais être certain avec ces types-là. Une fois dehors, il dirigea son regard vers le personnel venu apporter du soutien à l'employée. Il leur fit signe de ne pas appeler les autorités.
    Il ne savait pas combien il allait négocier pour la menace de mort en plus du silence mais cela allait certainement être plus que négocié à l'origine. Tant pis. C'était toujours dérisoire par rapport à ce qu'il allait pouvoir retirer de cette affaire.

    Finalement Costigan rentra à nouveau, trempé. Très professionnelle, l'équipe de l'établissement lui fournit une serviette. Lui-même s'interrompit, tandis qu'il avait déjà pratiquement terminé son plat. Il lui faisait penser à ces gens qui tournent en rond en paniquant dés qu'ils perdaient le contrôle. Il commença à suspect William d'être plus embêté par le fait que son plan soit trop bien préparé pour que ce dernier ait la moindre prise sur les évènements. Ou alors il était vraiment très anxieux à l'idée de tout perdre, mais franchement, selon Valin en tout cas, les risques étaient minimes.

    Devenant menaçant dans ses propos, l'homme d'affaires en revenait aux questions récurrentes. Lui "tirer une balle dans le crâne" n'était pas la meilleure idée de la soirée. Aucun des deux ne s'en sortirait vivant dans cette situation. Le dénoncer aurait probablement le même effet. Si c'était un test, lui-même prenait des risques avec cette attitude. Il ne se mettait pas tellement en valeur aux yeux de l'amiral. Le fait était qu'il pouvait s'en manger une d'un agent républicain sous couverture à n'importe quel moment. La menace de mort en elle-même n'était plus si effrayante à force. Et n'importe quelle entité à la conscience supérieure savait que la mort le terrifiait.
    Il passa furtivement son regard sur la bouteille dont l'autre ventait les mérites. Avait-elle un effet sur le jugement de son potentiel futur associé ?



      << Vous pouvez me "vendre" à l'Empire pour une belle somme très certainement ou même me tirer dessus, mais si vous n'acceptez pas mon offre, je vous invite plutôt refuser poliment. Car si je me retrouve en situation fâcheuse, mes amis feront le rapprochement avec une facilité désarmante. Et l'ennemi de mon ami...
      A mon humble avis, on s'arrangera pour me maintenir en vie le temps qu'il soit magiquement démontré que vous avez menti et que votre société a des tonnes de contrats secrets avec les républicains.
      Si vous enregistrez secrètement par je ne sais quel moyen, au moins, vous aurez la preuve que j'ai raison même si je ne suis plus vivant pour m'amuser à le clamer. Croyez-moi. A moins d'avoir de quoi faire tomber une bonne moitié de l'Empire, abstenez-vous de jouer sur le terrain politique impérial contre moi.

      En ce qui concerne votre société, je vous ai justement choisi parce que des gens bien informés m'ont fait savoir que vous étiez le type de personnes à préférer les bénéfices importants sur le long terme plutôt que le gain immédiat certain, mais de valeur modérée. Quitte à prendre un peu de risques pour relever le goût.
      Je préfère ne pas placer tout mes œufs dans le même panier. Et les paniers de bonne confection sont très difficiles à trouver. >>


    Plutôt satisfait de ses métaphores, il saisit son verre mais ne le porta pas à ses lèvres. Il afficha un sourire spontané.
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William Costigan
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Sam 24 Aoû - 4:10

Valin Blackbird a écrit:
    << Vous pouvez me "vendre" à l'Empire pour une belle somme très certainement ou même me tirer dessus, mais si vous n'acceptez pas mon offre, je vous invite plutôt refuser poliment. Car si je me retrouve en situation fâcheuse, mes amis feront le rapprochement avec une facilité désarmante. Et l'ennemi de mon ami...
    A mon humble avis, on s'arrangera pour me maintenir en vie le temps qu'il soit magiquement démontré que vous avez menti et que votre société a des tonnes de contrats secrets avec les républicains.
    Si vous enregistrez secrètement par je ne sais quel moyen, au moins, vous aurez la preuve que j'ai raison même si je ne suis plus vivant pour m'amuser à le clamer. Croyez-moi. A moins d'avoir de quoi faire tomber une bonne moitié de l'Empire, abstenez-vous de jouer sur le terrain politique impérial contre moi.

    En ce qui concerne votre société, je vous ai justement choisi parce que des gens bien informés m'ont fait savoir que vous étiez le type de personnes à préférer les bénéfices importants sur le long terme plutôt que le gain immédiat certain, mais de valeur modérée. Quitte à prendre un peu de risques pour relever le goût.
    Je préfère ne pas placer tout mes œufs dans le même panier. Et les paniers de bonne confection sont très difficiles à trouver. >>
William afficha un sourire satisfait, car il l'était, la négociation touchait à sa fin et malgré les divers tests de William, Vallin Blackbird était resté impassible et surtout, était resté sur ses positions, chose très importante !

William se reconcentra sur son planning des livraisons et, par translation, l'afficha sur le projecteur holographique précédemment posé sur la table :
Cela ressemblait à un calendrier en 4 couches, avec sur la première, le calendrier officiel de l'entreprise, les temps de déplacement estimé des vaisseaux, temps d'immobilisation, réparation d'envisagées... La seconde couche représentait la nature des cargaisons en pourcentage, les destinations et de degré de priorité de la livraison. La troisième indiquait les commandes illégales effectuées par divers clients, dont les noms étaient remplacés par des trigrammes dont les caractères ne semblaient pas intelligibles, d'autres trigrammes indiquaient la nature de la livraison. Enfin, la quatrième et dernière couche était interactive, là se trouvaient toutes les commandes à venir, qu'il fallait organiser sur les différentes couches. William désigna l'une des zones dans cette quatrième couche :
" Voici le créneau horaire que représente le déplacement d'un convoi porte-container jusqu'ici, comme vous pouvez le voir, vous n'êtes pas le seul à demander mes services. Cependant je vous place à un seuil de priorité équivalent aux livraisons urgentes, autrement dit, le déplacement se fera dès que vous me donnerez votre feu vert. Le plus tôt, en vue des livraisons déjà fixées, sera dans un mois. Est-ce que ce cela vous semble faisable ? "

William glissa une main dans l'une de ses poches intérieur pour en sortir un paquet de cigarette, il ne l'allumerait pas à l'intérieur, mais il en sortit deux, en proposant une à Vallin, sachant qu'il y avait peu de chance pour que l’Impérialiste l'accepte. C'était cependant sa coutume, d'allumer une cigarette après la poignée de main qui scellerait le contrat, c'était une habitude en plus d'être un plaisir.

" Vous savez, je suis un homme de principe, certes par forcement louable par la majorité des Impérialistes, mais c'est ainsi. Je ne flingue pas les jolies filles, j'expose à mon interlocuteur une possibilité de trahison de ma part et je fume une cigarette après chaque négociation. Pour moi tout à été dit, abordé et pesé, je suis prêt à accepter ce que vous me proposez, qu'en dites-vous ? Une cigarette ? "

William fit glisser la cigarette jusqu'à l'Amiral, curieux d'entendre sa réponse, presque autant pour la cigarette que pour ses disponibilités.
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Jeu 5 Sep - 12:39



      << Une cigarette ? >>


    Il posa la question presque stupidement, puis il la saisit prudemment, comme si la table allait le mordre. Il s'attarda quelques secondes dessus puis redirigea son attention vers William, amusé à son tour.


      << Je ne fume pas d'ordinaire, mais vous me rappelez quelqu'un qui tue ses victimes après avoir fait semblant de passer un accord avec elles. Il met du poison dans le verre ou offre un objet piégé...
      Ceci dit, c'est moi qui vous a contacté, alors à moins que quelqu'un soit parvenu à prévoir ce que je suis entrain de faire et avec qui, ça ne peut pas être un piège. Le cas échéant, je mériterais d'y rester...
      >>


    Il serra finalement fermement la poignée de main offerte et alluma sa cigarette avec le matériel que William lui proposa ensuite. Une grimace furtive passa sur son visage tandis qu'il se réhabituait à la sensation et au goût du tabagisme. Il plongea son regard dans le planning de l'homme d'affaires et détailla l'appareil, bien plus performant et récent que le matériel de série impérial standardisé. Ils pouvaient bien se vanter de posséder un budget militaire de meilleur qualité que la République, ils étaient encore particulièrement loin du must qui se faisait sur le marché noir du luxe. Et pourtant cette différence était moins marqué pour Valin qui n'hésitait pas à s'offrir du matériel dont les normes réglementaires pouvaient s'avérer douteuses. Son fusil favori, qu'il conservait dans une caisse au fin fond de ses quartiers à bord de l'Apocalypse était illégal même au sein de l'armée impériale à cause des dérives qu'avait entrainé sa commercialisation.
    Il se perdait en anecdotes et réalisa qu'il n'avait pas vraiment répondu à propos des disponibilités.




      << Un mois serait parfait.
      Si par hasard vous en veniez à rencontrer des difficultés dans le futur, pour une raison ou une autre, même extérieure à notre affaire... contactez-moi, en cas d'urgence. En dernier recours seulement. Sachez que je ne laisse quasiment jamais tomber mes bonnes relations. Quasiment. >>




[HRP Je te laisse conclure ?]
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William Costigan
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan] Lun 9 Sep - 20:11

Vallin Blackbird a écrit:
<< Je ne fume pas d'ordinaire, mais vous me rappelez quelqu'un qui tue ses victimes après avoir fait semblant de passer un accord avec elles. Il met du poison dans le verre ou offre un objet piégé...
Ceci dit, c'est moi qui vous a contacté, alors à moins que quelqu'un soit parvenu à prévoir ce que je suis entrain de faire et avec qui, ça ne peut pas être un piège. Le cas échéant, je mériterais d'y rester...>>
William était satisfait, il le fut encore plus quand il vit la grimace de Vallin : pour lui aussi les choses changeaient. William traitait avec un Impérial et lui, apprenait à traiter avec William.

Je ne tire que rarement dans le dos des autres, et seulement quand ils s'y attendent. J'ai toujours préféré faire les choses avec panache, alors tuer à coup de cigarette...

William sortit son cendrier de poche, le posa sur la table pour y écraser son mégot de cigarette avant de le déplacer jusqu'au milieu de la table, il le ramassera une fois que Vallin en aura fini avec la sienne.

Vallin Blackbird a écrit:
<< Un mois serait parfait.
Si par hasard vous en veniez à rencontrer des difficultés dans le futur, pour une raison ou une autre, même extérieure à notre affaire... contactez-moi, en cas d'urgence. En dernier recours seulement. Sachez que je ne laisse quasiment jamais tomber mes bonnes relations. Quasiment. >>
William eu un demi sourire :
J'espère faire partit de vos "bonnes relations", si tant est qu'un Amiral Impérial puisse considérer une relation avec un hors la loi comme "bonne". Sachez que de toute façon, je suis contrains au secret également de mon coté : Si divers associés ou concurrents venaient à apprendre mon alliance avec un Impérial, je serais immolé pour l'exemple, moi et tout ce que j'ai construit.
A très bientôt Amiral Blackbird, je vais demander à mes "chargés de communication" de trouver une voie sécurisée jusque vous. Vivement que nous fassions affaire !

Après une dernière poignée de main, William ramassa les divers objets sur la table, tourna les tallons et se dirigea vers la sortie, quand il passa devant l'une des femmes qui s'occupait du service, celle-ci fit un pas en arrière, faisant doucement rire William. La pluie ruissela de nouveau sur son visage, il profita de cet écran pour appuyer sur divers boutons de son comlink, indiquant ainsi aux Pirates des environs de ne plus tendre d'embuscade et aux mercenaires d'être sur le pied de guerre. Il commença à passer divers appels, préparant divers contrats fictifs avec Cyrillia, afin de pouvoir justifier le déplacement d'un bâtiment aussi gros sur la planète. Une fois qu'il fut dans le vaisseau, il regarda l'équipage et les mercenaires :

On va fêter ça dans une cantina ou un club. C'est moi qui invite !

Dans un grand cri de joie, le vaisseau décolla.

** Amiral Blackbird, notre collaboration risque d'être des plus profitable, je sens que nous ferons de nouveau affaire, très bientôt, nous sommes des hommes ambitieux après tout ! **
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MessageSujet: Re: Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan]

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Tant que ça reste entre nous... [PV William Costigan]

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