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Diplomatie officieuse (PV : Danaé)

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Valin Blackbird
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MessageSujet: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Mar 16 Oct - 10:08

Tython. Un monde aussi important dans l'histoire de la galaxie qu'abandonné à l'époque actuelle. L'endroit parfait. Il avait besoin d'un lieu isolé, tranquille. Lieu dont la signification pourrait lui servir, éventuellement. Il espérait beaucoup de cette rencontre. C'était une étape importante pour lui, ou plutôt, une épreuve.
Ses pensées se perdirent en regardant l'horizon. Il lui fallait toujours une période d'adaptation lorsqu'il reposait pied sur la terre ferme. Cependant, même avec ce malaise temporaire, il contemplait avec plaisir le paysage magnifique qui faisait face à la tente rudimentaire, bien que moderne, installée juste derrière lui en vue de l'arrivée de son interlocutrice. Il avait fait transmettre des règles simples. Elle devrait se poser à une centaine de mettre de la tente au minimum et s'approcher seule. Tout comme lui l'était, sous le regard lointain de Lyn et une paire de stormtroopers qui montaient la garde à côté de sa navette. Lyn gardait également un contact permanent avec le Crépuscule.
Il ne craignait pas vraiment pour sa vie, et si il devait y avoir un piège, il y avait beaucoup plus de chances pour que cela vienne de son côté plutôt que de la républicaine. Non seulement parce qu'il était le premier installé, mais aussi au vue de leurs réputations respectives. Le visage de Blackbird était l'image inconsciente qui apparaissait dans l'esprit des amiraux ou autres commandants spatiaux républicains lorsqu'ils suspectaient une embuscade ou autre piège potentiel de l'Empire, tandis que son invitée avait plutôt une image plus "pure". Mais pas cette fois. Il avait besoin de cette entrevue. Il en avait même terriblement besoin, pensa-t-il en retournant s'asseoir de son côté de l'unique table qui était le seul objet, sans compter les deux chaises elles aussi rudimentaires, qui se trouvaient là. Il attrapa son comlink, seul objet autorisé lors de la rencontre pour joindre Lyn, mais ne dit rien.


    " Vous parliez ? La transmission semble parasitée, vous me recevez ? "


    " Non, non. J'ai appuyé sur l'appareil sans faire exprès. " Répondit-il, sans trahir son impatience et son angoisse.


    Il jeta un dernier coup d’œil, du moins se le promit-il, à son uniforme d'un noir absolu. Il n'aimait pas les gants et le couvre chef ridicule que les officiers supérieurs de la marine ne portaient quasiment jamais. Ils partageaient probablement son avis sur la laideur de la chose.
    Valin joua des doigts sur la table avant de finalement serrer les poings. Il prit une grande inspiration et se détendit. Prêt. Il fronça les sourcils et saisit à nouveau son comlink.


    " Dites, Lyn... Si jamais je meurs ici... Dites qu'ils étaient une centaine, et lourdement armés. Et que je suis mort seulement parce que je suis tombé à court de munitions. " Déclara-t-il solennellement.

    " Je dirais que vous avez été réduit en miettes par une gamine de 16 ans lors d'un combat à mains nues. Et que vous avez tenté de vous enfuir en pleurant. " Répliqua-t-elle après un moment, probablement le temps de s'éloigner un peu des deux autres afin qu'ils n'entendent pas.

    " Non, retirez la partie où je pleure. Et je maintiens également qu'elle était escortée... " Dit-il à son tour en riant.

    " Vous pleuriez et rampez au sol en ... Attendez... Ils arrivent. Bon courage amiral. Lyn, terminé. " Acheva-t-elle, plus sérieusement. C'était l'heure.
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Mar 16 Oct - 11:28

- Je vous supplie de reconsidérer votre choix majesté !

Le capitaine ne cessait de tourner en rond dans la cabine tandis que la Nef Royale fendant la voie lactée s'approchait de plus en plus, de minutes en secondes, de sa destination finale. Il avait l'air plus nerveux que moi, à tripoter son casque dans tout les sens, le mettant sur sa tête, le remettant sous son coude, le passant d'une main à l'autre, alors qu'il continuait inlassablement de débiter son argumentaire pour me convaincre de faire marche arrière. J'avais pris ma décision, ça avait été compliqué, il avait certainement raison sur les dangers qui nous attendaient là-bas, mais maintenant nous ne reviendrons plus en arrière. Je faisais cela non seulement pour mon peuple, mais aussi pour la République. J'avais nourris aussi bien des soupçons, et imaginé de nombreux scénarios catastrophiques, suite à l'invitation de l'Amiral impérial pour cette rencontre fortuite, mais d'une capitale importance diplomatique. Qui d'autre que moi finalement aurait pu accepter une telle entrevue ? Si je me dirigeai à présent vers ce qui pourrait peut-être être le dernier des pièges auquel je succomberai, c'est à cause des espoirs que j'en nourrissais. Nous étions un peuple pacifique pris dans les tourments d'une guerre qui nous dépassait, et qui s'éloignait tant de nos valeurs profondes que nous ne pouvions cautionner pareil climat. Dans une situation paraissant si inextricable, face à des conflits dont la violence et la barbarie ne semblaient nous laisser aucune chance, je n'avais plus que la paix et la diplomatie comme armes pour soutenir nos choix pacifiques. Et ils étaient si fragiles face à la guerre qui balayait tout sur son passage, rendant à la vie toute sa futilité en détruisant et en assassinant tant d'anonymes innocents. Leurs visages muets se perdaient dans la soif de pouvoir et de sang qui enrageait les plus belliqueux acteurs de ces massacres. Jusqu'alors, toute tentative de dialogue avec l'opposant était restée sans réponse, comme si à notre parole, ils n'avaient que leurs canonnières pour répondre, comme si finalement, nous n'étions que les esclaves d'une toute puissante idéologie portée par quelques tyrans… Qui si ils ne nous avaient pas encore enchainé, se considéraient déjà comme les maitres, de mondes et d'êtres vivants dont ils ne se souciaient peu. Alors cette main tendue à travers le silence radio d'une galaxie qui ne comprenait plus la simple parole, était apparue comme la possibilité inespérée d'ouvrir le dialogue avec l'autre, et de permettre une brèche dans ce mur de violence, une brèche à travers laquelle nous pourrions enfin échanger sur nos points de vues, peut-être essayer de se comprendre, en tout cas c'est ce que j'espérai. Plus que tout, si j'avais accepté cette dangereuse entrevue cachée aux yeux de tous, République et Empire, c'était parce que je désirai absolument que la diplomatie et le discours de paix puisse avoir sa place entre nos deux camps. Bien sure, nous étions toujours parmi les plus loyaux et fervents défenseurs de nos valeurs républicaines, et ce rendez-vous ne constituait en rien les prémices d'une quelconque trahison, ou volonté de céder sur des valeurs qui ne soient pas les notre, au contraire, il s'agissait là à nous autres pacifistes de participer avec nos moyens et nos idéaux à cette guerre dont nous redoutions les inutiles ravages.

- Nous allons bientôt nous poser sur Tython Majesté.

J'acquiesçais, soucieuse. Je me levai et regardai à travers la fenêtre la si mystérieuse planète, emprunte d'une si grande histoire, et tombée dans l'oublie maintenant. Le parfait terrain d'un premier contact tourné vers la paix entre nos deux factions ennemies, ou le meilleur lieu pour assassiner sans traces ni bavures une Reine d'un monde Républicain. Je connaissais la réputation de mon interlocuteur, mais j'avais réellement foi en la possibilité qu'il cherche vraiment à ouvrir le dialogue. C'était surprenant de la part d'un impériaux, surtout d'un comme lui, mais c'était justement parce que finalement nous ne les connaissions pas vraiment, et qu'eux même ne nous connaissaient pas, parce que nous n'avions pas pris le temps de débattre avant de nous battre, qu'il fallait que nous faisions maintenant réellement connaissance, autour d'une table, sans arme, avec seulement la diplomatie pour maitre mot. Enfin, je l'espérai. Si j'avais rassemblée tout mon courage pour venir ici, et si j'allais encore devoir en faire preuve jusqu'à que je rentre en sécurité chez nous, j'étais intérieurement terrorisée.

- Majesté, je vous le demande encore…

Je me tournai vers mon Capitaine, je comprenais ses craintes, et ses arguments avaient leurs poids, mais c'était trop tard. Nous avions chacun donné notre parole, je ne reculerai pas, et je respecterai ma part, je n'attaquerai pas, viendrai seule, et si il fallait que je me fasse tuer parce que j'avais fait mon devoir et suivis mes idéaux… Je frémis, puis reprenant une allure plus majestueuse, lui répondit avec fermeté.

- Capitaine Magnus, nous ne rentrerons pas sur Naboo tant que je n'aurais pas eu cette entrevue avec cet Amiral. Je sais très bien qu'elles sont vos craintes, et j'ai bien entendu vos arguments, mais j'ai fais moi-même ce choix, et aussi celui de m'y tenir.

J'étais vêtue de toute ma prestance, de toute mon autorité. Si ma gentillesse était un trait immuable de ma personnalité, il n'était pas tant de jouer à la candeur aujourd'hui, mais bien au contraire de savoir se montrer ferme et forte. Je ferai honneur aux miens, et à moi-même. Je ne me fourvoierai pas dans un chemin qui ne soit pas celui dicté par notre propre volonté, nos valeurs, nos traditions, et ce qu'elles fondent de notre politique.

- Acceptez au moins que Kaleesy prenne votre place.

Je regardai rapidement les deux suivantes qui m'avaient accompagné, et qui durant toute la durée de ce voyage n'avait pas cessé de me faire la même demande. Cependant, il s'agissait d'un entrevue politique de la plus haute importance, malgré le caractère officieux qu'elle revêtait, et c'était à moi de parler. Je répondis donc encore une fois de la même façon à cette proposition qui lui revenait en bouche à chaque fois qu'il s'était trouvé à court d'arguments durant ces dernières heures.

- Nous nous posons aux coordonnées indiquées selon les données et les instructions que nous a remis l'Amiral… Ses hommes sont postés à la distance indiquée de sécurité, pour l'instant il a respecté sa part… Nous sommes pile à l'heure.

Rapidement j'observai ma tenue, et mes suivantes, tout aussi terrorisées que moi par ce qui pourrait bien arriver dans quelques instants à présent, m'aidèrent à la perfectionner. Je portais une de mes robes officielles, rouge et noire, idéale pour les rendez-vous diplomatiques susceptibles de tourner mal et où il faudrait, à défaut de bien savoir se battre, ne pas au moins être trop empêtrée dans sa tenue. De toute façon, je serai seule, si il avait décidé de me tuer, il aurait toute l'occasion de le faire. Je soufflai, pour faire taire cette angoisse qui me nouait déjà le ventre. Je vérifiai ma coiffure, elle n'avait pas souffert du voyage et était impeccable, tout comme le maquillage blanc, agrémenté des deux points rouges aux joues, et de la marque rouge à la lèvre inférieure, maquillage traditionnel lui aussi des Reines de Naboo.

- Ne lui montrez pas que vous avez peur, restez ferme, tout ira bien !

Me rassura Kaleesy, toute aussi effrayée que moi, en me prenant aux épaules. Je lui adressai un sourire tendu, puis une fois le vaisseau posé à l'endroit indiqué, je me tournai vers la porte pour sortir. Je pris une grande inspiration avant que celle-ci ne s'ouvre, le Capitaine Magnus se posta à ma droite, arme en main, légèrement en retrait, mes deux suivantes venant juste après moi.

- Une arme pour une rencontre pacifique Capitaine ?

Celui-ci l'abaissa, à contre cœur, pour la remettre à sa ceinture. Mes deux suivantes aussi étaient armées, mais quant à moi je n'avais pas désirer porter d'armes, déjà que je n'en prenais pas en général. J'avais juste un comlink avec moi, qui était le seul objet autorisé au cours de cette entrevue.

- Ah quoi bon que je porte ou non mon arme si je dois rester devant le vaisseau de toute façon ? Je maintien que c'est une très mauvaise idée, nous n'avons même pas le support de vaisseaux de la république au cas où que la situation dégénère…

Rajouta-il de plus en plus de mauvaise humeur tandis que la porte s'ouvrait. Je ne répondis évidemment pas, et me contenter de lui offrir un sourire rassurant. J'avais foi en la paix, et en nos valeurs, là était notre force. Tout se passerait bien. Bon, je n'étais peut-être pas aussi sereine que j'en avais l'air, mais je n'en étais pas moins convaincu. Nous émergeâmes du vaisseau, en face de nous, à une centaine de mètres, se tenait l'Amiral assit la table juste devant la tente, ses hommes et son vaisseau se tenait eux à l'opposé, séparé de la tente d'une même distance. Je me tournai vers le Capitaine, mes suivantes, et la poignée de gardes qui m'accompagnaient, ceux-ci s'inclinèrent avant de se poster comme convenu devant le vaisseau, où ils devaient monter la garde. Puis je me remis dans la direction qu'était la mienne, et que je devais accomplir seule. Je redoutée grandement ses premiers 100 mètres. Rapidement j'observai autour de moi, admirant autant ce paysage sauvage et magnifique, que cherchant à repérer le moindre danger dans l'ombre. Je déglutis avant de me fixer de nouveau sur l'Amiral qui m'attendait. Je me mis en marche, mon visage impassible, sérieux, fort, mon allure majestueuse, je devais à tout prix garder la tête haute, et ne rien laisser trahir de mes émotions. Mon charisme et mon magnétisme faisait ma force, et j'aurais besoin d'eux aujourd'hui. Je franchis lentement mais surement la distance sans rencontrer le moindre encombre, et arrivais finalement saine et sauve devant la table où siégeaient deux uniques chaises, l'une d'elle occupée par l'Amiral Blackbird, vêtu de son uniforme noir impeccable, noir comme ses yeux de jais et ses cheveux corbeau. Puis je le saluai avec tout le respect que requérait son rang, malgré que son camp soit ennemi du mien. Ma voix restait claire, assurée, légèrement plus grave pour paraître adulte comme je le faisais lorsque je parlais en tant que reine.

- Amiral Blackbird, j'ai été surprise par votre invitation, et je suis ravie que cette rencontre diplomatique puisse avoir lieu.
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Mer 17 Oct - 0:41

Valin ne bougea pas d'un cil à la vue de la jeune reine qui s'avançait vers lui. Plus elle se rapprochait et plus il parvenait à distinguer les ressemblances avec les image holographiques qu'il avait vues d'elle. La jeune femme, en dépit de son jeune âge ou peut-être à cause de cela, était rayonnante. Fidèle à sa culture et aux traditions de son rang, elle revêtait des habits et une coiffure sophistiqués, son maquillage était lui aussi spécial, comme il le remarqua tandis qu'elle s'approchait toujours plus. C'était bien son visage, tout bien réfléchi, qu'il trouvait le plus singulier. Il ne parvint pas à se l'expliquer.
Il était assez à l'aise dans ce genre de situations, d'ordinaire. Il avait une sorte de trac, comme tout le monde lors d'un évènement important, mais cela avait tendance à disparaitre rapidement. Le jeune âge de la reine avait également tendance à le conforter. Ce sentiment n'était absolument pas fondé, puisque l'âge ne faisait pas la qualité, comme il le soutenait lui-même en se moquant des officiers les plus anciens qui avaient étés relevés de leurs fonction par l'actuel Empereur pour "moderniser" ses armées. Mais la raison n'avait pas toujours sa place dans le psyché des gens. Lui y compris, au final.
Son regard se fixa sur le visage d'Anastasia tandis qu'il se relevait pour la saluer. Une fois parmi tant d'autres, il allait devoir se plier aux protocoles et boniments si spécifiques à la diplomatie et aux évènements du grand monde. Pourtant, cela n'avait jamais été aussi important. Et ces quelques mots vides, qu'il était coutume d'échanger avant d'en venir aux faits, lui permettaient d'engager le dialogue sans difficultés. Tout ceci avait finalement de l'utilité, lorsqu'il y avait un véritable enjeu derrière. Autant c'était ronflant et d'une hypocrisie sans nom lors des soirées mondaines, autant ça avait sa place ici, aux moments peut-être critiques de l'histoire.


    - Amiral Blackbird, j'ai été surprise par votre invitation, et je suis ravie que cette rencontre diplomatique puisse avoir lieu.


Il désigna la chaise face à lui d'un ample mouvement du bras, pour inviter la jeune reine à s'asseoir avec un sourire discret.

    " Le plaisir est mien Votre Altesse, je mesure tout le courage et toute la détermination dont vous faites preuve en venant ici. Je vous avoue que je suis à mon tour agréablement surpris de constater qu'en ces heures noires, il demeure certaines personnes encore soucieuses du sort de la galaxie et assez tenaces pour continuer à agir. J'avais parié sur votre réputation pour votre venue et il semble que vous soyez au moins à sa hauteur. " Dit-il en s'asseyant à son tour. Ses mains se joignirent sur la table.

    " Vous devez probablement vous interroger sur mes motivations quant à cette entrevue. Je ne vous ai pas trompé, je voulais effectivement m'entretenir avec vous à propos de cette guerre qui fait rage entre nos deux... camps. "
    Acheva-t-il sans pour autant parvenir à se satisfaire de ce dernier mot. Il aurait préféré autre chose, mais au final, il n'y avait pas tellement de différences entre eux. Ils n'étaient que deux parties de l'univers avec des systèmes de gouvernement différents qui se faisaient la guerre. La légitimité objective d'un camp ou l'autre était encore une autre histoire.

    " Cela vous semble peut-être quelque peu étrange, du fait de mon statut d'officier militaire, mais vous devez sans doute savoir que dans l'Empire, bien qu'il n'en ait pas toujours été de la sorte, les officiers de haut-rang font aussi office de gouverneurs et de dirigeants. Aussi, je vous serais gré de me voir pendant quelques instants non pas comme un meurtrier de masse, mais comme un homme soucieux du destin de l'univers, et à fortiori, des siens.
    Je suppose également que vous auriez peut-être préféré une rencontre un peu plus officielle pour un sujet aussi crucial. Cette entrevue n'est malheureusement pas à l'initiative de l'Empereur, elle est exclusivement mienne. "


Il marqua un léger temps de pause pour permettre à son interlocutrice d'assimiler tout ce qu'il venait de dire. Il avait parlé suffisamment lentement pour lui faciliter la tâche, sans pour autant ralentir au point de lui faire croire qu'il la prenait pour une idiote. Ce qui n'était pas le cas. De plus, il devait choisir ses prochains mots avec soins.

    " En réalité, c'est même tout l'inverse. L'Empereur actuel n'est absolument pas en faveur du moindre cessez-le-feu.
    Je vous ai invitée ici pour solliciter votre aide. Je ne connais malheureusement aucun moyen de faire changer notre politique actuelle de façon pacifique sans se faire condamner à mort pour haute trahison, et je crains même que toute la structure de l'Empire ne soit bâtie sur le fait que cela soit impossible. La seule chose qu'il est possible de faire, c'est de changer d'Empereur. Une fois encore, par la guerre. Comprenez-vous ? "


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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Mer 17 Oct - 7:17

L'amiral m'invita d'un geste à m'asseoir sur la chaise en face de lui, avant de me saluer avec une politesse qui je dois l'avouer me surpris. Il n'avait décidément fait que me surprendre, depuis cette étrange invitation, jusqu'à cette bienséance protocolaire dont se targuent peu les impériaux face aux républicains qu'ils préfèrent saluer d'un coup de blaster. Cette façon qu'il avait de chercher à faire les choses biens, d'essayer, tout comme j'essayais moi-même, de mettre nos griefs de coté, pour tenter d'ouvrir un dialogue, montrait quelque part l'honnêteté de sa démarche. Nous étions peut-être tous pétris de bien des idées et des préjugés les uns sur les autres, si ancrés en nous, que malgré toute la bonne volonté d'un monde aussi ouvert et pacifique que Naboo, nous ne pouvions nous défaire de ce regard là. Mais face à la bonne volonté qu'il me semblait voir en mon interlocuteur, malgré toutes mes craintes et toutes les images que je pouvais avoir de lui, je tachais de m'adresser à lui, et de le considérer, non pas comme un ennemi, mais comme un être nouveau que je devais rencontrer, et avec qui je devais tenter d'ouvrir un échange, malgré l'univers entier qui nous séparait. Je m'assis dont pour l'écouter parler, gardant toute mon allure et ma prestance de reine, sur la modeste chaise qui prenait l'allure d'un trône. Je restai calme, sereine, les mains posées sur la table, ou sur mes genoux, mon visage demeurait impassible, et je l'écoutai avec attention.

" Le plaisir est mien Votre Altesse, je mesure tout le courage et toute la détermination dont vous faites preuve en venant ici. Je vous avoue que je suis à mon tour agréablement surpris de constater qu'en ces heures noires, il demeure certaines personnes encore soucieuses du sort de la galaxie et assez tenaces pour continuer à agir. J'avais parié sur votre réputation pour votre venue et il semble que vous soyez au moins à sa hauteur. "

Flatterie ou réelle sincérité ? Peu m'importait finalement, l'important était encore à venir, et dans cette atmosphère aussi pesante, l'on devinait que des choses graves pouvaient se jouer. Avais-je les épaules pour tout cela ? Il faudra que je sois assez forte, pour que nous survivions à ces heures noires comme il le disait si bien. Ma volonté ne supporterait pas la moindre faiblesse, encore moins le climat violent qui tend à régner de plus en plus sur la galaxie. Evidemment que j'étais là, et que je serais toujours là où je devrais être pour accomplir mon devoir, envers mon peuple, envers la République, et envers la paix, capitale à mes yeux. Que je trouve un Impérial en ce même lieu, tout aussi surprenant soit-il, n'était peut-être pas aussi anodin, et je désirai bien me saisir de cette opportunité.

" Vous devez probablement vous interroger sur mes motivations quant à cette entrevue. Je ne vous ai pas trompé, je voulais effectivement m'entretenir avec vous à propos de cette guerre qui fait rage entre nos deux... camps. "

Nous en venions après quelques détours protocolaires au vrai sujet, et qui allait faire le cœur de cette rencontre. J'avais réfléchis à tout cela longuement, que ce fut avant de prendre ma décision et de lui transmettre ma réponse, ou bien même après, et encore maintenant. Je tournai encore tout cela dans ma tête, et finalement ne lui trouvait pas grand sens. Ce genre d'événement était si rare que celui-ci relevait presque de l'inédit. Qui aurait cru que la reine de Naboo et un grand Amiral Impérial puisse se retrouver seul en ce lieu, sans armes, autour d'une table, à parler de politique, couper chacun des ramifications de leurs propres camps, pour établir dans le secret un contact qui si il n'était pas fait d'armes et de bombes pourrait être vu par nos partis respectives comme de possibles trahisons. Si la République savait la teneur des sentiments qui nous y rattachait, je doutais fort que l'Empereur face preuve d'autant de confiance. Cela n'allait d'ailleurs pas tarder à venir à la discussion. Mais avant cela, j'en étais toujours à imaginer la raison pour laquelle une telle chose était entrain de se passer. Bien sure, j'avais de nombreuses hypothèses, entre l'assassinat secret, et l'improbable discussion diplomatique. Mais semble-t-il, la seconde hypothèse était la meilleur. L'Amiral avait donc été honnête, du moins pour l'instant, mais au-delà même de cela, il était venu ici et l'y avait invité dans un réel désir de diplomatie. C'était quelque chose de nouveau, et finalement de remplis de belles promesses, dans ce climat si sombre, où nos jours semblent de plus en plus à nos nuits les plus obscures. Dans cette galaxie où le dialogue, sans même n'avoir été rompu, n'avait jamais vraiment commencé, voila que nous avions une occasion, peut-être, et celle-ci reposait sur mes biens petites épaules, de trouver d'autres voies que celle de la guerre pour arbitrer nos différents.

- Je suis heureuse que cette possibilité s'offre enfin à nous. La guerre ne peut être une solution acceptable aux yeux des traditions pacifistes de Naboo, et il était très important que nous parvenions à trouver d'autres voies moins destructrices pour tenter d'apaiser ces conflits. Si notre volonté de dialogue ne semble pas prise très au sérieux au sein de ces batailles, je reste convaincue que la diplomatie et la paix peut nous venir en aide.

Quelque part, qu'est-ce qui été si important ? Le rejet d'un système par rapport à un autre ? La mégalomanie et la soif de pouvoir sans limite des tyrans ? Ou le bien être du monde vivant ? Il existait ces deux gouvernements, république et empire, avec des valeurs très distinctes. Et ils ne parvenaient pas à coexister et ce pour plusieurs raisons. Chacun voulait détruire, coloniser, convertir, l'autre. Dans le refus de l'étranger, du différent, ils avaient appliqué une posture strictement guerrière, sans chercher à s'écouter. Personnellement, je ne reprochais pas à l'Empire d'être l'empire, je ne lui reprochai pas d'être différent de la république, de prendre d'autres chemins, d'établir une politique différente, en soi de vivre autrement. Certains pourtant en été encore là. Non, ce qui faisait mon allégeance à l'un et non à l'autre tenait fondamentalement des valeurs et des actes de chacun. L'empire véhiculait des valeurs auxquelles je ne pouvais souscrire, et contre lesquelles je m'engageais fermement. L'esclavage des peuples, leur assouvissement, la destruction, l'injustice, la soif de pouvoir écrasante, tout cela fondait un golem monstrueux contre lequel le don quichotte républicain hurlait à tout vent. Je prenais l'exemple de moi-même, pour expliquer ce qu'était selon mon point de vue, que le gouvernement d'un peuple. J'étais reine d'un peuple, mais j'ai toujours considéré comme étant au service de ce peuple, je lui ai toujours voué un sincère et un profond respect, ainsi que toute mon admiration. Je ne me suis jamais située au-dessus de lui, et tout ce que j'ai pu faire, tout ce que je fais, et tout ce que je ferai, en tant que reine, sera tourné dans sa direction, et pour lui. Jamais mon rang n'a eu l'usage de me servir moi-même. Jamais le pouvoir que l'on m'a donné en toute confiance ne s'est détourné de son objectif premier, qu'était de servir les miens. L'empereur à mes yeux ne résonnait pas comme ça. Et son peuple était plus ses sujets soumis qui lui ne faisait que lui donner plus de richesse et de pouvoir. Que leur rendait-il ? L'asservissement ? La brutalité ? Les massacres ? Le vrai combat que nous devions mener, n'était pas l'un contre l'autre, mais pour ces peuples à travers la galaxie, il fallait lutter pour qu'ils puissent vivre libre et en paix.

" Cela vous semble peut-être quelque peu étrange, du fait de mon statut d'officier militaire, mais vous devez sans doute savoir que dans l'Empire, bien qu'il n'en ait pas toujours été de la sorte, les officiers de haut-rang font aussi office de gouverneurs et de dirigeants. Aussi, je vous serais gré de me voir pendant quelques instants non pas comme un meurtrier de masse, mais comme un homme soucieux du destin de l'univers, et à fortiori, des siens.
Je suppose également que vous auriez peut-être préféré une rencontre un peu plus officielle pour un sujet aussi crucial. Cette entrevue n'est malheureusement pas à l'initiative de l'Empereur, elle est exclusivement mienne. "


J'hochai de la tête, toujours très attentive, et ne m'encombrant pas de paroles ou de gestes inutiles. Ne pas le voir comme un meurtrier de masse, soit, durant ce temps là, je le pourrais. Mais, je ne pouvais m'empêcher de me demander comment des personnes agissant de la sorte, et trainant derrière eux tant de victimes, pouvaient ainsi s'accorder avec leur conscience. Surtout aux vues du visage nouveau que me montrait l'Amiral, "un homme soucieux des siens". Mais un autre fait attirait aussi mon attention. Si il ne m'était pas d'importance cruciale d'avertir ou non la république de cette entrevue, que j'avais gardée secrète par respect pour la demande de mon interlocuteur, celui-ci semblait pourtant agir sans l'accord des siens, à ce titre elle revêtait maintenant une importance tout à fait particulière. A qui étais-je entrain de parler ? A l'amiral des forces armées impériales ? Ou bien à un homme politique investi dans ses actes et qui semblait se diriger vers un nouveau chemin ? Au second semblait-il. Cela aussi m'apportait une information nouvelle, tandis que silencieuse, je le laissais poursuivre.

" En réalité, c'est même tout l'inverse. L'Empereur actuel n'est absolument pas en faveur du moindre cessez-le-feu.
Je vous ai invitée ici pour solliciter votre aide. Je ne connais malheureusement aucun moyen de faire changer notre politique actuelle de façon pacifique sans se faire condamner à mort pour haute trahison, et je crains même que toute la structure de l'Empire ne soit bâtie sur le fait que cela soit impossible. La seule chose qu'il est possible de faire, c'est de changer d'Empereur. Une fois encore, par la guerre. Comprenez-vous ? "


Serait-il possible qu'une rébellion puisse se soulever au sein même de l'Empire ? Cela ouvrirai des possibilités tout à fait inédites, des partis pris qui peut-être serait capable de faire changer les choses. L'homme face à moi, qui d'ailleurs me dépassait de pas mal d'années, commençait à gagner un peu de ma confiance, tandis qu'il m'exposait le fond de sa pensée. Je l'écoutais, à la fois fascinée, pensive, mais aussi pleine de stupeur, et d'espérances. Mon angoisse latente avait cédé la place à mon caractère habituel, charismatique, attirant, captivante. Toujours très sérieuse, mon visage avait pris une expression un peu plus avenante, bien qu'il gardait le masque de sévérité, mais non moins doux, qu'était le sien, lorsque je traitais d'affaires aussi importantes. Mes mains sur la table se nouèrent, tandis que réfléchissant pour trouver les bons mots, je m'apprêtai à répondre.

- Je ne vous tiens pas rigueur du caractère officieux de notre rencontre, et je comprend bien les risques que vous pouvez encourir à défier ainsi votre Empereur. Votre courage et votre détermination en est donc tout autant louable que la mienne, d'autant plus que je ne cours pas les mêmes risques en cachant mes agissements à la République qui me sait dévouée à la servir. Si je connais bien dans le climat actuel de conflit la politique impériale, et que je suis consciente que comme dans tout système des dissensions et des rébellions peuvent y voir le jour, j'ignorai que l'on y tenait de tel propos que les votre.

Je marquai une courte pause, cherchant sur lequel des deux points qu'il avait soulevé j'allais rebondir en premier, le choix n'étant ici pas non plus anodin. Je pris une courte inspiration avant de continuer, toujours sur ce même ton calme et serein.

- Vous parlez de faire changer votre politique actuelle, qu'est ce que vous souhaiteriez modifier et mettre en place ? Quelle aide attendez-vous de moi ?

Je comprenez bien ses propos sur la structure de l'Empire, et l'impossibilité d'y faire bouger les choses, celui-ci étant construit pour que son maitre puisse garder un maximum de pouvoir le plus longtemps possible. Il parlait bien clairement d'assassiner l'empereur ? Si mes convictions m'empêchaient d'adhérer ouvertement à cette idée, il n'en restait pas moins que c'était une éventuelle solution. Mais sur le court terme, quel résultat si bénéfique cela pourrait porter sur la suite de notre avenir à tous ? Si un autre empereur semblable au précédent poursuit ses propres désirs de pouvoirs et de conquêtes, la république n'en serait pas sorti de la guerre finalement. Mais de connaitre ces dissensions, et cette volonté au sein même des plus hauts gradés de l'Empire, était une information très très importante.

- Imaginons que l'empereur soit détrôné, que se passera-t-il ensuite quand son successeur reprendra le commandement de l'Empire ? Il poursuivra toujours sa lutte finalement contre la République ? Je pense que vous connaissez assez mes positions, même hors du contexte de la république, pour savoir que je ne peux adhérer à une quelconque volonté de violence. Mais mon peuple a été aussi reconnu comme capable de prendre les armes quand cela devenait nécessaire. Et je ne suis moi aussi capable d'imaginer de pareilles choix, bien qu'ils iraient malheureusement à l'encontre de mon dévouement profond pour la paix. Si vous souhaitez tant que votre politique change, il faut que vous œuvriez dans cette direction, et que votre volonté soit plus forte que le système impérial. Si rien n'apparait d'autre à vos yeux comme solution que la guerre, pour mettre fin à ces conflits, je ne vois que la rébellion pour vous permettre de faire avancer les choses dans un tel contexte. Sans vouloir porter de jugement sur l'Empire, parce qu'il me semble important au point où nous sommes, de commencer à apprendre à nous connaitre et à nous comprendre, j'ai l'impression qu'il n'est aucune voix au monde qui puisse résonner l'Empereur. Lorsque le dialogue est impossible, il ne nous reste plus grand nombre de moyens d'actions. Mais si comme le montre notre rencontre d'aujourd'hui, une tentative de diplomatie peut être possible entre la république et le mouvement que vous souhaitez entreprendre contre l'Empereur, c'est peut-être là le signe que les choses entre nous peuvent changer et s'améliorer, préservant ainsi ce qui me semble le plus important, nos peuples.

J'avais finalement parlé plus que je ne l'aurais pensé, inspirée par tout ceci. J'adressai un sourire fugace à l'Amiral, et le laissais poursuivre.
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Valin Blackbird
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Jeu 18 Oct - 4:00

La conversation s'était finalement engagée comme il l'avait espéré. La reine semblait plutôt ouverte d'esprit. Il se senti soulagé d'avoir choisi la bonne personne et de ne pas s'être heurté à un mur. Il avait besoin d'une personne juste comme celle qu'il avait en face de lui. Bien évidemment, il n'avait pas tiré tout cela au sort, et il avait méticuleusement recherché une personne ayant ces idées politiques précises et la jeune femme correspondait parfaitement. Malheureusement, venait la partie la plus difficile du dialogue. Il devait lui faire comprendre que la paix ne pouvait être qu'un but, et non pas un moyen. Cependant, il ne pouvait pas non plus se permettre qu'elle se mette à penser qu'il avait l'intention de l'utiliser. Il allait donc devoir lui dévoiler une partie assez conséquente de son plan, avec les risques que ça impliquait.
C'était en cet instant qu'il commençait vraiment à entreprendre un projet qu'il avait mit si longtemps à penser, à mettre en place et à peaufiner. Il ne pouvait plus faire d'erreur. Il ne pouvait plus négliger plus rien à partir du moment où la reine de Naboo saurait. Il devrait désormais s'attendre à tout les pièges, à dissimuler chacun de ses pas par un alibi. Car dans l'Empire, la suspicion n'a guère besoin de preuve pour se transformer en culpabilité. C'était au bon vouloir des plus puissants, dont celui qu'il combattait. Et la gravité de ses actes dépassait largement l'ordre de la fessée.


    " Je crains que ce mouvement que vous nommez n'existe, et n'existera guère. Je n'ai pas l'intention de trahir l'Empire, ou de le diviser. D'ailleurs, le voudrais-je que je ne saurais le faire pour autant. Je n'ai jamais vu des mouvements de résistance tenir plus d'une journée. Notre idéologie est fondée sur l'ordre, la sécurité et la discipline. Toute rébellion est totalement impossible, a moins de fracturer en deux nos forces, et comme je vous l'ai dit à l'instant, ce ne sont pas mes ambitions. En réalité, je compte simplement destituer l'Empereur et le remplacer. Sans grand mouvement ou manifestation guerrière. Sans résistance. Le sang versé des soldats au quotidien est bien plus que suffisant. " Dit-il en hochant imperceptiblement la tête et en laissant glisser son regard sur la table avant de le rediriger vers elle. Il décolla doucement les mains et en exposèrent la paume inconsciemment, prit dans ses explications.

    " Vous le savez, l'Empire a démarré cette guerre et j'ai pour intention de faire en sorte que ce soir un empereur qui y mette fin. La république et l'empire ne cessent de se combattre, et l'histoire montre que ces deux entités réapparaissent toujours, même lorsque l'une semble expulser sa rivale pour une longue période. Cependant, je ne vois pas pourquoi elles devraient toujours prendre les armes pour s'affronter. Aussi, je voulais vous dire que si je parvenais à mes fins, je proposerais à la république d'ouvrir un dialogue, afin de régler les grandes questions qui concernent toute la galaxie ensemble. Je demande votre aide et de, lorsque l'heure sera venue, vous présenter comme la personne qui proposerait à la république de faire en sorte que cette relation soit possible. D'être celle qui montrerait aux siens qu'après autant de massacres et de morts, la paix, la discussion et la raison sont encore possibles. "


Son visage se crispa légèrement. Peut-être s'était-il un peu trop emballé sur la fin. Il avait beaucoup repensé à chacun des moments critiques de son projet, et à chaque fois, il avait eu envie de dire les choses différemment. Aussi, il avait fini par penser qu'il valait mieux ne rien réciter, et d'y aller sans discours préparé. Quitte à se mélanger les pinceaux. Il n'était pas tellement déçu, après tout. Tout semblait bien se passer pour le moment.

    " De grandes choses sont possibles. Pour le moment, je ne vous demande que d'y réfléchir. Je ne compte pas vous demander de m'aider à combattre l'empereur, ce changement doit venir de l'intérieur pour ne pas créer un rapport de force qui fragiliserait la paix que nous projetons de former. Si la république ou l'empire parviennent à dominer militairement leur adversaire, le cycle recommencera encore. Pour faire court, cette guerre doit se terminer sur un accord commun. Je veux que vous m'aidiez à l'obtenir sur la table des négociations, une fois que la politique interne de l'empire sera rectifiée. "


Il se cala dans le fond de sa chaise. Il avait dit ce qu'il avait à dire. Une vieille formule lui vint à l'esprit sur le sort et le destin, qu'on utilisait lorsque l'on avait joué ses cartes et qu'on attendait le résultat. Ses mains se joignirent à nouveau au bord de son côté de table et il n'avait plus qu'à attendre, écouter, et si la chance était de son côté, à former une alliance future. Il n'était pas tout à fait improbable que l'empire et la république subsistent l'un avec l'autre. Ils avaient bien réussi à coexister et même à s'allier à l'époque des Vongs. Pourquoi ne pourraient-ils pas se partager le futur sans se l'arracher ?
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Jeu 18 Oct - 7:15

" Je crains que ce mouvement que vous nommez n'existe, et n'existera guère. Je n'ai pas l'intention de trahir l'Empire, ou de le diviser. D'ailleurs, le voudrais-je que je ne saurais le faire pour autant. Je n'ai jamais vu des mouvements de résistance tenir plus d'une journée. Notre idéologie est fondée sur l'ordre, la sécurité et la discipline. Toute rébellion est totalement impossible, a moins de fracturer en deux nos forces, et comme je vous l'ai dit à l'instant, ce ne sont pas mes ambitions. En réalité, je compte simplement destituer l'Empereur et le remplacer. Sans grand mouvement ou manifestation guerrière. Sans résistance. Le sang versé des soldats au quotidien est bien plus que suffisant. "

Rébellion contre l'Empereur plutôt que contre l'Empire ? Une simple question de termes, mais peu importe, la discussion devenait de plus en plus intéressante et je n'en perdais pas une seule parole. J'avais donc en face de moi un homme qui deviendrait soit le nouvel Empereur à la tête de l'Empire, soit l'une des victimes de ce dernier. Pourquoi prendre autant de risques pour la paix ? Etait-ce seulement pour ça ? Quelles étaient les motivations réelles de l'Amiral. Les questions se bousculaient mais je le laissais poursuivre. Pour l'instant en tout cas soit il avait réellement la volonté de mettre en pratique ses propos, soit il cherchait à dire les bons mots pour m'attirer de son côté, mais j'étais gentille, pas naïve.

" Vous le savez, l'Empire a démarré cette guerre et j'ai pour intention de faire en sorte que ce soir un empereur qui y mette fin. La république et l'empire ne cessent de se combattre, et l'histoire montre que ces deux entités réapparaissent toujours, même lorsque l'une semble expulser sa rivale pour une longue période. Cependant, je ne vois pas pourquoi elles devraient toujours prendre les armes pour s'affronter. Aussi, je voulais vous dire que si je parvenais à mes fins, je proposerais à la république d'ouvrir un dialogue, afin de régler les grandes questions qui concernent toute la galaxie ensemble. Je demande votre aide et de, lorsque l'heure sera venue, vous présenter comme la personne qui proposerait à la république de faire en sorte que cette relation soit possible. D'être celle qui montrerait aux siens qu'après autant de massacres et de morts, la paix, la discussion et la raison sont encore possibles. "

Je reculai légèrement sur ma chaise, par un mouvement de surprise presque imperceptible. Mon visage demeura impassible, mais tous ces mots tournaient dans mes pensées et activaient de nombreuses réflexions à la fois qu'il m'était difficile de percevoir dans leur ensemble. Je restais concentrée et analysais tout ce qu'il me disait. Je pouvais être d'accord sur certains points, bien que pour l'instant il me faudrait réfléchir longuement à tout cela à l'écart de tout ce qui pourrait manipuler mes choix et mon esprit, mais en tout cas, pour le moment, j'étais plutôt d'accord. Aussi difficile que ce soit à envisager. Nous sommes entrés dans un cercle vicieux de guerres, de conflits, de destructions, qui ne cessent de mettre en péril l'équilibre et la paix de la galaxie et de ses habitants. J'ignorai si la République pourrait être ouverte à un tel dialogue, si jamais il arrivait à ses fins et tenait sa parole, et j'ignorai si moi-même aussi j'étais prête à cela, car j'avais encore besoin de prendre du recul pour ne pas me laisser influencer. Mais si cependant, il parvenait à faire ce qu'il était entrain de dire, alors un tout nouvel avenir s'ouvrirait à nous, de nouvelles possibilités, autre que la guerre… Ce n'était pas négligeable. Je ne voulais pas me laisser aller à de pareils espoirs, sachant sur quelles bases ils reposaient, mais la perspective d'un tel futur… Mes yeux plongèrent dans ceux de l'Amiral, comme si j'y cherchais des réponses, à l'intérieur de cette océan de ténèbres. La république et l'empire seraient-ils capables de parler ensemble ? De cohabiter ? C'était déjà arrivé une fois, pour un cas de force majeure, mais jamais plus depuis. Ils étaient trop opposés, se repoussaient l'un et l'autre, refusaient l'existence de l'autre, pour daigner accepter d'ouvrir un quelconque dialogue. Non, ils préféraient s'entretuer. Mais ce n'était pas le cas de tout le monde, ce n'était pas mon cas, ni le cas de l'Amiral, du moins pour ce qu'il en prétendait. Est-ce que un tel retournement serait possible ? Je l'ignorai, mais une chose était sûre, c'est que si un tel espoir devait naitre au sein de nos temps troublés, il fallait le soutenir et l'aider à prendre sa place. Si ce qu'il disait arrivait, il faudrait une voix qui puisse mettre la République sur ce chemin de la paix, et de l'ouverture, malgré toutes ses réticences, et j'étais l'une des personnes capables d'endosser ce rôle, ne serait-ce que par mon engagement pacifique. Je faisais parti de ceux qui luttaient contre la guerre, corps et âme, comme le montrait ma présence ici aujourd'hui malgré tout le danger que cela pouvait représenter. Si ça devait réellement se passer comme ça, alors je serais prête à ouvrir le dialogue, et à œuvrer pour la paix entre nos deux camps. Mais, j'ignorai si je serais écoutée, et ni si la discussion avec l'Empire portrait le moindres bénéfices, je voulais y croire cependant, et penser que l'on puisse cohabiter sans se faire la guerre.

" De grandes choses sont possibles. Pour le moment, je ne vous demande que d'y réfléchir. Je ne compte pas vous demander de m'aider à combattre l'empereur, ce changement doit venir de l'intérieur pour ne pas créer un rapport de force qui fragiliserait la paix que nous projetons de former. Si la république ou l'empire parviennent à dominer militairement leur adversaire, le cycle recommencera encore. Pour faire court, cette guerre doit se terminer sur un accord commun. Je veux que vous m'aidiez à l'obtenir sur la table des négociations, une fois que la politique interne de l'empire sera rectifiée. "

Pourquoi pas ? Cependant, je ne pouvais soutenir des valeurs contraire aux miennes, mais si une réelle amélioration de nos rapports étaient possibles, suite à une amélioration interne de l'Empire, alors oui, peut-être qu'une issue pacifique à tout cela pourrait être trouvée, et peut-être pourrions-nous mettre fin à ce cycle infernal qui n'est porteur que de massacres et de destructions. Mais pouvons-nous aussi faire l'impasse du passé ? Oublier justement tous ces morts ? Ca non, c'était impossible. Mais si nous ne pouvions pas oublier, nous pouvions tout de même essayer de nous parler. Il avait raison, de grandes choses étaient possibles. J'étais une défenseuse de la paix, et si une négociation devait être entreprise, je serais bien sure de ceux qui chercherait à qu'elle puisse avoir lieu et aboutir.

- Si un tel avenir pouvait voir le jour, sachez qu'en tant que dirigeante et membre républicain engagée pour la paix, je ferai tout mon possible pour que ces négociations puissent avoir lieu, et que la guerre dont nous souffrons prenne fin.

Je pris une pause, cherchant les bons mots, l'espace d'une respiration, mes mains se croisèrent sur mes genoux et je poursuivais.

- Il faut mettre fin à ce cycle, ça me semble à moi aussi d'une nécessité capitale. Mais, j'espère qu'une entente peut être encore possible entre nous. La guerre a fait tellement de ravage, autant que la haine, qu'elle nous a tous altéré.

Je remis mes mains posées sur la table, et songeai à la question qui me trottait en tête, mais que je n'osai pas vraiment poser. Ce n'était pas le moment de vexer un impérial… Je le regardai, un peu gênée, fort heureusement mon maquillage masquait mon rougissement.

- Permettez-moi une question, mais pourquoi voulez-vous livrer ce combat ? Est-ce uniquement la paix qui vous motive ?

Pourquoi une personne, un impérial, irait prendre ce genre de risques, juste pour arrêter une guerre que leur propre camp nourrit depuis des années ? Ca me semblait très étrange. Mais il était tout à fait envisageable que ce genre de personne puisse agir de la sorte malgré leur ascendance ou appartenance politique, cependant il était lui-même de part son statut déjà militairement très impliqué dans ces conflits, et les valeurs Impériales me forçaient à beaucoup de retenue et de réticences face à ses propos.

- Je ne peux malheureusement rien vous assurez pour le moment, ne sachant pas ce que l'avenir réserve à notre galaxie dans son avenir proche, et ne pouvant sans y avoir longuement réfléchis, prendre une décision d'une si haute importance. Mais vous connaissez en tout cas mon point de vue, et ma politique. Si vous vous tenez à ce que vous dites, alors je me tiendrai certainement à ce que vous me demandez. Je soutiendrai la paix.

Finis-je par répondre, très sérieuse, beaucoup plus même que d'habitude, je ne voulais ni le provoquer, ni paraitre trop abrupte, mais je ne pouvais pas prendre le risque de me faire manipuler, ou que l'on se serve de moi. Je resterai fidèle à mes principes, et à la république. En ce sens, je devais prendre beaucoup de précautions avec cet impérial, et il devait aussi savoir que ni ma confiance, et encore moins une quelconque allégeance de ma part lui serait acquise. Je soutiendrai la paix, pas l'empire.
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Jeu 18 Oct - 11:03

    - Permettez-moi une question, mais pourquoi voulez-vous livrer ce combat ? Est-ce uniquement la paix qui vous motive ?


A l'écoute de cette phrase, toute sa pensée se focalisa sur un éventuel sens caché qu'elle pouvait bien avoir. Comme si au delà des mots, le son ou même l'enchaînement de bruits avait déclenché quelque chose de particulier chez lui. Peut-être qu'au fond de son être, une sorte de mécanisme venait de s'enclencher et il se demandait ce que cela pouvait être. Bien qu'impassible, son profond moment d'introspection l'empêcha de comprendre ce qu'ajouta son interlocutrice, en partie. Il était certain de ce qu'il voulait, mais jusqu'où ? Là était une question à laquelle il ne pourrait pas encore répondre. Il avait un plan, une volonté et des désirs. Il voulait devenir empereur et surpasser les siens. Sa famille, Reige, tout ceux qui n'avaient vu en lui qu'un gamin pistonné de haut en bas. Il devait montrer à tout ceux-là qui il était vraiment, et qu'on le reconnaisse enfin réellement comme l'égal des plus grands. Mais ensuite ? Voulait-il vraiment la paix, l'harmonie ? La guerre et la gloire du combat ? L'honneur ? Il ne savait pas. Il ne pouvait pas répondre, tout en ne pouvant pas se permettre de ne pas répondre. Peut-être bien qu'il se fichait de tout ça, et qu'il aviserait simplement plus tard ? Non. Cette idée lui paraissait aussi ridicule que d'abandonner maintenant. Il marqua un temps de pause de quelques secondes, peut-être une dizaine, après que la reine eut terminé de parler. Il ne chercha pas à dissimuler le fait qu'il était en pleine réflexion. Son visage se tourna plusieurs fois tandis que ses yeux demeuraient immobiles. Il était évident qu'il s'interrogeait, sans qu'elle ne puisse réellement savoir de quoi il s'agissait.

    " Je comprends votre question. Je suis natif de Bastion. Comme vous le savez, là-bas, la culture impériale y est centrale, et la planète est probablement elle-même devenue le centre de notre culture, depuis une certaine époque. Je suis issu d'un milieu que l'on peut qualifier d'aristocratique. Les élites de l'Empire. J'y ai appris des valeurs et des traditions que vous combattez, mais qui me sont chères. Parmi elles, la gloire, la force, le progrès. Tant de choses que nous associons à l'avenir.
    A travers cette guerre, cependant, je ne vois pas de gloire, pas de valeur ni de progrès. Je pense que lorsque nous redeviendrons poussière, les récits relatant nos vies ne parleront que de destructions et de chaos. Je pense qu'il est plus glorieux de construire que de détruire. Notre force réside dans ce que nous apportons à l'univers par notre présence et nos actes, pas ce que nous retirons aux autres. Le progrès, à mes yeux, ne se fait pas en améliorant un canon laser pour qu'il perfore plus efficacement la coque d'un vaisseau de guerre, mais de faire preuve d'assez d'astuce et d'intelligence pour que ce canon ne tire jamais. Quelle que soit sa puissance.
    Je ne peux vous fournir de preuve de ce qui arrivera, je ne peux que vous dire que si des différences de point de vues existent dans la république, comme c'est le cas au sénat galactique au quotidien, elles peuvent aussi exister dans l’interprétation des valeurs à l'apparence si stricte du code impérial. Je pense que notre Empereur les bafoue et que ses décisions ne correspondent pas à l'image que j'ai de notre empire. J'espère vous convaincre. Peut-être que ceci ne suffira jamais à instaurer une certaine confiance entre nous. Je vous comprends. C'est nous qui avons ré-ouvert les hostilités après tout.
    Je suis conscient que cet uniforme...
    il désigna ses vêtements d'un rapidement mouvement du poignet et en profita pour reprendre son souffle. ne nous inspire pas la même chose à tout les deux. Ma tradition est militaire. Je pensais servir mes idéaux en le portant. Mais ce nouvel empereur est arrivé et je ne pouvais que vous combattre ou attendre que la guerre ne se propage jusqu'à chez moi. Sans même mentionner la mise à mort pour trahison. Autant dire que ce n'était pas réellement un choix. Ma marge de manœuvre est fine, Votre Majesté. Pourtant, ma présence ici détermine, comme vous l'avez souligné, ma détermination. "


Il avait beaucoup parlé, encore une fois. Il ne savait plus trop où il se dirigeait. Il n'y avait plus d'itinéraires à suivre, visiblement. Il ne pouvait plus qu’espérer convaincre la républicaine. Toute personne s'intéressant à l'Histoire savait que des camps adverses avaient une généreuse tendance à se désigner l'un et l'autre comme le diable. Il lui avait fallu longtemps avant de parvenir à faire la part des choses, et il espérait aujourd'hui que d'autres puissent se livrer à cet exercice. C'était vital. Il détailla le visage si particulier qu'était celui de son interlocutrice. Était-elle trop jeune pour les aprioris, ou bien quelques conseillers avaient-ils la mainmise sur elle ? Il n'en avait pas le sentiment. Tant de risques subsistaient pourtant. Si elle ne défendait que les principes de paix et de pacifisme qu'elle énonçait, elle ne devrait pas avoir grand peine à le soutenir si le jour en question venait. Il ne comptait pas vraiment demander plus d'aide que cela à la république. Le risque de trahison restait important sans parler de la contestation que cela apporterait au sein de l'empire. Un empereur placé par la république serait définitivement un scandale dont il se passerait bien. Non, il devait faire cela sans leur aide. En revanche, il avait besoin d'un symbole fort pour entamer des négociations avec eux. Cette jeune fille en qui il décelait ce potentiel pouvait l'aider. Il fallait la convaincre à tout prix.
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Sam 20 Oct - 0:17

Je l'écoutai très attentivement, tandis qu'il s'était mis à parler longuement après quelques instants d'hésitation et de réflexion pour préparer ses mots. J'avouerai que j'étais un peu troublée, par tout ce qu'il était entrain de me raconter. De belles et gentilles paroles pour m'amadouer ? Me persuader du bien fondé de sa cause ? Attirer la jeune reine pour mieux la manipuler ? J'étais méfiante, comme toujours, mais encore plus peut-être. Je ne faisais déjà pas très confiance en mon entourage, encore moins au clan des politiciens tous plus manipulateurs les uns que les autres, mais accorder ma confiance à un impérial haut gradé qui trainait derrière lui plus de morts que d'années… Je ne pouvais pas. Mais, j'étais assez humaine pour l'écouter, et au moins lui accorder le bénéfice du doute. Parce qu'il y avait une infime possibilité que ce qu'il dise soit vrai, ou du moins en parti, et que cela puisse apporter une vrai solution à la guerre. Quelque soit mes jugements, je m'étais promis d'en faire abstraction, et de l'entendre, nous devions apprendre à nous comprendre, malgré nos aprioris. Cela me semblait d'autant plus vital lorsque tant de vies innocentes étaient pris au piège dans des conflits aussi meurtriers. L'amiral n'était pas le seul a avoir du sang sur les mains, il fallait l'avouer, la république en avait tout autant, les jedis en avait, et nous aussi nous en avions, malgré toutes nos volontés pacifistes. Nous ne pouvions être républicains sans en porter les responsabilités. Ce qui tachait la pureté de l'un, s'attaquait aussi à celle des siens. Aucun des acteurs plus ou moins directs de la tragédie qui était entrain de se jouer à travers toute la galaxie ne pouvait prétendre être complètement innocent. Comment pouvions-nous ainsi juger nos ennemis, alors que nous n'étions peut-être pas mieux qu'eux ?

Je m'interrogeais sur ces fameuses valeurs impériales dont me parlait Blackbird, qu'en connaissais-je réellement ? Ce que nous avait appris une éducation traumatisée par la guerre et les massacres ? Pourtant, ces abominations avaient bien eu lieu, mais le passé n'était pas le présent, et ce qu'avait fait les uns, n'appartenait pas aux acteurs d'aujourd'hui, la folie de certains, n'était pas celle de tout un peuple, et nous ne pouvions accuser tout l'empire, de ce que des puissants avaient fait d'eux. J'avais le sentiment finalement de ne pas en connaitre grand-chose, de ces valeurs, ni de ces peuples, contre lesquelles nous luttions. Tout comme eux étaient aussi pétris de préjugé sur nous, nous ne connaissions rien des uns des autres.

- Il est peut-être possible que nous nous connaissions très mal Amiral. Ce que vous dites fait écho à des réflexions que je me faisais déjà, je pense que nous avons rompu le dialogue bien trop longtemps, et que nous ne savons même plus vraiment contre quoi nous nous battons. Nous n'avions jamais appris à nous connaitre.

Parce que l'empire ne nous en avait jamais laissé le choix, il avait réduit la république en cendres, mis la galaxie à feu et à sang, mais c'était l'œuvre d'un homme qui en avait manipulé tant d'autres. Nous devions laissé le passé au passé, sinon nos guerres ne prendraient jamais fin. Je regardais l'Amiral, lui tout comme moi, avait grandit dans un monde qui était le sien, qu'il aimait, avec des valeurs et une culture qui l'avait construit. Si nos vies étaient à l'opposée, nous n'étions pas très différents. Naboo, ses traditions, la République, faisait autant parti de moi, que Bastion et l'Empire faisait parti de lui. Mais quelles autres républicains, et quelles autres impériaux seraient capables de ce genre de regard sur l'autre ? Combien serait prêt à dépasser leur haine, pour essayer de parler ? Qui pourrait accepter de baisser les armes pour apprendre à connaitre l'autre ? Cela me paraissait impossible, tant que la situation resterait telle qu'elle était. Il fallait que ça change, et dans les deux camps.

- Je crains que ni la République, ni l'Empire, ne soit ouvert au dialogue, et sans des efforts de la part de chacun, des innocents continueront d'être les victimes d'une guerre insensée.

C'était pour cela que nous luttions, avec nos propres moyens, et que nous devions absolument continuer, sans jamais laisser notre volonté faillir. Je devais continuer d'agir pour la paix, et ce que me proposai cet impérial, c'était un moyen d'action. Cependant, il m'était impossible de lui accorder une totale confiance, et il était hors de question que je m'allie d'une quelconque façon avec l'Empire ou l'un de ces membres. Mais je pouvais soutenir la paix, et l'ouverture à l'autre. Tout en demeurant prudente et méfiante envers ce qui m'entourait. Que cela vienne du camp adverse que de mon propre camp d'ailleurs. Aussi républicaine que je sois, que j'ai été, et que je serais toujours, je n'étais ni aveugle, ni stupide, ni irresponsable. Je savais tirer les leçons du passé, comprendre objectivement ce que je pouvais observer, sur la scène politique, tout autant que ses répercussions à travers les mondes républicains. C'était une des raisons pour laquelle Naboo, malgré son allégeance, avait toujours émis le désir de neutralité.

- Je continuerai de lutter pour la paix, et si vos agissements vont en ce sens, nous aurons peut-être la chance un jour de nous retrouver sur la table des négociations Amiral.

J'espérai vraiment que je ne me laisserai pas tromper, que je saurais démêler la vérité, des faux semblants, des mensonges, et de la manipulation. Mon honnêteté ne devait pas me rendre faillible, la justice, ni la paix, ne devait être synonyme de candeur ou de naïveté. J'étais déterminée, tout comme lui, à faire avancer les choses, mais luttions-nous pour les mêmes causes ? Mon regard bleu mauve, observait le sien noir comme de l'encre, il me semblait que j'avais assez de forces, de volonté, d'intelligence, pour mener ce combat là, mais j'étais jeune, et la gravité des évènements, me faisait douter de mes capacités face à un golem de violence plus grands et forts que nous tous, je manquais de confiance en moi, et c'était peut-être ce qui pourrait me faire commettre les erreurs que je craignais de faire.
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Dim 28 Oct - 12:11

Il n'y avait plus grand chose à dire, désormais. L'amiral Blackbird avait demandé à la reine de Naboo si elle accepterait de le suivre si il tentait d'entreprendre une démarche pacifiste, et elle avait visiblement répondu oui. Au nom de la paix. Bien. Il n'avait plus grand chose à lui dire, désormais. Il avait eu ce qu'il voulait. Certes, il n'avait rien demandé de plus qu'un peu de discussion, ce qui n'était guère très engageant pour la suite, mais il avait vérifié la personnalité de la reine. Au travers des paroles, ce qui demeurait certainement superficiel, il avait pu tenter de déceler si les motivations de la reine étaient sincères, si elle croyait en ses idéaux au point de se battre pour eux, et si il pouvait compter sur elle à ce sujet. Il pensait avoir sa réponse. Pouvait-il assimiler cela à une victoire ? Peut-être, mais une petite victoire dans ce cas. Il s'en satisferait. A partir de ce point, tout ce qui était un pas en avant était bon à prendre. Il venait de traverser une limite, un point de non-retour. Tandis que d'anciens repères s’effaçaient, il devait s'en trouver de nouveaux. Il venait de trouver un point d'appui dans la république, le plus improbable était fait, il restait maintenant à conserver ce contact, et à en prendre quelques autres.
Il se leva lentement, pour ne pas alarmer son interlocutrice, il plongea son regard dans le sien, comme pour sonder son intérieur. C'était un jeu auquel il était très mauvais. Il arrivait à se faire une idée des gens en fonction de leurs paroles, leurs mouvements, leurs actions et leur comportement de façon générale. Les yeux de la reine, pareils à un ciel ou une mer calme ne lui révélaient rien que son propre reflet. Il se mit à parler avant que la situation ne puisse devenir embarrassante.


    " Je vous remercie de m'avoir accordé votre temps et votre attention. Comme convenu, si la situation évolue, je vous recontacterai afin d’œuvrer dans nos intérêts commun. Pas pour l'Empire, pas pour la République, mais pour la paix et tout ceux qu'elle permettra de protéger. "


Il la salua. Elle était encore fort jeune, elle ne pouvait lui mentir sans qu'il s'en aperçoive, cela lui apparaissait comme impossible. Elle y croyait réellement. En revanche, peut-être se ferait-elle manipuler par des conseillers un peu trop zêlés dans leurs quête du "bien" ? Tout ceci était tellement subjectif. Il ne pouvait guère utiliser quelque moyen pour la contrôler, car cela se retournerait instantanément contre lui. Il fallait donc qu'elle se contrôle toute seule, dans un certain sens. Si qui que ce soit utilisait ce qu'elle savait contre eux...

    " J'espère ne pas abuser de votre bonté en vous demandant de ne pas révéler ni ce qui s'est dit ici ni mon identité à votre entourage, même le plus proche. Les ennemis de notre projet sont nombreux et intelligents. Les personnes en connaissance de ce que je compte entreprendre seraient autant de cibles innocentes et, pardonnez-moi, de chances d'échec dans une situation où les probabilités ne jouent pas en notre faveur.
    Maintenant, avec tout mon respect."
    Dit-il finalement en s'inclinant a nouveau.


Puis il fit finalement route vers la navette où attendait Lyn et les deux autres soldats. Il parcourut la distance qui les séparait, pensant et repensant à ce qu'il aurait pu dire ou ne pas dire. Il lui fallait garder quelques cartes en main malgré, tout. Ses ennemis n'étaient pas que parmi l'Empire, et certains agents de la république pourraient parfaitement tenter de se jouer de lui pour les affaiblir. Il devait prendre garde à ça. Pas d'intervention des républicains. Pas d'action non contrôlée susceptible de renverser les évènements. Tout devait se jouer lentement, comme il le fallait, quand il le fallait.
Le plus amusant, c'était qu'il ne demanderait à personne de faire quelque chose contre sa volonté. C'était le secret de toute société, toute organisation, tout groupe d'individus. Pour prendre le pouvoir, ou quoi que ce soit d'autre, il ne faut pas tordre les volontés ou les détruire. Il fallait qu'il analyse correctement chaque engrenage pour les placer là où ils tourneraient dans son sens. Pas de trahison, pas de morts, pas de bataille. Juste le hasard, le destin et la chance. "Je suis une sorte de magicien de la politique, donc ?" pensa-t-il. Pas encore. D'abord, il fallait préparer le tour, sans quoi il ne réussirait pas. Dés que quiconque verrait le mécanisme de son ascension, et disposerait de quoi le démontrer, il serait jeté dans la pire des cellules de la pire des prisons de la galaxie pour y être torturé à mort. Tout ceci pour un petit chien qui espèrerait peut-être une médaille ou un os de son maître.


    " Je n'aime pas les animaux. " Déclara-t-il soudainement, inconsciemment à lui même.


En relevant la tête, il se rendit compte qu'il était arrivé. Sans doute avait-il parlé trop bas pour être entendu des trois autres. Sinon, ils penseraient probablement qu'il parlait de la reine ou des républicains. Sans doute était-ce mieux comme ça, il se voyait mal leur ré-expliquer tout le cheminement de sa pensée. D'autant que s'il faisait confiance à Lyn, ce n'était pas totalement le cas pour les deux autres. Il leur payait certes le double de leur salaire à la moitié des hommes de son équipage pour la fermer, ne rien entendre d'autre que ses ordres, et pour les oublier ensuite. Il n'était pas non plus particulièrement détesté au sein de ses subordonnés, mais il ne les pensait pas d'une fidélité à toute épreuve. Une phrase à longtemps circulé dans son navire, pourtant, à ses débuts en temps qu'amiral. " Quel que soit le prix de votre loyauté, les Blackbird peuvent le doubler ". Aaaah, l'armée impériale... Et tout ces jeunes officiers à qui l'on dit qu'inspirer la discipline est la principale qualité pour diriger sans leur dire honnêtement ce qui inspirait la discipline le mieux parmi les troupes.
Rencontrer cette jeune reine le faisait réfléchir. Elle était encore tellement jeune pour participer à ce genre de jeu politique, probablement encore innocente des complots du pouvoir. Et lui... il gagnait ses batailles en tirant dans le dos, en prenant en embuscade et en feintant des fuites lorsqu'il ne disposait pas de la supériorité numérique. Lâcheté ? Stratégie ? Génie ? Quelle en était l'importance, lorsque lui seul demeurait vivant pour en juger ? Pourtant tout ceci était maintenant derrière lui. Quelques petits tours sournois appris à l'académie de Thrawn ne suffiraient plus pour le sortir de situation. Pour faire triompher une cause supérieure, il allait devoir conserver l'initiative, détruire ceux qui lui barraient la route, comme il l'avait toujours fait. Peu importait le moyen. Ces mots qu'un vainqueur donnait au vaincu, et le vaincu au vainqueur ne comptaient plus. On disait que le conquérant écrivait l'histoire. Tout ceci n'était donc qu'une vaste illusion. Un leurre qui permettait au plus fort de se proclamer vertueux et se s'arroger un droit légitime que personne ne possédait vraiment. Il ne s'embarrasserait pas de tout cela. Pourquoi le ferait-il ? Tout cela avait-il encore un sens ? Pourquoi se soucierait-il de ce qui était écrit alors que son objectif n'était autre que de sauver l'Histoire elle-même de l'effondrement total ?
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MessageSujet: Re: Diplomatie officieuse (PV : Danaé) Jeu 15 Nov - 7:27

Je regardai l'Amiral se relever, lentement avec calme, je demeurais sereine en le regardant, mon visage paisible et neutre, mon regard clair et sérieux ne laissant absolument rien transparaitre de moi. Il me fixa un long moment, et je le regardais aussi, sondant à l'intérieur de ses prunelles d'encre. Je ne savais pas vraiment quel était son but, mais je ne comptais pas le laisser me déstabiliser ni m'intimider. J'étais peut-être jeune et manquais d'expérience, mais je ne me laissais pas marcher sur les pieds. Bon j'étais peut-être un petit peu intimidée par lui… Mais je le cachais bien.

Ses paroles vinrent rompre le silence pesant et bientôt gênant que ce regard prolongé avait instauré. Je m'apprêtais même à sentir les vibrations de mon comlink, présageant le point de vue inquiétant que devait avoir le Capitaine Magnus sur notre discussion qu'il ne pouvait voir que de loin et dont il ne pouvait rien entendre. Il serait sans doute rassuré car l'entretien touchait à sa fin. J'avais l'habitude de travailler avec Magnus, je le connaissais bien, et comme je l'avais deviné le comlink sonna rapidement tandis qu'alerte il voulait savoir ce qu'il se passait.

Lentement je sortis le petit objet argenté de sa cachette à ma ceinture, d'un geste prudent, très prudent, il n'était pas temps que la tension qui animait nos deux camps n'explose malcontreusement. Je l'allumais et l'hologramme grésillant et l'écran bleuté de mon capitaine vêtu de sa combinaison rouge et bleu vert de l'armée de Naboo, au garde à vous, surgis sur la table.


- Nous rentrons bientôt Capitaine.

Le rassurai-je avant de lui laisser le temps de parler, je préférai autant ne pas montrer le trouble où mes hommes et moi-même pouvions être. Celui-ci ne répliqua rien, un petit code secret entre nous me permettait de lui transmettre mes ordres sans qu'ils ne soient formulés à haute voix ou même seulement décelable par qui que ce soit. Ici le message était simple, tout allait bien, et je voulais qu'ils restent tranquilles, c'était bientôt fini. Le caractère explosif de ce que nous étions entrain de faire ne nous laissait aucune marge d'erreur, et nous devions resté prudent et maitre de nous-mêmes. J'interrompis la communication, et prenant l'objet entre mes doigts le rangeait à sa place. Avant de relever mes yeux vers l'Amiral pour le saluer à mon tour.

- Bien, Amiral.

Me contentai-je de lui répondre, des fois cette habitude et cette réputation de ne parler que lorsque cela était nécessaire m'allait très bien. Je le laissai continuer tandis qu'il chercha les bons mots pour en quelque sorte me demander de garder tout ceci secret. Le pourrais-je et le voudrais-je ? En tout cas, je le lui devais, et j'avais une parole d'honneur, ainsi que des valeurs et des préceptes qui bannissaient le mensonge de sur ma langue. Mais nous étions en guerre, allais-je devoir jouer un double jeu dangereux sur le fil de l'ombre ? Ce genre de position ne promettait jamais un très bon avenir aux hypocrites. Mais je n'aurais jamais dans l'intention de trahir la République, lui cacher les informations, serait-ce la trahir ? Encore eut-il fallut que je le puisse, je vivais entouré de Jedis, certains très proches de moi, notamment un de mon entourage privé, un qui savait tout, qui voyait tout, à qui je ne pouvais rien cacher.

Ces questionnements, comme l'entièreté de cette conversation, nécessitaient de toute évidence de longues réflexions, et avant tout un recul, une distance prise, avec cette soudaine, inattendue, et difficile proximité. Mais tout de même, je devais lui assurer une réponse, et un degré de confiance sur lequel il pourrait au moins compter. En temps de guerre, pactiser avec l'ennemi est un acte de haute trahison, c'est vrai, et il fallait agir avec prudence et dans le respect de nos lois. Donc, surtout, parler avec modération. Pour la discrétion, je pouvais la lui assurer, mais le secret entier ne pourrait peut-être pas immodérément le rester.

Cela étant dit, l'Amiral constituait toujours une potentielle menace, et lui rire au nez par une pirouette politique du style " Nous assurons notre promesse tant que celle-ci n'entre pas en conflit avec les valeurs républicaines " ne me plaisait pas excessivement. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il me faisait peur, mais je n'étais pas très rassurée et j'avais hâte de quitter cette compagnie. Peut-être ne valait-il mieux rien dire, se contenter d'un hochement de tête significatif, mais lâche cependant. C'est pourquoi après mon léger hochement de tête affirmatif je poursuivais d'une voix douce mais assurée :


- Je comprend vos craintes et vos réserves. Les Naboo demeurent toujours loyaux.

Une pirouette plus poétique et rhétorique que politique en vérité. Le double sens y était-il perceptible ? En tout cas, il protégeait notre honneur et notre intégrité. J'espérai que cela conviendrait, car je ne pourrais donner plus. Je le saluais à mon tour avec respect en me levant avant que nous nous quittions à la fin de cette étrange sommet secret. Peu rassurée je dois l'avouer je le laissais parcourir l'espace entre lui et sa navette, j'avais peur de lui tourner le dos, je n'étais pas une militaire, mais mon statut avait demandé que j'apprenne certaines choses fondamentales sur l'art de la guerre, et ne jamais tourner le dos à un potentiel ennemi était un principe important que m'avait transmit Magnus.

Je pris une courte inspiration, fermant les yeux l'espace d'un instant en expirant lentement. Ca allait, ça c'était bien passé, je ne m'étais pas laissée faire… Je rouvris les yeux, l'Amiral arrivait presque à sa navette, alors je me tournai pour partir d'un pas serein bien qu'un peu trop vif vis-à-vis de mon calme affiché. Je rejoignis rapidement la navette où les gardes et mes suivantes m'accueillir avec un étrange ressentiment d'angoisse mêlé de soulagement.


- Est-ce que vous allez-bien majesté ?

Je rassurai Kaleesy d'un sourire bienveillant et d'un hochement de tête appréciateur tandis que nous remontions à bord du vaisseau pour nous préparer à partir rapidement d'ici avant que nous ne tombions dans un guet-à-pan malheureux. Les gardes qui fermaient la marche remontèrent à leur tour et la porte de la soute se referma derrière nous, le Capitaine attendait en me regardant, trépignant d'impatience.

- Tout va bien. Je vous ai connu plus patient Capitaine.

Un rire léger vint un peu détendre l'atmosphère suffocante qui planait dans le vaisseau. Nous primes place tandis que le pilote s'apprêtait à démarrer. Je sortis le comlink à ma ceinture et le fis jouer entre mes doigts, je savais les regards qui m'épiaient, et que l'on attendait que je raconte ce qui venait de se passer, à l'abris des oreilles indiscrètes. Je relevai les yeux et croisaient ceux inquisiteurs de Magnus. Je soutins son regard quelques longues secondes avant qu'il ne se détourne dans un soupir, comprenant qu'il n'était pas prêt d'avoir ses réponses. Il n'avait plus qu'à se réjouir du simple fait que nous soyons encore en vie, pour l'instant.

- Nous sommes prêt au décollage.

Le vaisseau s'éleva dans le ciel, tournant ma tête vers la fenêtre j'aperçu l'autre vaisseau Impérial fendre lui aussi les nuages calmes pour émerger dans l'océan stellaire où dormait le vaisseau de guerre de l'Amiral. Je sentis la tension monter tandis que nous observions le croiseur non loin du petit vaisseau civil Naboo sans arme. Mais il ne se passa rien. Comme prévu. Nous nous mimes en position et entrâmes en hyper espace prenant la direction de Coruscant.
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Diplomatie officieuse (PV : Danaé)

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