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Négociations "musclées" [PV Lilith]

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MessageSujet: Négociations "musclées" [PV Lilith] Sam 20 Oct - 9:11

L'astroport de Coronet était en effervescence, comme chaque fois qu'arrivait un imposant vaisseau. Celui ci plus que les autres, il s'agissait d'un antique paquebot C-3, plutôt bien entretenu pour son age, mais dont les passagers furent bien content de descendre. Parmis eux, se trouvait un Chiss de grande stature, spectacle assez surprenant en soi, escorté par son service de sécurité, une vingtaine d'hommes assez grands aussi, aux larges épaules, tous équipés de capes noires à capuche, passées sur un uniforme noir à veste croisée noire, pantalon noir et botes cirées noires. On pouvait voir leurs vibro-dagues et autres armes de poing, ce qui fit lever un sourcil plutôt soupçonneux aux hommes de la CorSec présents lors du passage devant la douane. Il n'était pas rare de voir des hommes d'affaires escortés par un service de sécurité, mais ils allaient rarement coiffés de capuches. Le Chiss expliqua qu'il s'agissait là d'un rituel de sa famille, et qu'y couper serait déshonorant, tellement il y était attaché. Il failli faire un scandale lorsqu'un des membres de CorSec tenta de voir qui se cachait sous la capuche, dont le propriétaire demeura impassible. Finalement, après avoir été noyé sous un déluge d'insultes en Chiss, et de guerre lasse, les membres de la CorSec laissèrent passer les encapuchonnés.

Une fois dehors, ces hommes déambulèrent à la suite de leur patron,semblant visiter la ville, s'arrêtant pour quelques achats, jouant les touristes. La journée étant bien avancée, ils prirent une collation dans un restaurant, ou un autre scandale éclata lorsque le patron voulu faire s'asseoir le chiss avec trois de ses hommes à la même table. La solution fut trouvée en installant le Chiss à une table simple et les vingts hommes à une autre longue table. Le repas se déroula sans autre incidents qu'un mini Scandale parce que la soupe de baie d'Endor du dessert contenait un cheveux blond, et les serveurs jurèrent avoir vu quelques uns des encapuchonnés rigoler de leurs déboires.

La panse remplie, les hommes sortirent, non sans avoir généreusement payé la note et le pourboire, et se dirigèrent vers le quartier résidentiel. Chemin faisant, ils croisèrent trois patrouilles de la CorSec qui faisaient une ronde dans le quartier, qui abritait, selon les dires du commandant de la troisième patrouille à les intercepter, des personnalités importantes de la République. Cet état de fait n'intéressant pas du tout le Chiss, qui se disait très proche de l'ascendance Chiss, c'est un des gardes qui devisa de la chose avec le chef de la patrouille, pendant que son patron s'extasiait de la douceur du soir et qu'un des membres de la patrouille faisait un papier qui devait leur éviter d'être encore une fois contrôlés. Après quelques mots gentils du Chiss, la patrouille reprit son chemin, les encapuchonnés le leur.

Ils s'arrêtèrent devant un pavillon gardé par quelques membres de la CorSec, le chiss admira longuement le Jardin, s'extasiant sur la façon de tailler les arbustes, puis ils poursuivirent leur chemin. Un des encapuchonnés hocha la tête, et son voisin tapa le dos de son vis à vis. Le mouvement remonta jusqu'au chiss, dont le visage passa de extase au froid sérieux. dès qu'ils furent à l'abris des regards, Ils se regroupèrent et commencèrent à parler en signaux. un des encapuchonnés sorti un brouilleur de caméras et le mis en marche. Toutes les caméras dans un rayon de 500m allaient être perturbées pendant la durée de fonctionnement de l'objet, qui s'auto-détruirait automatiquement deux jours plus tard. Puis ils rebroussèrent chemin, le Chiss pestant et jurant dans son jargon, ce qui ne manqua pas de faire naître des sourires aux gardes.

Ce furent leurs derniers gestes conscients de la soirée : deux seringues minuscules se fichèrent dans leurs corps, injectant un puissant tranquillisant. Les deux hommes s'affalèrent mollement au sol, immédiatement remplacés par deux encapuchonnés vêtus d'uniformes de la CorSec pendant que leurs camarades dissimulaient les deux endormis dans le jardin. Puis, silencieux, ils parcoururent la distance les séparant de la demeure en dix minutes, chaque homme de la CorSec qu'ils endormait se retrouvait remplacé par un encapuchonné déguisé. Une minute de plus et ils entraient dans la maison, déclenchant des alarmes silencieuses de détecteurs de mouvements, et faisant surgir un par un les gardes de la maison, qui étaient proprement endormis. Cinq minutes plus tard, les alarmes étaient coupées, un encapuchonné se trouvant au central de sécurité de la demeure, les autres à la suite du chiss grimpant jusqu'à l'étage. Ils neutralisèrent les gardes en faction devant une imposante porte avant que les deux hommes n'aie le temps d'actionner quelque alarme que ce soit. Laissant le reste de ces hommes prendre "possession" de la maison, le Chiss entra dans la pièce, escorté par cinq hommes.

Dans la pièce de trouvait une jeune femme qui se retourna vivement, sans doute surprise par cette intrusion soudaine. Un des encapuchonnés se détacha du groupe formé par le chiss et ses camarades et retira sa cape, dévoilant le jeune commandeur des forces Impériales.

- Je ne sais pas comment j'ai fait pour supporter la chaleur qu'il fait là dessous... vous êtes fous les gars... dit-il en s'adressant à ses hommes. Sénatrice Elkin je présume ? demanda-t-il à la jeune femme assise à son bureau. Excusez cette intervention pour le moins cavalière, mais il m'était nécessaire de m'entretenir avec vous de certaines choses. Je peux m'asseoir ? demanda le jeune homme désignant de la main un fauteuil qu'il devinait confortable.

Sans attendre la réponse, la question était plus pour la forme qu'autre chose, il s'assit, croisa les jambes et les doigts, ramenant ces derniers devant la bouche.

- Avant que vous vous en inquiétiez, sachez que vos hommes n'ont pas été tués, ils ont juste été anesthésiés, ils se réveilleront avec l'impression d'avoir un peu abusé de la boisson et aucun souvenir de ce qu'il s'est passé cette nuit. Je sais que vous m'avez reconnu, j'ai moi même vu mon visage sur un certain nombre des murs de cette ville... les artistes les dessinant ne sont pas toujours très gentils, et exagèrent souvent certains traits, ce qui explique sans doute ma présence ici. Et je me demande si vous connaissez la raison de ma venue...

Gra'an faisait des efforts pour avoir l'air le plus civilisé possible. Il se retenait aussi d'aller directement au vif du sujet, Jol lui avait dit qu'il n'était jamais bon de braquer tout de suite son interlocuteur et qu'il était souvent plus productif de le mettre en confiance, mais comment faire quand il s'agissait d'une ennemie, aussi jolie soit-elle ? Décidément, la diplomatie n'était pas son fort...
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Dim 21 Oct - 6:08

robe


Lilith se trouvais dans son bureau, dans l’une des nombreuses tours de Coronet. Elle était revenue de Coruscant récemment pour s’occuper de certains problèmes de politique interne et d’autres sujet aussi peu passionnant. En haut de la liste, la CorSec, dernièrement de nombreuses personnes c’étaient plaintes à propos de leur inefficacité. La jeune sénatrice devrait surement faire un peu le ménage dans la hiérarchie de la CorSec, le chef actuel était un certain Iaran Vatilles, un vieil humain ayant un tour de ventre bien supérieur à son Q.I. La sénatrice avait son dossier devant elle, il n’avait rien fait d’extraordinaire dans sa carrière pour monter les échelons.

-« Tsss…Encore un fils de bonne famille. Il est monté avec la réputation de son père je parie. »

Evidemment elle disait cela mais elle avait elle-même un peu profité de l’influence de sa mère pour réussir à avoir un travail auprès de l’ancien sénateur. Elle avait aussi très bien démontré qu’elle ne comptait pas seulement sur sa mère, elle était plutôt douée dans son domaine et c’est pour cela qu’elle avait eu le poste de sénatrice.

Ensuite il y avait quelques politiciens de Corellia qui remettait en doute les compétences de la jeune sénatrice, elle devrait aller leur rendre une petite visite de courtoisie pour leur faire comprendre qu’elle avait le siège de sénatrice et qu’elle ne comptait absolument pas le lâcher.

Lilith demanda à sa suivante de lui servir un verre, son assistant rentra dans le bureau.

-« Mademoiselle, j’ai encore reçu un message de votre mère. Elle souhaite vraiment vous rencontrer, vous n’avez rien de prévu cette après-midi. Peut être… »

Lilith posa violemment son verre sur son bureau, heureusement elle avait déjà bu une grande partie du liquide sinon il aurait un peu éclaboussé sur le bureau. La jeune femme soupira puis regarda son assistant froidement.

-« Kolan il me semble t’avoir prévenue plusieurs fois à propos de ce sujet. Je ne veux absolument pas d’elle dans la même pièce que moi. Et si tu essayes encore une seule fois de me convaincre de la rencontrer je te vire illico de ton poste, ce n’est pas les assistants motivés qui manque ici. Personne n’est irremplaçable mon cher Kolan maintenant sort de ce bureau avant que des envies de meurtres me viennent. »

Kolan s’inclina légèrement et partit sans rien dire, à cet instant il regretta le moment où il décida qu’il voulait faire de la politique. Lilith posa ses doigts sur ses tempes puis commença à faire de légers mouvements circulaires, elle sentait venir la migraine ce qui commençait à être très courant depuis sa nomination au sénat.

Elle décida de retourner chez elle, la jeune sénatrice attrapa les dossiers et sortit enfin de la tour. Il lui faudrait plusieurs minutes de trajet avant d’arriver enfin chez elle. La sénatrice avait acheté un pavillon pour être tranquille, elle voulait un peu de calme, ce qu’elle n’avait pas sur Coruscant son lieu de résidence principael. Lilith passa la majeure partie de son après midi dans son bureau lisant les dossiers de certains agents de la CorSec qui étaient des bonnes recrues et qui pourraient remplacer le chef actuel en tout cas Lilith ne pourrais pas trouver pire.

La sénatrice passa la journée dans son bureau, la nuit arrivant il ne resta qu’elle et les gardes dans le pavillon. Alors que la jeune femme était concentrée sur un datapad lorsqu’elle entendit la porte s’ouvrit, lorsqu’elle se retourna elle vit un chiss et une vingtaine d’hommes encapuchonnés. Lilith fut surprise que ce groupe d’hommes aient put pénétrer chez elle, elle pensait être en sécurité mais visiblement les gardes de la CorSec étaient des incompétents. L’un des hommes s’écarta du groupe en dévoilant son visage, en le voyant la sénatrice fut encore plus surprise elle ne s’attendait pas à voir l’un des plus hauts gradés de l’armée impériale ici. Le commandeur s’adressa à Lilith puis s’installa sans attendre sa réponse.


*Bah vas-y, fait comme chez toi j’te dirais rien*

Cela ne faisait même pas cinq minutes que l’homme était dans le bureau et il tapait déjà sur les nerfs de la jeune femme.

- « Avant que vous vous en inquiétiez, sachez que vos hommes n'ont pas été tués, ils ont juste été anesthésiés, ils se réveilleront avec l'impression d'avoir un peu abusé de la boisson et aucun souvenir de ce qu'il s'est passé cette nuit. Je sais que vous m'avez reconnu, j'ai moi même vu mon visage sur un certain nombre des murs de cette ville... les artistes les dessinant ne sont pas toujours très gentils, et exagèrent souvent certains traits, ce qui explique sans doute ma présence ici. Et je me demande si vous connaissez la raison de ma venue... »

Lilith se leva et se dirigea vers l’une des fenêtres du bureau, elle voulait mettre un peu de distance entre le commandeur et elle. Etant une républicaine elle n’appréciait pas vraiment le fait qu’un impérial s’invite chez elle pour discuter tranquillement.

-« Mes hommes ? Je me fiche un peu d’eux, ils perdront leurs postes à leurs réveils donc vous aurez très bien pu les abattre ça n’aurait rien changé pour moi.Elle croisa les bras et regarda le groupe d’hommes, elle remarqua qu’ils étaient tous armer ce qui prouvait une fois de plus qu’elle devait faire le ménage dans la CorSec.Il serait difficile de ne pas vous reconnaitre, vous avez donné la migraine à une grande partie des membres du sénat. Je dois avouer que j’ai une vague idée de votre présence ici…Surtout vous gênez pas pour éclairer ma lanterne Commandeur Fel et puis quelque chose me dit que vous ne quitterez pas ma demeure sans me l’avoir dit.

La sénatrice retourna s’asseoir face au commandeur croisant les jambes et se calant au fond du siège. Elle n’était pas particulièrement à l’aise au milieu d’autant de soldats impériaux mais elle ne montra pas son malaise, comme toujours elle regardait froidement son interlocuteur. Lilith était sûre que d’une seule chose, que la discussion allait être très longue et surement intéressante.

Pas trop fière du post, j'essayerai de faire mieux au prochain
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Mer 24 Oct - 9:36

Le fauteuil s'avérait n'être pas si confortable que ça finalement, à tel point que Gra'an se demanda s'il n'était pas équipé d'un système qui mettait les visiteurs de la jeune femme mal à l'aise pour les distraire lors de négociations. Ce système avait été utilisé un peu partout, avec plus ou moins de bonheur, et le jeune commandeur, qui se trouvait un peu soupçonneux vis-à-vis des républicains - un être qui n'est pas Impérial étant forcément suspect à ses yeux - se demanda s'il ne fallait pas mieux changer de fauteuil. Mais plutôt subir un interrogatoire du BSI que de montrer la moindre marque de faiblesse à une républicaine, sénatrice de surcroît, aussi chercha-t-il une meilleure position, et la trouva en s'avachissant un peu.

- Mes hommes ? Je me fiche un peu d’eux, ils perdront leurs postes à leurs réveils donc vous aurez très bien pu les abattre ça n’aurait rien changé pour moi. Il serait difficile de ne pas vous reconnaître, vous avez donné la migraine à une grande partie des membres du sénat. Je dois avouer que j’ai une vague idée de votre présence ici…Surtout vous gênez pas pour éclairer ma lanterne Commandeur Fel et puis quelque chose me dit que vous ne quitterez pas ma demeure sans me l’avoir dit.

Il sentait dans le regard et l'attitude de la belle jeune femme toute l'hostilité qu'elle éprouvait à son endroit. Après tout, ils étaient ennemis, et le fait que sa simple existence donnait des cheveux blancs aux pontes républicains n'était pour déplaire au jeune homme, dont le principal but était justement de rendre la vie des politiques et militaires républicains infernale. Il sourit néanmoins à la phrase de la jeune sénatrice, qu'il ne voyait plus à l'heure actuelle.

- Vous avez raison de vouloir vous débarrasser des ces gens, dit Gra'an en souriant. Pour leur défense, ils ne sont qu'une police, et n'avaient aucune chance face à un commando entraîné comme l'est le mien.

Lorsque la jeune femme revint dans son champ de vision pour s'asseoir face à lui, le jeune commandeur ne se gêna pas pour la reluquer, jusqu'à-ce qu'elle puisse le voir du moins, appréciant le fait que sa robe ne soit pas un exemplaire couvrant tout le corps. Il avait été surpris de constater que l'actuelle sénatrice de Corellia était si jeune, huit ans de moins que lui, et aussi qu'elle était si belle malgré son intelligence. Il avait toujours pensé qu'au Sénat, ceux qui parlaient n'avaient pour eux que leur paraître, et que les vrais génies se trouvaient dans leur ombre à préparer leur discours et à leur conseiller les répliques les mieux choisies. Il le pensait toujours à vrai dire, mais la sénatrice de Corellia était sans doute l'exception confirmant la règle. Il profita d'un léger moment de flottement pour se frotter les yeux... il était là pour négocier, bien que ce ne soit pas sa tasse de thé, il avait été désigné pour mener, seul cette mission à bien, et pas pour se retrouver à promener ses yeux n'importe où.

* Il est temps que j'me poses moi...*

L'Absence du sage Lukan lors de cette négociation l'avait quelque peu déstabilisé, mais le grand Amiral était appelé ailleurs, et il n'aurait pas toujours un Lukan pour lui dire ce qui était politiquement correct et qui ne l'était pas. D'un geste de la main il congédia ses hommes, qui allèrent occuper divers postes sous les ordres de l'Implacable Chiss, il savait qu'il y aurait au moins deux gardes à la porte en cas de coup fourrés, mais il n'avait rien à craindre de la jeune femme.

- En effet, je ne partirais pas d'ici sans vous avoir expliqué ce qui m'y a amené.

Le jeune commandeur croisa les mains, ramenant ses index contre sa bouche. Il se remémora un bref instant les mots à ne pas utiliser, selon Jol, les expressions, les tournures de phrases... et puis envoya tout valser mentalement.

- Vous n'êtes pas sans connaître nos récents faits d'armes. Nous avons montré à la République que nous n'avions pas peur de la frapper en profondeur. La dernière paix que vous nous avez imposée nous a laissé quelques avant postes en territoire adverse, sans doute afin de mieux pouvoir nous menacer en cas de mauvais mouvements de notre part, mais ces planètes sont autant de points de départs pour des actions offensives. A l'heure actuelle, l'essentiel de votre flotte et de votre armée se trouve monopolisée ailleurs, contre une infime partie de nos moyens.

* Ça c'est juste pour la mise en bouche, ma belle, attends le plat principal...*

Il laissa à la belle républicaine le temps de digérer l'information. Il savait qu'elle commençait à voir où il voulait en venir, mais qu'elle en attendait néanmoins confirmation.

- Vous n’êtes pas sans savoir également que votre planète représente un objectif stratégique non négligeable, et que nous disposons, non loin de votre planète, une flotte conséquente. Oh, bien sur, votre flotte de défense nous posera sans doute des problèmes, mais notre victoire ne fait aucun doute, votre contingent de policiers et de volontaires se ferait balayer par notre armée, mais, voyez vous, j'aimerai que cette fois cela se passe différemment.

Le plat principal maintenant. Gra'an n'avait bien sur sorti que les grandes lignes. Bien sur que la flotte de système présente dans le secteur était conséquente, bien sur que la victoire impériale ne faisait pas de doute, mais ce que redoutait le jeune homme, c'était de laisser les autres planètes sans défenses, et aussi d'abîmer les précieux chantiers orbitaux de la planète. Or, il se doutait bien que les Corelliens ne laisseraient rien d'intact en cas d’attaque Impériale, ces gens étaient presque aussi fiers que les Mandaloriens. De plus, le commandeur était curieux de tenter une nouvelle approche pour l'occupation d'une planète. Si la manœuvre réussissait, Corellia serait une planète test, et si ce test était concluant, peut être une généralisation serait-elle possible ?

- Je suis venu ici pour négocier votre reddition et votre ralliement à l'Empire. Ma démarche est peut être quelque peu osée au vu de votre situation actuelle, puisqu'au final vous n'avez guère de choix, mais j'espère bien arriver à un consensus acceptable pour les deux parties. Il y aura néanmoins un aspect qui ne sera pas négociable : les chantiers orbitaux devront passer sous contrôle Impérial, dans leur intégralité et intacts. La présence de force d'occupation en surface est, elle, négociable, dans la mesure ou l'espace entourant Corellia est à nous et que nous contrôlons certains secteurs stratégiques.

Cette partie là était plus difficile à avaler en revanche, Gra'an n'avait qu'une confiance limitée en ces autochtones, du moins jusqu'à ce qu'ils prouvent leur loyauté, et était plus que réticent à ne pas déployer de force d'occupation sur la planète. Il réussirait peut être à en imposer plus dans les divers secteurs stratégiques qu'il avait en tête, de toute façon, la sénatrice n'aurait guère le choix...
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Jeu 25 Oct - 10:15

La sénatrice écouta attentivement le commandeur, elle savait très bien que la plupart de la flotte de la république était concentré au même endroit d’ailleurs elle n’avait pas été d’accord avec la décision d’envoyer une grande partie de l’armée sur Kuat, pour elle ce n’était que le meilleur moyen de perdre des hommes pour rien.

*Ok…La flotte impériale peut se permettre d’être à plusieurs endroits…Tant mieux pour eux…*
Lilith continua d’écouter, elle se doutait bien qu’il allait lui en dire beaucoup plus. Au fur à mesure qu’il parlait Lilith se crispait légèrement, elle n’aimait pas du tout la tournure que prenait son petit discourt de l’impérial.

- Je suis venu ici pour négocier votre reddition et votre ralliement à l'Empire. Ma démarche est peut être quelque peu osée au vu de votre situation actuelle, puisqu'au final vous n'avez guère de choix, mais j'espère bien arriver à un consensus acceptable pour les deux parties. Il y aura néanmoins un aspect qui ne sera pas négociable : les chantiers orbitaux devront passer sous contrôle Impérial, dans leur intégralité et intacts. La présence de force d'occupation en surface est, elle, négociable, dans la mesure où l'espace entourant Corellia est à nous et que nous contrôlons certains secteurs stratégiques.

Lilith fronça les sourcils et le regarda droit dans les yeux.

-« Négocier notre reddition ? C’est une plaisanterie ? Corellia est une planète républicaine et elle le restera, vous ne pourrez pas prendre le contrôle de toute la planète si facilement et même pas la peine de penser aux chantiers…Vous ne les aurez pas. »

La sénatrice se releva et se dirigea vers une table sur laquelle était posée plusieurs verres et bouteilles d’alcool, en général elle n’aimait pas boire en présence de gens mais là elle avait absolument besoin d’un verre. Elle but d’un seul trait son verre de whisky puis regarda par la fenêtre.

Elle se trouvait peut être à l’extérieur de Coronet mais elle voyait toujours les lumières de la ville. Elle repensait à certaines choses que son prédécesseur lui avait dit pendant qu’elle n’était qu’une jeune assistante.


*Il disait qu’ont devaient toujours penser d’abords aux civils et que le reste n’était que secondaire…Je veux bien mais dans ce cas-là je dois laisser la planète aux impériaux.*

Lilith resta dos à Gra’an et s’adressa à lui.

-« Admettons que je sois dénuée d’intelligence et que j’accepte que l’empire s’installe sur Corellia. Qu’arrivera-t-il aux civils ? Ils ne seront guères joyeux de voir l’empire prendre le contrôle ils essayeront de résister. »

Lilith passait toujours pour une sénatrice sans cœur au prés de ses collègues au sénat mais toutes les décisions qu’elle prenait elle le faisait toujours pour l’intérêt de Corellia, la sénatrice était attachée à sa planète. Elle soupira puis se retourna avec un léger sourire, elle ne devait pas montrer qu’elle était légèrement troublée…Elle se trouvait dans une situation inconfortable.

-« Et autre question importante, moi, qu’est ce qui va m’arriver ? L’empire n’a pas besoin de sénateur si je ne me trompe pas et franchement travailler pour l’empire n’est pas vraiment ce que j’avais prévu en prenant le poste de sénatrice. »

Elle détourna le regard, elle se sentait mal à l’aise à force de fixer le commandeur, elle espérait vraiment qu’il ne remarque pas le fait qu’elle était un peu gênée. En regardant le sol elle posa une dernière question.

-« Qu’est-ce que j’aurai à gagner à rejoindre l’empire ?

Cette question était certes égoïste mais au fond elle avait toujours été un peu égoïste, ses parents l’ayant traité comme une petite princesse. Elle continuait d’observer le sol en attendant les réponses du commandeur.
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Ven 26 Oct - 9:35

Comme s'y attendait le jeune Impérial, la proposition de réddition fut accueillie par un froncement des sourcils de la sénatrice. Elle les fronça tellement que Gra'an se demanda si les plis et les rides n'allaient pas rester définitivement incrustés sur la peau satinée de la jeune femme. Quand au regard qui accompagna le froncement, s'il avait été une arme, Corellia n'aurait plus été qu'un champ d'astéroïdes incandescents.

-« Négocier notre reddition ? C’est une plaisanterie ? Corellia est une planète républicaine et elle le restera, vous ne pourrez pas prendre le contrôle de toute la planète si facilement et même pas la peine de penser aux chantiers…Vous ne les aurez pas. »

Le Commandeur Impérial sourit. N'avait-elle rien compris ? Il savait qu'une victoire Corellienne en cas d'affrontement était IMPOSSIBLE. En revanche, il savait aussi que si les bonnes décisions étaient prise à temps, les Corelliens préféreraient faire sauter leurs précieux chantiers plutôt que les voir tomber entre les mains Impériales. Il devait tout faire pour que ces décisions ne soient pas prises. En arguant que si'ils étaient détruits, la planète perdrait la quasi totalité de ses revenus, pourrait-il faire pencher la balance en sa faveur ? Le croirait-elle seulement ? Le ferait-elle aussi ? L'existence des chantiers était capitale dans l'aspect stratégique de la planète, tout comme sa position sur une route hyperspatiale très fréquentée, mais seul leur présence justifierai sans doute une intervention de la république.

Le républicaine venait de se lever. Gra'an, toujours assit dans "son" fauteuil, attendait la suite des évènements. Au vu des sons qu'il entendait, la sénatrice se servait un verre, il en aurait bien voulu un lui aussi, car, contrairement à ce qu'il s'efforçait d'afficher, il était tout sauf tranquille. Il se rendit compte que le fauteuil pouvait pivoter quand il tenta de se tourner discrètement pour voir ce que faisait la républicaine. Un système de répulsion magnétique sans doute, aucun bruit ne venait trahir le mouvement circulaire de l'objet. Le Commandeur s'amusa à faire trois tours de ce "manège" pour se détendre un peu. Il s'arrêta juste à temps pour voir la républicaine s'arracher à la contemplation muette de Coronet. avait-elle réfléchi ? Apparemment oui...

-« Admettons que je sois dénuée d’intelligence et que j’accepte que l’empire s’installe sur Corellia. Qu’arrivera-t-il aux civils ? Ils ne seront guère joyeux de voir l’empire prendre le contrôle ils essayeront de résister. »

Elle marquait un point. Corellia avait subi plus d'un siècle d'un obscurantisme républicain, mais l'Empire actuel n'était pas du tout celui qu'ils avaient eut à subir par le passé, et qui en avait poussé plus d'un à rejoindre la rébellion, les lois n'étaient plus les mêmes, plus de libertés étaient accordées, mais il était clair qu'après avoir goûté si longtemps au laxisme républicain, la transition allait être rude. Gra'an allait répondre, mais la sénatrice Elkin n'en avait pas fini avec ses questions. Elle se retourna.

-« Et autre question importante, moi, qu’est-ce qui va m’arriver ? L’empire n’a pas besoin de sénateur si je ne me trompe pas et franchement travailler pour l’empire n’est pas vraiment ce que j’avais prévu en prenant le poste de sénatrice. »

Le sourire qu'elle abordait en posant cette question fit envisager à Gra'an la possibilité d'une victoire proche. Elle hésitait, elle ne semblait plus aussi sure que lors de sa première réplique.

*Au final, la diplomatie est aussi une question de patience... le premier qui craque est souvent en position de faiblesse face à son adversaire... je devrais peut être commencer à m'y intéresser d'avantage...* pensa le jeune homme

-« Qu’est-ce que j’aurai à gagner à rejoindre l’empire ?

Un petit sourire en coin naquit sur les lèvres du jeune Impérial. Elle n'était plus aussi ferme qu'au début de la conversation. Elle commençait à sérieusement perdre pieds, se sentir aussi vulnérable peut être ? Elle devait se douter que les forces armées de la République ne pourraient jamais arriver suffisamment tôt pour pouvoir reprendre Corellia, se sentir abandonnée par cette république en laquelle elle avait tant cru... ou alors jouait-elle pour mettre Gra'an en confiance, et enfin finir par refuser tout net, afin de le mettre en colère ? Bah, jamais Gra'an ne se faisait avoir sur ce plan là, il était réputé pour avoir des nerfs d'acier et un sang froid à toute épreuve, ou presque.

- Si nous admettons que vous choisissez la voie de la raison en choisissant de nous rejoindre, nous occuperons d'abord les chantiers spatiaux, aussi pacifiquement que possible. Il est en effet fort probable qu'au début, la population soit réticente, voire hostile, aussi nous contenterons nous d'installer nos troupes à des endroits stratégiques et d'effectuer des patrouilles de maintiens de l'ordre. Mais avec les besoins de l'Empire pour son effort de guerre, les entreprises de la planète devront recruter du personnel pour y répondre au mieux, des infrastructures se développeront, demandant elles aussi de la main d'oeuvre... Ainsi, les civils seront épargnés, et ils trouveront tous du travail, les besoins appelant les besoins, le niveau de vie augmentera. La république, avec ses plans de réductions des armes et armements, ne pourra pas vous prodiguer ceci, d'autant qu'elle n'est pas encore entrée en économie de guerre, alors que l'Empire n'a jamais cessé d'y être.

l'aspect économique de la chose avait été discuté et longuement réfléchit. Ce qui était vrai sur Corellia ne le serait pas sur d'autres planètes. D'autres n'avaient pas les infrastructures et la position qu'elle occupait sur la route hyperspatiale, et n'auraient sans doute pas la même évolution économique. Que pourrait-on promettre à ces gouvernements ? La question devrait-être traitée sous peu.

- Quand à ce que vous avez à y gagner...

Gra'an fut tenté de répondre "la vie sauve et une population globalement épargnée", mais ce ne serait pas un argument de poids dans une telle conversation. Il se leva lentement du fauteuil, se dépliant lentement, plus pour éviter une chute de tension que pour faire un effet quelconque sur la républicaine, qui s'avéra bien plus petite que ce à quoi s'attendait le jeune homme. Il s'approcha à son tour de la grande baie vitrée et se planta devant, à côté de la sénatrice, les mains dans le dos, le regard posé sur les lueurs de la ville au loin.

- ... je suis venu ici pour une forme de négociation, je vous rappelle. Nous emparer de votre planète est largement faisable, mais je souhaiterais éviter les dommages collatéraux inhérents à une bataille, et, si notre prise de contrôle est inévitable pour vous et vos concitoyens, je souhaiterais que cette prise de contrôle se passe le mieux possible pour les deux parties. Je vous ai donné nos exigences, elles sont raisonnable au vu de notre position de force, et nombre de mes subordonnés les trouvent généreuses, j'attends donc vos suggestions pour que cette passation de pouvoir s'effectue le mieux possible, tout en vous assurant la vie sauve et un traitement adapté à une personne de votre condition. Vous pourrez peut être trouver à vous rendre utile au sein de notre armée ? Nous comptons quelques républicains repentis parmi nos officiers et hommes du rang...

Les yeux toujours posés sur le spectacle nocturne qu'offrait Coronet, Gra'an s'était arrangé pour percevoir tout mouvements de la part de la républicaine, à sa droite actuellement.
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Sam 27 Oct - 4:51

Lilith écoutait la réponse du commandeur tout en regardant par la fenêtre, elle évitait de le regardé droit dans les yeux car il pourrait facilement deviner que la jeune n’était plus très sûre d’elle-même, il l’avait peut-être déjà deviner mais elle continua d’éviter de le fixer.

*Choisir la voie de la raison…Ce n’est pas vraiment comme ça que je qualifierai le fait de donner sa planète au camp adverse.*

Elle aurait vraiment voulu refuser d’écouter l’impérial, l’envoyer baladé et lui dire qu’il lui tapait sur les nerfs mais plus elle y réfléchissait et plus elle se rendait compte qu’il n’avait pas totalement tord. D’un point de vue économique rejoindre l’empire serait intéressant pour Corellia mais la population civile ne le verrait pas d’un très bon œil.

*Je tourne en rond, je dois penser à la sécurité de la planète…Et pour cela je vais devoir accepter l’accord de l’empire…J’aurai jamais dû prendre ce poste.*

Elle-même avait du mal à croire qu’elle allait accepter l’accord, elle remarqua que l’impérial se leva puis se posta à sa gauche. Lorsqu’elle vit la différence de taille cela l’énerva légèrement, elle serra la mâchoire puis se tint bien droite elle était déjà assez petite comme ça à côté de lui.

- ... je suis venu ici pour une forme de négociation, je vous rappelle. Nous emparer de votre planète est largement faisable, mais je souhaiterais éviter les dommages collatéraux inhérents à une bataille, et, si notre prise de contrôle est inévitable pour vous et vos concitoyens, je souhaiterais que cette prise de contrôle se passe le mieux possible pour les deux parties. Je vous ai donné nos exigences, elles sont raisonnable au vu de notre position de force, et nombre de mes subordonnés les trouvent généreuses, j'attends donc vos suggestions pour que cette passation de pouvoir s'effectue le mieux possible, tout en vous assurant la vie sauve et un traitement adapté à une personne de votre condition. Vous pourrez peut être trouver à vous rendre utile au sein de notre armée ? Nous comptons quelques républicains repentis parmi nos officiers et hommes du rang...

La sénatrice eut un petit rire en entendant la dernière phrase.

-« Des repentis ? Ce n’est pas vraiment le mot qu’on utilise au sénat pour décrire les gens qui rejoignent l’empire, traitre est mieux adapté enfin tout est question de point de vue surement.

Elle se remit à réfléchir quelque instant, elle devait faire en sorte que l’empire n’est pas le contrôle total de la planète pour le moment. Elle tourna légèrement la tête et observa l’impérial, il était trop grand à son goût mais elle ne pouvait pas nier qu’il était charmant même si c’était un impérial. Elle regarda de nouveau droit devant elle.

*Je commence à perdre la tête, je deviens complètement folle.*

-« Bien vous voulez que Corellia vous rejoigne gentiment ? Pour cela il y aura une condition non négociable, aucun massacre de civils. Je ne veux pas que vos soldats s’amusent à abattre mes civils pour un oui ou pour un non. Ensuite il serait surement préférable que l’empire ne s’installe pas totalement sur la planète…Enfin je veux dire que pour le moment je préférerai une présence discrète de vos hommes, de faire en sorte que la république ne soit pas tout de suite au courant. Pour le moment la république aura toujours le monopole des chantiers mais au fur à mesure vous l’aurez. »

Cette fois-ci il n’y avait plus de retour en arrière pour elle, si jamais les républicains étaient au courant de cette entrevue elle aurait des ennuis.

-« Et en ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment envie de quitter mon poste pour le moment donc je resterai au sénat le temps que l’empire prenne le contrôle total de la planète.

Maintenant elle attendait la réponse du commandeur.


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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Lun 29 Oct - 9:44

Le jeune commandeur voyait scintiller devant lui la vie nocturne de Coronet. Ce n'était pas la première fois qu'il les voyait, ces lumières, mais comme chaque fois, il sentait qu'elles avaient quelque chose que les lumières citadines n'avaient pas. "L'effet Coronet" avait dit Thran lors d'une de leurs virées sur la planète, le jeune pilote soutenant qu'il voyait dans ces lumière les esprits des pilotes Corelliens. Pour quelqu'un d'aussi rationnel que le jeune Commandeur, ce côté mystique était assez déroutant, voire même ridicule, mais, tout rationnel qu'il était, n'était-il pas sensible à la force, une entité que bon nombre qualifiaient de mystique aussi ?... ceci dit, ces lumières exerçaient sur le jeune homme un pouvoir attractif qu'il lui était impossible de nier. tout comme une planète est toujours plus belle vue de haut, une ville est toujours attirante de nuit.

Un petit rire à ses côtés le tira quelque peu de sa contemplation. A vrai dire, il s'était attendu à beaucoup de chose en venant négocier ici, il s'était même attendu à devoir assommer la sénatrice, mais il ne s'était pas attendu à la voir rire à une de ses tirades. D'autant qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un rire moqueur ou provocateur, il avait dit quelque chose qui semblait amusant du point de vue de la jeune républicaine. Il la regarda avec un air légèrement intrigué. Le sourire lui allait nettement mieux que l'air sérieux qu'elle affichait quand il avait fait irruption dans son bureau, Le commandeur aurait bien aimé être accueilli ainsi... toutefois il se doutait qu'elle n'allait pas accueillir des intrus avec le sourire, encore plus s'ils étaient ses ennemis...

-« Des repentis ? Ce n’est pas vraiment le mot qu’on utilise au sénat pour décrire les gens qui rejoignent l’empire, traître est mieux adapté enfin tout est question de point de vue surement.

Une question de point de vue en effet... aux yeux des Impériaux, les républicains étaient des traîtres qui s'étaient soulevés contre l'ordre légitime de l'Empereur un siècle auparavant, aux yeux des républicains, les Impériaux étaient des brutes aux coeurs de pierre, contrôlant d'une poigne de fer leurs possessions, pillant et massacrant sans aucun remord. C'était sans doute vrai cent ans auparavant, mais plus maintenant. Maintenant, l'Empire valait vraiment la peine de se battre pour lui, de mourir pour sa gloire, de vivre pour sa prospérité et de le rejoindre pour faire parti de cette formidable puissance.

La jeune sénatrice semblait partagée. Elle devait se rendre compte que le commandeur avait dit la vérité, du point de vue économique. Le sujet avait été étudié depuis quelques temps, les faits étaient là et le message bien rodé, enfin du moins concernant l'idée à véhiculer. Gra'an avait déjà été surpris par les décisions républicaines, allant contre toute logique, il sentait le combat qui faisait rage dans l'esprit de la jeune femme, il la sentait troublée, et pour une fois il remercia sa sensibilité à la force - peut être devrait-il y accorder plus de crédits après tout ? - mais ne cria pas victoire pour autant.

-« Bien vous voulez que Corellia vous rejoigne gentiment ? Pour cela il y aura une condition non négociable, aucun massacre de civils. Je ne veux pas que vos soldats s’amusent à abattre mes civils pour un oui ou pour un non. Ensuite il serait surement préférable que l’empire ne s’installe pas totalement sur la planète…Enfin je veux dire que pour le moment je préférerai une présence discrète de vos hommes, de faire en sorte que la république ne soit pas tout de suite au courant. Pour le moment la république aura toujours le monopole des chantiers mais au fur à mesure vous l’aurez. »

Aucun massacre de civils... Gra'an se demanda si elle l'avait pris au sérieux ou pas. Il était venu négocier pour éviter les combats, ce n'était pas pour assassiner sauvagement des innocents juste après. Il voulait que cette prise de contrôle se passe le mieux possible, sans donner à un côté comme à l'autre des raisons d'entamer des actions hostiles. Il était d'accord avec les deux premiers points évoqués par la sénatrice, le deuxième notamment puisqu'il l'avait évoqué dans ses conditions. En revanche, une prise de contrôle progressive des chantiers n'entrait pas dans les accords. L'intérêt de la prise de contrôle de Corellia était justement les chantiers, s'ils n'entraient pas tous immédiatement au service de l'Empire, l'intérêt des négociations n'était pas visible, et le même résultat pourrait être atteint après une bataille rangée.

-« Et en ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment envie de quitter mon poste pour le moment donc je resterai au sénat le temps que l’empire prenne le contrôle total de la planète.
- Je crois que vous n'avez pas vraiment compris votre situation actuelle, sénatrice : vous n'avez guère le choix. La prise de contrôle des chantiers par l'Empire doit être complète et immédiate, car c'est ce qui motive principalement la médiation que je vous propose. L'occupation de la planète sera discrète au début, puis ira crescendo en fonction des réactions des civils, et je vous donne ma parole d'honneur qu'il n'y aura aucune exaction commise sur ordre, toute infraction à cette règle sera punie comme il se doit. Mais notre prise de contrôle immédiate des chantiers n'est pas négociable. De toute façon, au vu des commandes républicaines actuelles, la mainmise Impériale sur vos chantiers passera inaperçue tant qu'il n'y aura aucune fuite la concernant. Quand à votre poste, je crains fort que vous ne deviez faire une croix dessus. Vous êtes bien trop précieuse pour que nous ne prenions le risque de vous voir partir sur Coruscant et y rester pour former un gouvernement en exil. Une fois un accord conclu, si d'aventure nous tombons d'accord, vous serez l'invitée de l'Empire et serez sous ma protection jusqu'à ce que le BSI ne souhaite vous interroger.

Il avait dit toute sa tirade le regard toujours braqué sur les Lumières de la ville. La jeune femme n'avait en effet guère le choix, et elle était suffisamment populaire pour qu'un bon nombre de Corelliens la suive, quelle que puisse être sa décision...
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Lun 12 Nov - 13:46

La sénatrice écouta la réponse du commandeur, plus il parlait et plus la jeune femme avait envie de le gifler mais elle se retint car taper son interlocuteur faisait un peu tâche durant une discussion de cette importance. Lilith se mit face à Gra’an et posa un index sur son torse tout en fronçant les sourcils.

-« Vous n’êtes qu’un idiot Commandeur Fel ! Vous pensez pouvoir prendre aussi facilement le contrôle direct des chantiers ? Hé bien je vous souhaite bien du plaisir, j’aurai beau dire que vous suivre est une merveilleuse idée tout le monde ne me suivra pas…Je vous rappelle que je ne suis pas la seule politicienne de cette planète. »

Elle soupira puis s’écarta de l’impérial, le regardant toujours droit dans les yeux.

-« Vous ne pensez pas sérieusement que je souhaites former un gouvernement en exil ? Franchement je ne suis pas assez idiote pour faire ce genre d’erreur, je suis peut être sénatrice mais pas stupide…Et pour ce qui est de votre « protection » je ne suis pas très intéressé, rester enfermée dans un vaisseau ce n’est franchement pas mon truc. »

La jeune femme se dirigea de nouveau vers la table où se trouvait les bouteilles d’alcools, elle attrapa deux verres et les remplit de whisky, elle prit le sien et laissa l’autre sur la table si l’impérial voulait boire il n’avait qu’a se déplacer. Elle but quelques tout en observant le commandeur, elle ne savait pas si elle pouvait vraiment lui faire confiance, il avait l’air honnête, en tout cas autant que peut être honnête un impérial, mais Lilith avait apprit à se méfier de tout le monde.

La politique étant un monde où beaucoup se jouent sur les apparences tous les politiciens apprenait à mentir, certains étaient plus doués que d’autres. Il restait plus qu’à savoir si le commandeur faisait partie de la catégorie des gens honnêtes ou des bons menteurs, Lilith faisait partie des bons menteurs.


-« Êtes-vous vraiment un homme de parole Commandeur ? Rien ne me prouve que vous allez tenir votre parole. »

L’impérial allait peut être lui mentir mais la sénatrice ne put s’empêcher de poser la question, elle le trouvait…intéressant et voulais voir sa réaction, après tout elle allait surement être obligée de le voir un bon moment. La jeune femme retourna près du bureau où se trouvait toujours les différents datapads contenant les dossiers des membres de la CorSec, elle repensa a ce qu’il l’avait poussée à devenir sénatrice, elle voulait faire bouger les choses et faire en sorte que sa planète soit plus sure… Elle ne pensait pas qu’elle devrait livrer sa planète au camp adverse pour assurer le peu de paix qu’il y régnait.

-« J’ai toujours voulu maintenir la paix et prouvé que je ne suis plus une gamine gâtée. »

Lilith parla plus à elle-même qu’au commandeur.

hors rp: je suis vraiment désolée du retard...J'ai eu un gros blocage ^^'
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MessageSujet: Re: Négociations "musclées" [PV Lilith] Ven 16 Nov - 10:57

Le jeune commandeur constata que le visage de la sénatrice changeait. Réalisait-elle enfin ce qu'étaient les exigences impériales ? Ou peut être craignait-elle qu'une telle situation ne tiendrait pas longtemps et que la force devrait être utilisée tôt ou tard. La force. Voilà la véritable puissance pour le maintient de l'ordre sur une planète. Le Commandeur voulait voir si cette force était plus efficace si elle n'était que suggérée, non visible directement. Il pensait que la menace, l'épée de Damoclès, avait plus d'impact sur les populations que la force visible et palpable, celle qu'on ne pouvait qu'imaginer était plus forte que celle qu'on pouvait facilement estimer... en attendant, c'est un minois courroucé qui se trouva face à Gra'an, tandis qu'un doigt frêle lui martelait le torse, ou du moins s'y essayait. De bonne grâce, il laissa la sénatrice s'esquinter l'index sur son uniforme amidonné tout en haussant un sourcil interrogatif.

-« Vous n’êtes qu’un idiot Commandeur Fel ! Vous pensez pouvoir prendre aussi facilement le contrôle direct des chantiers ? Hé bien je vous souhaite bien du plaisir, j’aurai beau dire que vous suivre est une merveilleuse idée tout le monde ne me suivra pas…Je vous rappelle que je ne suis pas la seule politicienne de cette planète. Vous ne pensez pas sérieusement que je souhaites former un gouvernement en exil ? Franchement je ne suis pas assez idiote pour faire ce genre d’erreur, je suis peut être sénatrice mais pas stupide…Et pour ce qui est de votre « protection » je ne suis pas très intéressé, rester enfermée dans un vaisseau ce n’est franchement pas mon truc. »

La remarque de la sénatrice n'était pas dénuée de vérité. L'image de l'Empire était entachée par une propagande Républicaine qui tentait désespérément de sauver les meubles, mais cette propagande avait marché. Bon nombre de crédules imaginait que l'Empire était toujours ce monstre assoiffé de massacre et de destruction qu'il avait été. Certes, la répression existait toujours, mais les moyens avaient changés, de même que les méthodes, de telle sorte que la perception de l'Empire auprès des quelques autochtones assujettis avait changé.

- Vos paroles sont un peu dure, mademoiselle. Sans passer pour un vaniteux, je ne me considère pas comme un idiot, mais les réalités du monde politique échappent souvent à ma perception, de même que les subtilités diplomatiques. Je suis un soldat, avec tout ce que cela implique comme état d'esprit ou mécanisme de pensée. Mon accession à ce poste est encore trop récente pour que j'aie bien perçu et travaillé chaque facette de ma fonction, et l'Empereur pense que la meilleure façon d'y parvenir est de m'y confronter le plus vite possible.

Il regarda la sénatrice se diriger vers un petit bar, sortir deux verres, les remplir et commencer à boire le contenu de l'un d'eux. Il s'interrogea un moment... le deuxième verre lui était-il destiné ? Il avait déjà vu un subordonné se servir deux verres d'une boisson et les boire tout les deux, une sorte de tic avait-il répondu, répondant à la question posée par son supérieur, aussi Gra'an ne bougea pas. Non pas que le liquide ambré ne lui faisait pas envie, mais il ne voulait pas compromettre les négociations à cause d'une question de boisson, et certaines négociations avaient échoué pour moins que ça.

- Ceci dit, je vous le répète, je me suis engagé sur mon honneur de militaire, à ce qu'il n'y ai aucun ordre donné concernant des exactions commises sur les civils, et il n'y en aura pas. Vous verrez que l'Empire a bien changé et qu'il est loin des mensonges de la propagande Républicaine...

Le jeune homme réfléchit. Elle n'avait pas tort et elle connaissait certes mieux son peuple que lui. Il avait encore en tête les inepties qui lui avaient été servies lors de ses classes, que les peuples assujettis ne connaissaient pas la chance qui leur était offerte, et qu'il fallait le leur faire comprendre contre leur gré si nécessaire. Mais le jeune homme savait, lui, qu'on s'en rendait mieux compte quand personne n'était là pour nous casser la tronche à coup de n'importe quoi en nous disant qu'on avait de la chance de travailler pour eux. Il fallait donc que tout se passe le plus doucement possible. Et, il lui en coûtait de l'admettre mais, la meilleure solution était celle de ne pas prendre le contrôle total des chantiers de manière immédiate...

-« Êtes-vous vraiment un homme de parole Commandeur ? Rien ne me prouve que vous allez tenir votre parole. »
- Rien ne me prouve que vous allez tenir la votre non plus, mademoiselle. Les politiciens sont des menteurs, ne le niez pas. Ceux qui sont trop honnête ne réussissent pas. Les bons militaires ne mentent pas, il vaut mieux prendre une remontrance en disant la vérité que risquer sa vie en mentant, c'est du moins ce que je penses, j'ai toujours agis ainsi et en ferait de même à l'avenir. J'aime que mes subordonnés en fasse de même, ils perdent moins de temps et d'énergie à tenter de dissimuler leurs gaffes, et sont ainsi plus efficaces, pour le bien de tous. Car le mensonge est une chose bien inutile, et contre productive. En mentant on met en péril la sécurité de nombre de gens...

Gra'an laissa la fin de se phrase en suspend. La menace était là, claire et nette : "Tu me ment, tu le paye"

- Mais pour que les choses marchent bien, il faut bien commencer à se faire confiance, non ? Et votre confiance est quelque chose dont j'aurai besoins si vous voulez que les choses se passent sans casse.

Il jeta un nouveau coup d'oeil au verre de whisky qui attendait preneur sur le bar. Au vu de la vitesse avec laquelle la jeune femme buvait le sien, l'alcool aurait plus vite fait de s'évaporer, du coup, Gra'an en déduisit que le liquide ambré n'attendait que lui. Il se dirigea lentement vers le bar et se saisit du verre. Il commença par humer les effluves du contenu, corsé, épicé, avec cette promesse de saveur qui le faisait déjà saliver. Puis il en prit une petite gorgée. L'alcool tenait ses promesses, un grand whisky que le jeune commandeur estimait à au moins vingt ans d'âge.

-« J’ai toujours voulu maintenir la paix et prouver que je ne suis plus une gamine gâtée. »

Une gamine gâtée ? Tiens donc... elle lui offrait un point de pression pour plus tard, avait-elle commencé à baisser la garde ? Il haussa un sourcil par dessus son verre et termina de savourer sa première gorgée. Le verre dans sa main gauche, la main droite serrée dans le dos, il regardait la jeune femme. Dans sa tête se confrontaient plusieurs faits, en vue d'établir un "plan de bataille" pour tenter de prendre l'ascendant.

- La paix sera maintenue si vous nous rejoignez, quand à savoir si vous êtes une enfant gâtée... votre décision devrait en convaincre plus d'un que ce n'est pas le cas...

Le Commandeur se retourna vers la baie vitrée et se replongea dans la contemplation muette des lumière de Corronet. Il voyait de temps en temps la jeune femme se reflétant dans la large vitre. Il se prit à envier l'homme au bras duquel elle s'afficherait, puis chassa ces pensées en secouant la tête et se retourna.

- Comment voyez vous la prise de contrôle des Chantiers par l'Empire ? Par quelles étapes ? Quels moyens ?

Il était temps de revenir dans le vif du sujet.
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Négociations "musclées" [PV Lilith]

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